Les Neuvaines
Neuvaine à sainte Philomène
Le texte complet de la neuvaine à sainte Philomène d'après le P. Paul O'Sullivan, la chère petite sainte du Curé d'Ars : la prière quotidienne, les neuf jours, les variantes pour les causes désespérées, et comment la réciter.

Sainte Philomène, que le saint Curé d'Ars appelait sa « chère petite sainte », est une jeune fille que l'on tint au XIXe siècle pour une vierge et martyre des premiers siècles, et que la piété a invoquée avec ferveur pour les causes désespérées, la guérison des malades, la pureté et la conversion des cœurs.
On la prie en toute saison, mais la neuvaine peut se faire du 2 au 10 août, avant le 11 août, jour où sa fête se célébrait là où le Saint-Siège l'avait concédée, jusqu'à sa suppression en 1961. Voici le texte de la neuvaine d'après le R.P. Paul O'Sullivan, o.p. (ouvrage muni du Nihil obstat et de l'Imprimatur), une composition de dévotion sans texte liturgique, avec la prière que l'on répète chaque jour, les méditations des neuf jours, et les variantes que l'on cherche le plus souvent.
Le texte complet de la neuvaine à sainte Philomène
Cette neuvaine se compose d'une prière commune, que l'on récite chaque jour, suivie de la méditation propre au jour où l'on se trouve. Si vous ne savez pas encore ce qu'est cette forme de prière ni comment elle s'ordonne, lisez d'abord notre présentation de la neuvaine et notre explication de ce qu'est une neuvaine.
Prière commune, à réciter chaque jour
Après le signe de la croix, on se recueille un instant, puis on récite :
Ô sainte Philomène, daignez prier pour moi pendant cette neuvaine faite en votre honneur. Vous savez ce que j'espère de votre intercession.
(Exprimez ici, dans les termes que vous voudrez, la faveur que vous désirez obtenir — la même durant les neuf jours.)
Sainte Philomène, en qui le saint Curé d'Ars mettait toute sa confiance, moi aussi j'ai confiance en vous ! Sainte Philomène, Vierge et Martyre, priez pour nous.
On récite ensuite un Pater, un Ave et un Gloria Patri, puis la méditation du jour.
Jour 1
Par la pensée, ô sainte Philomène, je descends en cette catacombe romaine où vos restes sacrés sont demeurés ensevelis pendant des siècles. Je vénère ces reliques d'une Vierge martyre des premiers temps de l'Église, puis je lis sur les trois briques qui fermaient votre tombeau cette suave inscription : PAX TECUM FILUMENA ! La paix soit avec toi, fille de lumière. Sainte Philomène, votre nom signifie Bien-aimée. Oui, en vérité, vos précoces vertus, votre pureté virginale, votre courage dans le sacrifice vous ont valu d'être ici-bas, avant même de l'être au Ciel, une de ces âmes que Jésus aima particulièrement. Et à présent, après votre immolation sanglante, vous reposez dans la paix, dans l'éternelle paix !
Ô sainte Philomène, obtenez-moi de fuir le péché, de rester dans la grâce de Dieu et de posséder ainsi toujours la paix de la bonne conscience, afin que moi-même j'aie une place privilégiée dans le cœur de mon Dieu.
Jour 2
Ô sainte Philomène, ce n'est qu'à l'aurore du dix-neuvième siècle que votre humble tombe est sortie, comme par hasard, de l'oubli. Jusque-là, on avait ignoré jusqu'à votre existence et à votre nom. Comment s'est passée votre existence sur la terre ? Nous l'ignorons. Nous savons seulement qu'elle s'acheva en peu d'années, et qu'elle fut humble comme votre tombeau. Oh ! la vie cachée, la vie modeste et obscure, comme vous la relevez aux yeux du chrétien ! C'est la vie de Jésus à Nazareth, et ce fut la vôtre, douce Vierge martyre.
Apprenez-moi à l'apprécier et à l'aimer. Faites-moi mépriser et fuir, comme elles le méritent, les vanités d'un monde coupable. Qu'à votre exemple je m'attache à mes devoirs d'état, si humbles, si laborieux soient-ils, afin qu'en les remplissant j'accomplisse, moi aussi, la divine Volonté.
Jour 3
Ô sainte Philomène, l'Église vous a décerné le titre de Vierge. Vous avez été immolée au printemps de votre vie, et vous étiez restée pure au milieu d'un monde païen corrompu et corrupteur. Vous êtes comme un beau lys ensanglanté dont le parfum, traversant les âges, est parvenu jusqu'à nous. N'est-ce pas même votre amour de la virginité qui vous fit accepter si généreusement le martyre ?
Les temps où nous vivons, ô petite Sainte, sont-ils moins mauvais que ceux où vous avez vécu ? À combien de dangers ne sont pas exposées les âmes croyantes ! Gardez-moi au milieu de ce monde. Donnez-moi en même temps l'amour de la prière, qui écarte les périls et qui, comme le disait votre saint ami le Curé d'Ars, « rend une âme pure toute-puissante sur le cœur si bon de Notre-Seigneur ».
Jour 4
Ô sainte Philomène, avec le titre de Vierge, l'Église vous a décerné le titre de Martyre. Cette palme, peinte sur votre tombe, prouve en effet que vous avez bien donné à Jésus-Christ le témoignage suprême de l'amour. À treize ans vous avez quitté la terre, alors que la vie vous souriait, pleine de promesses ; mais pour éviter la mort il eût fallu renier Dieu, et vous ne l'avez pas voulu.
Sainte Martyre, vous nous apprenez le prix de notre âme et combien précieux est le trésor de notre foi. Vous nous apprenez encore que nous devons tout endurer, tout souffrir plutôt que d'abandonner nos pratiques religieuses et l'obéissance aux lois de l'Église. Obtenez-moi la force dans les épreuves, dans les peines, dans les maladies, avec le courage de faire, pour l'amour de Dieu, tous les sacrifices nécessaires.

Jour 5
Ô sainte Philomène, c'est dans le sanctuaire de Mugnano, en Italie, que vous avez d'abord manifesté votre bienveillant pouvoir. À peine vos restes précieux y furent-ils honorés que les miracles dus à votre intercession se multiplièrent. C'est au pied de votre reliquaire que fut guérie, en particulier, une mourante amenée de France, celle-là même qui avait fondé à Lyon l'œuvre admirable de la Propagation de la Foi. Cette guérison poussa le souverain Pontife Grégoire XVI à approuver votre culte déjà si répandu. « C'est une grande Sainte », avait déjà dit de vous le pape Léon XII.
Oui, ô bien-aimée du Christ, nous le croyons, vous êtes vraiment une grande Sainte. Un village de la terre de France, Ars, a été aussi le témoin de vos prodiges. Votre puissance n'a point diminué : passez donc votre Ciel à faire du bien sur la terre, et jetez un regard de compassion sur ceux qui, aujourd'hui encore, n'attendent leur guérison que du Ciel.
Jour 6
Ô sainte Philomène, pendant trente années, un prêtre de France que l'Église a canonisé, le Curé d'Ars, n'a cessé de vous invoquer et de vous faire invoquer. Il vous appelait sa chère petite Sainte, son consul, sa chargée d'affaires près de Dieu. C'est par vous que saint Jean-Marie Vianney a obtenu de Dieu des grâces et des miracles sans nombre. À sa demande, vous guérissiez les corps, vous convertissiez les âmes. En vérité, vous paraissiez lui obéir comme un enfant à son père.
Une prière fervente, ô douce Vierge Martyre, trouve toujours le chemin de votre cœur. C'est pourquoi, m'inspirant de l'exemple du saint Curé d'Ars, je fais instance auprès de vous. Vous mettiez parfois sa patience à l'épreuve : si vous voulez éprouver ma foi, donnez-moi, avec la persévérance dans la prière, la confiance assurée que Dieu, prié par vous, m'accordera la grâce la meilleure.
Jour 7
Ô sainte Philomène, il est conté dans la vie du saint Curé d'Ars que vous lui apparaissiez pour le réconforter au milieu des luttes qu'il avait à soutenir contre l'enfer. Vous descendiez vers lui du Ciel, belle et lumineuse, lui apportant un reflet des divines splendeurs. Ne disait-il pas en son langage simple : « Avec la sainte Vierge et sainte Philomène, nous nous connaissons bien » ?
Vaillante Martyre, moi aussi je désire vous bien connaître, vous et la Vierge bénie qui écrase la tête du serpent infernal. Satan multiplie les assauts contre les âmes baptisées ; il en veut spécialement aux âmes des plus petits. Ô petite sainte du Curé d'Ars, rendez sa rage impuissante. Donnez-moi une horreur toujours plus grande du péché, afin qu'il n'ait sur moi aucun empire. Fortifiez-moi au milieu des tentations et donnez-moi la victoire.
Jour 8
Ô sainte Philomène, du monde disparaîtraient peu à peu les vérités de l'Évangile si, de temps en temps, Dieu ne nous les montrait vivantes dans une âme pleine de foi. Au sortir de la grande révolution qui accumula tant de ruines, vous avez été comme la messagère de Dieu et l'apôtre du surnaturel. En beaucoup d'âmes, vos prodiges ont rallumé ou ranimé la foi.
Votre mission, ô Vierge du Christ, n'est pas achevée encore. Le désir des jouissances, les passions mauvaises, les doctrines perverses ont exercé leurs ravages en trop d'âmes de notre temps et de notre pays. Des hommes s'acharnent à chasser la religion consolatrice du cœur des humbles et des petits. Combattez, je vous en prie, leur action perverse ; faites que moi-même j'exerce autour de moi une chrétienne et salutaire influence.
Jour 9
Ô sainte Philomène, après les épreuves de la terre, après les tourments du martyre, là-haut vous reposez dans la paix. Vous jouissez de la vision sans fin de Dieu que vous avez tant aimé. De toutes vos peines, de toutes vos souffrances, il ne vous reste plus que la joie de les avoir acceptées généreusement, et une éternelle gloire. Que vous êtes heureuse !
Pour moi, c'est encore l'exil loin de la maison de notre Père. Voyez les regards de mon cœur dirigés vers vous. Écoutez ma prière fervente. Cette neuvaine ne s'achèvera pas sans que je vous supplie, ô douce et puissante Philomène, de me continuer votre aide et votre protection. Par vous, j'implore la grâce finale, le bonheur de contempler, avec vous et le saint Curé d'Ars, Celui qui fait au Ciel les éternelles délices des élus.
Oraison finale, chaque jour
On achève chaque jour de la neuvaine par ce verset et par l'oraison propre de sainte Philomène, approuvée avec son culte par Grégoire XVI en 1837 (le texte latin suit la traduction) :
V. Priez pour nous, sainte Philomène.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.Prions. Ô Dieu, dispensateur de tous les biens, qui avez consacré dans votre servante Philomène la palme du martyre avec la fleur de la virginité : unissez nos âmes à vous par la charité, à son intercession, afin que, délivrés des périls, nous obtenions les récompenses éternelles. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Deus, omnium largitor bonorum, qui in famula tua Philumena cum virginitatis flore martyrii palmam consecrasti: mentes nostras eius intercessione tibi caritate coniunge, ut amotis periculis praemia consequamur aeterna. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
Les variantes de la neuvaine
Selon l'intention que l'on porte, on peut ajouter à la prière commune l'une des invocations ci-dessous.
Pour une cause désespérée ou une grâce difficile
Sainte Philomène passe pour la « thaumaturge du dix-neuvième siècle » : c'est aux causes humainement perdues, aux maladies déclarées incurables, aux situations sans issue qu'on la recommande de préférence. Pour ces intentions, on insiste sur la prière commune en précisant sa demande, et l'on ajoute, répétée avec instance, l'invocation que l'on dit sur les grains rouges de sa « Petite Couronne » (nous la donnons en traduction) :
Salut, ô sainte Philomène, que je reconnais, après Marie, comme mon avocate auprès du divin Époux ; intercédez pour moi maintenant et à l'heure de ma mort. Sainte Philomène, fille bien-aimée de Jésus et de Marie, priez pour nous qui avons recours à vous.
Pour une cause désespérée, on peut aussi joindre à cette neuvaine celle de deux grandes patronnes des situations sans issue : sainte Rita et saint Jude.
Pour la guérison des malades
Sainte Philomène est invoquée pour les malades et les infirmes : les guérisons de Mugnano et d'Ars ont fait sa renommée. Pour un malade, on récite la neuvaine à son intention, en nommant le malade dans la prière commune, et l'on termine chaque jour par l'oraison propre de la Sainte donnée plus haut. On la joindra utilement à la prière de guérison.
Pour obtenir la pureté
C'est la grâce que l'on demande le plus volontiers à la petite martyre, elle qui préféra mourir plutôt que de renier Dieu et de perdre sa virginité. Les méditations des troisième et septième jours sont tout entières tournées vers cette intention ; on peut les relire chaque jour de la neuvaine.
Version courte
Pour ceux qui manquent de temps ou qui veulent une invocation à répéter dans la journée, il suffit de dire la prière commune, puis l'invocation seule : Sainte Philomène, Vierge et Martyre, priez pour nous, répétée trois fois.
Texte à imprimer (PDF)
Beaucoup cherchent la neuvaine « en PDF » ou « à imprimer », pour la glisser dans un missel ou la réciter en famille. Le texte ci-dessus est complet : il suffit de le copier ou de l'imprimer pour disposer des neuf jours et des principales prières. Dans notre application Iter Fidei, la neuvaine est déjà mise en page jour par jour, avec un rappel quotidien, de sorte que vous n'avez rien à imprimer pour la suivre fidèlement.
Une feuille imprimée s'égare ; l'application Iter Fidei garde la prière à portée de main, jour après jour, avec un rappel quotidien et l'audio en latin. Rejoignez l'accès anticipé ici.
Comment réciter cette neuvaine
Une neuvaine, ce sont neuf jours de prière consécutifs. On choisit son intention, on la confie à sainte Philomène, et l'on récite chaque jour, sans interrompre, la prière commune, un Pater, un Ave, un Gloria Patri, puis la méditation du jour correspondant.
- Quand la commencer ? On peut la faire en tout temps, dès qu'un besoin se présente. On peut la réciter du 2 au 10 août, afin de s'achever la veille du 11 août, ancienne date de sa fête (supprimée en 1961).
- Où et comment ? De préférence à heure fixe, le matin ou le soir, seul ou en famille, devant une image de la Sainte si l'on en possède une. Beaucoup allument un cierge devant son image pendant les neuf jours : c'est un usage pieux, expression de la prière qui « brûle » sans interruption, et non une pratique obligatoire ou magique.
- Après la neuvaine : on remercie sainte Philomène, que la grâce demandée soit accordée ou non, car Dieu sait mieux que nous ce qui convient à notre salut. On peut prolonger la dévotion par le chapelet de sainte Philomène ou par sa litanie.
Si vous débutez dans la prière, notre article comment prier vous donnera les dispositions du cœur qui rendent toute neuvaine féconde.
Qui était sainte Philomène ? L'histoire de la dévotion
L'histoire de sainte Philomène est singulière : sa dévotion est née d'une découverte. Les 24 et 25 mai 1802, en explorant la catacombe de Priscille, à Rome, on mit au jour le tombeau d'une jeune fille. Trois carreaux de terre cuite le fermaient, portant, peints en rouge et accompagnés des symboles du martyre — l'ancre, la palme, le lys, le fouet, la flèche —, une inscription qui, une fois les tuiles remises dans l'ordre, se lisait : PAX TECUM FILUMENA, « Que la paix soit avec toi, Philomène ». On y trouva aussi une fiole du sang des martyrs. Tout indiquait une vierge et martyre des premiers siècles, morte, selon la tradition qui se forma, vers l'âge de treize ans, plutôt que de renoncer à sa foi et à sa pureté.

Les reliques furent transférées en 1805 à Mugnano del Cardinale, dans le royaume de Naples. Aussitôt, les miracles s'y multiplièrent : guérisons, conversions, faveurs de toute sorte, au point que le sanctuaire devint un des grands lieux de pèlerinage de l'Italie. Le fait le plus retentissant fut la guérison, en 1835, de Pauline Jaricot, la Lyonnaise fondatrice de l'Œuvre de la Propagation de la Foi, venue mourante jusqu'au tombeau et repartie guérie. Le pape Grégoire XVI, qui avait reçu Pauline Jaricot mourante avant son départ pour Mugnano, tint cette guérison pour un miracle de premier ordre et autorisa officiellement le culte de la Sainte le 30 janvier 1837 et fixa sa fête au 11 août. Déjà Léon XII avait dit d'elle : « C'est une grande Sainte. »
C'est en France, surtout, que sa gloire s'épanouit, par le ministère du saint Curé d'Ars. Saint Jean-Marie Vianney lui voua une dévotion sans égale, éleva une chapelle en son honneur, et attribuait à sa « chère petite sainte » les innombrables guérisons obtenues à Ars. Il l'appelait familièrement son « consul », sa « chargée d'affaires près de Dieu », et disait : « Avec la sainte Vierge et sainte Philomène, nous nous connaissons bien. » Beaucoup de fidèles la joignent aujourd'hui encore à leur dévotion au saint Curé d'Ars. Sainte Philomène demeure ainsi, avec les saints incorruptibles et les grands thaumaturges, un témoin éclatant de la puissance de Dieu par le canal de ses reliques.

Un mot de vérité s'impose. La fête de sainte Philomène n'a jamais figuré au calendrier universel : elle était célébrée là où le Saint-Siège l'avait concédée. En 1961, la Sacrée Congrégation des Rites ordonna de la retirer de tous les calendriers liturgiques : les critères de la science historique ne permettaient pas d'établir avec certitude l'identité de la jeune martyre ni les détails de sa vie, connus seulement par des révélations privées postérieures. Sa fête ne se célèbre donc plus à la messe ni à l'Office, et elle est absente des livres liturgiques de 1962. Cette mesure ne fut cependant pas une condamnation de la dévotion privée : on peut toujours l'invoquer, faire sa neuvaine et vénérer ses reliques, comme le fit le saint Curé d'Ars.
Questions Fréquentes
Comment faire la neuvaine à sainte Philomène ?
Pendant neuf jours consécutifs, récitez la prière commune (« Daignez prier pour moi pendant cette neuvaine… »), en y insérant votre intention précise, puis un Pater, un Ave, un Gloria Patri, et enfin la méditation du jour correspondant. Ne sautez aucun jour : la neuvaine tire sa force de la persévérance.
Comment réciter la neuvaine à sainte Philomène ?
De préférence à heure fixe, le matin ou le soir, dans le recueillement, devant une image de la Sainte si vous en avez une. On récite d'abord la partie commune, puis la méditation propre au jour. Beaucoup y ajoutent le chapelet ou la litanie de sainte Philomène. Le cierge que l'on allume est un pieux usage, non une obligation.
Quand faire la neuvaine à sainte Philomène ?
En tout temps, dès qu'une intention pressante se présente. On peut la faire du 2 au 10 août, pour l'achever la veille du 11 août, ancienne date de sa fête (supprimée en 1961).
Pour quelles intentions prie-t-on sainte Philomène ?
On l'invoque surtout pour les causes désespérées, les maladies graves ou incurables, la conversion des pécheurs, la protection de la jeunesse et des innocents, et pour obtenir la pureté du cœur. Le Curé d'Ars la disait puissante « pour toutes les grâces ».
Sainte Philomène a-t-elle vraiment existé ?
Le tombeau de la catacombe de Priscille, son inscription et ses symboles ont été tenus au XIXe siècle pour ceux d'une jeune martyre des premiers siècles. Les détails de sa vie, en revanche, ne nous sont connus que par des révélations privées et n'ont pas la certitude de l'histoire ; c'est pourquoi la Sacrée Congrégation des Rites fit retirer sa fête des calendriers liturgiques en 1961. La dévotion privée envers elle n'a pas été condamnée.
Peut-on trouver la neuvaine à sainte Philomène en PDF ou à imprimer ?
Oui : le texte ci-dessus est complet et peut être imprimé tel quel pour disposer des neuf jours et des principales prières. Dans l'application Iter Fidei, la neuvaine est déjà présentée jour par jour, avec un rappel quotidien, sans qu'il soit besoin de l'imprimer.
Plutôt qu'une feuille volante, emportez-la dans l'application Iter Fidei : le texte de chaque jour, un rappel à l'heure que vous choisissez, hors connexion, en latin et en français. Rejoignez l'accès anticipé ici.
Qu'est-ce que le chapelet ou la « Petite Couronne » de sainte Philomène ?
C'est un petit chapelet composé de trois grains blancs, en l'honneur de la Sainte Trinité et de sa virginité, et de treize grains rouges, pour les treize années de sa vie et son martyre. On y récite le Symbole des Apôtres, trois Pater, puis treize fois l'invocation « Salut, ô sainte Philomène… ». Voyez notre article sur le chapelet pour la manière de prier ce genre de couronne.
Faut-il une bougie ou une image particulière ?
Non. La bougie et l'image aident la dévotion et soutiennent l'attention, mais elles ne sont ni requises ni « efficaces » par elles-mêmes. Ce que Dieu regarde, c'est la foi et la persévérance de celui qui prie, non l'appareil extérieur.
Retrouvez la neuvaine à sainte Philomène, jour par jour, avec un rappel quotidien pour ne manquer aucun des neuf jours, dans l'application Iter Fidei. Rejoignez l'accès anticipé ici.
Sources. R.P. Paul O'Sullivan, o.p., Sainte Philomène, la « chère petite Sainte » du Curé d'Ars (avec Nihil Obstat et Imprimatur), d'où est tiré le texte de la neuvaine ; oraison Deus, omnium largitor bonorum, approuvée avec le culte par Grégoire XVI (30 janvier 1837) ; Butler's Lives of the Saints pour la vie du saint Curé d'Ars.