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Douze pèlerins polonais rappelés à Dieu sur une route de Hongrie
Douze pèlerins polonais revenant d'un pèlerinage en Bosnie-Herzégovine sont morts dans le renversement de leur autocar en Hongrie; l'Église prie pour les défunts.

Douze personnes ont trouvé la mort et sept sont hospitalisées dans un état grave après le renversement d'un autocar polonais, dans la nuit de samedi à dimanche, vers une heure du matin, sur l'autoroute M3 près de Mezőkeresztes, dans l'est de la Hongrie. Le car ramenait cinquante-sept pèlerins des Basses-Carpates et deux chauffeurs d'un pèlerinage en Bosnie-Herzégovine; il a quitté la chaussée et versé dans un fossé. Les premiers bilans font aussi état d'une quarantaine de blessés légers.
À titre préliminaire, la police hongroise attribue l'accident à l'endormissement du chauffeur, qui a été interpellé. Pour relever le véhicule de vingt-quatre tonnes et dégager les passagers coincés, les pompiers ont dû recourir à des treuils et à des grues; un hélicoptère de secours a été dépêché de Pologne. La destination exacte du pèlerinage reste incertaine: le bureau de la voïvodie des Basses-Carpates parle d'un retour de Bosnie-Herzégovine, tandis que certaines informations le disent revenu de Medjugorje, sans confirmation officielle. De même le bilan des blessés varie, des « au moins dix blessés graves » des premières heures aux « sept dans un état très grave et quarante légèrement blessés » avancés ensuite.
Le président de la Pologne, Karol Nawrocki, s'est uni « dans la prière et la profonde compassion aux familles et aux proches des victimes ». Les chefs de gouvernement polonais et hongrois ont, eux aussi, présenté leurs condoléances aux familles endeuillées.
Voici des hommes et des femmes arrachés au monde en une heure qu'ils n'attendaient pas, sur le chemin du retour d'un acte de foi. L'Église n'a jamais laissé oublier cette leçon: nul ne connaît ni le jour ni l'heure, et la mort surprend le voyageur comme le larron surprend la maison endormie. C'est pourquoi, aux Litanies des Saints, elle fait crier à ses fils: « A subitanea et improvisa morte, libera nos, Domine » — d'une mort soudaine et imprévue, délivre-nous, Seigneur. La vie présente est un pèlerinage plus vaste encore que celui qui s'achevait sur cette route: sa fin est certaine, son heure cachée.
Devant de tels morts, la charité ne spécule pas sur leur sort: elle prie. La foi de toujours tient pour « sainte et salutaire la pensée de prier pour les défunts, afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés ». À cela répondent le Saint Sacrifice offert pour le repos des âmes, l'Office des morts et les suffrages de toute l'Église. Nous recommandons donc à la miséricorde de Dieu les douze fidèles rappelés cette nuit-là, et demandons pour les blessés la guérison du corps et la consolation de l'âme. « Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis. »
Sources. Catéchisme du Concile de Trente (1566), sur le premier article du Symbole et sur la prière pour les défunts; Litanie des Saints, « A subitanea et improvisa morte, libera nos, Domine »; II Macchabées XII, 46 (Vulgate); Dom Guéranger, L'Année liturgique, l'Office des morts.