La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Le Ier livre des Maccabées
Le Ier livre des Maccabées raconte comment le prêtre Mathathias et ses fils Judas, Jonathas et Simon se levèrent contre Antiochus Épiphane, purifièrent le Temple et rendirent à Israël sa liberté, de 175 à 134 avant Jésus-Christ. Ses seize chapitres sont donnés ci-dessous dans la traduction de l'abbé Fillion, avec la Vulgate en regard ; le guide qui suit en présente l'auteur, la date, le plan et la place dans le canon catholique.
Lire 1 Maccabées : 16 chapitres
Le Ier livre des Maccabées reprend l'histoire du peuple de Dieu là où les prophètes se sont tus. Deux siècles et demi après Néhémie, un roi grec entreprend d'abolir par la force la loi de Moïse ; un vieux prêtre et ses cinq fils refusent, et en une trentaine d'années de guerre ils purifient le Temple, rétablissent le sacrifice et rendent à la Judée sa liberté. C'est le dernier livre historique de l'Ancien Testament dans la Bible catholique, et l'un de ceux que les bibles protestantes ont écartés. Chacun de ses chapitres se lit dans la liseuse de la Bible d'Iter Fidei, en français et en latin, à commencer par le chapitre 1.
Qu'est-ce que le livre des Maccabées ?
La Bible catholique contient deux livres des Maccabées. Ce ne sont pas deux tomes d'un même récit, mais deux ouvrages distincts. Le Ier livre est une histoire suivie des années 175 à 134 avant Jésus-Christ, depuis l'avènement d'Antiochus IV Épiphane jusqu'à la mort de Simon, le dernier des fils de Mathathias. Le IIe livre des Maccabées, d'un autre auteur, abrège une histoire en cinq livres de Jason de Cyrène ; il couvre surtout les années de Judas, sur un ton plus oratoire, et contient le martyre des sept frères et la prière pour les morts du chapitre 12.
Le nom vient du surnom de Judas, le troisième fils de Mathathias : « Judas, appelé Machabée » (1 M 2, 4). Fillion, comme les anciennes bibles françaises, écrit Machabée. Le surnom passa ensuite à toute la famille et à tous ceux qui combattirent avec elle ; l'historien Josèphe appelle la dynastie issue de Mathathias les Asmonéens. On le dérive le plus souvent de l'araméen maqqaba, « marteau » : Judas aurait été « le Marteau » des ennemis d'Israël. Une explication plus ancienne y voyait les initiales hébraïques du cri de l'Exode : « Qui d'entre les forts est semblable à Vous, Seigneur ? » (Ex 15, 11), que Judas aurait porté sur ses étendards. Ce n'est qu'une conjecture pieuse.
Qui a écrit le Ier livre des Maccabées ?
L'Église n'a jamais attaché de nom à ce livre, et toutes les attributions proposées restent des hypothèses. Le livre lui-même révèle son auteur : un Juif de Palestine qui connaissait le pays dans ses moindres détails, un fidèle serviteur de la Loi, un admirateur ardent de la famille de Mathathias, « de la race de ces hommes par qui le salut a été opéré en Israël » (1 M 5, 62).
Il écrivit en hébreu. Saint Jérôme le dit dans la préface qu'il plaça en tête des livres des Rois, appelée le Prologus galeatus : Machabaeorum primum librum Hebraicum repperi, secundus Graecus est : il a trouvé le premier livre en hébreu, tandis que le second est grec. Origène, cité par Eusèbe dans son Histoire ecclésiastique (VI, 25), en donne aussi un titre sémitique. Cet original est perdu ; l'Église a reçu le livre dans le grec des Septante, et saint Jérôme, qui ne le retraduisit pas, laissa dans la Vulgate son ancienne version latine.
La Commission biblique pontificale ne s'est pas prononcée sur l'auteur. Les savants modernes laissent eux aussi l'auteur anonyme, et reconnaissent presque tous la grande valeur historique de l'ouvrage.
Quand a-t-il été écrit ?
Le livre se termine en renvoyant aux actes de Jean Hyrcan, fils de Simon : « ces choses sont écrites au livre des annales de son sacerdoce, depuis le temps où il fut établi prince des prêtres après son père » (1 M 16, 24). Il a donc été écrit après l'avènement d'Hyrcan en 134, et probablement après sa mort, vers 104. Il est en revanche antérieur à la prise de Jérusalem par Pompée en 63, car il ne parle de Rome que comme de l'amie fidèle d'Israël. On le date communément des dernières années du IIe siècle avant Jésus-Christ, vers l'an 100.
L'auteur date les événements selon « le règne des Grecs », l'ère des Séleucides, qui commence en 312 avant Jésus-Christ. Antiochus règne à partir de la cent trente-septième année (1 M 1, 11), l'autel est profané en 145 (1 M 1, 57), dédié de nouveau en 148 (1 M 4, 52), et Simon meurt en 177 (1 M 16, 14). Cette précision, jointe aux nombreux documents officiels cités, explique que les historiens de toutes écoles tiennent ce livre pour une source de premier ordre sur le IIe siècle avant notre ère.
De quoi parle le livre des Maccabées ? Résumé
Le livre suit quatre chefs : Mathathias, puis ses fils Judas, Jonathas et Simon.
Les rois grecs et la persécution (chapitre 1)
Le livre s'ouvre sur la mort d'Alexandre le Grand et le partage de son empire entre ses généraux : « les maux se multiplièrent sur la terre » (1 M 1, 10). De leurs successeurs « sortit une racine du péché, Antiochus l'illustre » (1 M 1, 11). Des Juifs apostats proposent de faire alliance avec les nations (1 M 1, 12) ; Antiochus pille le Temple et en emporte l'autel d'or, le chandelier et la table (1 M 1, 23).
Puis il ordonne à tout son royaume « que tous ne fissent qu'un seul peuple, et que chacun abandonnât sa loi particulière » (1 M 1, 43). Le quinzième jour de casleu de l'an 145, il dresse « l'abominable idole de la désolation sur l'autel de Dieu » (1 M 1, 57). Les livres de la Loi sont déchirés et brûlés, les mères qui circoncisent leurs enfants sont mises à mort, et beaucoup « préférèrent mourir plutôt que de se souiller par des mets impurs » (1 M 1, 65).
Mathathias lève l'étendard (chapitre 2)
À Modin, les envoyés du roi demandent au prêtre Mathathias de sacrifier le premier. Il répond : « moi, et mes fils, et mes frères, nous obéirons à la loi de nos pères » (1 M 2, 20). Il tue sur l'autel le Juif qui s'avance pour sacrifier aux idoles, puis il crie dans la ville : « Que quiconque est zélé pour la loi, et veut maintenir l'alliance, me suive » (1 M 2, 27).
Les fidèles s'enfuient au désert ; mille d'entre eux se laissent massacrer un jour de sabbat sans se défendre, et les autres décident de combattre même ce jour-là (1 M 2, 41). Mourant, Mathathias rappelle à ses fils la fidélité d'Abraham, de Joseph, de Phinées, de David, d'Élie, d'Ananias, Azarias et Misaël et de Daniel (1 M 2, 52-60), et il désigne Judas comme chef de l'armée (1 M 2, 66).
Judas Maccabée et la purification du Temple (chapitres 3 à 9)
Judas devient « semblable à un lion dans ses actes, et à un lionceau qui rugit à la chasse » (1 M 3, 4). Avec de petites troupes, il bat les généraux syriens Apollonius, Séron, Gorgias et Lysias, sûr que « la victoire, à la guerre, n'est pas dans la grandeur des armées, mais c'est du Ciel que vient la force » (1 M 3, 19). Avant la bataille d'Emmaüs, le peuple jeûne à Maspha et ouvre les livres de la Loi (1 M 3, 47-48).
Au chapitre 4, Judas et ses frères montent à Sion. Ils trouvent « le sanctuaire désert, l'autel profané, les portes brûlées » (1 M 4, 38). Ils purifient les lieux saints, mettent de côté les pierres de l'autel souillé « jusqu'à ce qu'il vint un prophète » qui décidât de leur sort (1 M 4, 46), bâtissent un autel neuf de pierres entières et, le vingt-cinquième jour de casleu de l'an 148, trois ans jour pour jour après la profanation, offrent de nouveau le sacrifice. La dédicace dure huit jours, et Judas ordonne qu'elle soit célébrée chaque année (1 M 4, 59).
Le chapitre 5 raconte les expéditions de Judas pour délivrer les Juifs de Galaad et de Galilée. Au chapitre 6, Antiochus meurt en Perse en reconnaissant sa faute : « Maintenant je me souviens des maux que j'ai fait à Jérusalem » (1 M 6, 12) ; puis, au combat de Bethzachara, Éléazar se glisse sous un éléphant qu'il croit porter le roi et meurt écrasé (1 M 6, 46).
Judas bat Nicanor le treizième jour d'adar, que l'on décide de célébrer chaque année (1 M 7, 49), et conclut un traité avec les Romains (chapitre 8). Il tombe enfin à Laïsa contre Bacchidès, après avoir refusé de fuir : « Si notre temps est arrivé, mourons courageusement pour nos frères, et ne portons pas atteinte à notre gloire » (1 M 9, 10).
Jonathas, chef et grand prêtre (chapitres 9 à 12)
Les amis de Judas choisissent Jonathas pour lui succéder (1 M 9, 30). Courtisé par les prétendants rivaux au trône de Syrie, il est nommé grand prêtre par Alexandre Balas et revêt la robe sainte à la fête des Tabernacles de l'an 160 (1 M 10, 21). Le chapitre 11 suit les intrigues de ces rois. Jonathas renouvelle l'amitié avec Rome et avec Sparte, en écrivant que les Juifs n'en ont pas besoin, « ayant pour consolation les saints livres qui sont entre nos mains » (1 M 12, 9). Il est pris par trahison à Ptolémaïs par Tryphon (1 M 12, 48), qui le fait tuer.
Simon et la liberté d'Israël (chapitres 13 à 16)
Simon, le dernier survivant des frères, rassemble le peuple : « tous mes frères ont péri pour Israël, et je suis demeuré seul » (1 M 13, 4). Il bâtit à Modin le tombeau de sa famille, avec sept pyramides (1 M 13, 28). « En l'année cent soixante-dixième, le joug des nations fut enlevé de dessus Israël » (1 M 13, 41), et Simon entre dans la citadelle de Jérusalem avec des palmes et des cantiques (1 M 13, 51).
Le chapitre 14 est un hymne à la paix de son gouvernement : « Chacun était assis sous sa vigne et sous son figuier, et il n'y avait personne qui les effrayât » (1 M 14, 12) ; il rapporte le décret qui fait de Simon le chef et le grand prêtre du peuple. Après un nouveau conflit avec Antiochus VII (chapitre 15), Simon est assassiné dans un festin près de Jéricho par son gendre Ptolémée (1 M 16, 16), et son fils Jean Hyrcan lui succède.
Les grands thèmes et la lecture catholique
La fidélité à la Loi jusqu'à la mort. Tout le livre tourne autour du choix de Mathathias : obéir à Dieu plutôt qu'à un roi apostat. Saint Augustin écrit, dans La Cité de Dieu (XVIII, 36), que l'Église tient ces livres pour canoniques à cause des souffrances admirables de ces martyrs qui, avant la venue du Christ dans la chair, combattirent pour la loi de Dieu jusqu'à la mort.
La liste des pères dans le testament de Mathathias, « Ananias, Azarias et Misaël, par leur foi, ont été délivrés des flammes. [...] Daniel, par sa simplicité, a été délivré de la gueule des lions » (1 M 2, 59-60), trouve son écho dans l'Épître aux Hébreux, qui loue ceux qui, par la foi, « ont fermé la gueule des lions » et « ont éteint la violence du feu » (He 11, 33-34).
Le courage comme vertu. Saint Ambroise, dans son traité Des devoirs (livre I), propose les Maccabées en modèles de la force chrétienne, notamment Judas refusant de fuir pour ne pas ternir sa gloire et Éléazar sous l'éléphant. Le livre enseigne que le courage véritable naît de la confiance en Dieu : « que ce qui est voulu dans le Ciel s'accomplisse » (1 M 3, 60).
L'accomplissement de Daniel. Le livre raconte comme histoire ce que le livre de Daniel avait annoncé : un roi sorti de l'empire divisé d'Alexandre, dont les armées « violeront le sanctuaire de la force ; ils feront cesser le sacrifice perpétuel, et ils mettront l'abomination dans la désolation » (Dn 11, 31). Notre-Seigneur reprend ces mots pour annoncer la ruine du Temple et la fin des temps : « Quand donc vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie dans le lieu saint » (Mt 24, 15). Saint Jérôme, dans son commentaire sur Daniel, voit en Antiochus Épiphane une figure de l'Antéchrist.
La Dédicace et le Christ. La fête de huit jours instituée au chapitre 4 est celle que Notre-Seigneur célébra au Temple : « Or on faisait à Jérusalem la fête de la Dédicace ; et c'était l'hiver » (Jn 10, 22). C'est ce jour-là, sous le portique de Salomon, qu'il déclara : « Moi et le Père, Nous ne sommes qu'un ». Les Juifs la célèbrent encore sous le nom de Hanoukka.
L'attente du prophète. Trois fois, le livre note qu'il n'y a plus de prophète en Israël : les pierres de l'autel profané sont mises de côté jusqu'à la venue d'un prophète (1 M 4, 46) ; la tribulation est la plus grande « depuis le jour où il n'avait point paru de prophète dans Israël » (1 M 9, 27) ; Simon est fait grand prêtre « jusqu'à ce qu'il se levât un prophète fidèle » (1 M 14, 41). Le livre ferme l'Ancien Testament dans l'attente. Le Prophète fidèle viendra : Jean-Baptiste le désignera, et le peuple dira du Christ qu'un grand prophète s'est levé parmi nous.
Chapitres et versets célèbres du Ier livre des Maccabées
- 1 M 1, 57 : « le roi Antiochus dressa l'abominable idole de la désolation sur l'autel de Dieu ». Fillion suit la Vulgate ; les bibles modernes numérotent ce verset 1, 54, et le chapitre a chez elles soixante-quatre versets au lieu de soixante-sept.
- 1 M 2, 20 : « moi, et mes fils, et mes frères, nous obéirons à la loi de nos pères ».
- 1 M 2, 50 : « soyez des zélateurs de la loi, et donnez vos vies pour l'alliance de vos pères » (1 M 2, 50).
- 1 M 3, 19 : « la victoire, à la guerre, n'est pas dans la grandeur des armées, mais c'est du Ciel que vient la force ».
- 1 M 4, 59 : la dédicace de l'autel célébrée chaque année « pendant huit jours, à partir du vingt-cinquième jour du mois de casleu, avec joie et allégresse ». C'est le seul récit de l'origine de Hanoukka dans l'Écriture.
- 1 M 6, 13 : « Je reconnais donc que c'est pour cela que ces maux m'ont atteint » (1 M 6, 13), l'aveu d'Antiochus mourant.
- 1 M 9, 21 : « Comment est tombé le héros qui sauvait le peuple d'Israël ? » (1 M 9, 21), lamentation sur Judas qui rappelle celle de David sur Saül et Jonathas : « Comment les vaillants sont-ils tombés ? » (II R 1, 19), au IIe livre des Rois (2 Samuel dans les bibles modernes).
Le livre des Maccabées dans le canon et dans la liturgie
Dans la Bible catholique, les deux livres des Maccabées ferment l'Ancien Testament, après les douze petits prophètes, comme dans la Vulgate. Ils appartiennent aux sept livres deutérocanoniques de l'Ancien Testament, reçus avec la version grecque des Septante, la Bible des Apôtres et de l'Église ancienne, mais absents du canon hébreu fixé plus tard par les rabbins.
L'Église a inscrit les deux livres des Maccabées dans les listes des conciles d'Hippone (393) et de Carthage (397) et dans la lettre du pape saint Innocent Ier à Exupère de Toulouse (405). Le concile de Florence reprit la liste en 1442, et le concile de Trente la définit dans sa session IV, le 8 avril 1546, en nommant Machabaeorum duo, primus et secundus, et en frappant d'anathème quiconque ne reçoit pas ces livres pour sacrés et canoniques, entiers et avec toutes leurs parties.
Pourquoi les protestants ont-ils écarté le livre des Maccabées ? Le canon des Juifs de Palestine ne comprenait pas les livres des Maccabées, et les Réformateurs ont adopté ce canon plus étroit. Luther, dans sa Bible de 1534, les relégua en appendice parmi les « apocryphes », livres qui ne sont pas tenus pour égaux à la sainte Écriture, mais utiles et bons à lire ; beaucoup d'éditions protestantes postérieures supprimèrent même cet appendice. Le livre n'a jamais été retiré de la Bible catholique, dont le canon de soixante-treize livres est celui que Trente a reçu des conciles anciens. Notre article Catholique ou protestant : quelle est la vraie différence ? revient sur cette question du canon, et L'Ancien et le Nouveau Testament présente la Bible entière.
Dans la liturgie. Au Bréviaire romain, les livres des Maccabées sont l'Écriture des Matines pendant tout le mois d'octobre, après Job, Tobie, Judith et Esther, lus en septembre, et avant Ézéchiel et les prophètes, lus en novembre. Vous pouvez suivre ces leçons dans le Bréviaire d'Iter Fidei.
Comment lire le Ier livre des Maccabées
Lisez-le comme un livre d'histoire, une carte de la Judée à portée de main, en gardant en tête l'ordre des quatre chefs : Mathathias, Judas, Jonathas, Simon. Les chapitres 1 et 2 posent le décor ; les chapitres 3 à 9, consacrés à Judas, se lisent en une ou deux séances ; les chapitres 10 à 16, chargés de rois syriens et de lettres diplomatiques, demandent plus de patience. Octobre, le mois où l'Église les lit au Bréviaire, est le moment naturel de cette lecture. Lisez ensuite le IIe livre, qui reprend les années de Judas avec les martyrs et la prière pour les défunts. Pour situer ces livres parmi les traductions françaises, voyez notre article Bible catholique : quelle traduction choisir et lire ?
Questions Fréquentes
Qu'est-ce que le livre des Maccabées ?
Les livres des Maccabées sont deux livres historiques placés à la fin de l'Ancien Testament dans la Bible catholique. Le premier raconte comment Mathathias et ses fils Judas, Jonathas et Simon résistèrent au roi grec Antiochus Épiphane, qui voulait abolir la loi de Moïse, purifièrent le Temple et obtinrent l'indépendance de la Judée entre 175 et 134 avant Jésus-Christ.
Qui a écrit le livre des Maccabées ?
L'auteur du Ier livre est inconnu. Le texte montre qu'il était un Juif de Palestine, très attaché à la Loi, écrivant peu après les événements. Il écrivit en hébreu : saint Jérôme dit avoir trouvé le livre dans cette langue. Le IIe livre est d'un autre auteur, qui abrège l'histoire de Jason de Cyrène.
Quand le livre des Maccabées a-t-il été écrit ?
Le Ier livre a été écrit après que Jean Hyrcan devint grand prêtre en 134, puisque ses derniers versets renvoient aux annales de son sacerdoce, et avant la prise de Jérusalem par les Romains en 63. On le date communément des environs de l'an 100 avant Jésus-Christ.
Pourquoi le livre des Maccabées n'est-il pas dans la Bible protestante ?
Les Réformateurs ont adopté le canon plus court des rabbins de Palestine, qui ne contenait pas les livres deutérocanoniques, et ont rangé les Maccabées parmi les « apocryphes ». L'Église catholique les a toujours reçus : ils figurent dans les listes d'Hippone (393), de Carthage (397) et de Florence (1442), et le concile de Trente les a définis comme canoniques en 1546.
Combien y a-t-il de livres des Maccabées ?
La Bible catholique en compte deux, le Ier et le IIe livre des Maccabées, déclarés canoniques par le concile de Trente. Certaines bibles orthodoxes ajoutent un IIIe livre, et quelques manuscrits grecs un IVe, que l'Église catholique ne reçoit pas comme Écriture.
Combien de chapitres compte le Ier livre des Maccabées ?
Seize. Les chapitres 1 et 2 racontent la persécution et le soulèvement de Mathathias, les chapitres 3 à 9 les guerres de Judas, les chapitres 9 à 12 le gouvernement de Jonathas et les chapitres 13 à 16 celui de Simon.
Qui était Judas Maccabée ?
Judas, surnommé Machabée, était le troisième des cinq fils du prêtre Mathathias. Désigné par son père comme chef de l'armée, il battit à plusieurs reprises les armées syriennes, reprit Jérusalem, purifia le Temple et rétablit le sacrifice en 164 avant Jésus-Christ. Il mourut au combat à Laïsa, vers 160, en refusant de fuir devant une armée bien plus nombreuse.
Le livre des Maccabées est-il historiquement fiable ?
Oui. Même les historiens les plus critiques tiennent le Ier livre des Maccabées pour une source de premier ordre sur le IIe siècle avant Jésus-Christ : ses dates sont précises, il cite de nombreux documents officiels, et l'historien juif Josèphe le suit de près.
Lisez le Ier livre des Maccabées verset par verset, en français et en latin, dans l'application Bible catholique d'Iter Fidei.
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