La Prière
Prières de saint Thomas d'Aquin : les plus belles, en entier
Les prières de saint Thomas d'Aquin en texte intégral, en latin et en français : la prière avant l'étude, l'« Accordez-moi » pour une vie bien ordonnée, la prière avant et après la communion du Missel, l'Adoro te et l'O salutaris.
Les prières de saint Thomas d'Aquin sont les oraisons composées par le Docteur angélique lui-même, que l'Église a gardées dans ses livres : la prière avant l'étude (Creator ineffabilis), la prière pour une vie bien ordonnée (Concede mihi), les prières avant et après la communion que le Missel romain propose au prêtre, et les chants eucharistiques comme l'Adoro te devote. On les récite avant le travail intellectuel, à la messe, devant le Saint-Sacrement ou simplement chaque jour pour demander la sagesse et une vie sainte. Voici leur texte intégral en français, avec le latin quand il est d'usage, puis une prière à saint Thomas lui-même.
La prière de saint Thomas d'Aquin avant l'étude
C'est la plus connue. La tradition rapporte que saint Thomas la récitait souvent avant de dicter, d'écrire ou de prêcher. Elle demande, une à une, les facultés que l'étude met en jeu — comprendre, retenir, apprendre, interpréter, exprimer — et les remet toutes à Dieu, « source de lumière et de sagesse ». Elle convient à l'étudiant comme à tout travail de l'esprit : préparation d'un cours, rédaction, lecture sérieuse, travail professionnel.
Créateur ineffable, qui des trésors de votre sagesse avez choisi les trois hiérarchies angéliques et les avez placées en un ordre admirable au-dessus du ciel empyrée ; vous qui avez disposé avec tant d'harmonie les parties de l'univers ; vous, dis-je, qu'on nomme à juste titre source de lumière et de sagesse, et principe suprême, daignez projeter sur les ténèbres de mon intelligence un rayon de votre clarté, chassant de moi les doubles ténèbres dans lesquelles je suis né, celle du péché et celle de l'ignorance.
Vous qui rendez diserte la langue des enfants, formez ma langue et versez sur mes lèvres la grâce de votre bénédiction. Donnez-moi la pénétration pour comprendre, la capacité de retenir, la méthode et la facilité pour apprendre, la subtilité pour interpréter, une grâce abondante pour parler. Disposez le commencement, dirigez le progrès, couronnez la fin. Vous qui êtes vrai Dieu et vrai homme, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
En latin :
Creator ineffabilis, qui de thesauris sapientiae tuae tres Angelorum hierarchias designasti et eas super caelum empyreum miro ordine collocasti, atque universi partes elegantissime distribuisti : Tu, inquam, qui verus fons luminis et sapientiae diceris ac supereminens principium, infundere digneris super intellectus mei tenebras tuae radium claritatis, duplices, in quibus natus sum, a me removens tenebras, peccatum scilicet et ignorantiam.
Tu, qui linguas infantium facis disertas, linguam meam erudias atque in labiis meis gratiam tuae benedictionis infundas. Da mihi intelligendi acumen, retinendi capacitatem, addiscendi modum et facilitatem, interpretandi subtilitatem, loquendi gratiam copiosam. Ingressum instruas, progressum dirigas, egressum compleas. Tu, qui es verus Deus et Homo, qui vivis et regnas in saecula saeculorum. Amen.
Pour la veille d'une épreuve, on trouvera d'autres prières, et le patronage de saint Joseph de Cupertino, dans notre page sur la prière avant un examen ; la prière de saint Thomas en est le cœur, mais elle s'adresse d'abord à l'étude de chaque jour, non au seul jour de l'examen.
« Accordez-moi, Dieu miséricordieux » : la prière pour une vie bien ordonnée
Saint Thomas, dit-on, récitait chaque jour cette prière devant l'image du Christ. Connue par son incipit latin Concede mihi, misericors Deus, elle est un véritable programme de vie chrétienne : désirer ce qui plaît à Dieu, le chercher avec prudence, le connaître en vérité, l'accomplir parfaitement. Sa dernière demande, « une intelligence qui vous connaisse, un empressement qui vous cherche, une sagesse qui vous trouve », circule souvent seule comme une courte prière de saint Thomas.
Accordez-moi, Dieu miséricordieux, de désirer ardemment ce qui vous plaît, de le rechercher prudemment, de le reconnaître véritablement et de l'accomplir parfaitement, à la louange et à la gloire de votre nom.
Mettez de l'ordre en ma vie, accordez-moi de savoir ce que vous voulez que je fasse, donnez-moi de l'accomplir comme il faut et comme il est utile au salut de mon âme.
Que j'aille vers vous, Seigneur, par un chemin sûr, droit, agréable et menant au terme, qui ne s'égare pas entre les prospérités et les adversités, tellement que je vous rende grâces dans les prospérités, et que je garde la patience dans les adversités, ne me laissant ni exalter par les premières, ni déprimer par les secondes.
Que rien ne me réjouisse ni ne m'attriste, hors ce qui me mène à vous ou m'en écarte. Que je ne désire plaire ou ne craigne de déplaire à personne, si ce n'est à vous. Que tout ce qui passe devienne vil à mes yeux à cause de vous, Seigneur, et que tout ce qui vous touche me soit cher, mais vous, mon Dieu, plus que tout le reste.
Que toute joie me dégoûte qui est sans vous, et que je ne désire rien en dehors de vous. Que tout travail, Seigneur, me soit plaisant qui est pour vous, et tout repos ennuyeux qui est sans vous. Donnez-moi souvent de diriger mon cœur vers vous, et, dans mes défaillances, de les peser avec douleur, avec un ferme propos de m'amender.
Rendez-moi, Seigneur Dieu, obéissant sans contradiction, pauvre sans défection, chaste sans corruption, patient sans protestation, humble sans fiction, joyeux sans dissipation, sérieux sans abattement, retenu sans rigidité, actif sans légèreté, animé de votre crainte sans désespoir, véridique sans duplicité, faisant le bien sans présomption, reprenant le prochain sans hauteur, l'édifiant de parole et d'exemple sans simulation.
Donnez-moi, Seigneur Dieu, un cœur vigilant que nulle curieuse pensée ne détourne de vous, un cœur noble que nulle indigne affection n'abaisse, un cœur droit que nulle intention perverse ne dévie, un cœur ferme que nulle épreuve ne brise, un cœur libre que nulle violente affection ne subjugue.
Accordez-moi, Seigneur mon Dieu, une intelligence qui vous connaisse, un empressement qui vous cherche, une sagesse qui vous trouve, une vie qui vous plaise, une persévérance qui vous attende avec confiance, et une confiance qui vous embrasse à la fin.
Accordez-moi d'être affligé de vos peines par la pénitence, d'user en chemin de vos bienfaits par la grâce, de jouir de vos joies surtout dans la patrie par la gloire. Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Récitée le matin, cette prière est aussi la meilleure « prière avant le travail » que l'on puisse emprunter à saint Thomas : elle ne demande pas le succès, mais que tout travail soit fait pour Dieu.
La prière de saint Thomas d'Aquin avant la communion
Le Missel romain range cette prière parmi celles que le prêtre peut dire pour se préparer à la messe ; les fidèles l'ont adoptée pour se préparer à la communion. Elle commence en latin par Omnipotens sempiterne Deus, ecce accedo ad sacramentum. Saint Thomas s'y présente comme un malade devant le médecin, un aveugle devant la lumière, un pauvre devant le Maître du ciel et de la terre.
Dieu tout-puissant et éternel, voici que je m'approche du sacrement de votre Fils unique, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Malade, je viens au médecin dont dépend ma vie ; souillé, à la source de la miséricorde ; aveugle, au foyer de la lumière éternelle ; pauvre et dépourvu de tout, au Maître du ciel et de la terre.
J'implore donc votre immense, votre inépuisable générosité, afin que vous daigniez guérir mes infirmités, laver mes souillures, illuminer mon aveuglement, combler mon indigence, couvrir ma nudité ; et qu'ainsi je puisse recevoir le Pain des Anges, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, avec toute la révérence et l'humilité, toute la contrition et la dévotion, toute la pureté et la foi, toute la fermeté de propos et la droiture d'intention que requiert le salut de mon âme.
Donnez-moi, je vous prie, de ne pas recevoir simplement le sacrement du Corps et du Sang du Seigneur, mais bien toute la vertu et l'efficacité du sacrement. Ô Dieu plein de douceur, donnez-moi de si bien recevoir le Corps de votre Fils unique, Notre-Seigneur Jésus-Christ, ce corps qu'il reçut de la Vierge Marie, que je mérite d'être incorporé à son Corps mystique et compté parmi ses membres.
Ô Père plein d'amour, accordez-moi que ce Fils bien-aimé, que je m'apprête à recevoir maintenant sous le voile qui convient à mon état de voyageur, je puisse un jour le contempler à visage découvert et pour l'éternité, lui qui, étant Dieu, vit et règne avec vous dans l'unité du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
La prière de saint Thomas d'Aquin après la communion
C'est l'action de grâces la plus célèbre du Missel romain : elle figure parmi les prières que le prêtre récite après la messe, et Léon XIII l'a enrichie d'une indulgence le 20 décembre 1884. Les fidèles la disent après la communion, à genoux, dans le recueillement qui suit la messe. On la complète volontiers par l'Âme du Christ.
Je vous rends grâces, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, de ce que, sans aucun mérite de mon côté, mais par un effet de votre miséricorde, vous avez daigné me rassasier, moi pécheur, votre indigne serviteur, du corps adorable et du sang précieux de votre Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et je vous demande que cette communion sainte, au lieu de m'être un sujet de châtiment, me soit une salutaire garantie de pardon.
Qu'elle soit l'armure de ma foi et le bouclier de ma bonne volonté. Qu'elle me délivre de mes vices, qu'en moi elle éteigne la concupiscence et les mauvais désirs, augmente la charité et la patience, l'humilité et l'obéissance, et toutes les vertus. Qu'elle me défende efficacement contre les embûches de tous mes ennemis, tant visibles qu'invisibles ; qu'elle apaise parfaitement les mouvements de ma chair comme ceux de mon esprit ; qu'elle m'attache solidement à vous, qui êtes le seul et vrai Dieu ; qu'elle soit l'heureuse consommation de ma destinée.
Je vous prie enfin, daignez me conduire, tout pécheur que je suis, à cet ineffable festin où, avec votre Fils et le Saint-Esprit, vous êtes pour vos saints la lumière véritable, la pleine satisfaction, la joie éternelle, le comble des délices et la félicité parfaite. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.
En latin, tel que le donne le Missel :
Gratias tibi ago, Domine sancte, Pater omnipotens, aeterne Deus, qui me peccatorem, indignum famulum tuum, nullis meis meritis, sed sola dignatione misericordiae tuae satiare dignatus es pretioso Corpore et Sanguine Filii tui, Domini nostri Iesu Christi. Et precor, ut haec sancta communio non sit mihi reatus ad poenam, sed intercessio salutaris ad veniam.
Sit mihi armatura fidei et scutum bonae voluntatis. Sit vitiorum meorum evacuatio, concupiscentiae et libidinis exterminatio, caritatis et patientiae, humilitatis et oboedientiae, omniumque virtutum augmentatio : contra insidias inimicorum omnium, tam visibilium quam invisibilium, firma defensio : motuum meorum, tam carnalium quam spiritalium, perfecta quietatio : in te uno ac vero Deo firma adhaesio ; atque finis mei felix consummatio.
Et precor te, ut ad illud ineffabile convivium me peccatorem perducere digneris, ubi tu cum Filio tuo et Spiritu Sancto Sanctis tuis es lux vera, satietas plena, gaudium sempiternum, iucunditas consummata et felicitas perfecta. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
L'Adoro te devote
Saint Thomas est aussi le poète de l'Eucharistie. Le Missel romain range l'Adoro te devote, « rythme de saint Thomas d'Aquin », parmi les prières d'action de grâces après la messe, avec une indulgence de Léon XIII (1884). C'est la prière de la foi nue devant l'Hostie : la vue, le toucher, le goût se trompent, l'ouïe seule — la parole du Christ — fonde la certitude.
Adoro te devote, latens Deitas,
Quae sub his figuris vere latitas :
Tibi se cor meum totum subjicit,
Quia te contemplans totum deficit.Visus, tactus, gustus in te fallitur,
Sed auditu solo tuto creditur.
Credo quidquid dixit Dei Filius :
Nil hoc verbo Veritatis verius.In cruce latebat sola Deitas,
At hic latet simul et humanitas :
Ambo tamen credens atque confitens,
Peto quod petivit latro paenitens.Plagas, sicut Thomas, non intueor :
Deum tamen meum te confiteor.
Fac me tibi semper magis credere,
In te spem habere, te diligere.O memoriale mortis Domini :
Panis vivus, vitam praestans homini :
Praesta meae menti de te vivere,
Et te illi semper dulce sapere.Pie pellicane, Jesu Domine,
Me immundum munda tuo sanguine :
Cujus una stilla salvum facere
Totum mundum quit ab omni scelere.Jesu, quem velatum nunc aspicio,
Oro fiat illud quod tam sitio :
Ut te revelata cernens facie,
Visu sim beatus tuae gloriae.
Amen.
Je vous adore avec dévotion, Dieu caché,
qui sous ces apparences vraiment vous dissimulez ;
mon cœur tout entier se soumet à vous,
car en vous contemplant il défaille.La vue, le toucher, le goût se trompent en vous ;
mais par la seule ouïe on croit fermement.
Je crois tout ce qu'a dit le Fils de Dieu ;
rien n'est plus vrai que cette parole de la Vérité même.Sur la croix se cachait la divinité seule ;
ici, l'humanité s'y cache aussi.
Croyant et confessant les deux,
je demande ce que demanda le bon larron pénitent.Je ne vois pas vos plaies, comme Thomas ;
je vous confesse pourtant comme mon Dieu.
Faites-moi croire en vous toujours davantage,
mettre en vous mon espérance, vous aimer.Ô mémorial de la mort du Seigneur,
Pain vivant qui donnez la vie à l'homme :
faites que mon esprit vive de vous,
et qu'il vous goûte toujours dans sa douceur.Pieux pélican, Seigneur Jésus,
purifiez-moi, moi impur, par votre Sang ;
dont une seule goutte peut sauver
le monde entier de tout péché.Ô Jésus, que je vois maintenant voilé,
je vous prie de réaliser ce dont j'ai si soif :
qu'en vous voyant à face découverte,
je sois bienheureux dans la vision de votre gloire.
Ainsi soit-il.
L'O salutaris Hostia et les hymnes de la Fête-Dieu
Lorsque Urbain IV institua la Fête-Dieu en 1264, il confia à saint Thomas la composition de l'office et de la messe du Saint-Sacrement. De cet office viennent les hymnes que l'Église chante depuis lors au salut du Saint-Sacrement : le Pange lingua, dont les deux dernières strophes forment le Tantum ergo, et le Verbum supernum, dont les deux dernières strophes forment l'O salutaris Hostia. On les chante pendant l'adoration eucharistique, à l'exposition et à la bénédiction.
O salutaris Hostia,
Quae caeli pandis ostium :
Bella premunt hostilia,
Da robur, fer auxilium.Uni trinoque Domino
Sit sempiterna gloria,
Qui vitam sine termino
Nobis donet in patria.
Amen.
Ô victime salutaire,
qui ouvrez les portes du ciel,
les guerres ennemies nous pressent,
donnez-nous la force, portez-nous secours.Au Seigneur unique en trois Personnes,
gloire sans fin,
lui qui nous donne la vie sans fin
dans la patrie céleste.
Ainsi soit-il.
Prière à saint Thomas d'Aquin
Les prières qui précèdent sont de saint Thomas. On peut aussi s'adresser à lui, patron des étudiants, en reprenant l'oraison que le Missel romain dit à sa fête, le 7 mars :
Ô Dieu, qui illustrez votre Église par l'admirable science du bienheureux Thomas, votre Confesseur, et la fécondez par sa sainte opération, donnez-nous, nous vous en prions, de contempler par l'intelligence ce qu'il a enseigné et d'accomplir, en l'imitant, ce qu'il a fait. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.
Deus, qui Ecclesiam tuam beati Thomae Confessoris tui mira eruditione clarificas, et sancta operatione fecundas : da nobis, quaesumus ; et quae docuit, intellectu conspicere, et quae egit, imitatione complere. Per Dominum nostrum.
On y joint l'invocation : Saint Thomas d'Aquin, Docteur angélique, priez pour nous. Ceux qui désirent une prière plus longue la trouveront dans la neuvaine à saint Thomas que propose l'application.
Saint Thomas d'Aquin, maître de la prière
Thomas d'Aquin (vers 1225-1274), frère prêcheur, est le Docteur angélique dont la Somme théologique a formé l'enseignement de l'Église ; sa vie et son œuvre sont présentées dans notre page sur saint Thomas d'Aquin. Ses biographes rapportent qu'il ne commençait jamais l'étude ou l'enseignement sans prier, et qu'il obtenait davantage au pied du crucifix que par la lecture. Ses prières en portent la marque : la doctrine la plus exacte y devient supplication, et chaque mot pèse.
Léon XIII, par le bref Cum hoc sit du 4 août 1880, l'a déclaré patron de toutes les écoles et universités catholiques ; Pie XI a de nouveau proposé sa doctrine et sa sainteté en exemple dans l'encyclique Studiorum Ducem (1923), pour le sixième centenaire de sa canonisation. Au calendrier de 1962, sa fête se célèbre le 7 mars.
Les prières de saint Thomas d'Aquin en PDF
Nous ne proposons pas de fichier PDF : toutes les prières ci-dessus sont données en entier sur cette page et s'impriment telles quelles depuis votre navigateur. Plutôt qu'une feuille glissée dans un cahier, l'application Iter Fidei vous les garde à portée de main, hors ligne, en latin et en français, avec l'ordinaire de la messe, le Bréviaire et le calendrier de 1962. Rejoignez l'accès anticipé ici.
Questions Fréquentes
Quelle est la prière de saint Thomas d'Aquin avant l'étude ?
C'est le Creator ineffabilis : « Créateur ineffable… daignez projeter sur les ténèbres de mon intelligence un rayon de votre clarté. » Saint Thomas y demande de comprendre, de retenir, d'apprendre, d'interpréter et de s'exprimer, et confie à Dieu le commencement, le progrès et la fin du travail.
Quelle prière de saint Thomas d'Aquin dire avant un examen ?
La prière avant l'étude convient parfaitement, à réciter pendant toute la préparation et le jour même. On peut y joindre l'invocation de saint Joseph de Cupertino, patron des candidats aux examens.
Quelle est la prière de saint Thomas d'Aquin après la communion ?
C'est le Gratias tibi ago : « Je vous rends grâces, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel… » Le Missel romain la place dans l'action de grâces après la messe.
Que dit la prière « Accordez-moi » de saint Thomas d'Aquin ?
Elle demande de désirer, chercher, connaître et accomplir ce qui plaît à Dieu, et s'achève par « une intelligence qui vous connaisse, un empressement qui vous cherche, une sagesse qui vous trouve ». C'est une prière quotidienne pour ordonner toute sa vie vers Dieu.
Saint Thomas d'Aquin a-t-il écrit l'O salutaris Hostia ?
Oui : ce sont les deux dernières strophes du Verbum supernum prodiens, hymne qu'il composa pour l'office de la Fête-Dieu. Le Tantum ergo vient de même du Pange lingua.
De quoi saint Thomas d'Aquin est-il le patron ?
Il est le patron des écoles et universités catholiques, déclaré par Léon XIII en 1880, et l'on l'invoque traditionnellement comme patron des étudiants, des théologiens et des philosophes.
Quand fête-t-on saint Thomas d'Aquin ?
Au calendrier traditionnel de 1962, le 7 mars, jour de sa mort à l'abbaye de Fossanova en 1274. Le calendrier réformé de 1969 l'a déplacée au 28 janvier.
L'application Iter Fidei réunit les prières de saint Thomas, l'ordinaire de la messe, le Bréviaire et le calendrier traditionnel de 1962, en latin et en français. Rejoignez l'accès anticipé ici.
Sources. Missel romain, prières avant la messe et action de grâces après la messe (Oratio S. Thomae Aquinatis, Rhythmus S. Thomae) et messe de saint Thomas d'Aquin (7 mars) ; Bréviaire romain, office du Saint-Sacrement ; Léon XIII, bref Cum hoc sit (4 août 1880) ; Pie XI, encyclique Studiorum Ducem (29 juin 1923) ; saint Thomas d'Aquin, Piae preces ; Raccolta ; Alban Butler, Vies des Pères, des Martyrs et des autres principaux Saints, au 7 mars.