La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Les Actes des Apôtres
Les Actes des Apôtres, écrits par saint Luc à la suite de son Évangile, racontent la naissance de l'Église : l'Ascension, la Pentecôte, la prédication de saint Pierre, la conversion et les voyages de saint Paul, jusqu'à son arrivée à Rome. Voici les 28 chapitres dans la traduction de l'abbé Fillion, avec le latin de la Vulgate en regard ; sous la grille, un guide présente l'auteur, le plan du livre et ses grandes pages.
Lire Actes des Apôtres : 28 chapitres
Le livre des Actes s'ouvre sur un adieu et une promesse. Avant de monter au Ciel, le Seigneur dit aux Apôtres : « vous recevrez la force du Saint-Esprit qui descendra sur vous ; et vous serez Mes témoins à Jérusalem, et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Tout le livre accomplit ce programme.
Il part du Cénacle de Jérusalem et s'achève à Rome, où Paul, prisonnier, annonce le royaume de Dieu « avec toute liberté et sans empêchement » (Ac 28, 31). Entre les deux, une trentaine d'années : la Pentecôte, les premiers miracles, les premiers martyrs, l'entrée des païens dans l'Église, le concile de Jérusalem et les grands voyages missionnaires. C'est le seul récit inspiré de l'histoire de l'Église naissante, et le lien indispensable entre les Évangiles et les Épîtres.
Qui a écrit les Actes des Apôtres ?
L'auteur est saint Luc, le même qui a écrit le troisième Évangile. Les deux livres sont dédiés au même Théophile, et le second renvoie expressément au premier : « Dans mon premier livre, ô Théophile, j'ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement » (Ac 1, 1). Le prologue de l'Évangile selon saint Luc s'adressait déjà à l'« excellent Théophile ». Même langue grecque soignée, même attention aux pauvres, aux femmes et à la prière, même place donnée à l'Esprit-Saint : les deux tomes forment une seule œuvre.
Luc était médecin. Saint Paul l'appelle « Luc, le médecin bien-aimé » (Col 4, 14), et dans sa dernière captivité il écrit : « Luc est seul avec moi » (2 Tm 4, 11). Eusèbe et saint Jérôme le disent originaire d'Antioche de Syrie. Surtout, il fut témoin d'une partie de ce qu'il raconte : à partir de Troas, le récit passe soudain à la première personne du pluriel, « nous cherchâmes aussitôt à partir pour la Macédoine » (Ac 16, 10). Ces passages en « nous » reviennent pour le retour vers Jérusalem (chapitres 20 et 21) et pour le voyage vers Rome (chapitres 27 et 28). L'article consacré à saint Luc l'Évangéliste retrace sa vie.
La tradition est unanime. Saint Irénée de Lyon, vers 180, montre par ces passages que Luc fut le compagnon inséparable de Paul et lui attribue les Actes (Contre les hérésies, III, 14, 1). Le Canon de Muratori dit que Luc a rassemblé en un seul livre les actes de tous les Apôtres pour l'excellent Théophile, en rapportant ce qui s'était passé sous ses yeux. Tertullien, Clément d'Alexandrie et Origène parlent de même. Le 12 juin 1913, la Commission biblique pontificale a répondu que l'auteur des Actes est l'évangéliste Luc et que le livre a la valeur d'une histoire véritable.
Quand les Actes ont-ils été écrits ?
Le livre s'arrête brusquement après les « deux ans entiers » de Paul en résidence surveillée à Rome (Ac 28, 30), sans raconter l'issue de son procès, la persécution de Néron ni la mort des apôtres Pierre et Paul. L'explication la plus simple, déjà proposée par saint Jérôme (Des hommes illustres, 7), est que Luc écrivait à Rome à ce moment même, vers 62-63. La Commission biblique de 1913 a retenu cette date, avant la fin de la première captivité romaine. Beaucoup d'exégètes modernes placent la rédaction plus tard, entre 80 et 90, parce qu'ils datent l'Évangile de Luc après la ruine de Jérusalem ; cette opinion n'a pas d'appui dans la tradition.
De quoi parlent les Actes des Apôtres ? Résumé
Le livre suit le plan annoncé en Ac 1, 8 : Jérusalem, puis la Judée et la Samarie, puis les extrémités de la terre. Saint Pierre domine la première moitié, saint Paul la seconde.
L'Ascension et la Pentecôte (chapitres 1 et 2)
Pendant quarante jours, le Ressuscité apparaît aux Apôtres et leur parle du royaume de Dieu ; puis, sous leurs yeux, « Il fut élevé, et une nuée Le déroba à leurs yeux » (Ac 1, 9). Au Cénacle, les Onze « persévéraient d'un commun accord dans la prière avec les femmes, et Marie, Mère de Jésus » (Ac 1, 14), et Matthias est tiré au sort pour remplacer Judas.
Le jour de la Pentecôte, un bruit de vent violent remplit la maison, des langues de feu se posent sur chacun, et « ils furent tous remplis du Saint-Esprit » (Ac 2, 4). Pierre prêche, cite le prophète Joël (Jl 2, 28) et appelle la foule : « Faites pénitence, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de vos péchés » (Ac 2, 38). Trois mille personnes sont baptisées ce jour-là. L'article sur la Pentecôte en présente la fête.
L'Église de Jérusalem (chapitres 3 à 5)
Au chapitre 3, Pierre guérit le boiteux de la porte du Temple dite la Belle : « Je n'ai ni or ni argent ; mais ce que j'ai, je te le donne. Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche » (Ac 3, 6). Arrêtés, Pierre et Jean confessent devant le Sanhédrin qu'« aucun autre nom sous le ciel n'a été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Ac 4, 12). La communauté n'a « qu'un cœur et qu'une âme » (chapitre 4) ; le mensonge d'Ananie et de Saphire est châtié ; les Apôtres, battus de verges, répondent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes » (Ac 5, 29), et le docteur Gamaliel conseille la prudence au Sanhédrin.
Étienne, les diacres et la Samarie (chapitres 6 à 8)
Pour le service des tables, les Apôtres font élire sept hommes, parmi lesquels Étienne, « homme plein de foi et de l'Esprit-Saint » (Ac 6, 5), et leur imposent les mains : la tradition y voit l'institution des diacres. Étienne, accusé devant le Sanhédrin, retrace toute l'histoire d'Israël dans le plus long discours du livre (chapitre 7) ; il voit les cieux ouverts et meurt lapidé en priant pour ses bourreaux, tandis que les témoins déposent leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme nommé Saul.
La persécution disperse les disciples : le diacre Philippe évangélise la Samarie, où Pierre et Jean viennent imposer les mains aux baptisés (Ac 8, 17) ; Simon le magicien veut acheter ce pouvoir, d'où le nom de simonie ; puis Philippe baptise l'eunuque de la reine Candace, qui lisait Isaïe 53.
La conversion de Saul et les premiers païens (chapitres 9 à 12)
Sur le chemin de Damas, Saul est jeté à terre : « Saul, Saul, pourquoi Me persécutes-tu ? » (Ac 9, 4). Le persécuteur devient « un instrument que Je Me suis choisi pour porter Mon nom devant les nations » (Ac 9, 15) ; l'article sur la conversion de saint Paul médite cet événement, que le livre raconte trois fois (chapitres 9, 22 et 26). Pierre visite les Églises, guérit Énée à Lydda et ressuscite Tabitha à Joppé.
Une vision l'envoie chez le centurion Corneille (chapitre 10) : « Dieu ne fait point acception des personnes » (Ac 10, 34), et l'Esprit descend sur des païens avant même leur baptême. À Antioche, où Barnabé va chercher Saul, « pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens » (Ac 11, 26). Hérode Agrippa fait mourir Jacques, frère de Jean, et emprisonne Pierre, qu'un ange délivre de ses chaînes (chapitre 12).
Le premier voyage et le concile de Jérusalem (chapitres 13 à 15)
À Antioche, « l'Esprit-Saint leur dit : Séparez-Moi Saul et Barnabé, pour l'œuvre à laquelle Je les ai appelés » (Ac 13, 2). C'est le premier voyage : Chypre, où Saul prend le nom de Paul, puis Antioche de Pisidie, où Paul et Barnabé se tournent vers les gentils (Ac 13, 46), Iconium, Lystre, où la foule les prend pour Jupiter et Mercure avant de lapider Paul, et Derbé (chapitre 14).
La question décisive se pose alors : faut-il imposer la circoncision et la loi de Moïse aux païens convertis ? Les Apôtres et les anciens se réunissent à Jérusalem vers l'an 49-50 (chapitre 15). Pierre prend la parole le premier, Jacques conclut, et la lettre envoyée aux Églises commence par une formule que reprendront tous les conciles : « il a semblé bon à l'Esprit-Saint et à nous de ne pas vous imposer d'autre fardeau que ces choses nécessaires » (Ac 15, 28). Saint Paul raconte la même époque dans l'Épître aux Galates.
Les deuxième et troisième voyages (chapitres 16 à 21)
Avec Silas, puis Timothée, Paul traverse l'Asie Mineure ; à Troas, un Macédonien lui apparaît en songe : « Passe en Macédoine, et secours-nous » (Ac 16, 9). L'Évangile entre en Europe à Philippes : Lydie, marchande de pourpre, est baptisée avec sa maison, Paul et Silas sont jetés en prison, et le geôlier demande : « que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » (Ac 16, 30).
Après Thessalonique et Bérée, Paul parle à Athènes devant l'Aréopage du « Dieu inconnu » et cite les poètes grecs : « c'est en Lui que nous avons la vie, le mouvement et l'être » (Ac 17, 28). Parmi les rares convertis figure Denys l'Aréopagite ; une tradition médiévale, très répandue en France, l'a confondu avec saint Denis, premier évêque de Paris, que l'on distingue aujourd'hui. À Corinthe, Paul demeure un an et demi chez Aquila et Priscille, fabricants de tentes comme lui, et comparaît devant le proconsul Gallion (chapitre 18).
Le troisième voyage le fixe près de trois ans à Éphèse (chapitre 19) : il y impose les mains à des disciples de Jean-Baptiste, qui reçoivent l'Esprit-Saint ; les magiciens brûlent leurs livres ; les orfèvres du temple de Diane soulèvent la ville. À Troas, au cours de la fraction du pain, le premier jour de la semaine, il ressuscite le jeune Eutyque (Ac 20, 7). À Milet, il fait ses adieux aux anciens d'Éphèse et leur rappelle une parole du Seigneur que les Évangiles n'ont pas gardée : « Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir » (Ac 20, 35). Malgré les prophéties, il monte à Jérusalem, prêt « à mourir à Jérusalem, pour le nom du Seigneur Jésus » (Ac 21, 13).
Paul prisonnier, de Jérusalem à Rome (chapitres 21 à 28)
Arrêté dans le Temple, Paul raconte sa conversion à la foule (chapitre 22), fait valoir sa qualité de citoyen romain, divise le Sanhédrin entre pharisiens et sadducéens (chapitre 23) et échappe à un complot. Transféré à Césarée, il plaide devant le gouverneur Félix, qui le garde deux ans en prison (chapitre 24), puis devant Festus, à qui il déclare : « J'en appelle à César » (Ac 25, 11).
Devant le roi Agrippa, il raconte une troisième fois sa conversion, et le roi lui répond : « Peu s'en faut que tu ne me persuades de me faire chrétien » (Ac 26, 28). Le récit du voyage et du naufrage (chapitre 27) est l'une des pages de navigation les plus précises de l'Antiquité. Après l'hiver à Malte, où une vipère s'attache à sa main sans lui nuire, Paul arrive à Rome (chapitre 28).
L'Esprit-Saint dans les Actes et la lecture catholique
On a appelé ce livre l'Évangile du Saint-Esprit : l'Esprit y est nommé plus de cinquante fois. C'est lui qui descend à la Pentecôte, qui parle par la bouche de Pierre, qui choisit Paul et Barnabé, qui préside au concile de Jérusalem, qui interdit ou ouvre les routes de la mission. Mais l'Esprit ne travaille pas en dehors de l'Église visible : il se donne par le baptême et par l'imposition des mains des Apôtres.
L'Église et ses sacrements. Les premiers chrétiens « persévéraient dans la doctrine des Apôtres, dans la communion de la fraction du pain, et dans les prières » (Ac 2, 42) : doctrine reçue, Eucharistie, prière commune. Le baptême est donné dès le premier jour pour la rémission des péchés ; l'imposition des mains en Samarie (chapitre 8) et à Éphèse (Ac 19, 6), distincte du baptême, est la confirmation. Les Apôtres ordonnent par l'imposition des mains, et Paul dit aux anciens d'Éphèse que l'Esprit-Saint les a « établis évêques, pour gouverner l'église de Dieu, qu'Il a acquise par Son sang » (Ac 20, 28).
La primauté de Pierre. Pierre préside l'élection de Matthias, prêche le premier à la Pentecôte, accomplit le premier miracle, juge Ananie, reçoit le premier les païens et parle le premier au concile. Le récit de sa délivrance au chapitre 12 est l'épître de la fête des saints Pierre et Paul ; on lira aussi l'article sur saint Pierre et saint Paul.
Le martyre. Saint Étienne, le premier martyr, meurt comme son Maître, en remettant son esprit et en pardonnant : « Seigneur, ne leur imputez pas ce péché » (Ac 7, 59). Une parole souvent rapportée à saint Augustin veut que l'Église doive Paul à la prière d'Étienne. Les Apôtres, battus de verges, s'en vont « joyeux de devant le conseil, parce qu'ils avaient été jugés dignes de souffrir des outrages pour le nom de Jésus » (Ac 5, 41).
Israël et les nations. Le livre suit pas à pas le passage de l'Évangile du peuple juif aux païens, sans jamais renier le premier : Paul commence toujours par la synagogue. Le salut est offert à tous, et il passe par un seul nom.
Chapitres et versets célèbres des Actes
- L'Ascension : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder au ciel ? » (Ac 1, 11), paroles de l'introït de la fête.
- La communauté : « Or la multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme » (Ac 4, 32).
- L'obéissance due à Dieu : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes » (Ac 5, 29).
- Le témoignage : « car nous ne pouvons pas ne point parler de ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4, 20).
- Étienne : « Voici que je vois les Cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu » (Ac 7, 56).
- L'eunuque : « Et comment le pourrais-je, si quelqu'un ne me dirige ? » (Ac 8, 31), la nécessité d'un interprète pour l'Écriture.
- Paul à Damas : « Seigneur, que voulez-Vous que je fasse ? » (Ac 9, 6).
- Le geôlier : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille » (Ac 16, 31).
- Bérée : « examinant tous les jours les Écritures, pour vérifier ce qu'on leur disait » (Ac 17, 11).
- Le baptême : « Lève-toi, et reçois le baptême, et lave tes péchés en invoquant Son nom » (Ac 22, 16).
Les Actes des Apôtres dans le canon et dans la liturgie
Les Actes n'ont jamais été contestés. Les conciles d'Hippone (393) et de Carthage (397), puis le concile de Florence, les comptent parmi les livres saints, et le concile de Trente (session IV, 1546) nomme « les Actes des Apôtres écrits par Luc l'Évangéliste ». Ils comptent vingt-huit chapitres dans toutes les bibles ; la Vulgate et Fillion les divisent en 1 004 versets, et le chapitre 7, le discours d'Étienne, est le plus long. Les « Actes » apocryphes de Pierre, de Paul, de Thomas ou de Jean, composés plus tard, n'ont jamais été reçus dans le canon.
Le missel de 1962 lit les Actes surtout au temps pascal. Ils donnent l'épître des lundi, mardi, mercredi et jeudi de Pâques (Ac 10, 37-43 ; 13, 16-33 ; 3, 13-19 ; 8, 26-40), de l'Ascension (Ac 1, 1-11) et de la Pentecôte (Ac 2, 1-11), ainsi que des jours de l'octave.
Ils fournissent aussi l'épître de saint Étienne le 26 décembre, de la fête du Saint Nom de Jésus (Ac 4, 8-12), de la Conversion de saint Paul le 25 janvier (Ac 9, 1-22), de saint Matthias, de saint Barnabé, et des saints Pierre et Paul le 29 juin (Ac 12, 1-11). Au Bréviaire, les Actes donnent les leçons des Matines pendant les deux semaines qui suivent le dimanche de Quasimodo, avant l'Apocalypse et les Épîtres catholiques ; vous pouvez prier l'office du jour dans le Bréviaire d'Iter Fidei.
Comment lire les Actes des Apôtres
Lisez les Actes juste après l'Évangile de saint Luc, comme la suite qu'ils sont, et de préférence entre Pâques et la Pentecôte, avec l'Église. Gardez une carte sous les yeux pour suivre les voyages de saint Paul, et lisez en parallèle ses lettres aux Églises qu'il fonde : Philippes, Thessalonique, Corinthe, Éphèse ; l'Épître aux Romains a été écrite pendant le séjour à Corinthe du chapitre 20. Saint Jean Chrysostome, qui a prêché cinquante-cinq homélies sur ce livre, s'étonnait que tant de fidèles en ignorent jusqu'à l'existence ; saint Bède le Vénérable l'a commenté verset par verset. Tous les chapitres sont dans la Bible d'Iter Fidei, latin et français en regard.
Questions Fréquentes
Qui a écrit les Actes des Apôtres ?
Les Actes ont été écrits par saint Luc, médecin et compagnon de saint Paul, auteur du troisième Évangile. Les deux livres sont dédiés au même Théophile, et le début des Actes renvoie au « premier livre ». Saint Irénée, le Canon de Muratori et toute la tradition l'attestent.
Est-ce saint Paul qui a écrit les Actes ?
Non. Paul est le héros de la seconde moitié du livre, mais l'auteur est saint Luc, qui l'accompagna dans plusieurs voyages. C'est pourquoi certains passages sont écrits à la première personne du pluriel, à partir de Troas.
Quand les Actes des Apôtres ont-ils été écrits ?
Selon la tradition, vers 62-63, à Rome, à la fin des deux années de captivité de Paul sur lesquelles le livre s'arrête. Il ne dit rien de la persécution de Néron ni de la mort de Pierre et de Paul. Beaucoup d'exégètes modernes proposent une date plus tardive, vers 80-90.
Qui est Théophile dans les Actes des Apôtres ?
Théophile, dont le nom signifie « ami de Dieu », est le destinataire de l'Évangile de Luc et des Actes. Le titre d'« excellent » que lui donne Luc laisse penser à un personnage de rang élevé, déjà instruit de la foi. On ne sait rien de plus de lui avec certitude.
Combien de chapitres comptent les Actes des Apôtres ?
Les Actes comptent 28 chapitres, et 1 004 versets dans la Vulgate et la traduction de Fillion. Les chapitres 1 à 12 suivent surtout saint Pierre et l'Église de Jérusalem, les chapitres 13 à 28 les voyages et la captivité de saint Paul.
Qui était saint Étienne ?
Saint Étienne est l'un des sept hommes choisis au chapitre 6 pour le service des pauvres, que la tradition tient pour les premiers diacres. Accusé de blasphème, il fut lapidé à Jérusalem en priant pour ses bourreaux : c'est le premier martyr de l'Église, fêté le 26 décembre.
Que s'est-il passé à la Pentecôte ?
Cinquante jours après Pâques, l'Esprit-Saint descendit sur les Apôtres réunis avec Marie au Cénacle, sous la forme de langues de feu, et ils se mirent à parler diverses langues. Pierre prêcha le Christ ressuscité, et trois mille personnes reçurent le baptême : c'est la naissance publique de l'Église (Ac 2).
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