Les Neuvaines
Neuvaine à sainte Anne
Le texte complet de la neuvaine à sainte Anne, mère de la très sainte Vierge : la prière de chaque jour, les neuf jours de méditation et d'oraison, et les variantes que l'on recherche le plus souvent (avec saint Joachim, pour les célibataires, pour la grossesse, à imprimer).

La neuvaine à sainte Anne est une prière de neuf jours adressée à la mère de la très sainte Vierge Marie et grand-mère selon la chair de Notre-Seigneur Jésus-Christ, que toute la chrétienté honore depuis des siècles comme la patronne des mères, des grands-mères, des familles et des foyers chrétiens. On la récite pour lui confier une intention chère au cœur : un mariage désiré, un enfant espéré, une famille menacée, une épreuve où l'on a besoin de la tendresse d'une mère toute-puissante auprès de Dieu. On la fait à toute époque de l'année, mais tout particulièrement du 18 au 26 juillet, pour préparer sa fête, que le calendrier de 1962 fixe au 26 juillet.
Vous trouverez ci-dessous le texte complet de la neuvaine telle qu'elle est priée dans l'application Iter Fidei — une composition de dévotion selon des usages répandus en France, sans texte liturgique ni approbation propre ; la prière officielle de l'Église est la collecte de la fête du 26 juillet, au Missel romain, donnée à la fin de chaque jour : la prière à réciter chaque jour, puis les neuf jours de salutation et d'oraison, suivis des variantes que l'on recherche le plus souvent et d'une biographie fidèle de la sainte. Si vous découvrez cette forme de prière, lisez d'abord notre présentation de ce qu'est une neuvaine.
La prière de chaque jour
Commencez par le signe de la croix. Chaque jour de la neuvaine, on récite d'abord la prière à sainte Anne ci-dessous, puis la salutation et l'oraison propres au jour, et l'on termine par un Notre Père, trois Je vous salue Marie et un Gloire au Père aux intentions que l'on porte.
Prière à sainte Anne (chaque jour)
Souvenez-vous, ô bonne sainte Anne, vous dont le nom signifie « Grâce », qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé votre secours, aient été abandonnés. Animé d'une pareille confiance, ô bonne et tendre Mère, j'ai recours à vous ; je me réfugie à vos pieds, tout pécheur que je suis, et j'ose paraître devant vous, gémissant sous le poids de mes péchés. Ne méprisez pas mes prières, ô bonne sainte Anne, mère de l'Immaculée Vierge Marie, particulièrement celle que je vous fais pour obtenir cette grâce : (formulez ici votre demande). Mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Ô bonne sainte Anne, mère de celle qui est notre vie, notre douceur et notre espérance, priez pour nous votre Fille, et obtenez-nous ce que nous demandons. Ainsi soit-il.
Les neuf jours de la neuvaine
Chaque jour porte le nom d'une vertu de sainte Anne. On salue la sainte en s'unissant à sa joie, puis on la prie de nous obtenir cette même vertu. C'est le fond de cette neuvaine.
Jour 1 — Sainte Anne, âme patiente
Je vous salue, sainte Anne, et avec vous je me félicite de l'honneur singulier que vous a fait le Père éternel, en vous destinant de toute éternité à être la mère de la Mère de Dieu ; et cependant vous avez dû supporter, pendant tant d'années, la peine que vous causait votre stérilité, sans que jamais une plainte montât de votre cœur contre les desseins du Ciel.
Sainte Anne, par la patience avec laquelle vous avez porté cette longue épreuve, obtenez-nous une patience inébranlable dans tous les travaux et dans tous les maux de cette vie, afin que nous attendions l'heure de Dieu sans jamais murmurer. Ainsi soit-il.

Jour 2 — Sainte Anne, âme priante
Je vous salue, consolatrice d'un monde affligé, et avec vous je me félicite de l'universelle allégresse que les Anges ont fait éclater dans le ciel à votre naissance, saluant en vous celle qui devait donner le jour à leur Reine tant désirée, la Mère du Rédempteur du monde.
Sainte Anne, par la fervente et continuelle prière avec laquelle vous demandiez à Dieu la cessation de votre stérilité, obtenez-nous le don d'oraison, afin que nos cœurs, longtemps stériles eux aussi, deviennent enfin féconds en vertus. Ainsi soit-il.
Jour 3 — Sainte Anne, âme pénitente
Je vous salue, âme précieuse et chère à Dieu, et avec vous je me félicite du soin particulier que Dieu a pris de vous donner, pour compagnon et pour époux, un homme d'un aussi grand mérite et d'une aussi haute sainteté que saint Joachim, avec qui vous avez fondé le foyer d'où devait sortir la Fleur immaculée de notre salut.
Sainte Anne, par l'esprit de pénitence dont vous accompagniez vos prières, et qui les rendait plus puissantes sur le Cœur de Dieu, obtenez-nous la grâce d'unir à l'esprit de prière l'esprit de mortification, afin d'acquérir tous les trésors de la grâce divine. Ainsi soit-il.
Jour 4 — Sainte Anne, âme généreuse
Je vous salue, dépôt privilégié de la grâce divine, et avec vous je me félicite de la faveur toute nouvelle qui vous a été miraculeusement accordée : concevoir une Fille qui, échappant à la malédiction de notre commune nature, a été singulièrement exempte de la tache du péché originel.
Sainte Anne, par la douce violence que vous avez faite au Cœur de Dieu en répandant d'abondantes aumônes et en vous livrant à toutes les œuvres de charité, demandez-lui pour nous une charité semblable, afin qu'il soit touché de compassion pour nous et qu'il nous traite lui aussi avec miséricorde. Ainsi soit-il.
Jour 5 — Sainte Anne, âme confiante
Je vous salue, épouse chérie de saint Joachim, et avec vous je me félicite de ce que Dieu a daigné députer une multitude d'Anges pour veiller sur la céleste Enfant que vous portiez dans votre sein, et pour garder la maison qui abritait un tel trésor.
Sainte Anne, par la confiance avec laquelle vous avez espéré, contre toute espérance humaine, voir l'accomplissement de vos désirs, obtenez-nous une ferme confiance, afin que le Ciel nous accorde toutes les grâces dont nous avons besoin. Ainsi soit-il.
Jour 6 — Sainte Anne, âme reconnaissante
Je vous salue, sanctuaire du Saint-Esprit, et avec vous je me félicite des abondantes bénédictions qui sont descendues du ciel sur vous pendant les neuf mois durant lesquels vous avez porté dans votre sein la très sainte Marie, la femme bénie au-dessus de toutes les plus pures créatures.
Sainte Anne, par la vive reconnaissance dont vous avez été pénétrée envers Dieu quand, par un effet de sa bonté, vous avez vu cesser votre stérilité, faites que nous soyons toujours reconnaissants envers le Seigneur pour les bienfaits qu'il nous accorde continuellement, et que nous méritions ainsi d'en obtenir de nouveaux. Ainsi soit-il.
Jour 7 — Sainte Anne, âme aimante
Je vous salue, Mère de la céleste Reine, et avec vous je me félicite de l'indicible joie et de la tendresse toute spirituelle qui se faisaient sentir à votre cœur, alors que vous pressiez sur votre sein et que vous nourrissiez de votre propre lait la très sainte enfant qui sera à jamais les délices du Paradis.
Sainte Anne, par le pur et saint amour que vous avez conçu pour Marie quand vous avez eu le bonheur de devenir sa mère, obtenez-nous d'aimer toujours cette Vierge, votre auguste Fille et notre Mère, afin d'obtenir par elle la miséricorde. Ainsi soit-il.
Jour 8 — Sainte Anne, âme consacrée
Je vous salue, ambassadrice de notre paix, et avec vous je me félicite de l'excellence de votre dignité de mère, qui vous a donné de commander ici-bas à la Reine des Anges, et de voir obéir au moindre de vos ordres celle en qui tout l'univers vénère sa glorieuse Dame.
Sainte Anne, par le grand sacrifice que vous avez fait en consacrant, dès ses plus tendres années, votre fille bien-aimée au service du Seigneur, intercédez pour nous, afin que nous puissions faire pour Dieu, avec un grand courage, tous les sacrifices qu'il attend de nous. Ainsi soit-il.
Jour 9 — Sainte Anne, âme sainte
Je vous salue, doux soulagement des infirmes et suave réconfort des mourants, et avec vous je me félicite de la gloire sublime dont vous jouissez au ciel, pour avoir mis au monde l'Avocate des pécheurs, le soutien des faibles et la protectrice de tous les malheureux.
Sainte Anne, par la sainteté et la justice qui ont brillé en vous tous les jours de votre vie, daignez prier le Seigneur de nous accorder la grâce de vivre et de mourir saintement, afin de mériter les récompenses du Ciel qu'il nous a promises. Ainsi soit-il.
Oraison finale de la neuvaine
On conclut chaque jour par la collecte de la fête de sainte Anne au Missel romain :
Deus, qui beatae Annae gratiam conferre dignatus es, ut Genetricis Unigeniti Filii tui mater effici mereretur: concede propitius; ut, cuius sollemnia celebramus, eius apud te patrociniis adiuvemur. Per eundem Dominum nostrum Iesum Christum, Filium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia saecula saeculorum.
Ô Dieu, qui avez daigné accorder à la bienheureuse Anne la grâce de devenir la mère de celle qui enfanta votre Fils unique : faites, dans votre bonté, que nous, qui célébrons sa fête, soyons secourus auprès de vous par sa protection. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur, votre Fils, qui vit et règne avec vous en l'unité du Saint-Esprit, Dieu, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Les variantes de la neuvaine à sainte Anne
La dévotion à sainte Anne a toujours été une dévotion de mères et de familles, et l'on cherche à l'adapter à des intentions bien précises. La neuvaine reste la même : c'est la demande, formulée dans la prière de chaque jour, qui change.
Neuvaine à sainte Anne et saint Joachim
Le calendrier de 1962 honore saint Joachim, père de la Vierge et époux de sainte Anne, le 16 août ; mais la piété unit volontiers les deux grands-parents de Jésus dans une même neuvaine. On récite alors la neuvaine ci-dessus en ajoutant cette invocation :
Glorieux saint Joachim et bienheureuse sainte Anne, Dieu vous a donné de mettre au monde celle qui deviendrait la Mère de son Fils ; accordez-nous, par votre commune prière, le salut qu'il a promis à son peuple, et obtenez à nos familles la paix, l'union et la sainteté qui régnaient dans votre foyer de Nazareth. Amen.
Neuvaine à sainte Anne pour les célibataires (pour trouver un mari)
En Bretagne, dit-on, on disait « Bonne sainte Anne, donnez-moi un mari », et les jeunes filles venaient à Auray confier à la grand-mère de Jésus le désir d'un saint mariage. Il ne s'agit pas d'une superstition ni d'une formule magique, mais d'une prière filiale : on demande à sainte Anne, elle-même épouse et mère, non pas d'imposer un époux au Ciel, mais d'obtenir de Dieu, s'il le veut, un foyer chrétien, ou la grâce d'accueillir avec paix l'état de vie qu'il nous destine. À la place de la demande, on dira :
Bonne sainte Anne, vous qui avez connu la douceur du mariage chrétien, obtenez-moi, si telle est la volonté de Dieu, de rencontrer un époux (une épouse) selon son Cœur, avec qui fonder un foyer où il soit aimé et servi ; et donnez-moi, en attendant, la patience et la pureté qui plaisent au Seigneur. Amen.
Neuvaine à sainte Anne pour la grossesse et pour obtenir un enfant
Parce qu'elle a longtemps porté la peine de sa stérilité avant de concevoir la Vierge Marie, sainte Anne est de tout temps invoquée par les femmes qui désirent un enfant et par les mères qui en attendent un. On lui confie l'enfant à naître et l'on demande une heureuse délivrance. On pourra joindre à la neuvaine notre prière de la femme enceinte. À la place de la demande, on dira :
Bonne sainte Anne, vous qui avez si longtemps attendu la joie de la maternité, prenez sous votre protection l'enfant que je désire (que je porte) ; obtenez-moi de le recevoir des mains de Dieu comme un don, de le porter dans la paix, de le mettre au monde sans péril, et de l'élever pour le Ciel comme vous avez élevé la très sainte Vierge. Amen.
Neuvaine à sainte Anne en version courte
Pour ceux qui manquent de temps, on peut, chaque jour, se contenter de la Prière à sainte Anne donnée plus haut, suivie d'un Notre Père, d'un Je vous salue Marie et d'un Gloire au Père, en gardant la même intention pendant les neuf jours. L'essentiel d'une neuvaine n'est pas la longueur du texte, mais la persévérance de la prière.
Neuvaine à sainte Anne à imprimer (livret et texte pdf)
Beaucoup cherchent un « livret de neuvaine à sainte Anne » ou un texte en pdf à imprimer pour prier en famille. Le texte complet donné sur cette page — la prière de chaque jour, les neuf jours et l'oraison finale — peut être imprimé tel quel : il suffit de le copier. Dans notre application Iter Fidei, vous le retrouvez toujours à portée de main, avec l'office du jour, sans avoir à imprimer quoi que ce soit.
Mieux qu'un PDF : l'application Iter Fidei vous présente chaque jour le bon texte et vous rappelle de le prier, même sans connexion. Rejoignez l'accès anticipé ici.
Comment réciter cette neuvaine
Une neuvaine se prie neuf jours de suite, sans interruption ; si l'on oublie un jour, mieux vaut reprendre au début plutôt qu'à se décourager. Pour honorer la fête de sainte Anne le 26 juillet, on commence donc le 18 juillet, afin que le neuvième jour tombe le jour même de la fête (ou le 17, pour l'achever la veille). Mais on peut faire cette neuvaine à n'importe quel moment de l'année, dès qu'une intention presse le cœur.
Il est bon de la réciter le matin, au réveil, pour offrir sa journée à Dieu par les mains de sainte Anne, et de la conclure, si on le peut, par la confession et la sainte communion le jour de la fête. Beaucoup accompagnent leur neuvaine de litanies, et la placent sous le regard de la Vierge en récitant le Je vous salue Marie, puisque c'est vers sa Fille que sainte Anne nous conduit toujours.
Qui était sainte Anne ? L'histoire de la dévotion
De la mère de Notre-Dame, l'Écriture inspirée ne nous a rien transmis : nous ne connaissons son nom, Anne — en hébreu Hannah, qui signifie « grâce » —, ni celui de son époux Joachim, que par une tradition ancienne recueillie dans le Protévangile de Jacques, écrit dès les premiers siècles. La sainte Église, prudente, ne fait pas de cet apocryphe une source d'histoire ; mais elle a toujours vénéré la réalité qu'il rappelle : Marie a eu une mère, et cette mère fut une sainte.
Le récit traditionnel raconte que Joachim, longtemps sans enfant, se vit reprocher publiquement sa stérilité et se retira quarante jours au désert pour jeûner et prier. Anne, de son côté, priait sous un laurier lorsqu'un ange lui apparut et lui dit : « Anne, le Seigneur a entendu ta prière ; tu concevras et tu enfanteras, et ta descendance sera nommée par toute la terre. »
Et Anne répondit : « Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, si j'enfante un enfant, je l'offrirai en don au Seigneur, et il le servira dans les choses saintes tous les jours de sa vie. » Ainsi naquit Marie, la Mère de Dieu. On a remarqué depuis longtemps combien ce récit fait écho à celui d'une autre Anne, la mère du prophète Samuel, elle aussi longtemps stérile et exaucée par Dieu — figure que la première Anne accomplit en donnant au monde non plus un prophète, mais la Mère du Sauveur.

Le culte de sainte Anne est très ancien en Orient : dès le milieu du VIe siècle, l'empereur Justinien lui dédia un sanctuaire à Constantinople. Il fut probablement introduit à Rome par le pape Constantin (708-715) ; le pape saint Léon III (795-816) offrit à Sainte-Marie-Majeure un ornement brodé de l'Annonciation, de saint Joachim et de sainte Anne. La dévotion connut un immense essor en Occident à partir du XIVe siècle : c'est le pape Urbain VI qui, en 1382, prescrivit une fête annuelle en son honneur, d'abord pour l'Angleterre ; la fête fut étendue à toute l'Église latine en 1584. On aimait alors représenter sainte Anne apprenant à lire les saintes Écritures à sa petite Fille, ou tenant sur ses genoux Marie et l'Enfant Jésus.

La France a tenu une place de choix dans cette dévotion. Une tradition provençale, sans appui historique sûr, fait honorer les reliques de sainte Anne à Apt ; mais c'est surtout la Bretagne qui l'a portée à son sommet, avec le célèbre sanctuaire de Sainte-Anne-d'Auray, né au XVIIe siècle de la découverte, par le laboureur Yves Nicolazic, d'une ancienne statue de la sainte, dans des circonstances tenues pour miraculeuses et suivies d'innombrables grâces. Depuis, les Bretons appellent sainte Anne « la grand-mère des Bretons », et Auray demeure l'un des grands lieux de pèlerinage de France. Aïeule de Jésus selon la chair, sainte Anne est ainsi devenue la patronne des mères et des grands-mères, des femmes qui attendent un enfant, des foyers chrétiens, et de plusieurs métiers, notamment ceux du fil et de la dentelle.
Prier sainte Anne, ce n'est jamais s'arrêter à elle : c'est remonter, par la mère, jusqu'à la Fille immaculée, et par la Fille jusqu'à Jésus. Sa fête est intimement liée au mystère de l'Immaculée Conception de Marie, qu'elle a portée dans son sein, et à celui de l'Annonciation, où sa Fille est devenue Mère de Dieu. C'est pourquoi on la place naturellement au cœur de la prière pour la famille : confiez-lui la vôtre par notre prière pour la famille.
Questions Fréquentes
Quand faire la neuvaine à sainte Anne ?
On peut la faire à tout moment de l'année, mais on peut la réciter du 18 au 26 juillet, pour se préparer à la fête de sainte Anne, fixée au 26 juillet dans le calendrier de 1962. Le neuvième jour tombe alors le jour de la fête.
Quel jour commence la neuvaine à sainte Anne ?
Pour terminer le jour de la fête, on commence le 18 juillet. Si l'on prie pour une intention particulière sans lien avec la date, on commence n'importe quel jour et l'on prie neuf jours de suite.
Peut-on faire la neuvaine à sainte Anne pour trouver un mari ou pour un célibataire ?
Oui. On ne demande pas au Ciel d'imposer un époux, mais d'obtenir, si Dieu le veut, un saint mariage et un foyer chrétien, ou bien la grâce d'accueillir avec paix l'état de vie qu'il nous destine. C'est une prière filiale, jamais une formule magique.
Peut-on prier sainte Anne pour une grossesse ou pour avoir un enfant ?
Oui. Parce qu'elle a longtemps porté la peine de sa stérilité avant de concevoir la Vierge Marie, sainte Anne est depuis toujours la protectrice des femmes qui désirent un enfant et des mères qui en attendent un. On lui confie l'enfant à naître et l'on demande une heureuse délivrance.
Faut-il joindre saint Joachim à la neuvaine ?
Ce n'est pas obligatoire, mais c'est très recommandable. Joachim, époux de sainte Anne et père de la Vierge, est honoré le 16 août dans le calendrier de 1962. Beaucoup unissent les deux grands-parents de Jésus dans une même prière pour leurs familles.
Qu'est-ce que sainte Anne d'Auray ?
C'est le grand sanctuaire breton de sainte Anne, né au XVIIe siècle de la découverte d'une ancienne statue de la sainte par le laboureur Yves Nicolazic. C'est aujourd'hui l'un des principaux lieux de pèlerinage de France, et le foyer de la dévotion française à sainte Anne. La neuvaine que l'on prie ici en est l'héritière directe.
Où trouver le texte de la neuvaine en pdf ou en livret à imprimer ?
Le texte complet donné sur cette page peut être imprimé tel quel pour composer votre propre livret. Vous le retrouvez aussi, avec l'office du jour, dans notre application Iter Fidei, prêt à prier sans rien imprimer.
Une feuille imprimée s'égare ; l'application Iter Fidei garde la prière à portée de main, jour après jour, avec un rappel quotidien et l'audio en latin. Rejoignez l'accès anticipé ici.
Pourquoi sainte Anne est-elle la patronne des mères et des grands-mères ?
Parce qu'elle est la mère de la très sainte Vierge et l'aïeule, selon la chair, de Notre-Seigneur Jésus-Christ. En elle, l'Église honore la sainteté de la maternité et le rôle des grands-parents dans la transmission de la foi, comme sainte Anne a élevé Marie pour Dieu.
Portez cette neuvaine à sainte Anne partout avec vous, avec l'office du jour et les prières traditionnelles, dans l'application Iter Fidei. Rejoignez l'accès anticipé ici.
Sources. Sainte Écriture, traduction de l'abbé Fillion (I Rois, i-ii) ; Alban Butler, Vies des Saints (26 juillet, sainte Anne) ; salutations et oraisons de la neuvaine à sainte Anne, composées selon des usages de dévotion répandus en France ; propre de la fête de sainte Anne au 26 juillet, Missel romain de 1962.