Les Neuvaines
Neuvaine à sainte Thérèse de Lisieux
Le texte complet de la neuvaine à sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus : la célèbre neuvaine des roses, la prière quotidienne, les neuf jours et le Souvenez-vous, avec la vie de la petite Thérèse selon la tradition.

La neuvaine à sainte Thérèse de Lisieux est neuf jours de prière confiante adressés à la petite carmélite qui a promis de « passer son ciel à faire du bien sur la terre » et de « faire tomber une pluie de roses ». On la récite pour confier une grâce précise à celle que l'on a appelée la plus grande sainte des temps modernes : une guérison, une conversion, une cause qui semble perdue, ou tout simplement pour apprendre d'elle la « petite voie » de la confiance et de l'abandon entre les mains de Dieu. On peut la commencer n'importe quand, mais on la fait volontiers du 24 septembre au 2 octobre, pour l'achever à la veille de sa fête, fixée au 3 octobre dans le calendrier de 1962.
À quoi sert cette neuvaine et pour qui
Thérèse n'a promis ni prodiges spectaculaires ni recettes infaillibles : elle a promis d'aimer, de prier et d'intercéder sans se lasser. Sa neuvaine convient donc à toutes les âmes qui se sentent petites, faibles, incapables des grands sacrifices, et qui veulent malgré tout aller à Dieu par le chemin le plus court, celui de l'enfance spirituelle. Elle est aussi la neuvaine des causes difficiles, parce que Thérèse, mourante, assurait qu'elle ne prendrait pas de repos au Ciel tant qu'il y aurait des âmes à sauver. Si vous découvrez cette pratique, notre article Qu'est-ce qu'une neuvaine ? en explique le sens et la manière de la commencer.
Le texte complet de la neuvaine
Voici la neuvaine que propose l'application Iter Fidei — une composition de dévotion selon des usages répandus dans le monde hispanique, sans texte liturgique ni approbation propre ; la prière officielle de l'Église est l'oraison de la fête du 3 octobre, au Missel romain : une prière de tous les jours, puis, pour chacun des neuf jours, une courte méditation sur la vie de la Sainte et une supplication propre, suivie de trois Ave Maria et d'un Gloria Patri. On achève chaque jour par la prière finale, le Souvenez-vous et l'oraison de sa fête.
La prière de tous les jours
Après le signe de la croix :
(Recueillez-vous un instant en silence, puis récitez la prière de tous les jours, que l'on dit chacun des neuf jours avant la méditation propre au jour.)
Ô sainte Thérèse ! Je viens à vos pieds, plein de confiance, vous demander des grâces. La croix de la vie me pèse lourdement, et je ne trouve que des épines entre ses bras. Petite fleur de Jésus, envoyez sur mon âme une pluie de fleurs de grâce et de vertu, afin que je puisse gravir le Calvaire de la vie tout embaumé de leurs parfums. Envoyez-moi un sourire de vos lèvres du Ciel et un regard de vos beaux yeux : vos caresses valent mieux que toutes les joies que le monde renferme.
Mon Dieu, par l'intercession de sainte Thérèse, donnez-moi la force d'accomplir exactement mon devoir, et accordez-moi la grâce que je vous demande en cette neuvaine.
(Exprimez ici, simplement et clairement, l'intention que vous confiez à sainte Thérèse — la même durant les neuf jours.)
Accordez-la-moi, Seigneur, si elle est conforme à votre très sainte volonté et au bien de mon âme ; et si vous ne me l'accordez pas, obtenez-moi, sainte Thérèse, de m'abandonner comme vous entre les bras de mon Père du Ciel. Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, priez pour nous. Ainsi soit-il.
Les neuf jours
Jour 1 — Le volcan d'amour et l'offrande à l'Amour miséricordieux
Le 9 juin 1895, en la fête de la très sainte Trinité, Thérèse s'offrit en victime d'holocauste à l'Amour miséricordieux de Dieu. Elle ne demandait pas de souffrir davantage, mais d'être consumée : « Je désire, ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon cœur, vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu'à ce que, les ombres s'étant évanouies, je puisse vous redire mon amour dans un face à face éternel. » Ce n'est pas une prouesse d'héroïne : c'est un pauvre cœur qui se jette dans le brasier de la miséricorde, sachant qu'il n'a rien à donner que son néant.
Ô sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ! Par ce volcan d'amour qui embrasa votre cœur, dont les divines ardeurs furent le doux martyre qui consuma votre vie, obtenez-moi de livrer à Dieu seul, tout entier, mon cœur avec toutes ses espérances et tous ses rêves, afin qu'il le transforme, le ressuscite et le sauve. Ainsi soit-il.
On récite ensuite trois Ave Maria et un Gloria Patri.
Jour 2 — La violette cachée du Carmel
Le 9 avril 1888, à quinze ans, Thérèse franchit la clôture du Carmel de Lisieux. Rien d'éclatant ne s'y passa. Pas de visions, pas de prodiges : le lever avant l'aube, le silence, le froid, la lessive, les longues heures de chœur, et la compagnie de sœurs qu'elle n'avait pas choisies. « Je ne cherchais qu'à faire plaisir à Jésus. » C'est là, dans cette obscurité, qu'elle devint la plus grande sainte des temps modernes — parce que la sainteté ne se mesure pas à ce que l'on voit, mais à l'amour dont on fait ce que personne ne voit.
Ô sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ! Par les parfums de sainteté que vous avez exhalés durant votre vie, cachée comme une humble violette dans le jardin du Carmel, obtenez que mon âme aussi, délivrée des mauvaises odeurs du péché, puisse plaire à Dieu par la suave odeur des vertus chrétiennes. Ainsi soit-il.
On récite ensuite trois Ave Maria et un Gloria Patri.
Jour 3 — La petite voie de l'enfance spirituelle
« Je veux chercher le moyen d'aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. » Se sachant incapable de gravir le rude escalier de la perfection, Thérèse chercha un ascenseur pour monter jusqu'à Jésus : elle le trouva dans ses bras. Voilà toute la petite voie, qu'elle a exposée dans l'Histoire d'une âme : rester petit, reconnaître qu'on ne peut rien, ne s'appuyer sur aucun mérite, et se laisser porter. Notre-Seigneur l'avait dit : « Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. »
Ô sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ! Par les pas d'innocence et de candeur que vous avez faits sur le sentier fleuri de votre petite voie, qui fut le chemin de l'enfance spirituelle, obtenez que les pas de ma vie ne courent point sur les chemins de la perdition, mais que, pas à pas, je gravisse le sentier qui monte vers la gloire. Ainsi soit-il.
On récite ensuite trois Ave Maria et un Gloria Patri.
Jour 4 — Le lis du Carmel : la pureté du cœur
Dans la nuit de Noël 1886, Thérèse reçut ce qu'elle appela sa conversion : « En cette nuit bénie, le doux petit Jésus, âgé d'une heure, changea la nuit de mon âme en torrents de lumière. » L'enfant hypersensible, qui pleurait d'un rien et pleurait ensuite d'avoir pleuré, fut délivrée d'elle-même. La pureté du cœur, chez elle, n'est pas d'abord l'absence de faute : c'est un regard unifié, qui ne veut plus qu'une chose. « Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. »
Ô sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ! Par la céleste pureté qui orna votre cœur comme les lis ornent les vallées et la neige les sommets, obtenez-moi, lis du Carmel, la pureté dans les pensées, les paroles et les œuvres. Défendez-moi dans la tentation, et couvrez des lis de votre pureté la laideur de mon pauvre cœur inquiet et passionné. Ainsi soit-il.
On récite ensuite trois Ave Maria et un Gloria Patri.
Jour 5 — Semer le bien : les prêtres et les pécheurs
À quatorze ans, Thérèse apprit qu'un assassin, Pranzini, allait monter à l'échafaud sans se repentir. Elle pria, fit dire une messe, et supplia Dieu d'un signe. Au dernier instant, le condamné saisit le crucifix du prêtre et le baisa trois fois. Elle l'appela toute sa vie « mon premier enfant ». Au Carmel, elle fit de la prière pour les prêtres et pour les pécheurs le grand désir de sa vie : elle n'y voyait pas une œuvre à côté des autres, mais la raison même de son entrée.
Ô sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ! Par le grand zèle que vous avez mis à passer sur la terre en faisant le bien, et à répandre dans les cœurs l'amour et l'espérance, obtenez que je passe moi aussi ma vie à semer des bontés, afin de recevoir là-haut la récompense assurée du centuple avec la vie bienheureuse et éternelle. Ainsi soit-il.
On récite ensuite trois Ave Maria et un Gloria Patri.
Jour 6 — Se faire petite : l'humilité
« Ce qui plaît au bon Dieu, c'est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c'est l'espérance aveugle que j'ai en sa miséricorde. » Thérèse ne cherchait pas à devenir grande : elle voulait devenir plus petite encore. Elle n'ignorait pas ses fautes ; elle refusait seulement de s'y arrêter, sachant que Dieu se penche vers ce qui est bas. Elle enseigne ainsi la seule humilité qui sauve : non pas se mépriser, mais se réjouir de n'être rien, parce que le Tout-Puissant fait de grandes choses dans le néant.
Ô sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ! Par cette tendance continuelle à vous rapetisser, qui fut le thème de votre sainte vie, obtenez-moi de savoir être une âme si petite que je trouve la vraie grandeur dans les bras du sacrifice et de la Croix ; que j'apprenne à être grand dans les petites choses et à aimer l'humilité, pour entrer plus aisément par les portes de la gloire dans la joie éternelle. Ainsi soit-il.
On récite ensuite trois Ave Maria et un Gloria Patri.
Jour 7 — Le martyre caché du renoncement
Une sœur, à l'oraison, faisait avec son chapelet un petit bruit agaçant. Thérèse, au lieu de se retourner, l'offrit à Dieu « comme un concert délicieux ». Une autre, dont le caractère lui déplaisait en tout, reçut d'elle tant de sourires et de services qu'elle lui demanda un jour ce qui l'attirait tant en elle. Voilà le martyre de Thérèse : non le sang, mais le refus continuel de sa propre volonté, et la charité rendue à qui ne la mérite pas. « Il n'y a que l'amour qui nous rende agréables au bon Dieu. »
Ô sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ! Par ce martyre si continuel que souffrit votre esprit dans l'incessant renoncement à la nature, obtenez-moi d'apprendre à renoncer à mes caprices et à mes velléités, et de payer, comme vous, les mépris du prochain d'un sourire héroïque et céleste. Ainsi soit-il.
On récite ensuite trois Ave Maria et un Gloria Patri.
Jour 8 — La maladie et la nuit de la foi
Dans la nuit du Jeudi au Vendredi saint 1896, Thérèse cracha le sang : la tuberculose était là. Presque au même moment, sa foi entra dans une épaisse nuit. Elle qui n'avait jamais douté du Ciel n'entendit plus que la voix des impies : « Tu rêves de la lumière… avance, avance, réjouis-toi de la mort qui te donnera, non ce que tu espères, mais une nuit plus profonde encore. » Elle ne cessa pas de croire ; elle crut sans consolation, dix-huit mois durant, et chanta ce qu'elle ne sentait plus. C'est là son plus grand acte d'amour.
Ô sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ! Par l'admirable patience avec laquelle vous avez su dissimuler et souffrir les maladies qui vous mirent en croix, obtenez-moi de porter, sinon avec joie, du moins en conformité avec la volonté de Dieu, les infirmités et les misères de ce corps d'argile, afin qu'un jour il soit embelli dans la gloire. Ainsi soit-il.
On récite ensuite trois Ave Maria et un Gloria Patri.
Jour 9 — La mort et la pluie de roses
Le 30 septembre 1897, à vingt-quatre ans, Thérèse s'éteignit au Carmel de Lisieux. Ses derniers mots furent : « Mon Dieu… je vous aime ! » Peu avant, elle avait dit à ses sœurs : « Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre » ; et encore : « Après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses. » Ce n'était pas une image de poète, mais une promesse tenue, comme l'atteste l'innombrable multitude des grâces obtenues. Remettons donc aujourd'hui notre intention entre ses mains, non pas anxieux du résultat, mais sûrs qu'elle ne nous abandonnera pas.
Ô sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ! Par le courage héroïque avec lequel vous avez bu le calice jusqu'à la lie dans le passage amer de votre agonie, et par le doux calme avec lequel vous avez attendu le froid appel de la mort, obtenez-moi de pouvoir fermer les yeux à cette vie mortelle en répétant les belles paroles que vous prononciez en mourant : « Mon Dieu… je vous aime ! » Ainsi soit-il.
On récite ensuite trois Ave Maria et un Gloria Patri.
La prière finale, chaque jour
Glorieuse sainte ! J'espère avec confiance que vous m'obtiendrez de Dieu la grâce particulière que je vous demande en cette neuvaine. En retour, je promets d'imiter de toutes mes forces vos exemples héroïques et de m'approprier les pages de votre vie charmante, afin d'avoir le bonheur de jouir de Dieu en votre compagnie dans la patrie des saints. En attendant, je veux, comme vous, effeuiller sur la terre les fleurs de mes caresses aux pieds de l'Amour des amours. Ainsi soit-il.
Le Souvenez-vous à sainte Thérèse
On peut achever chaque journée, ou couronner toute la neuvaine, par ce Souvenez-vous composé au Carmel de Lisieux par Mère Isabelle du Sacré-Cœur, à l'imitation du Souvenez-vous à la Sainte Vierge :
Souvenez-vous, ô puissante petite Reine, doux miroir de la miséricordieuse Vierge Marie, souvenez-vous de la révélation que vous nous avez faite vous-même, que jamais on ne vous prie en vain et qu'aucun de ceux qui vous invoquent n'est jamais délaissé de vous. Animé de la plus tendre confiance, je viens vous rappeler votre promesse de passer votre ciel à faire du bien sur la terre ; je viens vous supplier de répandre sur moi, et sur tous ceux pour lesquels j'implore votre protection, une abondante pluie de roses, un torrent de grâces célestes. Hâtez-vous de répondre à mon appel, daignez descendre auprès de moi, m'embraser du divin amour et exaucer mon humble prière. Ainsi soit-il.
L'oraison de sa fête
Enfin, on dit le verset du commun des vierges au Bréviaire et l'oraison de la messe du 3 octobre, telle qu'elle figure au Missel de 1962 :
V. Priez pour nous, sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.Prions. Seigneur, qui avez dit : « Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux », accordez-nous, nous vous en supplions, de marcher avec tant d'humilité et de simplicité de cœur sur les traces de sainte Thérèse, Vierge, que nous obtenions les récompenses éternelles. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Domine, qui dixisti: Nisi efficiamini sicut parvuli, non intrabitis in regnum caelorum: da nobis, quaesumus; ita sanctae Teresiae Virginis in humilitate et simplicitate cordis vestigia sectari, ut praemia consequamur aeterna. Qui vivis et regnas in saecula saeculorum. Amen.
Les variantes de la neuvaine
La neuvaine « des roses » (dite miraculeuse). C'est la forme la plus répandue. Elle fut répandue à partir de décembre 1925, quelques mois après la canonisation, par un jésuite, le Père Putigan, qui avait demandé à la Sainte une rose en signe d'exaucement. On y remercie la Très Sainte Trinité pour les vingt-quatre années de la vie de Thérèse en récitant chaque jour vingt-quatre Gloria Patri, chacun suivi de l'invocation « Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, priez pour nous », et l'on confie sa demande à Dieu par son intercession.
Le Gloria Patri est cette petite doxologie que l'Église répète à chaque psaume. On l'appelle « miraculeuse » à cause des grâces obtenues par ceux qui l'ont priée avec foi ; mais la rose, quand elle vient, est un signe d'amour, non une garantie : Dieu demeure libre, et l'on ne demande que ce qui est conforme à sa très sainte volonté.
Pour une cause difficile ou désespérée. Pour une guérison, une réconciliation, une situation sans issue, on garde la neuvaine ci-dessus en insistant chaque jour sur la dernière partie de la prière de tous les jours : « et si vous ne me l'accordez pas, obtenez-moi, sainte Thérèse, de m'abandonner comme vous entre les bras de mon Père du Ciel ». Pour toute demande de guérison, on pourra la joindre à la prière de guérison.
La version courte. Quand le temps manque, on peut se contenter chaque jour de la prière de tous les jours et d'un Gloria Patri, suivis de l'invocation : « Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, priez pour nous. »
Le texte à imprimer ou en PDF. Le texte de cette page est complet : on peut l'imprimer tel quel ou le recopier sur une feuille glissée dans son missel. Notre application le propose déjà jour par jour, prêt à prier, sans fichier à chercher.
La rose et la Sainte Face. Certains fidèles déposent une rose ou une bougie devant l'image de la Sainte ; c'est un geste de piété, non une obligation. Thérèse étant aussi honorée comme sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, on peut joindre à sa neuvaine une prière à la Sainte Face, dévotion qu'elle chérissait.
Comment réciter cette neuvaine
Une neuvaine, ce sont neuf jours consécutifs de prière. Choisissez un moment fixe — le matin ou le soir conviennent très bien — et tenez-le neuf jours durant. Pour la terminer la veille de la fête, commencez le 24 septembre et achevez-la le 2 octobre ; pour la terminer le jour même de la fête, commencez le 25 septembre. Chaque jour : la prière de tous les jours, la méditation et la supplication du jour, trois Ave, un Gloria, la prière finale, puis, si on le souhaite, le Souvenez-vous et l'oraison. Le neuvième jour, on remet son intention avec une confiance filiale, sans anxiété du résultat. Beaucoup joignent à la neuvaine une confession et une communion, qui sont la meilleure des dispositions.
Qui était sainte Thérèse de Lisieux
Marie-Françoise-Thérèse Martin naquit à Alençon le 2 janvier 1873, la dernière des cinq filles survivantes de Louis Martin, horloger, et de Zélie Guérin, dentellière. « Mes premiers souvenirs sont des sourires et des tendres caresses », écrira-t-elle. Sa mère mourut quand elle avait quatre ans, et la famille s'établit à Lisieux, en Normandie. L'enfant, vive et sensible, fut profondément marquée par la piété de son père et de ses sœurs aînées.
Dans la nuit de Noël 1886, Thérèse reçut ce qu'elle appela sa « conversion » : « En cette nuit bénie, le doux petit Jésus, âgé d'une heure, changea la nuit de mon âme en torrents de lumière. » Dès lors une seule pensée l'habite : entrer au Carmel comme deux de ses sœurs. Trop jeune, elle se voit refuser l'entrée ; lors d'un pèlerinage à Rome pour le jubilé de Léon XIII, elle ose, malgré la consigne du silence, supplier le Pape : « En l'honneur de votre jubilé, permettez-moi d'entrer au Carmel à quinze ans. » Léon XIII lui répond avec bonté : « Vous entrerez si le bon Dieu le veut. » Il le voulut : le 9 avril 1888, Thérèse franchit la clôture du Carmel de Lisieux.
Là, dans une vie extérieurement semblable à celle de mille autres moniales, elle grava son chemin de sainteté : la petite voie de l'enfance spirituelle. Se sachant incapable de gravir « le rude escalier de la perfection », elle chercha, comme un enfant, un « ascenseur » qui l'élèverait jusqu'à Jésus : ses bras. Dès 1893, à vingt ans, elle fut chargée d'aider à la formation des novices, sans en porter le titre de maîtresse, priant sans relâche pour les prêtres et les pécheurs, offrant les moindres contrariétés, jusqu'à la musique agaçante d'un chapelet dans le silence de l'oraison, qu'elle apprit à offrir « comme un concert délicieux ».
Frappée de tuberculose dans la nuit du Jeudi au Vendredi saint 1896, elle traversa dix-huit mois de souffrances et de ténèbres intérieures avec un abandon héroïque. C'est alors qu'elle prononça les paroles qui ont fait le tour du monde : « Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre » ; « après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses ». Sa petite voie, disait-elle, était celle de l'enfance spirituelle, de la confiance et de l'abandon. Elle s'éteignit le 30 septembre 1897, à vingt-quatre ans, murmurant : « Mon Dieu, je vous aime. »
Son autobiographie, l'Histoire d'une âme, écrite par obéissance, se répandit en peu d'années dans le monde entier. Devant l'universel et prodigieux essor de son culte et les miracles obtenus par son intercession, le Saint-Siège dispensa du délai ordinaire : Pie XI la béatifia en 1923 et la canonisa en 1925, la donnant en 1927 pour patronne céleste de toutes les missions, aux côtés de saint François Xavier. Bien que canonisée récemment, elle appartient tout entière à la piété traditionnelle, et sa fête figure au Missel de 1962 au 3 octobre. On la rapproche volontiers de l'autre grande carmélite, sainte Thérèse d'Avila, sa mère dans l'ordre. Pour connaître plus en détail sa vie, voyez notre notice sur sainte Thérèse de Lisieux.
Questions Fréquentes
Comment faire une neuvaine à sainte Thérèse de Lisieux ?
Priez neuf jours de suite, à heure fixe. Chaque jour, récitez la prière de tous les jours, lisez la méditation et dites la supplication du jour, puis trois Ave et un Gloria, et concluez par la prière finale et le Souvenez-vous. Exprimez une intention précise et confiez-en l'issue à Dieu.
Qu'est-ce que la neuvaine miraculeuse des roses ?
C'est la forme la plus connue, diffusée par le Père Putigan en 1925. On y demande à sainte Thérèse un signe — une rose — pour savoir que la prière est entendue, tout en récitant vingt-quatre Gloria en l'honneur des vingt-quatre années de sa vie. La rose est un signe d'amour, jamais une garantie automatique.
Pourquoi vingt-quatre « Gloire au Père » ?
Parce que Thérèse est morte à vingt-quatre ans. On rend grâce à la Très Sainte Trinité pour chacune de ces années où elle a répondu à l'amour de Dieu.
Quand faut-il commencer la neuvaine ?
À tout moment de l'année. Pour l'achever à la veille de sa fête, commencez le 24 septembre afin de finir le 2 octobre ; pour la terminer le jour même de la fête, le 3 octobre, commencez le 25 septembre.
Peut-on prier cette neuvaine pour une cause désespérée ?
Oui. Thérèse assurait qu'elle ne resterait pas inactive au Ciel tant qu'il y aurait des âmes à secourir. On lui confie donc les guérisons, les conversions et les situations humainement sans issue, en demandant toujours « ce qui est conforme à la volonté de Dieu ».
Faut-il vraiment recevoir une rose ?
Non. Recevoir une rose, ou une image de rose, est un signe que bien des fidèles ont obtenu ; mais l'exaucement d'une prière ne se mesure pas à un signe sensible. Dieu répond parfois autrement, et toujours pour le plus grand bien de l'âme.
Où trouver le texte de la neuvaine en PDF ou à imprimer ?
Le texte de cette page est complet et s'imprime tel quel : la prière de tous les jours, les neuf jours, la prière finale et le Souvenez-vous. Notre application les propose déjà réunis, prêts à prier chaque jour, avec un rappel discret pour ne pas rompre la neuvaine.
Une feuille imprimée s'égare ; l'application Iter Fidei garde la prière à portée de main, jour après jour, avec un rappel quotidien et l'audio en latin. Rejoignez l'accès anticipé ici.
En quoi consiste la « petite voie » de Thérèse ?
C'est le chemin de l'enfance spirituelle : reconnaître sa petitesse, renoncer aux grands exploits, et se laisser porter par Dieu comme un enfant, en offrant par amour les plus petites choses de chaque jour. C'est le cœur de sa sainteté, et le fruit le plus précieux de sa neuvaine.
Priez chaque jour de cette neuvaine avec l'application Iter Fidei, qui vous accompagne dans la « petite voie » de sainte Thérèse et vous rappelle fidèlement l'heure de la prière. Rejoignez l'accès anticipé ici.
Sources. Sainte Écriture (traduction de l'abbé Fillion) ; Butler's Lives of the Saints, notice de sainte Thérèse de Lisieux ; sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, Histoire d'une âme ; Missel romain de 1962, oraison de la fête du 3 octobre ; prières de la neuvaine selon des usages de dévotion répandus dans le monde hispanique ; Souvenez-vous de Mère Isabelle du Sacré-Cœur, Carmel de Lisieux.