La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Le livre de Malachie
Malachie est le dernier des douze petits prophètes. En quatre chapitres, il reproche aux prêtres leurs sacrifices indignes, au peuple ses mariages rompus et ses dîmes retenues, puis il annonce l'oblation pure offerte parmi les nations, le Seigneur qui vient dans son Temple, le Soleil de justice et le retour d'Élie. Les chapitres sont donnés ci-dessous dans la traduction de l'abbé Fillion, avec la Vulgate en regard, et le guide qui suit en présente l'auteur, l'époque et le sens chrétien.
Lire Malachie : 4 chapitres
Malachie est le douzième et dernier des petits prophètes, la dernière voix prophétique de l'Ancien Testament avant le Précurseur. Son livre ne compte que quatre chapitres, et pourtant l'Église le lit à la Chandeleur, le concile de Trente s'appuie sur lui pour enseigner le sacrifice de la messe, et saint Marc ouvre son Évangile avec le messager qu'il avait promis. Il vient après Aggée et Zacharie, qui avaient pressé la reconstruction du Temple ; Malachie parle à un peuple qui a retrouvé son sanctuaire, mais qui s'est vite lassé de bien servir Dieu. Vous pouvez lire chaque chapitre, en français et en latin, dans la liseuse de la Bible d'Iter Fidei.
Qui a écrit le livre de Malachie ?
Le livre donne le nom de son auteur au premier verset : « Fardeau de la parole du Seigneur adressée à Israël par l'intermédiaire de Malachie » (Ml 1, 1). L'Église l'a reçu comme l'œuvre de ce prophète, et parce qu'il ferme le recueil des Douze, on l'a longtemps regardé comme le dernier des prophètes de l'ancienne alliance. De sa vie, l'Écriture ne dit rien d'autre : tout ce que nous savons de lui tient dans sa prédication et dans l'époque qu'elle laisse deviner.
Son nom signifie mon messager, ou mon ange, sans doute en abrégé de « messager du Seigneur ». La version grecque des Septante a traduit le premier verset par par la main de son ange, et le même mot revient au chapitre 3 : « Voici que J'envoie Mon Ange » (Ml 3, 1). Une ancienne opinion juive, rapportée par saint Jérôme dans son commentaire, identifiait Malachie avec Esdras, le prêtre et scribe. Ce n'est qu'une conjecture, et la plupart des interprètes tiennent Malachie pour le nom propre d'un prophète distinct.
Certains critiques modernes ont fait de ce nom un titre emprunté au chapitre 3, ou attribué les derniers versets à une autre main. Rien n'oblige à les suivre : le livre forme un tout cohérent par son style et par sa méthode, et la Commission biblique pontificale ne s'est pas prononcée à son sujet.
Quand le livre de Malachie a-t-il été écrit ?
Le livre ne nomme aucun roi, mais ses détails le placent après le retour de Babylone. Le Temple est debout et l'on y offre des sacrifices, mais le culte s'est relâché. Le pays est gouverné par un gouverneur perse, auquel le prophète compare Dieu : « Offrez-la à votre gouverneur, et vous verrez si elle lui plaît » (Ml 1, 8). Les abus qu'il attaque, les mariages avec des femmes idolâtres, les dîmes négligées et les prêtres relâchés, sont exactement ceux que Néhémie entreprit de réformer (Ne 13, 23).
On date donc le livre du milieu du Ve siècle avant Jésus-Christ, vers 450 ou un peu après, aux alentours des missions de Néhémie à Jérusalem. Malachie parle environ deux générations après Aggée et Zacharie ; saint Augustin réunit les trois comme les prophètes de la fin de la captivité. Après lui, il n'y aura plus de prophète en Israël jusqu'à Jean-Baptiste, et le Ier livre des Maccabées notera à plusieurs reprises cette absence.
De quoi parle le livre de Malachie ? Résumé
Malachie a une manière toute personnelle de prêcher. Dieu affirme, le peuple objecte « En quoi ? », et Dieu répond. Le premier échange donne le ton : « Je vous ai aimés, dit le Seigneur ; et vous avez dit : En quoi nous avez-Vous aimés ? » (Ml 1, 2). Le même schéma revient tout au long du livre (Ml 1, 6, Ml 2, 14, Ml 2, 17, Ml 3, 7, Ml 3, 13) : on parle volontiers de « disputes » entre Dieu et son peuple.
L'amour de Dieu et les sacrifices souillés (chapitre 1)
Le chapitre 1 s'ouvre sur l'amour gratuit de Dieu : « J'ai aimé Jacob, [...] et J'ai eu de la haine pour Ésaü » (Ml 1, 2-3), dont le pays d'Édom est réduit en solitude. Puis le Seigneur se tourne vers les prêtres : « Le fils honore son père, et le serviteur son seigneur. Si donc Je suis votre Père, où est l'honneur qui M'est dû ? » (Ml 1, 6). Ils amènent à l'autel des bêtes aveugles, boiteuses ou malades, et disent : « La table du Seigneur est méprisée » (Ml 1, 7).
Dieu préférerait qu'on ferme les portes du Temple (Ml 1, 10), et il annonce un sacrifice qui remplacera le leur : « Car, depuis le lever du soleil jusqu'au couchant, Mon nom est grand parmi les nations, et en tout lieu on sacrifie et l'on offre à Mon nom une oblation pure » (Ml 1, 11). Le chapitre se clôt sur le titre que Dieu se donne : « Car Je suis le grand Roi » (Ml 1, 14).
L'alliance de Lévi et l'épouse de ta jeunesse (chapitre 2)
Le chapitre 2 menace les prêtres infidèles et leur rappelle le modèle de Lévi : « La loi de vérité a été dans sa bouche, et l'iniquité n'a pas été trouvée sur ses lèvres » (Ml 2, 6). Il définit en une phrase l'office du prêtre : « Car les lèvres du prêtre garderont la science, et c'est de sa bouche que l'on demandera la loi, parce qu'il est l'ange du Seigneur des armées » (Ml 2, 7).
Le prophète se tourne ensuite vers le peuple. « N'avons-nous pas tous un seul Père ? un même Dieu ne nous a-t-Il pas créés ? » (Ml 2, 10). Juda a épousé « la fille d'un dieu étranger » (Ml 2, 11), et des hommes ont renvoyé leur femme, au point que l'autel est couvert « de larmes, de pleurs et de cris » (Ml 2, 13). Dieu est témoin « entre toi et l'épouse de ta jeunesse, que tu as méprisée, bien qu'elle fût ta compagne et l'épouse de ton alliance » (Ml 2, 14). L'avertissement revient avec insistance : « ne méprise pas la femme de ta jeunesse » (Ml 2, 15). Le chapitre finit sur l'ironie du peuple : « où est le Dieu du jugement ? »
Le Seigneur vient dans son Temple ; la dîme et le livre de souvenir (chapitre 3)
Le chapitre 3 répond par la grande promesse : « Voici que J'envoie Mon Ange, et il préparera la voie devant Ma face ; et aussitôt viendra dans Son temple le Dominateur que vous cherchez, et l'Ange de l'alliance que vous désirez » (Ml 3, 1). Il vient comme un feu : « Il sera comme le feu qui fond les métaux, et comme l'herbe des foulons » (Ml 3, 2). Il purifiera les fils de Lévi « comme l'or et comme l'argent » (Ml 3, 3) et jugera ceux qui oppriment le mercenaire, la veuve, l'orphelin et l'étranger (Ml 3, 5).
Dieu rappelle qu'il ne change pas (Ml 3, 6) et renouvelle l'appel de Zacharie : « Revenez à moi, et Je reviendrai à vous » (Ml 3, 7). Le peuple l'a outragé « par les dîmes et par les prémices » (Ml 3, 8) ; qu'il apporte toutes les dîmes dans les greniers, et Dieu ouvrira « les cataractes du ciel » (Ml 3, 10).
À ceux qui disent qu'il est vain de servir Dieu, le prophète répond par le livre de souvenir : « un livre de souvenir a été écrit devant Lui pour ceux qui craignent le Seigneur, et qui pensent à Son nom » (Ml 3, 16). Au jour où Dieu agira, ils seront son peuple réservé, et l'on verra enfin la différence « entre le juste et l'impie » (Ml 3, 18).
Le jour du Seigneur, le Soleil de justice et Élie (chapitre 4)
Le chapitre 4, que la Bible hébraïque compte comme la fin du chapitre 3 (versets 19 à 24), décrit le jour qui vient « embrasé comme une fournaise » (Ml 4, 1), où les superbes seront de la paille. « Et le Soleil de Justice Se lèvera pour vous qui avez craint Mon nom, et le salut sera sous Ses ailes » (Ml 4, 2). Le livre se ferme sur deux recommandations.
La première regarde en arrière : « Souvenez-vous de la loi de Moïse, Mon serviteur » (Ml 4, 4). La seconde regarde en avant : « Voici, Je vous enverrai Élie, le prophète, avant que vienne le grand et l'épouvantable jour du Seigneur. [...] Et il ramènera le cœur des pères à leur fils, et le cœur des fils à leurs pères » (Ml 4, 5-6).
Les grands thèmes de Malachie et la lecture catholique
L'oblation pure : le sacrifice de la messe. Aucun verset de Malachie n'a été plus souvent cité par l'Église que 1, 11. La Didachè, l'un des plus anciens écrits chrétiens, l'applique déjà à l'Eucharistie du dimanche (chapitre 14). Saint Irénée de Lyon, dans son traité Contre les hérésies (livre IV, 17, 5), enseigne que le Christ a institué l'oblation nouvelle de la nouvelle alliance, que l'Église a reçue des Apôtres et qu'elle offre à Dieu dans le monde entier, et que Malachie l'avait annoncée.
Le concile de Trente a fait sienne cette lecture : la messe est cette oblation pure, que nulle indignité ni malice de ceux qui l'offrent ne peut souiller, et que le Seigneur a prédit par Malachie devoir être offerte en tout lieu à son nom (session XXII, chapitre 1, en latin haec quidem illa munda oblatio est). Le sacrifice unique de la Croix, rendu présent sur tous les autels, est l'accomplissement de l'oracle ; notre article sur la messe tridentine en montre la forme traditionnelle.
Le messager et le Seigneur du Temple. Notre-Seigneur a appliqué Ml 3, 1 à saint Jean-Baptiste : « Car c'est de lui qu'il a été écrit : Voici que devant Ta face J'envoie Mon Ange, qui préparera la voie devant Toi » (Mt 11, 10). Saint Marc ouvre son Évangile par la même citation (Mc 1, 2), et Zacharie, le père de Jean, le salue comme celui qui marchera « devant la face du Seigneur, pour préparer Ses voies » (Lc 1, 76).
Le « Dominateur que vous cherchez » et « l'Ange de l'alliance » sont une seule personne : c'est le Seigneur lui-même qui vient dans son Temple. Il y vient quand l'Enfant Jésus y est présenté par Marie et Joseph ; c'est pourquoi l'Église lit Ml 3, 1-4 le 2 février, à la messe de la Purification de la Sainte Vierge, la Chandeleur.
Le feu qui purifie. Saint Augustin, dans La Cité de Dieu (livre XX, 25), lit les versets 3, 2-3 du jugement : le Seigneur viendra comme le feu du fondeur, et il en conclut que certains souffriront des peines purifiantes. Le passage est ainsi l'un des textes que la tradition rapproche de la doctrine du purgatoire, que le IIe livre des Maccabées enseigne plus clairement encore.
Le mariage. « Ne méprise pas la femme de ta jeunesse. » La Vulgate, suivie par Fillion, rend le verset 2, 16 d'une manière qui rapporte le prétexte de ceux qui renvoyaient leur femme : « Lorsque tu auras conçu de la haine contre elle [...] renvoie-la ; mais l'iniquité couvrira son vêtement ». Les bibles faites sur l'hébreu lisent plutôt : « Je hais la répudiation ». Dans les deux cas, le prophète condamne le renvoi de l'épouse, que la loi de Moïse tolérait encore. Notre-Seigneur ira plus loin et rendra au mariage ce qu'il était au commencement : « Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni » (Mt 19, 6).
La dîme. Malachie 3, 8-10 est le texte classique sur la dîme. La faute du peuple était de refuser à Dieu ce qui faisait vivre son Temple, ses ministres et les pauvres. La bénédiction promise n'est pas le prix d'un marché, mais la réponse de Dieu à la fidélité. L'Église a toujours demandé aux fidèles de pourvoir, selon leurs moyens, aux besoins du culte et de ses ministres.
Le Soleil de justice. L'Église lit 4, 2 du Christ. Le 21 décembre, la grande antienne de l'Avent à Vêpres le salue : O Oriens, splendor lucis aeternae, et sol justitiae, ô Orient, splendeur de la lumière éternelle et soleil de justice. Le salut « sous Ses ailes » est celui que le Christ apporte en se levant sur ceux qui sont assis dans les ténèbres.
Élie avant le jugement. L'ange annonce à Zacharie que son fils marchera « dans l'esprit et la vertu d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants » (Lc 1, 17), et Notre-Seigneur dit de Jean : « il est lui-même cet Élie qui doit venir » (Mt 11, 14). Après la Transfiguration, pourtant, il déclare : « Il est vrai qu'Élie doit venir, et qu'il rétablira toutes choses. [...] Mais Je vous dis qu'Élie est déjà venu » (Mt 17, 11-12).
Les Pères en ont tiré un double accomplissement : Jean est venu dans l'esprit d'Élie avant le premier avènement, et Élie lui-même, enlevé vivant au ciel (IV R 2, 11, 2 Rois dans les bibles modernes), reviendra avant le second. Saint Augustin écrit que c'est une conviction familière aux fidèles que, dans les derniers temps, les Juifs croiront au vrai Christ par la prédication de ce prophète (La Cité de Dieu, XX, 29). L'Ecclésiastique attendait déjà le prophète « au temps des jugements », pour « réconcilier le cœur du père avec le fils » (Si 48, 10).
Versets célèbres du livre de Malachie
- Malachie 1, 2-3 : « J'ai aimé Jacob, [...] et J'ai eu de la haine pour Ésaü. » Saint Paul le cite dans l'Épître aux Romains, pour montrer la gratuité de l'élection divine (Rm 9, 13).
- Malachie 1, 11 : « en tout lieu on sacrifie et l'on offre à Mon nom une oblation pure. »
- Malachie 2, 7 : « les lèvres du prêtre garderont la science, et c'est de sa bouche que l'on demandera la loi. »
- Malachie 3, 1 : « aussitôt viendra dans Son temple le Dominateur que vous cherchez ». La Vulgate dit statim, « aussitôt », là où les bibles modernes traduisent souvent « soudain ».
- Malachie 3, 10 : « Apportez toutes les dîmes dans Mes greniers, et qu'il y ait des aliments dans Ma maison. »
- Malachie 4, 2 : « le Soleil de Justice Se lèvera pour vous qui avez craint Mon nom » (3, 20 dans les bibles faites sur l'hébreu).
- Malachie 4, 5 : « Voici, Je vous enverrai Élie, le prophète » (3, 23 dans les bibles faites sur l'hébreu).
Le livre de Malachie dans le canon et dans la liturgie
Malachie ferme le livre des Douze dans l'hébreu, dans les Septante et dans la Vulgate, et le concile de Trente (session IV, 1546) le nomme le dernier des petits prophètes dans son décret sur le canon. Livre protocanonique, il figure dans les bibles catholiques, orthodoxes et protestantes. L'hébreu le divise en trois chapitres ; les Septante, la Vulgate et Fillion font des six derniers versets un quatrième chapitre.
Dans les bibles protestantes, Malachie est le dernier livre de l'Ancien Testament, ce qui donne l'impression de quatre siècles de silence avant saint Matthieu. Dans la Bible catholique, l'Ancien Testament se poursuit avec le Ier livre des Maccabées et le IIe, qui racontent l'histoire du IIe siècle avant Jésus-Christ et appartiennent aux livres deutérocanoniques que les Réformateurs ont écartés.
Dans le Missel de 1962, Ml 3, 1-4 est la leçon de la messe de la Purification de la Sainte Vierge, le 2 février, et l'introït de l'Épiphanie, Ecce advenit dominator Dominus, fait écho au Dominateur annoncé en 3, 1. Au Bréviaire, les petits prophètes sont lus aux Matines de novembre, quand l'année liturgique s'achève et que l'Avent approche ; le calendrier liturgique donne chaque jour la fête et ses lectures.
Comment lire le livre de Malachie
Les quatre chapitres se lisent en un quart d'heure ; lisez-les d'abord d'une traite. Relisez ensuite Aggée et le dernier chapitre de Néhémie pour connaître la communauté à laquelle parle Malachie. Revenez au chapitre 1 avant la messe, en pensant à l'oblation pure qui va être offerte ; au chapitre 3 à la Chandeleur et pendant l'Avent ; au chapitre 4 en lisant le premier chapitre de saint Luc, où l'ange reprend son dernier verset. Le culte du Temple que Malachie voulait purifier trouve son accomplissement dans l'Eucharistie, le sacrifice que l'Église offre « depuis le lever du soleil jusqu'au couchant ».
Questions Fréquentes
De quoi parle le livre de Malachie ?
Le livre de Malachie est une prophétie de quatre chapitres adressée aux Juifs revenus de Babylone, au Ve siècle avant Jésus-Christ. Il reproche aux prêtres leurs sacrifices indignes et au peuple ses mariages avec des idolâtres, ses divorces et ses dîmes retenues. Il annonce l'oblation pure offerte parmi les nations, la venue du Seigneur dans son Temple après un messager, le jour du jugement et le retour d'Élie.
Qui a écrit le livre de Malachie ?
L'Église l'a reçu comme l'œuvre du prophète Malachie, dont le nom, qui signifie mon messager, figure au premier verset. On ne sait rien d'autre de sa vie. Une ancienne opinion juive rapportée par saint Jérôme l'identifiait à Esdras le scribe, mais ce n'est qu'une conjecture.
Quand le livre de Malachie a-t-il été écrit ?
Après le retour de l'exil, quand le Temple était rebâti et qu'un gouverneur perse administrait la Judée. On le date d'ordinaire vers 450 avant Jésus-Christ, à l'époque de Néhémie, puisque les abus que Malachie dénonce sont ceux que Néhémie a réformés.
Quel est le message principal du livre de Malachie ?
Dieu, qui aime son peuple gratuitement et ne change pas (Ml 3, 6), demande un culte sincère, des prêtres fidèles et des mariages fidèles, et il viendra lui-même purifier son peuple : « Revenez à moi, et Je reviendrai à vous » (Ml 3, 7). Les chrétiens y lisent l'annonce de la messe (1, 11) et celle du Précurseur (3, 1).
Combien de chapitres compte le livre de Malachie ?
Quatre dans la Vulgate, dans les Septante et dans la traduction de Fillion. La Bible hébraïque n'en compte que trois : ses versets 3, 19 à 3, 24 correspondent au chapitre 4 de la Vulgate.
Malachie est-il le dernier livre de l'Ancien Testament ?
Dans les bibles protestantes, oui. Dans la Bible catholique, Malachie est le dernier des prophètes, mais l'Ancien Testament continue avec les deux livres des Maccabées, que le concile de Trente a déclarés canoniques. Dans la Bible hébraïque, le dernier livre est celui des Chroniques, les Paralipomènes de la Vulgate.
Que dit le livre de Malachie sur la dîme ?
En Ml 3, 8-10, Dieu accuse le peuple de l'outrager « par les dîmes et par les prémices » et promet d'ouvrir « les cataractes du ciel » s'il apporte toutes les dîmes dans ses greniers. La dîme faisait vivre le Temple, ses prêtres et les pauvres : c'était une dette de religion, non un moyen d'acheter à Dieu la prospérité.
Qui est Élie dans le livre de Malachie ?
Élie est le prophète enlevé au ciel dans un char de feu, que Dieu promet d'envoyer « avant que vienne le grand et l'épouvantable jour du Seigneur » (Ml 4, 5). Notre-Seigneur a dit que Jean-Baptiste est « cet Élie qui doit venir » (Mt 11, 14), et aussi qu'Élie « doit venir » et rétablira toutes choses (Mt 17, 11). Saint Augustin et les Pères enseignent qu'Élie reviendra avant le jugement pour amener les Juifs au Christ.
Lisez le livre de Malachie verset par verset, en français et en latin, dans l'application Bible catholique d'Iter Fidei.
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