Actualités
New York : une statue de la Vierge fracassée au marteau, quatrième profanation de l'église St. Rita en deux ans
À New York, un homme a fracassé au marteau une statue de la Vierge dans la cour de l'église St. Rita, quatrième profanation de cette paroisse du Queens en deux ans.

Le 1er août 2026, à Long Island City, dans le Queens (New York), un homme a franchi la clôture de la cour de l'église catholique St. Rita, a fracassé au marteau une statue de la Bienheureuse Vierge Marie et l'a jetée à bas de son socle, réduite en morceaux. Le diocèse de Brooklyn indique qu'il s'agit du quatrième acte de vandalisme subi par cette paroisse en deux ans : lors des attaques précédentes, un vitrail avait été brisé et les statues de saint François d'Assise et de saint Jude dégradées. La police enquête sur les faits comme un crime de haine ; au matin du 6 août, aucune arrestation n'avait été annoncée.
Le geste n'est pas isolé. En octobre 2024, à l'église Sainte-Thérèse-de-Lisieux, à Brooklyn, deux statues avaient été vandalisées, celle de la Vierge et celle de sainte Thérèse. Un rapport du Family Research Council, en février 2024, faisait état d'une hausse de l'hostilité et des dégradations visant les églises aux États-Unis, en particulier les paroisses catholiques. En Europe, l'Observatoire de Vienne sur l'intolérance et la discrimination contre les chrétiens (OIDAC) a relevé un quasi-doublement des incendies volontaires d'églises en 2024, dans une progression plus large des actes antichrétiens comptant 274 agressions physiques. La sénatrice de l'État de New York Jessica Scarcella-Spanton a rappelé qu'une église « est un lieu de paix et de recueillement » et que « personne ne devrait se sentir en danger là où il prie ».
Ce que l'Église enseigne des saintes images
Le culte des images n'est pas une dévotion accessoire que l'on pourrait outrager sans conséquence. Le concile de Trente, en sa vingt-cinquième session, a enseigné que les images du Christ, de la Vierge Mère de Dieu et des saints doivent être conservées, surtout dans les églises, et qu'on doit leur rendre l'honneur et la vénération qui leur sont dus : non que l'on croie en elles quelque divinité ou quelque vertu pour laquelle il faudrait les honorer, mais parce que l'honneur qu'on leur rend se rapporte aux modèles qu'elles représentent. Le Catéchisme du Concile de Trente le redit en expliquant le premier commandement : si l'on place dans nos temples les images des saints, « c'est afin que nous honorions ceux qu'elles représentent », et le culte rendu à l'image « se rapporte à la personne même des saints ».
La mesure
Dès lors, briser au marteau l'effigie de la Mère de Dieu n'est pas la simple perte d'un objet remplaçable. Selon la doctrine même de l'Église, l'outrage adressé à l'image atteint celle qu'elle figure : ce n'est pas un morceau de plâtre que l'on a voulu jeter à terre, mais la Vierge que ce plâtre donnait à honorer. Qu'il ait fallu franchir une clôture pour l'accomplir, et que ce soit la quatrième attaque contre la même paroisse en deux ans, écarte l'hypothèse d'un accès isolé : c'est une hostilité qui dure. La tradition la nomme pour ce qu'elle est, la profanation d'une chose sainte, sans avoir besoin de l'enfler ni de désigner un coupable que l'enquête n'a pas encore trouvé.
Pour les fidèles
Le fidèle n'a pas à répondre au marteau par la fureur. Une statue se relève et se remplace ; l'honneur dû à la Mère de Dieu, lui, ne dépend d'aucun socle. Ce que ces gestes appellent est plus ferme et plus ancien : réparer par la vénération ce que d'autres outragent, tenir les images saintes en l'estime que l'Église leur a toujours portée, et prier pour ceux qui les brisent. La foi ne se défend pas en gardant des cours d'église, mais en honorant, là où on l'attaque, Celle que l'image représente.
Sources. Concile de Trente, XXVe session (1563), décret sur l'invocation, la vénération et les reliques des saints, et sur les saintes images. Catéchisme du Concile de Trente (1566), explication du premier commandement, § VII, « Les images de Jésus-Christ, de la Sainte Vierge et des saints sont permises ».