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Vague de violences anti-chrétiennes en Inde : l'Église des martyrs appelle à la justice
Un évêque saisit la plus haute juridiction indienne face à une vague de violences anti-chrétiennes ; nous la mesurons à l'Église des martyrs.
En Inde, un évêque a demandé à la plus haute juridiction du pays de mettre fin à une vague de violences visant les chrétiens et de renforcer la protection constitutionnelle qui leur est due. Plus de huit cents agressions ont été recensées depuis 2025, dessinant un schéma de persécution.
L'Église n'a jamais ignoré ce que sont les persécutions : elle est née dans le sang de ses martyrs. Le Seigneur l'avait annoncé aux siens : « S'ils M'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; le serviteur n'est pas plus grand que son maître. » Et loin de maudire cette épreuve, il l'a proclamée bienheureuse : « Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. » La tradition enseigne aussi que toute violence injuste contre le prochain, toute atteinte portée à l'innocent, offense gravement le cinquième commandement, et que l'autorité temporelle ne reçoit le glaive que pour protéger les faibles, non pour les abandonner.
Mesurée à cette règle, la nouvelle appelle à la fois la compassion et la fermeté. Nous ne jugeons ni un peuple ni une nation ; nous nommons les actes : frapper, incendier, disperser des fidèles parce qu'ils portent le nom du Christ est une injustice que rien n'excuse, et qu'un État se doit d'empêcher. Notre pensée va à ces chrétiens éprouvés, souvent pauvres et sans défense, qui paient aujourd'hui le prix ancien de la fidélité. Qu'ils sachent que leurs larmes ne tombent pas en vain : l'Église a toujours tenu que le sang des confesseurs est une semence, et que nulle puissance ne prévaudra contre elle. Notre part, à nous, demeure la prière et le refus du silence.
Sources. Évangile selon saint Jean, XV, 20 ; Sermon sur la montagne, selon saint Matthieu, V, 10 ; Catéchisme du Concile de Trente (1566), du cinquième commandement, sur l'injustice faite au prochain.