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Fulton Sheen élevé aux autels : le premier évêque né aux États-Unis proclamé bienheureux
Le 24 septembre à Saint-Louis, Mgr Fulton Sheen (1895-1979) est proclamé bienheureux, premier évêque né aux États-Unis élevé aux autels.

Le 24 septembre, à Saint-Louis, l'Église a élevé aux autels Mgr Fulton J. Sheen (1895-1979), proclamé bienheureux. Il devient le premier évêque né aux États-Unis à recevoir cet honneur. Sa cause, ouverte voici une vingtaine d'années, avait franchi son dernier obstacle romain au début de l'année 2026 ; il avait été déclaré vénérable par un décret du 28 juin 2012.
Ce que l'Église enseigne des saints
L'Église honore ceux qui règnent déjà avec le Christ. Le saint concile de Trente enseigne qu'il est bon et utile d'invoquer les saints et de vénérer leurs reliques, parce qu'ils offrent à Dieu leurs prières pour les hommes. Élever un serviteur de Dieu aux autels n'est pas flatter un homme : c'est confesser que la grâce a vaincu dans une chair mortelle. « Nous portons ce trésor dans des vases d'argile » (II Cor. IV, 7) : la sainteté ne supprime pas la faiblesse, elle la traverse.
La mesure d'un évêque
Le seul étalon qui vaille est la fidélité au Christ prêché sans mélange. Sheen fut formé par l'Église d'avant le concile : docteur en théologie de l'Angélique de Rome en 1924, il reçut en 1935 de Pie XI la charge d'étudier Marx et Lénine, afin d'avertir les Américains contre l'erreur communiste. C'est cette même erreur que Pie XI déclara « intrinsèquement pervertie », à laquelle nul ne peut collaborer qui veut sauver la civilisation chrétienne.
Nommé évêque auxiliaire de New York par Pie XII en 1951, il fut consacré à Rome, en la basilique des Saints-Jean-et-Paul ; il sera plus tard évêque de Rochester (1966), puis archevêque titulaire de Newport (1969). Directeur national de l'Œuvre de la Propagation de la Foi de 1950 à 1966, il ne porta qu'une parole, du studio comme de la chaire. Mgr John Barres, qu'il baptisa tout enfant en 1960, l'a résumé ainsi : « Que Mgr Sheen parlât d'un studio de radio, devant une caméra de télévision, dans une salle de cours ou du haut d'une chaire, son message demeurait le même : Jésus-Christ. »
Ce que le fidèle doit en retenir
Ce que la tradition retient ici n'est pas d'abord la solennité du jour, mais l'objet de la louange : un prêtre qui a annoncé Jésus-Christ crucifié et mis en garde contre l'erreur qui nie Dieu. « Je n'ai jugé savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (I Cor. II, 2). Voilà la mesure d'un pasteur, et ce que le fidèle est appelé à imiter.
Sources. Concile de Trente (1566), session XXV, De l'invocation, de la vénération et des reliques des saints ; Pie XI, encyclique Divini Redemptoris (1937), sur le communisme athée ; sainte Écriture selon la Vulgate, I Cor. II, 2 et II Cor. IV, 7.