Actualités
Léon XIV renouvelle son appel à la paix pour l'Ukraine
Après l'Angélus du 6 septembre 2026, Léon XIV renouvelle son appel à la paix en Ukraine et souhaite que les négociations ouvrent la voie à la diplomatie.
Au terme de l'Angélus du dimanche 6 septembre 2026, depuis le palais apostolique, Léon XIV a renouvelé son appel au dialogue et à la paix en Ukraine. « C'est avec un cœur lourd que j'ai suivi les informations concernant les violentes attaques qui ont récemment frappé plusieurs villes et infrastructures civiles en Ukraine, causant la mort de personnes innocentes », a-t-il dit, avant de lancer « un nouvel appel pour que cesse la violence, que s'arrête la destruction, que les cœurs s'ouvrent au dialogue et à la paix ! »
Les faits qu'il déplore sont récents. Des frappes ont de nouveau touché Zaporijjia et sa région ; le vendredi 4 septembre, un engin avait atteint en plein centre de Kiev le bâtiment central du service de sécurité ukrainien. Les bilans humains restent provisoires et attribués aux autorités ukrainiennes : on fait état d'au moins un mort et vingt-cinq blessés dans les dernières vingt-quatre heures, tandis qu'une attaque du 1er septembre sur des installations ferroviaires de Kiev aurait fait au moins douze morts. Ces chiffres, non vérifiés de façon indépendante, diffèrent selon les relevés.
Le même jour, deux émissaires américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, étaient attendus en Ukraine, porteurs d'une proposition présentée comme destinée à mettre fin au conflit, au lendemain d'un entretien de trois heures avec Vladimir Poutine à Moscou. Le Pape n'a pas jugé de leur mission ; il a formé un vœu : « J'espère que les efforts entrepris ces derniers jours pour reprendre les négociations porteront des fruits concrets et ouvriront la voie à la diplomatie ». Et il a uni son cœur « à la souffrance de la population, qui vit depuis des années dans l'angoisse et la peur ».
Contre l'homicide de l'innocent, la loi de Dieu ne connaît pas d'exception. Le cinquième commandement défend de verser le sang de qui n'a pas mérité la mort, et le Catéchisme du Concile de Trente range parmi les péchés qui crient vengeance devant Dieu le meurtre des faibles et de l'opprimé. La paix véritable n'est pas le seul silence des armes : elle est la tranquillité de l'ordre, fruit de la justice, et don que l'on demande à Dieu avant de l'attendre des hommes. « Bienheureux les pacifiques, car ils seront appelés enfants de Dieu. » L'appel du Souverain Pontife rejoint ici la plainte constante de l'Église devant l'inutile massacre : que les puissants rendent compte du sang répandu, et que les fidèles, à qui la prière et la pénitence sont données pour armes, ne cessent d'implorer la paix.
Sources. Catéchisme du Concile de Trente (1566), sur le cinquième commandement. Évangile selon saint Matthieu V, 9 (Vulgate). Benoît XV, note aux chefs des peuples belligérants (1er août 1917), sur « l'inutile massacre ».