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Kohat: un attentat-suicide frappe un complexe policier, l'évêque condamne le sang versé
Après l'attentat-suicide contre le complexe policier de Kohat, au Pakistan, le président des évêques catholiques condamne l'attaque et prie pour la paix.

Le 18 septembre 2026, vers 13h15, un kamikaze a précipité un véhicule bourré d'explosifs contre l'ancien complexe des Police Lines de Kohat, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, près de la frontière afghane, pendant la prière du vendredi. Des hommes armés ont suivi le véhicule et se sont retranchés dans le bâtiment, qui abrite les bureaux antiterroristes de la province et le logement des officiers; le siège a duré plus de vingt heures, jusqu'à ce que les forces pakistanaises reprennent les lieux le samedi.
Beaucoup des tués et des blessés étaient des policiers ou des fidèles venus prier à la mosquée du complexe. Le groupe Ittihadul Mujahideen Pakistan, dirigé depuis l'Afghanistan par Hafiz Gul Bahadur, a revendiqué l'attaque. Le bilan n'est pas figé: les comptes vont de seize à trente et un morts, dont des policiers et un enfant de quatre ans, et montait encore à la levée du siège.
La tradition juge l'acte, non les circonstances
L'Église n'a jamais mis aux voix la gravité de tuer l'innocent. « Tu ne tueras point » ne souffre ni cause ni prétexte quand c'est le sang du juste que l'on répand; et le sang d'Abel crie de la terre vers Dieu. Le Catéchisme du Concile de Trente enseigne que le cinquième commandement défend l'homicide volontaire et range parmi les plus grands crimes celui d'ôter à autrui la vie que l'on n'a pas donnée. Frapper des hommes désarmés, et jusque dans un lieu où ils s'étaient rassemblés pour prier, ajoute au meurtre le mépris de Dieu et de la paix qu'Il commande.
La mesure
Mgr Samson Shukardin, évêque d'Hyderabad et président de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan, a condamné l'attaque et présenté ses condoléances aux familles. « Je condamne aussi les terroristes qui ont mené cette attaque. Ce qu'ils ont fait n'est ni juste ni bon. C'est contre l'humanité et cela ne devrait jamais arriver », a-t-il déclaré. « Les gens vont dans les mosquées pour prier, ils y cherchent la paix. De tels lieux de prière devraient être des lieux où l'on se sent en sécurité. » Sa prière, ajoute-t-il, est « pour la paix, que le Pakistan devienne un pays paisible, que les gens se respectent ». La condamnation est juste, et la mesure de la tradition la précède: l'effusion du sang innocent est un crime qui appelle réparation et prière, non résignation.
Sources. Catéchisme du Concile de Trente (1566), exposition du cinquième commandement « Non occides »; Exode 20, 13; Genèse 4, 10, la voix du sang d'Abel qui crie de la terre.