Les Dévotions
Neuvaine à la sainte Croix glorieuse : les 9 jours
Le texte complet de la neuvaine à la sainte Croix glorieuse : la prière quotidienne, les neuf jours de méditation, la collecte du 14 septembre, la version courte, la date de départ et l'histoire du bois sacré.
La neuvaine à la sainte Croix glorieuse se prie quand une croix pèse trop lourd : une épreuve qui dure, une tentation qui revient, une maladie, l'approche de la mort. Elle ne s'adresse pas à un saint intercesseur mais au Christ crucifié lui-même, honoré dans le bois de sa Croix, « notre unique espérance ». On la commence traditionnellement le 6 septembre pour l'achever le 14 septembre, jour de l'Exaltation de la sainte Croix — mais elle se prie en tout temps.
Voici le texte complet, tel que l'Iter Fidei le transmet : la prière quotidienne, les neuf méditations avec leur oraison propre, et les prières de conclusion. Si cette forme de prière vous est nouvelle, voyez d'abord ce qu'est une neuvaine et comment prier avec fruit.
À quoi sert la neuvaine à la sainte Croix
Nous ne vénérons pas le bois pour lui-même, mais le Christ qui y fut cloué et le prix dont nous avons été rachetés. La Croix n'est pas un souvenir : elle est l'autel où Notre-Seigneur a offert le sacrifice de notre salut, l'arbre de vie planté au milieu du monde. C'est pourquoi la tradition la donne pour recours à ceux qui portent de lourdes croix, aux tentés, aux affligés, à qui demande une sainte mort, et à l'Église militante dans son combat.
La neuvaine n'est pas un procédé magique. C'est une prière de confiance : le Christ, qui a vaincu par la Croix, ne refuse jamais sa force à qui la lui demande — à son heure, et selon ce qui est bon pour l'âme. Nous demandons une grâce précise ; nous acceptons d'avance que Dieu nous donne mieux que ce que nous savons demander.
Le texte complet de la neuvaine à la sainte Croix
La neuvaine suit les grandes étapes du mystère de la Croix. Chaque jour, on médite un de ses aspects, on récite la prière quotidienne en formulant son intention, puis l'oraison propre au jour, et l'on achève par le Notre Père, trois Je vous salue Marie et le Gloire au Père.
La prière quotidienne
On commence par le signe de la Croix :
Au nom du Père,
et du Fils,
et du Saint-Esprit.
Ainsi soit-il.
Recueillez-vous un instant en silence, puis récitez l'invocation quotidienne, que l'on dit chacun des neuf jours avant la méditation propre au jour.
Ô Croix sainte du Christ, arbre de vie et unique espérance du monde, nous nous prosternons devant toi. Par toi Notre-Seigneur a vaincu le péché et la mort et nous a ouvert le Ciel. Salut, ô Croix, unique espérance : affermis notre foi, soutiens notre espérance, embrase notre amour, et obtiens-nous du Sauveur crucifié la grâce que nous demandons humblement dans cette neuvaine.
Exprimez ici, simplement et clairement, l'intention que vous confiez à la sainte Croix — la même durant les neuf jours.
Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons, parce que par votre sainte Croix vous avez racheté le monde. Ainsi soit-il.
Premier jour — Le bois de la vie
Au commencement, l'homme perdit la vie en tendant la main vers l'arbre défendu du paradis ; par un arbre vint la mort. Dans sa miséricorde, Dieu voulut que d'un arbre vînt aussi le remède : le bois de la Croix, où le nouvel Adam étendit les bras pour réparer la désobéissance de l'ancien. Ce que l'orgueil avait perdu au jardin d'Éden, l'obéissance du Christ l'a regagné sur le Calvaire, et l'arbre du supplice est devenu pour nous l'arbre de la vie.
Ô Croix du Sauveur, véritable arbre de vie, guérissez en nous les blessures du péché d'origine : obtenez-nous l'esprit d'obéissance et d'humilité par lequel le Christ a réparé notre chute, afin que nous portions un jour les fruits de la vie éternelle.
Puis le Notre Père :
Notre Père, qui êtes aux cieux :
Que votre nom soit sanctifié.
Que votre règne arrive.
Que votre volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donnez-nous aujourd'hui
notre pain quotidien.
Et pardonnez-nous nos offenses,
comme nous pardonnons
à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laissez pas succomber à la tentation,
mais délivrez-nous du mal.
Ainsi soit-il.
Trois fois le Je vous salue, Marie :
Je vous salue, Marie, pleine de grâce,
le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes,
et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l'heure de notre mort.
Ainsi soit-il.
Enfin le Gloire au Père :
Gloire au Père, et au Fils,
et au Saint-Esprit.
Comme il était au commencement,
maintenant et toujours,
et dans les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.
Deuxième jour — L'invention de la sainte Croix
Trois siècles durant, la Croix demeura méprisée et cachée sous les décombres de Jérusalem. Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, entreprit dans sa vieillesse d'en retrouver le bois sacré. La tradition rapporte qu'on découvrit trois croix, et que le vrai bois du Sauveur se fit reconnaître en rendant la santé à une mourante. On éleva alors le bois sacré devant le peuple prosterné, et l'on dédia sur le Calvaire les basiliques de Constantin. Le signe que l'empereur avait vu au ciel — par ce signe tu vaincras — sa mère le retrouvait dans la terre de Jérusalem.
Ô Croix glorieuse, retrouvée par la foi de sainte Hélène et vénérée par tout un peuple, ravivez en nous l'amour et le respect du bois sacré qui porta notre rançon : que nous ne rougissions jamais de la Croix de Notre-Seigneur, mais que nous la portions haut levée au milieu du monde.
Puis le Notre Père, trois Je vous salue Marie et le Gloire au Père, comme au premier jour.
Troisième jour — Le trône du Roi
Sur la Croix, Notre-Seigneur ne fut pas seulement une victime : il régna. Ponce Pilate fit clouer au-dessus de sa tête l'écriteau — Jésus de Nazareth, roi des Juifs — et ce titre, écrit en trois langues, proclama malgré lui la royauté du Crucifié. L'Église chante que Dieu a régné du haut du bois. La Croix est le trône d'où le Christ attire tout à lui, le sceptre par lequel il gouverne les âmes, l'étendard sous lequel il rassemble son peuple. Ce que le monde tenait pour un gibet, la foi le contemple comme un trône de gloire.
Ô Christ, Roi couronné d'épines et intronisé sur la Croix, régnez sur nos cœurs et sur nos familles : que nous ne servions aucun autre maître, mais que nous nous rangions avec joie sous l'étendard de votre Croix, jusqu'à ce que vous nous receviez dans votre royaume.
Puis le Notre Père, trois Je vous salue Marie et le Gloire au Père, comme au premier jour.
Quatrième jour — L'exaltation du bois sacré
Au VIIe siècle, les Perses avaient emporté de Jérusalem le bois sacré comme un butin. L'empereur Héraclius les vainquit et rapporta la relique en triomphe. Mais lorsqu'il voulut, chargé de pourpre et d'or, franchir la porte du Calvaire, une force invisible l'arrêta ; et le patriarche lui rappela que le Sauveur avait porté ce bois dépouillé et humilié. Alors l'empereur quitta ses ornements royaux et, pieds nus, en simple tunique, porta lui-même la Croix jusqu'au sommet. C'est cette exaltation solennelle que l'Église célèbre le 14 septembre.
Ô Croix exaltée par toute l'Église, apprenez-nous que l'on ne s'approche de vous qu'en se dépouillant de tout orgueil : donnez-nous l'humilité de l'empereur qui déposa la pourpre, afin que, petits et pauvres de cœur, nous méritions un jour de vous voir resplendir dans le ciel.
Puis le Notre Père, trois Je vous salue Marie et le Gloire au Père, comme au premier jour.
Cinquième jour — Nous adorons ta Croix
L'Église ne rend pas au bois un culte qui n'est dû qu'à Dieu ; mais dans la Croix elle adore le Christ qui y fut cloué, et vénère le prix de notre rançon. Nous adorons ta Croix, Seigneur, chante-t-elle le Vendredi saint, et nous célébrons ta sainte résurrection : car voici que par ce bois la joie est venue au monde entier. Chaque goutte du sang répandu sur ce bois a payé nos dettes ; chaque fibre en est trempée de l'amour qui, ayant aimé les siens, les aima jusqu'à la fin.
Nous vous adorons, ô Christ crucifié, et nous bénissons votre sainte Croix, par laquelle vous avez racheté le monde : gravez dans nos cœurs la mémoire de votre Passion, afin que jamais nous ne comptions pour peu le prix dont nous avons été rachetés.
Puis le Notre Père, trois Je vous salue Marie et le Gloire au Père, comme au premier jour.
Sixième jour — Folie pour le monde, sagesse de Dieu
Saint Paul l'a écrit aux Corinthiens : la doctrine de la Croix est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui sont sauvés, elle est la puissance de Dieu. Le monde ne comprend pas que la faiblesse d'un supplicié soit la force, ni que la défaite apparente du Calvaire soit la victoire. Aux yeux des sages du siècle, croire en un Dieu crucifié demeure un scandale. Mais l'Apôtre ne veut se glorifier en rien d'autre que dans la Croix de Notre-Seigneur, par laquelle le monde est crucifié pour lui et lui pour le monde.
Ô Croix, sagesse cachée de Dieu, délivrez-nous de la sagesse trompeuse du siècle : donnez-nous de ne rougir ni de l'Évangile ni du Crucifié, et de nous glorifier avec saint Paul dans la seule Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Puis le Notre Père, trois Je vous salue Marie et le Gloire au Père, comme au premier jour.
Septième jour — Le signe de la Croix, notre armure
Dès les premiers siècles, les chrétiens ont tracé sur eux le signe de la Croix : au front, sur la bouche, sur la poitrine, au lever et au coucher, avant tout péril et toute prière. Par le signe de la Croix, délivrez-nous de nos ennemis, Seigneur notre Dieu. Ce n'est pas un geste magique, mais la confession de la Sainte Trinité sous le signe de laquelle nous avons été baptisés, et l'invocation de la victoire déjà remportée par le Christ. Le démon, dit la tradition, redoute ce signe qui lui rappelle sa défaite.
Ô Croix victorieuse, soyez notre bouclier dans le combat : que le signe tracé sur nos fronts mette en fuite l'ennemi de nos âmes, affermisse notre foi dans la tentation, et nous garde fidèles jusqu'au dernier soupir.
Puis le Notre Père, trois Je vous salue Marie et le Gloire au Père, comme au premier jour.
Huitième jour — Porter sa croix chaque jour
Notre-Seigneur l'a dit : si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renonce, qu'il prenne sa croix chaque jour et qu'il me suive. La Croix n'est pas seulement un objet de vénération : elle est une loi de vie. Chaque contradiction supportée avec patience, chaque douleur offerte, chaque devoir accompli dans la peine devient une parcelle de la vraie Croix. Les saints n'ont pas cherché la souffrance pour elle-même, mais ils ont aimé le Christ jusqu'à embrasser tout ce qui les configurait à lui.
Ô Christ, qui nous appelez à vous suivre en portant notre croix, donnez-nous d'accepter sans murmure les épreuves de chaque jour : que nos peines, unies à votre Passion, deviennent un trésor pour le Ciel, et que nul poids ne nous sépare jamais de votre amour.
Puis le Notre Père, trois Je vous salue Marie et le Gloire au Père, comme au premier jour.
Neuvième jour — La Croix, unique espérance
Au terme de cette neuvaine, l'Église met sur nos lèvres le salut du Vendredi saint : Salut, ô Croix, unique espérance. Elle sera le dernier signe placé sous nos yeux à l'heure de la mort, l'arbre auquel se retiendra notre espérance quand tout le reste nous échappera. Elle brillera enfin au ciel, dit l'Évangile, comme le signe du Fils de l'homme qui reviendra dans la gloire. Vers cette Croix nous levons les yeux, comme les Hébreux vers le serpent d'airain, et nous attendons d'elle notre guérison.
Ô Croix sainte, unique espérance, en ces jours où nous vous avons honorée nous déposons à vos pieds l'intention de cette neuvaine : obtenez-nous du Sauveur crucifié la grâce que nous demandons, si elle est bonne pour notre âme, la force de porter nos croix jusqu'au bout, et enfin une sainte mort à l'ombre de vos bras étendus.
Puis le Notre Père, trois Je vous salue Marie et le Gloire au Père, comme au premier jour.
Prières de conclusion
Chaque jour, la neuvaine s'achève par le verset du Vendredi saint et la collecte de la fête.
V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.
R. Parce que par votre sainte Croix vous avez racheté le monde.
Prions.
Ô Dieu, qui nous réjouissez en ce jour par la solennité annuelle de l'Exaltation de la sainte Croix, accordez-nous, nous vous en supplions, que, ayant connu sur la terre son mystère, nous méritions de recevoir au ciel les récompenses de sa rédemption. Par le même Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec vous dans l'unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.
Au nom du Père,
et du Fils,
et du Saint-Esprit.
Ainsi soit-il.
La neuvaine à la sainte Croix glorieuse en PDF
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Une neuvaine pour une intention précise
La sainte Croix n'a pas de « spécialité » comme certains saints : elle est le recours universel, parce qu'elle est le lieu même de notre rédemption. On la prie donc pour toute intention grave, en la formulant au moment prévu de la prière quotidienne et en gardant la même durant les neuf jours.
Trois usages sont particulièrement traditionnels. Dans l'épreuve — deuil, maladie, ruine, contradiction qui n'en finit pas : la neuvaine demande moins la disparition de la croix que la force de la porter, ce qui est souvent la vraie grâce. Dans la tentation — le septième jour est fait pour cela : on demande que le signe tracé sur le front mette l'ennemi en fuite ; on peut y joindre l'eau bénite et une prière de protection. Pour une sainte mort, pour soi ou pour un mourant : c'est l'intention du neuvième jour, et l'une des plus anciennes attachées au bois sacré.
La version courte de la neuvaine
Si le temps manque — un trajet, une pause, une chambre d'hôpital — on peut réduire l'exercice sans le trahir, à condition de garder les neuf jours et l'intention unique. Récitez le signe de la Croix, l'invocation quotidienne (« Ô Croix sainte du Christ… »), votre intention, puis l'Adoramus te : « Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons, parce que par votre sainte Croix vous avez racheté le monde. » Un seul Notre Père suffit alors. Cela prend deux minutes. Mieux vaut une neuvaine courte achevée qu'une neuvaine longue abandonnée au quatrième jour.
Comment prier la neuvaine à la croix glorieuse
Quand la commencer. Le calendrier de 1962 fixe l'Exaltation de la sainte Croix au 14 septembre. Pour achever la neuvaine le jour même de la fête, on la commence le 6 septembre. Une seconde date convient à la dévotion : le 3 mai, ancienne fête de l'Invention de la sainte Croix, en commençant le 25 avril. Mais aucune règle n'oblige : la neuvaine se prie dès qu'une croix pèse, à n'importe quelle date de l'année.
Neuf jours de suite. La neuvaine imite les neuf jours de prière des Apôtres et de la sainte Vierge au Cénacle, entre l'Ascension et la Pentecôte. Sa force n'est pas dans le nombre, mais dans la persévérance : neuf jours sans rompre, à heure fixe autant que possible, devant un crucifix. Fixez votre intention le premier jour et ne la changez plus.
Ce qui l'accompagne. Rien n'est obligatoire, mais la tradition suggère de vénérer un crucifix au début de chaque jour, et, si l'on peut, de faire le chemin de croix le vendredi de la neuvaine. Une confession et la communion le jour de la fête couronnent l'exercice bien mieux que n'importe quelle formule supplémentaire.
L'histoire du bois sacré : ce que l'on sait, ce que l'on croit
La fête du 14 septembre a une origine datable : le 13 septembre 335, on dédia à Jérusalem les basiliques bâties par Constantin sur le Calvaire et le Saint-Sépulcre, et le lendemain le bois de la Croix fut montré au peuple. C'est cette ostension annuelle qui a fait la fête, et non d'abord la victoire d'Héraclius, qui lui fut associée trois siècles plus tard : les Perses de Chosroès II avaient emporté le bois en 614, et l'empereur le rapporta à Jérusalem quinze ans après, en 629.
L'invention de la Croix par sainte Hélène (morte vers 330), mère de Constantin, est attestée dès la fin du IVe siècle par saint Ambroise et saint Jean Chrysostome, puis, au tournant du Ve siècle, par Rufin ; mais Eusèbe de Césarée, qui raconte longuement le pèlerinage d'Hélène et les constructions de Jérusalem, ne dit rien de la découverte du bois. Il faut le dire sans détour : le récit des trois croix, du malade guéri et du choix par miracle n'apparaît qu'après coup, sous des formes qui divergent d'un auteur à l'autre ; il appartient à une tradition postérieure et embellie, dont le détail n'a pas la valeur d'un document historique. Ce qui est solide, c'est l'existence du bois vénéré à Jérusalem au milieu du IVe siècle : saint Cyrille de Jérusalem, vers 350, écrit que les fragments en sont déjà répandus dans le monde entier, et la pèlerine Égérie décrit vers 383 la vénération du bois le Vendredi saint. Le détail du récit d'Héraclius pieds nus, lui, vient de sources tardives et porte la marque de la légende édifiante ; l'Église en garde la leçon d'humilité sans en garantir la lettre. Nous en avons dit davantage dans notre article sur la vraie Croix.
Pourquoi une fête de la Croix en dehors de la Semaine sainte ? Parce que le Vendredi saint pleure la Passion, tandis que le 14 septembre chante la victoire : la même Croix, mais glorieuse, exaltée, triomphante — d'où le nom de croix glorieuse. Le missel de 1962 lui donne un office propre, avec l'hymne Vexilla Regis et son cri : « Salut, ô Croix, unique espérance. » Le culte rendu au bois n'est pas une adoration : l'adoration (latrie) ne va qu'à Dieu seul, et le bois n'est honoré qu'à cause de Celui qui y fut cloué — distinction que le concile de Nicée II a fixée une fois pour toutes contre les iconoclastes, et que le catéchisme du concile de Trente rappelle à tout fidèle tenté de confondre le signe et Celui qu'il signifie.
Questions Fréquentes
Quand commencer la neuvaine à la sainte Croix ?
Le 6 septembre, pour l'achever le 14, jour de l'Exaltation de la sainte Croix. On peut aussi la faire commencer le 25 avril pour la terminer le 3 mai, ancienne fête de l'Invention. Hors de ces dates, elle se prie librement toute l'année.
Où trouver la neuvaine à la croix glorieuse en PDF ?
Le texte intégral figure sur cette page. Imprimez-la ou enregistrez-la au format PDF depuis votre navigateur : vous aurez un livret complet des neuf jours, utilisable sans connexion.
La neuvaine à la sainte Croix et la neuvaine à la croix glorieuse sont-elles la même prière ?
Oui. « Croix glorieuse » désigne la Croix considérée dans sa victoire, telle que l'Église la célèbre le 14 septembre, par opposition à la Croix de douleur du Vendredi saint. Les deux appellations recouvrent la même neuvaine.
La croix de saint Benoît a-t-elle sa propre neuvaine ?
Ce sont deux dévotions distinctes. La médaille-croix de saint Benoît, avec ses initiales latines contre l'ennemi, relève de la neuvaine à saint Benoît et de sa protection. Rien n'empêche de porter cette médaille en priant la neuvaine à la sainte Croix, mais les prières ne se confondent pas.
Qu'est-ce que la neuvaine à saint Paul de la Croix ?
C'est encore autre chose : une neuvaine adressée au fondateur des Passionistes (1694-1775), canonisé en 1867 et fêté le 28 avril, dont le nom prête à confusion. Elle honore un saint intercesseur, non le bois de la Croix.
Et sainte Thérèse Bénédicte de la Croix ?
Il s'agit d'Édith Stein, carmélite morte à Auschwitz le 9 août 1942, béatifiée le 1er mai 1987 et canonisée le 11 octobre 1998 : dévotion postérieure au missel de 1962, sans rapport avec la neuvaine à la sainte Croix malgré le nom de religion. Pour une neuvaine carmélitaine ancienne, voyez plutôt la neuvaine à Notre-Dame du Mont-Carmel.
Que faire si l'on oublie un jour ?
Reprenez la neuvaine à son début plutôt que de combler le trou : la valeur de l'exercice tient à la continuité des neuf jours. Un oubli n'est pas une faute, et Dieu ne compte pas comme un huissier — mais la fidélité fait partie de la prière.
Faut-il un crucifix ou une relique pour prier cette neuvaine ?
Non. Un crucifix aide le recueillement et la tradition invite à le vénérer chaque jour ; une relique de la vraie Croix est une grâce rare et n'est nullement requise. Ce qui compte est la foi de celui qui prie.
Priez la neuvaine à la sainte Croix jour après jour, avec les rappels quotidiens et l'audio, dans l'application Iter Fidei. Téléchargez-la ici.
Sources. — Sainte Écriture (trad. Fillion) ; Missel romain, In Exaltatione sanctae Crucis (14 septembre) ; Martyrologe romain ; Butler, Vies des Saints ; saint Cyrille de Jérusalem, Catéchèses ; hymne Vexilla Regis et liturgie du Vendredi saint ; Catéchisme du concile de Trente.