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Condamnée pour avoir cité la Bible : une confession de foi devant les juges
Une parlementaire chrétienne condamnée pour avoir cité la Bible porte sa cause devant la plus haute cour européenne ; nous y mesurons le devoir de confesser la foi.
En Finlande, une parlementaire chrétienne a été condamnée, au mois de mars, pour avoir publiquement défendu l'enseignement biblique sur le mariage et la morale. Elle porte aujourd'hui sa cause, en dernier recours, devant la plus haute juridiction européenne. Ainsi, dans un pays d'ancienne chrétienté, citer l'Écriture peut désormais conduire un citoyen devant les tribunaux.
Le chrétien n'a jamais eu le choix de taire sa foi. Le Seigneur l'a lié par une parole sans échappatoire : « Quiconque Me confessera devant les hommes, Je le confesserai aussi Moi-même devant Mon Père qui est dans les Cieux. » Et lorsque le pouvoir exige le silence sur ce que Dieu a dit, la règle des Apôtres demeure : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. » La parole de Dieu n'est pas justiciable des hommes ; ce sont les hommes qui seront jugés par elle.
Mesurée à cette règle, la condamnation inverse l'ordre des choses. Nous ne jugeons pas les cœurs ; nous nommons l'acte : traîner un croyant en justice pour avoir redit ce que l'Écriture enseigne, c'est ériger le tribunal humain en juge de la loi divine et faire de la profession de foi un délit. Qu'on l'approuve ou non, une société qui punit la citation de la Bible s'est donné un maître qu'elle ne maîtrise plus. La vérité sur l'homme et sur le mariage ne cesse pas d'être vraie parce qu'un juge l'interdit ; et le chrétien, lui, garde le devoir de la confesser — au prix, s'il le faut, de sa liberté.
Sources. Évangile selon saint Matthieu, X, 32 ; Actes des Apôtres, V, 29 ; Catéchisme du Concile de Trente (1566), sur l'obligation de professer la foi.