La Prière
Les 15 oraisons de sainte Brigitte : texte et promesses
Les quinze oraisons de sainte Brigitte de Suède sur la Passion du Christ : le texte intégral en français, la manière de les réciter pendant un an, ce que l'Église a dit des promesses qui les accompagnent (monitum du Saint-Office de 1954) et la vie de la sainte.
Les 15 oraisons de sainte Brigitte sont quinze prières qui parcourent la Passion du Christ, de la Cène jusqu'au coup de lance, en demandant à Notre-Seigneur de « se souvenir » de chacune de ses souffrances pour nous. La tradition les rattache à sainte Brigitte de Suède et les fait réciter chaque jour pendant un an, chacune précédée d'un Notre Père et d'un Je vous salue Marie. Voici leur texte intégral dans la version française traditionnelle, la manière de les prier, et ce que l'Église a dit des « promesses » qui circulent avec elles.
Comment prier les 15 oraisons de sainte Brigitte
L'usage traditionnel est simple :
- on récite les quinze oraisons chaque jour, de préférence devant un crucifix ;
- avant chaque oraison, on dit un Notre Père et un Je vous salue Marie, soit quinze Pater et quinze Ave par jour ;
- on persévère pendant une année entière.
Le récit qui accompagne ces prières dans les anciens livrets explique ce nombre : quinze Pater par jour durant un an font 5 475 prières, à peu près le nombre des coups que, selon une révélation attribuée à sainte Brigitte, Notre-Seigneur aurait reçus dans sa Passion. Il ne faut pas en faire une comptabilité : l'année de prière est une manière d'honorer une à une les plaies du Sauveur, et rien n'interdit de réciter ces oraisons hors de ce cadre, un vendredi, en Carême ou pendant la Semaine sainte. On compte une vingtaine de minutes pour l'ensemble.
Si une journée est manquée, on reprend le lendemain sans scrupule. Ce qui compte, c'est la fidélité du cœur à la Passion, non l'exactitude d'un calendrier.
Le texte intégral des 15 oraisons
Première oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus-Christ ! douceur éternelle à tous ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, salut et espoir de tout pécheur, qui avez témoigné n'avoir pas de plus grand contentement que d'être parmi les hommes, jusqu'à prendre la nature humaine en la fin des temps par amour pour eux, souvenez-vous de toutes les souffrances que vous avez endurées dès l'instant de votre conception, et surtout dans le temps de votre sainte Passion, ainsi qu'il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine.
Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre corps sacré et votre précieux sang, et tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion.
Souvenez-vous de la tristesse et de l'amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous l'avez vous-même témoigné, disant : « Mon âme est triste jusqu'à la mort. »
Souvenez-vous de toutes les craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre délicat corps avant le supplice de la croix, quand, après avoir prié trois fois, en répandant une sueur de sang, vous fûtes trahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâque.
Souvenez-vous que vous fûtes dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision ; qu'on vous voila les yeux et la face, qu'on vous frappa, que vous fûtes couronné d'épines, qu'on vous mit un roseau à la main, et qu'attaché à une colonne, vous fûtes déchiré de coups et accablé d'affronts et d'outrages.
En mémoire de toutes ces peines et douleurs, que vous avez endurées avant votre Passion sur la croix, donnez-moi avant ma mort une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne satisfaction et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.
Deuxième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! vraie liberté des Anges, paradis de délices, ayez mémoire de l'horreur et de la tristesse que vous endurâtes lorsque vos ennemis, comme des lions furieux, vous entourèrent, et par mille injures, coups, égratignures et autres supplices inouïs, vous tourmentèrent à l'envi. En considération de ces tourments, je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de tous mes ennemis visibles et invisibles, et de me faire arriver sous votre protection à la perfection du salut éternel. Ainsi soit-il.
Troisième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! Créateur du ciel et de la terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter, vous qui renfermez et tenez tout sous votre puissance, ressouvenez-vous de la douleur très amère que vous souffrîtes lorsque les Juifs, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la croix, les percèrent d'outre en outre avec de gros clous émoussés, et ne vous trouvant pas dans l'état qu'ils voulaient pour contenter leur rage, agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleur sur douleur, et par une cruauté inouïe vous allongèrent sur la croix et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres.
Je vous conjure, ô Jésus, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la croix, de me donner votre crainte et votre amour. Ainsi soit-il.
Quatrième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! céleste médecin, élevé en croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeura en sa place, en sorte qu'il n'y avait douleur semblable à la vôtre. Depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête, aucune partie de votre corps n'était sans tourment ; et cependant, oubliant toutes vos souffrances, vous n'avez pas cessé de prier votre Père pour vos ennemis, lui disant : « Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. »
Par cette grande miséricorde, et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de votre très amère Passion opère en nous une parfaite contrition et la rémission de tous nos péchés. Ainsi soit-il.
Cinquième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! miroir de la splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue lorsque, contemplant dans la lumière de votre divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre sainte Passion, vous voyiez en même temps la grande multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, et vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés.
Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par la bonté que vous fîtes paraître envers le bon larron, lui disant : « Tu seras avec moi aujourd'hui en paradis », je vous supplie, ô doux Jésus, qu'à l'heure de ma mort vous me fassiez miséricorde. Ainsi soit-il.
Sixième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! Roi aimable et tout désirable, souvenez-vous de la douleur que vous avez eue quand, nu et comme un misérable, vous étiez élevé et attaché en croix, où tous vos parents et vos amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée, qui demeura très fidèlement auprès de vous dans votre agonie, et que vous recommandâtes à votre fidèle disciple, disant à Marie : « Femme, voilà votre fils ! » et à saint Jean : « Voilà votre mère ! »
Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l'âme de votre sainte Mère, d'avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m'assister dans toutes mes épreuves, surtout à l'heure de la mort. Ainsi soit-il.
Septième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! fontaine de pitié inépuisable, qui, par une profonde affection d'amour, avez dit sur la croix : « J'ai soif », mais de la soif du salut du genre humain, je vous prie, ô mon Sauveur, d'échauffer le désir de nos cœurs pour tendre à la perfection dans toutes nos œuvres, et d'éteindre entièrement en nous la concupiscence charnelle et l'ardeur des appétits mondains. Ainsi soit-il.
Huitième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! douceur des cœurs, suavité des esprits, par l'amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûtés en la croix pour l'amour de nous, accordez-nous de recevoir dignement votre corps et votre sang précieux pendant notre vie et à l'heure de notre mort, pour servir de remède et de consolation à nos âmes. Ainsi soit-il.
Neuvième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! vertu royale, joie de l'esprit, ayez souvenance de la douleur que vous avez endurée lorsque, plongé dans l'amertume à l'approche de la mort, insulté, outragé par les Juifs, vous criâtes à haute voix que vous aviez été abandonné par votre Père, disant : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ? »
Par cette angoisse, je vous en conjure, ô mon Sauveur, ne m'abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de ma mort. Ainsi soit-il.
Dixième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, enseignez-moi à garder vos commandements par une vraie charité, ces commandements dont la voie est large et aisée pour ceux qui vous aiment. Ainsi soit-il.
Onzième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! abîme très profond de miséricorde, je vous en supplie, en mémoire de vos plaies qui ont passé jusqu'à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi misérable, submergé par mes offenses, hors du péché, et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos plaies, jusqu'à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées. Ainsi soit-il.
Douzième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! miroir de vérité, marque d'unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l'effusion de votre sang adorable. Ô grande et universelle douleur que vous avez soufferte pour l'amour de nous en votre chair virginale ! Très doux Jésus, qu'avez-vous pu faire pour nous que vous n'ayez fait ? Je vous conjure, ô mon Sauveur, de marquer avec votre précieux sang toutes vos plaies dans mon cœur, afin que j'y lise sans cesse votre douleur et votre amour.
Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre amour s'y augmente chaque jour, jusqu'à ce que je parvienne à vous, qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, ô très doux Jésus, dans la vie éternelle. Ainsi soit-il.
Treizième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! lion très fort, Roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée lorsque, toutes vos forces, tant du cœur que du corps, étant entièrement épuisées, vous inclinâtes la tête et vous dîtes : « Tout est consommé. »
Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie, Seigneur Jésus, d'avoir pitié de moi en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l'angoisse et que mon esprit sera troublé. Ainsi soit-il.
Quatorzième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! Fils unique du Père, splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l'humble recommandation que vous fîtes à votre Père en lui disant : « Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains » ; et le corps tout déchiré, le cœur brisé, les entrailles de votre miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré. Par cette précieuse mort, je vous supplie, ô Roi des saints, confortez-moi et me donnez secours pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu'étant mort au monde, je vive en vous seul.
Recevez, je vous prie, à l'heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne vers vous. Ainsi soit-il.
Quinzième oraison
Notre Père, Je vous salue Marie.
Ô Jésus ! vraie et féconde vigne, souvenez-vous de l'abondante effusion de sang que vous avez si généreusement répandu de votre corps sacré, ainsi que le raisin sous le pressoir.
De votre côté, percé d'un coup de lance par un soldat, vous avez donné du sang et de l'eau, en telle sorte qu'il n'en est plus demeuré une seule goutte ; et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé au haut de la croix, votre chair délicate s'est anéantie, l'humeur de vos entrailles s'est tarie, la moelle de vos os s'est séchée.
Par cette amère Passion et par l'effusion de votre précieux sang, je vous supplie, ô doux Jésus, blessez mon cœur, afin que mes larmes de pénitence et d'amour me servent de pain nuit et jour ; convertissez-moi entièrement à vous, que mon cœur vous soit une perpétuelle habitation, que ma conversation vous soit agréable, et que la fin de ma vie soit tellement louable que je mérite votre paradis, pour vous louer et vous bénir à jamais avec tous vos saints. Ainsi soit-il.
Les promesses : ce qu'en a dit l'Église
Les livrets qui diffusent les quinze oraisons les font presque toujours précéder d'une longue liste de « promesses » faites à ceux qui les réciteraient pendant un an : la délivrance de quinze âmes de leur lignée du Purgatoire, la conversion de quinze pécheurs de leur famille, la communion assurée quinze jours avant la mort, le pardon de trente années de péché mortel, et d'autres encore. Ces promesses ne doivent pas être présentées comme garanties.
Le Saint-Office l'a dit expressément. Par un monitum du 28 janvier 1954, publié aux Acta Apostolicae Sedis (vol. 46, 1954, p. 64), la Suprême Congrégation a mis en garde contre un opuscule répandu en plusieurs langues sous le titre Le Secret du bonheur, qui présentait ces oraisons comme révélées à sainte Brigitte dans la basilique Saint-Paul et leur attachait ces promesses. Le Saint-Office constate que l'origine surnaturelle de ces promesses n'est établie en aucune manière (de quarum origine supernaturali nullo modo constat), et demande aux Ordinaires de ne pas permettre la publication ou la réimpression d'écrits qui les contiennent.
Le monitum vise les promesses, non les prières. Les quinze oraisons elles-mêmes, méditation orthodoxe et ancienne de la Passion, n'ont pas été condamnées, et l'on peut les réciter avec fruit. Mais il faut les prier pour ce qu'elles sont : une supplication confiante qui demande la contrition, la persévérance et une sainte mort, non une assurance de salut obtenue à prix de répétitions. Certaines éditions invoquent en outre une approbation de Pie IX ; quoi qu'il en soit de cette mention, la décision de 1954 est postérieure et c'est elle qui règle la question pour les promesses. Quant aux indulgences autrefois attachées à de telles prières, elles relèvent des concessions de l'Église, dont on trouvera le principe exposé à la page sur les indulgences.
D'où viennent ces oraisons ?
Leur rattachement à sainte Brigitte relève de la tradition. On ne les lit pas dans le corps des Révélations recueillies par ses confesseurs ; elles apparaissent dans des livres d'heures de la fin du Moyen Âge, où elles circulaient sous son nom, avec leur incipit latin O Iesu Christe, aeterna dulcedo te amantium. Leur doctrine, tout entière tirée des Évangiles de la Passion, explique qu'elles aient nourri la piété de générations de fidèles.
Les 7 oraisons de sainte Brigitte
On rencontre aussi, sous le nom de sainte Brigitte, une autre dévotion : sept oraisons sur les sept effusions du sang du Christ (la circoncision, l'agonie au jardin, la flagellation, le couronnement d'épines, le portement de croix, le crucifiement, le coup de lance), récitées chaque jour pendant douze ans avec sept Pater et sept Ave.
Cette dévotion est récente : on ne la trouve pas dans les livres d'heures de la fin du Moyen Âge qui transmettent les quinze oraisons, et les promesses qui l'accompagnent n'ont reçu aucune approbation de l'Église ; la mise en garde du Saint-Office de 1954 contre les promesses attribuées à sainte Brigitte vaut pour elles à plus forte raison. C'est pourquoi nous n'en reproduisons pas le texte. C'est une dévotion distincte des quinze oraisons, qu'il ne faut pas confondre avec elles. Pour une prière de la Passion approuvée de longue date, on peut se tourner vers le Chemin de Croix ou vers la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.
Qui était sainte Brigitte de Suède
Birgitta, que nous appelons Brigitte, naquit vers 1303, fille de Birger, gouverneur de l'Uppland, la principale province de Suède. Dès l'âge de dix ans, après un sermon sur la Passion, elle crut voir le Christ en croix lui dire : « Regarde-moi, ma fille » ; les souffrances du Rédempteur devinrent dès lors le centre de sa vie spirituelle. Mariée avant quatorze ans à Ulf Gudmarsson, elle vécut avec lui vingt-huit ans d'une union heureuse et lui donna huit enfants, dont l'une est vénérée sous le nom de sainte Catherine de Suède.
Appelée à la cour du roi Magnus II, elle s'efforça en vain de réformer le jeune souverain. Après un pèlerinage à Compostelle, son mari mourut en 1344 au monastère cistercien d'Alvastra. Veuve, Brigitte embrassa une vie de pénitence ; ses visions, examinées par des théologiens, furent mises par écrit en latin par ses confesseurs. Elle fonda à Vadstena l'Ordre du Très-Saint-Sauveur, les Brigittines. En 1349, elle partit pour Rome, où elle demeura jusqu'à sa mort, servant les pauvres et les pèlerins et pressant les papes d'Avignon de revenir dans la Ville. Elle mourut à Rome le 23 juillet 1373, au retour d'un pèlerinage en Terre sainte. Le pape Boniface IX la canonisa en 1391.
Au sujet de ses révélations, Benoît XIV a rappelé la règle de l'Église : même approuvées, de telles révélations ne demandent pas l'assentiment de la foi divine, mais seulement une créance humaine, selon la prudence. Les promesses attachées aux quinze oraisons n'ont pas même reçu cette approbation.
Fête de sainte Brigitte
Au calendrier de 1962, sainte Brigitte, veuve, est fêtée le 8 octobre. L'oraison de sa messe rappelle le cœur de sa vocation :
Seigneur notre Dieu, qui avez révélé par votre Fils unique, à la bienheureuse Brigitte, les secrets célestes, faites que, par sa pieuse intercession, nous qui sommes vos serviteurs, nous jouissions dans l'éternelle félicité de la manifestation de votre gloire. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.
Domine, Deus noster, qui beatae Birgittae per Filium tuum unigenitum secreta caelestia revelasti : ipsius pia intercessione da nobis famulis tuis ; in revelatione sempiterna gloriae tuae gaudere laetantes. Per eundem Dominum.
La réforme de 1969 a déplacé sa fête au 23 juillet, jour de sa mort, et Jean-Paul II l'a nommée copatronne de l'Europe en 1999 ; ces deux dispositions sont postérieures au calendrier traditionnel, qui garde le 8 octobre.
Les 15 oraisons de sainte Brigitte en PDF
Nous ne proposons pas de fichier PDF : le texte complet des quinze oraisons est sur cette page et s'imprime tel quel depuis votre navigateur. Pour une prière tenue chaque jour pendant un an, l'application Iter Fidei est cependant plus sûre qu'une feuille volante : prières de la Passion, rappel quotidien, consultation hors ligne, en français et en latin, avec le Bréviaire et le calendrier de 1962. Rejoignez l'accès anticipé ici.
Questions Fréquentes
Comment réciter les 15 oraisons de sainte Brigitte ?
On récite chaque jour les quinze oraisons, en faisant précéder chacune d'un Notre Père et d'un Je vous salue Marie, de préférence devant un crucifix. L'usage traditionnel est de le faire pendant une année entière, mais on peut aussi les prier ponctuellement, par exemple en Carême.
Les 15 oraisons de sainte Brigitte ont-elles été condamnées ?
Non. Le Saint-Office a, par le monitum du 28 janvier 1954, mis en garde contre les promesses qui les accompagnent, dont l'origine surnaturelle n'est pas établie, et interdit de publier ces promesses. Les prières elles-mêmes n'ont pas été condamnées.
Quelle est la position de l'Église sur les promesses ?
L'Église demande de ne pas les présenter comme authentiques ni garanties. On prie les quinze oraisons pour honorer la Passion et demander une bonne mort, non pour obtenir mécaniquement les avantages annoncés par les livrets.
Que faire si l'on manque un jour pendant l'année ?
On reprend simplement le lendemain. Ces prières ne sont pas un contrat dont la moindre interruption annulerait l'effet : Dieu regarde la persévérance et l'amour, non un décompte.
Quelle différence entre les 15 et les 7 oraisons de sainte Brigitte ?
Les quinze oraisons se récitent pendant un an et parcourent toute la Passion ; les sept oraisons, sur les sept effusions du sang du Christ, se récitent pendant douze ans. Ce sont deux dévotions distinctes, toutes deux accompagnées de promesses à recevoir avec la même prudence.
Quand est la fête de sainte Brigitte de Suède ?
Au calendrier de 1962, le 8 octobre. Le calendrier réformé de 1969 l'a déplacée au 23 juillet, jour de sa mort à Rome en 1373.
Peut-on réciter les 15 oraisons pour un défunt ?
Oui. On peut offrir cette prière, comme toute prière, pour les âmes du Purgatoire, en particulier pour ses proches défunts ; c'est la meilleure manière de comprendre la piété qui s'exprime dans les promesses, sans leur accorder une certitude qu'elles n'ont pas.
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Sources. Saints Évangiles (récits de la Passion), traduction de l'abbé Fillion ; Suprême Sacrée Congrégation du Saint-Office, Monitum du 28 janvier 1954, Acta Apostolicae Sedis 46 (1954), p. 64 ; Benoît XIV, De servorum Dei beatificatione et beatorum canonizatione ; Missel romain, messe de sainte Brigitte, veuve (8 octobre) ; Alban Butler, Vies des Pères, des Martyrs et des autres principaux Saints, au 8 octobre ; quinze oraisons de sainte Brigitte, d'après les manuels de prière traditionnels.