Les Sacrements
Les Sept Sacrements de l'Église catholique : liste et signification
Les 7 sacrements de l'Église catholique en ordre : baptême, confirmation, Eucharistie, pénitence, extrême-onction, ordre, mariage. Définition du concile de Trente, matière, forme et ministre, sacrements des vivants et des morts.

Les sept sacrements de l'Église catholique sont, en ordre : le baptême, la confirmation, l'Eucharistie, la pénitence, l'extrême-onction, l'ordre et le mariage. Le concile de Trente a défini qu'ils ont tous été institués par Jésus-Christ, et qu'il n'y en a ni plus ni moins que sept (session VII, 1547, canon 1). Nous donnons ici la liste et la signification de chacun, la définition du sacrement, ce que sont la matière, la forme et le ministre, et la distinction classique entre sacrements des vivants et sacrements des morts.
C'est quoi un sacrement ? La définition du concile de Trente
Le Catéchisme du concile de Trente définit le sacrement comme une chose sensible qui, par institution divine, a la vertu de signifier la grâce et de la produire dans l'âme. Le Catéchisme de saint Pie X le résume pour les fidèles : le sacrement est un signe sensible et efficace de la grâce, institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour sanctifier nos âmes.
Chaque mot porte. Signe sensible : le sacrement passe par des choses que les sens perçoivent — l'eau, le pain, l'huile, des paroles. Efficace : il ne se contente pas de représenter la grâce, il la donne réellement, par la vertu même du rite (ce que la théologie appelle ex opere operato), pourvu que celui qui le reçoit n'y mette pas d'obstacle. Institué par Jésus-Christ : aucun sacrement n'est une invention de l'Église ; elle les garde et les administre, elle n'en est pas l'auteur.
Les 7 sacrements et leur signification, en ordre
L'ordre traditionnel suit la vie de l'âme, du berceau à la mort, comme saint Thomas d'Aquin le montre : la vie spirituelle a ses naissances, sa croissance, sa nourriture, ses guérisons et son gouvernement, comme la vie du corps (Somme théologique, III, q. 65, a. 1).
1. Le baptême

Le baptême fait naître à la vie de la grâce : il efface le péché originel et tous les péchés commis, fait de nous des enfants de Dieu et des membres de l'Église. Notre-Seigneur en a fait la porte de tout le reste : "Nul, s'il ne renaît de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu" (Jean 3, 5, Crampon). Il imprime dans l'âme un caractère ineffaçable et ne se reçoit qu'une fois.
2. La confirmation
La confirmation fait de nous des chrétiens parfaits et des soldats de Jésus-Christ : elle donne le Saint-Esprit avec l'abondance de ses dons, pour confesser la foi avec force. Elle imprime elle aussi un caractère et ne se reçoit qu'une fois. Sur la troisième Personne divine et ses sept dons, voir notre article sur le Saint-Esprit.
3. L'Eucharistie

Le sacrement de l'Eucharistie contient réellement, vraiment et substantiellement le Corps, le Sang, l'Âme et la Divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sous les apparences du pain et du vin (concile de Trente, session XIII). C'est le plus grand des sacrements, puisque les autres donnent la grâce et que celui-ci donne l'Auteur de la grâce lui-même. Il est confectionné au saint sacrifice de la messe. Nous lui consacrons une étude entière : l'Eucharistie ; sur le sacrifice qui le produit, voir la messe tridentine.
4. La pénitence
La pénitence — que les fidèles appellent simplement la confession — remet les péchés commis après le baptême, par l'absolution du prêtre. Notre-Seigneur l'a instituée le soir de Pâques : "Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis" (Jean 20, 23, Crampon). Elle est le second baptême des naufragés, disaient les Pères. Nous expliquons ses conditions — examen, contrition, résolution, accusation, satisfaction — dans notre guide de la confession.
5. L'extrême-onction

L'extrême-onction est le sacrement des malades en danger de mort : par l'onction d'huile sainte et la prière du prêtre, elle efface les restes du péché, fortifie l'âme dans le dernier combat, et rend même la santé du corps si Dieu le juge utile au salut. Saint Jacques l'atteste : "Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les prêtres de l'Église, et que ceux-ci prient sur lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur" (Jacques 5, 14, Crampon). Il ne faut pas attendre l'agonie pour la demander : elle est un secours pour le malade, non un signal de mort. Nous lui consacrons une étude entière : l'extrême-onction.
6. L'ordre
Le sacrement de l'ordre donne à l'Église ses prêtres : le pouvoir de consacrer l'Eucharistie, de remettre les péchés, et la grâce d'exercer saintement ce ministère. Il imprime un caractère éternel — "tu es prêtre pour toujours" (Psaume 109, 4) — et ne se reçoit qu'une fois.
7. Le mariage
Le sacrement du mariage sanctifie l'union de l'homme et de la femme : Notre-Seigneur a élevé le contrat naturel à la dignité de sacrement, image de son union avec l'Église. Les époux se le confèrent l'un à l'autre en échangeant leur consentement ; le prêtre en est le témoin autorisé et bénit l'union. Il donne les grâces de porter ensemble les charges du foyer et d'élever les enfants pour le ciel.
Pourquoi sept sacrements ? Les sacrements dans la Bible
Le nombre n'est pas arbitraire. Le concile de Trente a défini que les sacrements de la Loi nouvelle "ont tous été institués par Jésus-Christ Notre-Seigneur" et qu'ils sont "au nombre de sept, ni plus, ni moins" (session VII, canon 1).
Chacun a son fondement dans l'Écriture : le baptême dans l'ordre donné aux Apôtres de baptiser toutes les nations (Matthieu 28, 19), la confirmation dans l'imposition des mains qui donne le Saint-Esprit (Actes 8, 17), l'Eucharistie à la dernière Cène, la pénitence au soir de Pâques (Jean 20, 22-23), l'extrême-onction chez saint Jacques (5, 14-15), l'ordre à la Cène ("faites ceci en mémoire de moi") et par l'imposition des mains des Apôtres, le mariage élevé par le Christ et appelé par saint Paul "un grand sacrement... dans le Christ et dans l'Église" (Éphésiens 5, 32).
Saint Thomas donne la raison de convenance : sept sacrements parce que la vie de l'âme est complète — naître (baptême), croître (confirmation), se nourrir (Eucharistie), guérir du péché (pénitence), se préparer au passage (extrême-onction), être gouvernée (ordre), se transmettre (mariage).
Matière, forme et ministre
Tout sacrement se compose de trois éléments, et si l'un manque, il n'y a pas de sacrement.
- La matière : la chose sensible employée — l'eau du baptême, le saint chrême de la confirmation, le pain et le vin de l'Eucharistie, l'huile des infirmes.
- La forme : les paroles qui déterminent le sens de la matière — "Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit" ; les paroles de la consécration ; "Je t'absous de tes péchés".
- Le ministre : celui qui a le pouvoir de conférer le sacrement, avec l'intention de faire ce que fait l'Église. L'évêque est le ministre de la confirmation et de l'ordre ; le prêtre, de l'Eucharistie, de la pénitence et de l'extrême-onction ; pour le baptême, le prêtre ordinairement, mais en cas de nécessité toute personne peut baptiser ; pour le mariage, les époux eux-mêmes.
Sacrements des vivants et sacrements des morts
La tradition distingue deux classes. Les sacrements des morts — le baptême et la pénitence — sont institués pour donner la première grâce à l'âme morte par le péché : ils la font passer de la mort spirituelle à la vie. Les sacrements des vivants — confirmation, Eucharistie, extrême-onction, ordre, mariage — supposent l'âme déjà vivante de la grâce et l'augmentent. Recevoir sciemment un sacrement des vivants en état de péché mortel est un sacrilège : voilà pourquoi la confession précède la communion pour quiconque a la conscience chargée d'une faute grave. Un acte de contrition ne suffit pas alors ; il faut l'absolution.
Trois sacrements — baptême, confirmation, ordre — impriment dans l'âme un caractère, marque spirituelle ineffaçable, et ne peuvent jamais être réitérés.
Le Saint Sacrement : adorer et prier devant le Saint Sacrement
Quand les fidèles parlent du Saint Sacrement, ils désignent l'Eucharistie elle-même, réservée au tabernacle ou exposée dans l'ostensoir : Notre-Seigneur réellement présent, que l'Église adore. Adorer le Saint Sacrement, c'est demeurer devant Lui — à la visite quotidienne que recommandait saint Alphonse de Liguori, au salut du Saint Sacrement, à l'heure d'adoration — et Lui rendre les quatre devoirs de la créature : l'adoration, l'action de grâces, la réparation, la demande.
Comme prière devant le Saint Sacrement, la tradition donne le Tantum ergo de saint Thomas d'Aquin, l'antienne O sacrum convivium, et les Louanges divines que l'on récite au salut :
Dieu soit béni. Béni soit son saint Nom. Béni soit Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme. Béni soit le Nom de Jésus. Béni soit Jésus dans le très saint Sacrement de l'autel.
Les litanies du Saint Sacrement, approuvées pour la piété privée, s'y ajoutent ; sur cette forme de prière, voir les litanies. Une heure d'adoration n'exige aucune méthode savante : adorer en silence, faire une communion spirituelle, réciter le chapelet devant le tabernacle suffisent.
Tous nos articles sur les sacrements
Baptême, confirmation, Eucharistie
- Le Baptême
- La Confirmation
- L'Eucharistie
- La première communion
Pénitence et extrême-onction
- Comment se confesser
- L'acte de contrition
- L'Extrême-Onction
Le saint sacrifice de la messe
Questions Fréquentes
Quels sont les 7 sacrements de l'Église catholique ?
Le baptême, la confirmation, l'Eucharistie, la pénitence, l'extrême-onction, l'ordre et le mariage. Le concile de Trente a défini qu'ils ont tous été institués par Jésus-Christ et qu'il n'y en a ni plus ni moins que sept (session VII, canon 1).
C'est quoi un sacrement ?
Selon le Catéchisme de saint Pie X, un sacrement est un signe sensible et efficace de la grâce, institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour sanctifier nos âmes. Il signifie la grâce et la produit réellement dans celui qui le reçoit sans y mettre d'obstacle.
Le Saint Sacrement, c'est quoi ?
Le Saint Sacrement désigne l'Eucharistie : le Corps, le Sang, l'Âme et la Divinité de Jésus-Christ réellement présents sous les apparences du pain, réservés au tabernacle ou exposés à l'adoration des fidèles. On l'adore par la visite, le salut et l'heure d'adoration.
Pourquoi demande-t-on le sacrement de confirmation ?
Parce que le baptême fait naître le chrétien et que la confirmation le fait grandir : elle donne le Saint-Esprit avec ses sept dons pour professer la foi avec force, en chrétien parfait et soldat de Jésus-Christ. Celui qui la demande demande la force d'État du chrétien adulte dans la foi.
Quel est le sacrement des malades ?
C'est l'extrême-onction, conférée au fidèle en danger de mort par l'onction d'huile sainte et la prière du prêtre (Jacques 5, 14-15). Elle purifie l'âme des restes du péché, la fortifie dans le dernier combat et peut rendre la santé du corps si Dieu le juge bon pour le salut.
Quels sacrements ne se reçoivent qu'une seule fois ?
Le baptême, la confirmation et l'ordre, parce qu'ils impriment dans l'âme un caractère ineffaçable. Les autres peuvent être reçus plusieurs fois ; l'Église recommande même la confession et la communion fréquentes.
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Sources. Concile de Trente, session VII (1547), canons sur les sacrements, et session XIII sur l'Eucharistie ; Catéchisme du concile de Trente (1566), partie II, Des sacrements ; Catéchisme de saint Pie X (1908) ; saint Thomas d'Aquin, Somme théologique, III, q. 65 ; Sainte Bible, traduction Crampon (Jean 3, 5 ; Jean 20, 23 ; Jacques 5, 14 ; Matthieu 28, 19 ; Éphésiens 5, 32) ; saint Alphonse de Liguori, Visites au Saint Sacrement.