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Brésil : Flavio Bolsonaro devance Lula, second tour le 25 octobre
Au premier tour de la présidentielle brésilienne, Flavio Bolsonaro devance Lula ; un second tour aura lieu le 25 octobre 2026.

Au Brésil, le premier tour de l'élection présidentielle s'est tenu le dimanche 4 octobre 2026. Après dépouillement de la quasi-totalité des urnes, le sénateur Flavio Bolsonaro arrive en tête avec environ 47 % des suffrages, devant le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva, crédité d'environ 45,1 %. Les deux hommes s'affronteront au second tour, fixé au 25 octobre 2026.
Âgé de 45 ans, sénateur du Parti libéral, Flavio Bolsonaro est le fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, condamné à vingt-sept ans de réclusion pour tentative de coup d'État et placé en détention, qui l'avait désigné comme candidat après sa propre condamnation. Au soir du scrutin, le fils s'est dit « très satisfait » et a salué « un vote de confiance pour le changement », affirmant que « le Brésil n'en peut plus ». Le président sortant a jugé le résultat « inattendu » et prévenu : « Le match va commencer. Nous sommes dans les prolongations, et c'est là que nous allons convaincre le peuple brésilien. »
Le scrutin a porté toute une famille aux institutions. L'ex-première dame Michelle Bolsonaro et Carlos Bolsonaro, frère du candidat, ont été élus au Sénat ; le fils cadet, Jair Renan, 28 ans, siège à la Chambre, tandis que la mère, Rogéria, a échoué de peu. Le Parti libéral a enlevé dix-neuf des cinquante-quatre sièges de sénateurs à pourvoir, porte son total à vingt-huit sur quatre-vingt-un et devient le premier parti de la Chambre des députés. Une majorité conservatrice ainsi renforcée ouvre la perspective d'une loi d'amnistie en faveur de Jair Bolsonaro. Dans la campagne, une polémique autour de Notre-Dame d'Aparecida, patronne du Brésil, a attisé la bataille pour l'électorat catholique.
Ce que l'Église a toujours enseigné
L'Écriture ne laisse aucun doute sur l'origine du pouvoir : « Il n'y a point de puissance qui ne vienne de Dieu » (Rom. XIII, 1). Léon XIII en a tiré la doctrine constante : l'autorité civile, quelle que soit la forme du régime et quel que soit celui qui l'exerce, vient de Dieu et se trouve ordonnée au bien commun et au respect de la loi divine (Immortale Dei, 1885).
L'État n'est donc pas une fin à lui-même : comme l'homme, il doit rendre à Dieu le culte qui Lui est dû. Pie XI l'a rappelé en proclamant la royauté sociale du Christ : les cités et ceux qui les gouvernent sont tenus de reconnaître publiquement le règne du Christ Roi (Quas Primas, 1925). Aucune urne ne crée l'autorité ; elle désigne seulement la main à qui elle est confiée, pour un temps et pour une fin.
La mesure
Un scrutin peut changer celui qui gouverne ; il ne change pas Celui devant qui tout gouvernant répondra. Qui que l'emporte le 25 octobre tiendra son pouvoir de Dieu et en devra compte, non à un clan ni à une dynastie, mais au bien commun et à la loi éternelle. C'est à cette aune, et non à l'avantage d'une famille ou au ressentiment d'un peuple, que se pèse un vote.
Un point touche la foi de plus près. La patronne du Brésil, Notre-Dame d'Aparecida, a été entraînée dans la dispute électorale. La Mère de Dieu n'est pas une bannière de parti. L'honneur qui lui est rendu relève du culte réglé par le premier commandement, non d'un calcul pour capter un électorat. La faire servir une campagne, d'un camp ou de l'autre, est un désordre : on doit les âmes à Dieu, et non les saints aux urnes.
Sources. Épître aux Romains XIII, 1 (Vulgate) ; Léon XIII, encyclique Immortale Dei (1er novembre 1885) ; Pie XI, encyclique Quas Primas (11 décembre 1925) ; Catéchisme du Concile de Trente (1566), sur le premier commandement.