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Léon XIV appelle 80 000 jeunes au combat de la foi au Stade de France
Au Stade de France, Léon XIV a appelé environ 80 000 jeunes au chemin de sainteté et au combat de la foi, que nous mesurons à la doctrine pérenne de l'Église militante.

Le 25 septembre 2026, au Stade de France, à Saint-Denis, une veillée de prière a rassemblé environ 80 000 jeunes autour de Léon XIV, premier temps fort de son voyage en France. Prenant appui sur trois verbes de la seconde lettre de saint Paul à Timothée, « évite, tends, combats », il a nommé le « chemin de sainteté » et déclaré que « le combat auquel nous sommes invités est celui de la foi ». Il a invoqué « la terre de sainte Jeanne d'Arc » et proposé en exemple le bienheureux Marcel Callo, jeune ouvrier scout mort dans un camp de concentration.
Que la vie chrétienne soit un combat, la doctrine de toujours ne l'a jamais tu. Au jour de la Confirmation, l'Église fait du baptisé un soldat du Christ, armé pour confesser la foi et lutter contre ses ennemis, le monde, la chair et le démon. Saint Paul l'écrit sans détour : « J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé ma course, j'ai gardé la foi » (II Tim. IV, 7), et il commande de revêtir « l'armure de Dieu », dont « l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu » (Eph. VI, 17). Ce n'est pas une image parmi d'autres : c'est la condition de l'Église militante ici-bas, et l'épée dont il fut parlé est celle de la Parole, non du fer.
Aussi recevons-nous volontiers que l'on rappelle à la jeunesse ce combat, et qu'on le sépare de toute violence : « Notre seule arme est celle de l'amour qui se donne. » L'ennemi n'est pas le prochain, mais le péché et celui qui en est l'auteur. La sainteté, dite « le chemin que le Seigneur ouvre devant chacun de nous », n'est pas l'ornement de quelques-uns : elle est la fin à laquelle tout baptisé est appelé, et hors de laquelle nul ne verra Dieu.
Quant à la liberté, présentée comme tenant à « la relation vivante avec Jésus », la tradition dit plus précisément qu'elle est l'affranchissement de la servitude du péché, que le Christ seul opère. Reste que ce combat se mène par les moyens que l'Église a toujours enseignés, les sacrements, la prière, la mortification et la fuite de l'occasion, ce que le premier des trois verbes, « évite », désigne, et que le vieux traité du Combat spirituel détaille sans rien céder.
Sources. Catéchisme du Concile de Trente (1566), du sacrement de Confirmation ; saint Paul, IIe Épître à Timothée IV, 7, et Épître aux Éphésiens VI, 10-17 (Vulgate) ; Lorenzo Scupoli, Le Combat spirituel ; Dom Guéranger, L'Année liturgique.