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Gaza: une mère et sa fille chrétiennes tuées, le pape écrit au curé de la Sainte-Famille
Le 3 octobre 2026, une frappe à Gaza a tué cinq personnes dont une mère et sa fille chrétiennes de l'unique paroisse catholique, et le pape a écrit au curé.

Aux premières heures du 3 octobre 2026, une frappe aérienne israélienne sur un immeuble résidentiel de Gaza a tué cinq personnes. Parmi elles, deux chrétiennes de l'unique paroisse catholique de la ville: Maysa Khader Ibrahim Abu Daoud et sa fille, Mary Hafez Michel Najjar. La mère et la fille servaient les paroissiens et les réfugiés déplacés à l'église de la Sainte-Famille. Elles ont été inhumées quelques heures après leur mort, au terme de funérailles célébrées à l'église grecque-orthodoxe Saint-Porphyre.
« Tu ne tueras point. » Le cinquième commandement défend l'effusion du sang innocent, et le Catéchisme du Concile de Trente enseigne que l'homicide volontaire de l'innocent est de ces péchés dont le sang crie vengeance jusqu'au ciel. Ceux qui périssent dans la maison où ils avaient cherché refuge, et jusque dans l'église où ils servaient les pauvres, ne sont pas des combattants. Leur mort n'est pas un fait de guerre: c'est le meurtre que la tradition nomme sang innocent.
Le curé de la paroisse de la Sainte-Famille, seule paroisse catholique de Gaza, a rendu public, dans sa vidéo quotidienne du 4 octobre, un message personnel de condoléances que le pape Léon XIV lui a adressé. Le Saint-Père y reprend le cri du psaume: « Jusques à quand, Seigneur? » Le curé a déclaré que soixante-deux chrétiens catholiques et orthodoxes sont morts depuis le début de la guerre, dont vingt-cinq de mort violente, par bombardement ou par des tireurs embusqués, la plupart là où ils avaient trouvé refuge, à l'église de la Sainte-Famille. Le Patriarcat latin de Jérusalem, au nom du cardinal Pierbattista Pizzaballa, a présenté ses condoléances aux familles et à la communauté chrétienne de Gaza; le Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem a prié pour le repos des défuntes et pour la protection des civils.
Nous confions ces deux âmes à la miséricorde de Dieu et prions pour le repos des défunts. L'Église a toujours pleuré et enseveli avec honneur ceux que la violence arrache à ses autels, et elle vénère comme bienheureux le sang versé pour la foi.
Sources. Catéchisme du Concile de Trente (1566), sur le cinquième commandement « Tu ne tueras point »; Psaume 12 selon la Vulgate, « Usquequo, Domine? »; Dom Guéranger, L'Année liturgique, sur la communion des saints et la prière pour les défunts.