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Une fillette chrétienne « mariée » de force au Pakistan : un rapt, non un mariage
Une fillette chrétienne de treize ans « mariée » de force au Pakistan ; nous mesurons ce rapt à la doctrine du mariage, qui n'existe que par le consentement.
Au Pakistan, une fillette chrétienne de treize ans a été enlevée puis « mariée » de force à un homme de trente ans. Une première décision de justice l'avait rendue à la garde de son ravisseur. La plus haute juridiction constitutionnelle du pays doit désormais examiner sa requête.
L'Église a toujours enseigné que le mariage se fait par le libre consentement des époux : c'est le consentement, et lui seul, qui noue le lien. Là où ce consentement manque — et il manque absolument lorsqu'une enfant est saisie par la violence — il n'y a pas de mariage, mais un rapt couvert d'un nom sacré. Et la loi de Dieu commande de secourir l'opprimé : « Arrachez le pauvre, et délivrez l'indigent des mains du pécheur. » Le premier devoir de l'autorité est de protéger l'innocent, non de le livrer à celui qui l'a violenté.
Mesurée à cette règle, nommer « mariage » une telle servitude est un mensonge ajouté à un crime. Nous disons l'acte : ravir et violer une enfant compte parmi les plus graves injustices, et la rendre à son bourreau renverse la fin même de la justice. La doctrine constante ne varie pas : seul le consentement fait le mariage ; une enfant ne peut le donner ; la contrainte l'anéantit. Notre prière est pour la délivrance de cette petite, et pour que les juges se souviennent qu'ils portent le glaive afin de protéger les faibles, non de les enchaîner.
Sources. Catéchisme du Concile de Trente (1566), du sacrement de mariage, §I, sur le consentement qui fait le mariage ; Psaume LXXXI, 4, selon la Vulgate.