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Jimmy Lai, catholique emprisonné à Hong Kong: son fils implore sa libération
Le fils de Jimmy Lai, catholique emprisonné à Hong Kong, a imploré sa libération devant le Congrès américain, à la veille d'une rencontre Xi-Trump.

Le 16 septembre 2026, à Washington, Sébastien Lai a témoigné devant une commission du Congrès américain pour supplier la libération de son père, Jimmy Lai, catholique de soixante-dix-huit ans, fondateur d'un journal prodémocratie de Hong Kong condamné cette année à vingt ans de prison au titre de la loi de sécurité nationale imposée par Pékin. Il a adressé son appel au pape Léon XIV et à Xi Jinping, à la veille d'une rencontre prévue le 24 septembre entre le dirigeant chinois et le président américain.
Diabétique, le vieil homme a passé près de six ans à l'isolement, et son fils décrit un corps qui se défait: « Il souffre désormais du cœur. Ses ongles tombent. Ses dents pourrissent. L'été, par la chaleur, il saigne de partout à cause de ses éruptions. » Après un tollé public, Jimmy Lai peut « sporadiquement » recevoir la communion, que l'administration pénitentiaire disait d'abord impossible en cellule d'isolement. Des gardiens auraient même répété le déroulement de sa mort éventuelle.
Son fils le dit sans détour: « Il aiderait assurément que le pape prononce le nom de mon père. Le chef de la foi catholique détient une puissance morale immense, surtout dans une affaire qui touche un catholique. » Et il ajoute: « Mon père ne représente aucune menace. Son emprisonnement fait de lui un symbole d'injustice; sa mort en prison serait une infamie. Que Jimmy Lai rentre chez lui auprès des siens, et qu'il puisse s'asseoir près de sa fille dans son heure la plus dure. » Cette fille, sa sœur Claire, vient d'entamer une chimiothérapie à Londres.
L'Église n'a jamais rangé le soulagement des prisonniers parmi les options: c'est l'une des sept œuvres de miséricorde corporelles, et Notre-Seigneur en fait la matière même du Jugement: « J'étais en prison, et vous m'avez visité. » Le cinquième commandement défend d'attenter à la vie et à la santé du prochain; laisser un homme dépérir à dessein tombe sous cet interdit. Et priver un catholique des sacrements, quand l'Église les tient pour le viatique du mourant, ajoute à l'injustice civile une cruauté qui atteint l'âme.
Nous ne pesons pas ici l'issue d'un sommet ni les calculs des puissants. Nous pesons les actes. Un homme de soixante-dix-huit ans tenu à l'isolement jusqu'à en perdre la santé, dont on a d'abord voulu écarter la communion, est un prisonnier que la charité oblige à secourir. Que Rome n'entretienne aucune relation diplomatique avec Pékin, et qu'un accord de 2018 sur la nomination des évêques soit dénoncé par ses détracteurs comme un bâillon posé sur la voix de l'Église touchant les persécutions chinoises, ne dispense personne du devoir de nommer l'injustice pour ce qu'elle est. La tradition ne pèse pas les probabilités; elle pèse ce qui est fait.
Sources. Évangile selon saint Matthieu, xxv, 36 (Vulgate), sur la visite des prisonniers portée au compte du Jugement; Catéchisme du Concile de Trente (1566), du cinquième commandement et des œuvres de miséricorde corporelles.