Les Saints
Saint Antoine le Grand, père des moines (17 janvier)
Saint Antoine le Grand, ermite d'Égypte mort en 356 à cent cinq ans : sa vie racontée par saint Athanase, ses combats contre le démon, ses miracles, le cochon, la clochette et le feu de saint Antoine, sa fête du 17 janvier au calendrier de 1962 et sa prière.
Saint Antoine le Grand, appelé aussi saint Antoine abbé ou saint Antoine l'Ermite, est le moine égyptien qui, à la fin du IIIe siècle, quitta tous ses biens pour vivre au désert dans la prière et la pénitence ; il mourut en 356 à l'âge de cent cinq ans. Sa vie, écrite par son ami saint Athanase, a fait de lui le père de tous les moines, en Orient comme en Occident. Au calendrier traditionnel de 1962, sa fête se célèbre le 17 janvier, comme fête de IIIe classe.
Qui est saint Antoine le Grand ?
Antoine naquit en 251 dans un village d'Égypte nommé Côma, au sud de Memphis. Ses parents étaient chrétiens et de famille noble, dit le Bréviaire romain ; ils le gardèrent à la maison, si bien qu'il ne reçut pas l'instruction lettrée de son temps et ne savait lire que sa propre langue. Il perdit son père et sa mère avant l'âge de vingt ans et se trouva à la tête d'un domaine considérable, avec la charge d'une sœur plus jeune.
Six mois plus tard, entrant à l'église, il entendit lire l'Évangile du jeune homme riche : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le Ciel ; puis viens, et suis-Moi » (Matthieu 19, 21, traduction Fillion). Le Bréviaire dit qu'il reçut cette parole comme si elle lui était adressée personnellement.
Il donna ses meilleures terres aux gens de son village, vendit le reste et en distribua le prix aux pauvres, ne gardant que le nécessaire pour sa sœur et pour lui. Peu après, entendant cette autre parole : « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain » (Matthieu 6, 34), il donna aussi ce qu'il avait gardé, et confia sa sœur à une maison de vierges consacrées. Butler fait remarquer que c'est communément tenu pour la plus ancienne mention connue d'un monastère de femmes.
Le grand témoin de sa vie est saint Athanase d'Alexandrie, qui l'avait connu et qui écrivit sa Vie peu après sa mort. Ce petit livre fit le tour de l'Empire. Saint Augustin raconte dans ses Confessions (livre VIII) comment un ami, Ponticien, lui parla d'Antoine, « le moine égyptien dont le nom était en grand honneur parmi vos serviteurs », et de deux officiers de l'empereur qui, à Trèves, ayant trouvé un exemplaire de cette Vie, quittèrent le monde après l'avoir lue. Le récit compta dans sa propre conversion.
La vie de saint Antoine au désert
Les premières années et les tentations
Antoine commença sa vie d'ascète vers 272, près de son village, à l'école d'un vieillard qui menait la vie solitaire dans le voisinage. Le travail des mains, la prière et la lecture faisaient toute son occupation ; dès qu'il entendait parler d'un homme vertueux, il allait le trouver pour apprendre de lui. Le Bréviaire résume : il voulait imiter en chacun la vertu où il excellait.
Le démon l'attaqua d'abord par le regret : il lui représentait le bien qu'il aurait pu faire avec sa fortune et la dureté de sa vie présente, ruse ordinaire, note Butler, pour dégoûter une âme de la vocation que Dieu lui a donnée. Puis il le harcela jour et nuit d'images impures. Antoine lui opposa la garde des sens, le jeûne et la prière. Il ne mangeait que du pain avec un peu de sel, ne buvait que de l'eau, jamais avant le coucher du soleil, et parfois une seule fois en trois ou quatre jours ; il dormait sur une natte ou à même le sol.
Pour chercher une solitude plus grande, il se retira dans un ancien tombeau, où un ami lui apportait du pain de temps à autre. Là, selon le récit d'Athanase repris par Butler, le démon l'assaillit de façon visible et le frappa si cruellement que son ami le trouva étendu presque mort. Revenu à lui, Antoine s'écria : « Où étiez-vous, mon Seigneur et mon Maître ? Pourquoi n'étiez-vous pas là dès le commencement du combat ? » Une voix lui répondit : « Antoine, j'étais là tout le temps ; je te regardais combattre ; et parce que tu as résisté avec courage, je te protégerai toujours et je rendrai ton nom célèbre par toute la terre. »
Vingt ans sur la montagne
Vers 285, à trente-cinq ans, il traversa le Nil et s'établit dans des ruines au sommet d'une montagne, où il vécut près de vingt ans, ne voyant guère que l'homme qui lui apportait du pain tous les six mois. Vers 305, cédant aux instances de ceux qui voulaient vivre sous sa conduite, il descendit et fonda son premier monastère, dans le Fayoum : des cellules dispersées plutôt qu'un couvent, qu'il visitait sans s'y fixer. Plus tard il en organisa un autre, à Pispir, près du Nil, avant de se retirer sur une montagne d'accès difficile près de la mer Rouge, le mont Kolzim, où il passa la fin de sa vie.
Sa règle de vie était simple. Six onces de pain trempé dans l'eau, parfois quelques dattes, et dans sa vieillesse un peu d'huile ; et pourtant il paraissait vigoureux et toujours joyeux, au point que les étrangers le reconnaissaient au milieu de ses disciples à la paix de son visage. Il recommandait de donner au corps le moins de temps possible, mais il ne mettait pas la perfection dans la mortification : il la mettait dans l'amour de Dieu.
Un jour, découragé de ne pouvoir soutenir une contemplation continuelle, il vit en vision un ange qui tressait des nattes de feuilles de palmier, se levait pour prier, puis se rasseyait pour travailler, et qui lui dit : « Fais ainsi, et tu trouveras du soulagement. » Saint Athanase précise qu'Antoine continuait à prier pendant son travail. Une autre fois, il vit la terre entière couverte de pièges et s'écria en tremblant : « Qui donc, Seigneur, pourra leur échapper ? » Une voix répondit : « L'humilité, Antoine. »
Alexandrie, les martyrs et les ariens
En 311, quand la persécution de Maximin reprit, Antoine descendit à Alexandrie pour soutenir les martyrs. Il parut en public dans sa tunique blanche en peau de mouton, sous les yeux du gouverneur, mais sans jamais se dénoncer ni provoquer les juges, comme le faisaient imprudemment certains.
Il avait les hérétiques en horreur, au point, dit le Bréviaire, de refuser même de s'approcher d'eux, surtout des ariens. Vers 355, à la demande des évêques, il fit le voyage d'Alexandrie pour réfuter l'arianisme : il y prêcha que le Fils de Dieu n'est pas une créature, mais qu'il est de la même substance que le Père, la foi que proclame le Credo de Nicée. Tout le peuple accourait ; les païens eux-mêmes disaient : « Nous voulons voir l'homme de Dieu. » Le gouverneur le priant de rester, il répondit : « Comme les poissons meurent hors de l'eau, ainsi le moine dépérit hors de sa solitude. »
Vers 337, l'empereur Constantin et ses fils lui écrivirent pour se recommander à ses prières. Ses moines s'en étonnaient : « Ne vous étonnez pas, leur dit-il, qu'un empereur nous écrive, lui qui est un homme comme moi ; étonnez-vous plutôt que Dieu nous ait écrit, et qu'il nous ait parlé par son Fils. »
La mort du père des moines
Antoine annonça sa mort et refusa de mourir au milieu de ses disciples, qui le pressaient en pleurant. Retiré sur sa montagne avec deux d'entre eux, Macaire et Amathas, il leur ordonna de l'enterrer en secret, pour que son corps ne devienne pas l'objet d'un culte indiscret : « Au jour de la résurrection, je le recevrai incorruptible de la main du Christ. » Il légua l'une de ses peaux de mouton et son manteau à l'évêque Athanase, en signe de sa communion de foi avec lui, l'autre peau à l'évêque Sérapion, et son cilice à ses deux disciples. « Adieu, mes enfants. Antoine s'en va, et il ne sera plus avec vous. » Puis il étendit les pieds et rendit l'esprit paisiblement.
C'était en 356, le 17 janvier selon les plus anciens martyrologes ; le Bréviaire dit qu'il avait cent cinq ans. Jusqu'à cet âge extrême, il avait gardé la même ferveur, sans maladie, la vue intacte et sans avoir perdu une seule dent. Le Bréviaire conclut qu'il laissait « d'innombrables imitateurs de son institut » : c'est de lui que procède la vie monastique, que saint Benoît organisera en Occident près de deux siècles plus tard.
Les miracles de saint Antoine le Grand
Saint Athanase rapporte de nombreuses guérisons obtenues par sa prière, ainsi que des visions et des révélations. Il raconte qu'en reconduisant Antoine jusqu'aux portes d'Alexandrie, il le vit délivrer une jeune fille possédée. Il ajoute que personne ne venait le voir dans l'affliction sans repartir consolé. Le Bréviaire note que sa réputation auprès des démons était telle qu'en Égypte beaucoup de possédés étaient délivrés par la seule invocation de son nom.
Après sa mort, ses restes furent, croit-on, découverts vers 561 et transportés à Alexandrie, puis à Constantinople, et enfin en France, au pays de Vienne. Selon la tradition dauphinoise, un seigneur du pays les rapporta de Constantinople vers 1070 et les déposa à La Motte, village qui prit ensuite le nom de Saint-Antoine (aujourd'hui Saint-Antoine-l'Abbaye, en Isère). Les Bollandistes ont publié le récit de nombreux miracles obtenus par son intercession, en particulier contre le feu de saint Antoine, appelé aussi mal des ardents, une maladie qui ravagea l'Europe à cette époque et que l'on attribue aujourd'hui à l'ergot du seigle.
Vers 1095 fut fondée auprès de ses reliques une confrérie hospitalière, devenue l'ordre des Hospitaliers de Saint-Antoine, ou Antonins, voué aux malades atteints de ce mal. C'est de ces religieux que viennent la plupart des signes avec lesquels on représente le saint.
Le cochon, la clochette et le tau : les attributs de saint Antoine
Dans l'art, saint Antoine le Grand porte presque toujours un bâton ou une croix en forme de T (le tau), une clochette, un cochon, et parfois un livre ou des flammes. Butler en donne l'explication :
- Le tau, cette forme égyptienne de la croix, rappelle peut-être son grand âge et son autorité d'abbé, ou plus probablement l'usage constant qu'il faisait du signe de la croix contre les démons.
- Le cochon représentait d'abord le démon vaincu. Au XIIe siècle, il prit un autre sens : les Antonins avaient obtenu en bien des lieux le droit de faire paître gratuitement leurs porcs dans les bois, et leurs troupeaux devinrent familiers des campagnes.
- La clochette s'attachait au cou de leurs truies, ou annonçait le passage de leurs frères quêteurs ; elle devint l'emblème de l'ordre, puis de son patron.
- Le livre évoque le « livre de la nature » qui, disait-il, lui tenait lieu de bibliothèque.
- Les flammes désignent le feu de saint Antoine, contre lequel on l'invoquait.
Saint Antoine, patron des animaux
Sans doute à cause du cochon, dit Butler, on prit l'habitude de l'invoquer comme patron des animaux domestiques et du bétail, et des corporations, comme celles des bouchers et des brossiers, se placèrent sous sa protection. Le Rituel romain contient une bénédiction des chevaux et autres animaux dont deux oraisons invoquent saint Antoine ; la coutume populaire la rattache à sa fête du 17 janvier. Cette bénédiction est réservée au prêtre ; la deuxième oraison est donnée plus bas.
Les paroles de saint Antoine le Grand
Plusieurs de ses enseignements nous sont parvenus par saint Athanase et les écrivains du désert :
- Il recommandait à ses moines de se dire chaque matin qu'ils ne vivraient peut-être pas jusqu'au soir, et chaque soir qu'ils ne verraient peut-être pas le matin, et de faire chaque action comme si elle était la dernière de leur vie.
- Le Bréviaire lui prête cette exhortation : « Croyez-moi, mes frères, Satan redoute les veilles des hommes pieux, leurs prières, leurs jeûnes, la pauvreté volontaire, la miséricorde et l'humilité, et surtout l'amour ardent du Christ notre Seigneur ; au seul signe de sa très sainte croix, il s'enfuit sans force. »
- À des philosophes qui lui demandaient comment il pouvait vivre sans livres, il répondit que la nature était son grand livre. À d'autres qui raillaient son ignorance, il demanda lequel venait en premier, du bon sens ou du savoir des livres ; ils répondirent : le bon sens. « Il suffit donc à lui seul », conclut Antoine.
- Il répétait que la connaissance de soi-même est le degré nécessaire pour s'élever à la connaissance et à l'amour de Dieu.
Quand fête-t-on saint Antoine le Grand ?
Au calendrier de 1962, que suit Iter Fidei, saint Antoine, abbé, est fêté le 17 janvier, jour de sa mort, comme fête de IIIe classe, avec ornements blancs. La messe est celle du commun des abbés, Os justi : « La bouche du juste méditera la sagesse, et sa langue proférera l'équité » (Psaume 36, 30, traduction Fillion). L'Évangile, tiré de saint Luc (12, 35-40), appelle à la vigilance : « Que vos reins soient ceints, et les lampes allumées dans vos mains » (traduction Fillion). Le calendrier réformé de 1969 a gardé la même date.
Saint Antoine est aussi nommé dans la litanie des saints, en tête des moines et des ermites : « Saint Antoine, priez pour nous », juste avant saint Benoît.
Saint Antoine le Grand et saint Antoine de Padoue
Il ne faut pas le confondre avec saint Antoine de Padoue, franciscain portugais mort en 1231, docteur de l'Église, fêté le 13 juin et invoqué pour retrouver les objets perdus. Antoine le Grand est le moine égyptien du IVe siècle ; le cochon, la clochette et le tau sont les siens, tandis qu'Antoine de Padoue porte l'Enfant Jésus et le lis.
Il faut aussi distinguer le saint des lieux qui portent son nom. Le monastère Saint-Antoine-le-Grand de Saint-Laurent-en-Royans, dans la Drôme, est un monastère orthodoxe fondé en 1978 et dépendant du monastère athonite de Simonos Petra : il n'est pas en communion avec l'Église catholique, même s'il vénère le même saint, qui vécut bien avant la séparation de l'Orient et de l'Occident.
Prière à saint Antoine le Grand
L'oraison de la messe du 17 janvier
L'oraison de sa fête est celle du commun des abbés, qui demande par son intercession ce que nos mérites ne peuvent obtenir.
Intercéssio nos, quǽsumus, Dómine, beáti Antónii Abbátis comméndet: ut, quod nostris méritis non valémus, ejus patrocínio assequámur. Per Dóminum nostrum Jesum Christum, Fílium tuum: qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum. Amen.
Que l'intercession du bienheureux Antoine, abbé, nous recommande auprès de vous, Seigneur, nous vous en prions : afin que ce que nous ne pouvons obtenir par nos mérites, nous l'obtenions par sa protection. Par notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous en l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
L'oraison du Rituel romain
Cette oraison de la bénédiction des animaux résume toute sa vie : un homme éprouvé par la tentation et gardé par Dieu.
Omnipotens sempiterne Deus, qui gloriosum beatum Antonium, variis tentationibus probatum, inter mundi huius turbines illaesum abire fecisti: concede famulis tuis; ut et praeclaro ipsius proficiamus exemplo, et a praesentis vitae periculis eius meritis et intercessione liberemur. Per Christum, Dominum nostrum. Amen.
Dieu tout-puissant et éternel, qui avez fait que le glorieux bienheureux Antoine, éprouvé par diverses tentations, sortît indemne des tourbillons de ce monde : accordez à vos serviteurs de profiter de son illustre exemple et d'être délivrés des périls de la vie présente par ses mérites et son intercession. Par le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.
L'invocation de la litanie des saints
Saint Antoine, priez pour nous.
Questions Fréquentes
Qui est saint Antoine le Grand ?
Un chrétien d'Égypte (251-356) qui donna tous ses biens aux pauvres pour vivre au désert dans la prière, le travail et la pénitence. Ses disciples furent si nombreux qu'on l'appelle le père des moines ; sa vie fut écrite par saint Athanase.
Pourquoi l'appelle-t-on « le Grand » ?
C'est le surnom que lui donne surtout la tradition orientale, pour le distinguer des autres Antoine et honorer en lui le premier maître de la vie monastique. Le calendrier romain l'appelle simplement saint Antoine, abbé.
Quand est la fête de saint Antoine le Grand ?
Le 17 janvier, jour de sa mort en 356. C'est une fête de IIIe classe au calendrier de 1962, et la date n'a pas changé dans le calendrier de 1969.
Pourquoi saint Antoine est-il représenté avec un cochon ?
Le cochon figurait d'abord le démon qu'il avait vaincu. À partir du XIIe siècle, il rappela aussi les troupeaux de porcs des Hospitaliers de Saint-Antoine, qui avaient obtenu le droit de les faire paître gratuitement dans les bois ; de là son patronage des animaux domestiques.
Qu'est-ce que le feu de saint Antoine ?
Le mal des ardents, une maladie qui fit de grands ravages en Europe au Moyen Âge et que l'on attribue à l'ergot du seigle. Les malades se rendaient auprès de ses reliques, en Dauphiné, et les Antonins se consacrèrent à les soigner.
Où furent portées les reliques de saint Antoine le Grand ?
Selon la tradition rapportée par Butler, elles passèrent d'Égypte à Alexandrie, puis à Constantinople, avant d'arriver en France, au pays de Vienne. La tradition dauphinoise les place, depuis la fin du XIe siècle, à Saint-Antoine-l'Abbaye, en Isère.
Saint Antoine le Grand et saint Antoine de Padoue, est-ce le même saint ?
Non. Antoine le Grand est un ermite égyptien mort en 356 et fêté le 17 janvier ; Antoine de Padoue est un franciscain mort en 1231 et fêté le 13 juin.
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Sources. Missel romain, 17 janvier, messe de saint Antoine, abbé, oraison Intercessio nos. Bréviaire romain, 17 janvier, leçons de saint Antoine. Rituel romain, appendice, bénédiction des chevaux et autres animaux. Sainte Bible, traduction de l'abbé Fillion (Psaume 36, 30 ; Matthieu 6, 34 ; 19, 21 ; Luc 12, 35). Alban Butler, Vies des saints, au 17 janvier. Saint Augustin, Confessions, livre VIII.