La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Le livre d'Aggée
Le livre d'Aggée tient en deux chapitres : quatre discours datés de l'an 520 avant Jésus-Christ, qui pressent les Juifs revenus de Babylone de rebâtir le Temple et promettent la venue du « Désiré de toutes les nations ». Les deux chapitres sont donnés ci-dessous dans la traduction de l'abbé Fillion, avec la Vulgate latine en regard ; le guide qui suit présente le prophète, son époque, le plan du livre et sa lecture chrétienne.
Lire Aggée : 2 chapitres
Aggée est le dixième des douze petits prophètes et le premier des trois qui parlèrent après la captivité de Babylone, avant Zacharie et Malachie. Son livre est l'un des plus courts de l'Écriture : deux chapitres, trente-huit versets dans la Vulgate. Il est aussi l'un des plus précis, car chacun de ses quatre oracles porte sa date au jour près, et tous tiennent dans les quatre derniers mois de l'année 520 avant Jésus-Christ.
La traduction de l'abbé Fillion, faite sur la Vulgate, garde les noms latins : le gouverneur est Zorobabel, fils de Salathiel, et le grand prêtre s'appelle « Jésus, fils de Josédec », celui que le livre d'Esdras nomme Josué. Le message tient en une phrase : donnez à Dieu la première place, et la pauvre maison que vous bâtissez verra une gloire plus grande que celle du temple de Salomon, parce que le Messie y entrera. Vous pouvez lire le texte complet dans la liseuse de la Bible d'Iter Fidei.
Qui était le prophète Aggée ?
L'Église a reçu ce livre comme l'œuvre du prophète dont il porte le nom. Le premier verset le présente comme l'instrument de la parole divine : « la parole du Seigneur fut adressée, par l'intermédiaire du prophète Aggée, à Zorobabel, fils de Salathiel, chef de Juda, et à Jésus, fils de Josédec, grand prêtre » (Ag 1, 1). La même formule revient en tête de chaque oracle, avec sa date, ce qui donne au livre l'allure d'un procès-verbal de prédication.
Les livres historiques confirment le personnage et son œuvre. Le livre d'Esdras rapporte : « Mais le prophète Aggée et Zacharie, fils d'Addo, prophétisèrent, au nom du Dieu d'Israël, aux Juifs qui étaient en Judée et à Jérusalem » (Esd 5, 1). Il ajoute plus loin que les anciens « bâtissaient heureusement le temple, selon la prophétie d'Aggée et de Zacharie, fils d'Addo » (Esd 6, 14). Le prophète a donc vu le fruit de sa parole.
De sa vie, nous ne savons presque rien. Son nom, en hébreu Haggaï, se rattache au mot qui désigne la fête ; on l'a souvent compris comme « né un jour de fête », sans certitude. Une tradition juive le fait naître à Babylone et revenir avec les premiers exilés ; le texte sacré ne le dit pas.
Le psautier de la Vulgate, après la version grecque, le nomme avec Zacharie dans le titre de deux psaumes : le psaume 112, Beatus vir, qui porte dans la Vulgate « Alleluia, au retour d'Aggée et de Zacharie » (Ps 111, 1), et le psaume 146, Lauda anima mea (Ps 145, 1 dans la Vulgate). Ces titres, absents de l'hébreu, indiquent sans doute l'usage de ces psaumes au temps du retour, plutôt qu'un auteur. Le Martyrologe romain fait mémoire de saint Aggée le 4 juillet, avec le prophète Osée.
Les critiques modernes reconnaissent en général que les oracles remontent au prophète lui-même et à l'année 520 ; beaucoup pensent que le cadre narratif, écrit à la troisième personne, a été posé par un disciple contemporain. Rien dans cette opinion ne touche à l'autorité du livre, que l'Église tient pour inspiré tel qu'il est.
Quand le livre d'Aggée a-t-il été écrit ?
Aggée a parlé « la seconde année du roi Darius », c'est-à-dire Darius Ier, fils d'Hystaspe, roi des Perses, en 520 avant Jésus-Christ. Le livre lui-même fournit le calendrier :
- le premier jour du sixième mois, le premier oracle (Ag 1, 1) ;
- le vingt et unième jour du septième mois, le second (Ag 2, 2) ;
- le vingt-quatrième jour du neuvième mois, les deux derniers, prononcés le même jour (Ag 2, 11 et Ag 2, 21).
Pour comprendre ces dates, il faut lire le livre d'Esdras. Cyrus avait permis aux Juifs de rentrer en 538. Dès leur retour, ils relevèrent l'autel et posèrent les fondations du second Temple, au milieu des cris de joie ; mais « plusieurs des prêtres et des lévites, des chefs de famille et des anciens, qui avaient vu le premier temple » pleurèrent à haute voix en voyant ces fondations (Esd 3, 12).
Puis les Samaritains obtinrent de la cour de Perse l'arrêt des travaux, et pendant près de seize ans rien ne se fit. C'est dans ce découragement qu'Aggée reçut la parole du Seigneur. Trois semaines après son premier discours, le chantier reprenait, et « la maison de Dieu fut achevée le troisième jour du mois d'adar, la sixième année du règne du roi Darius » (Esd 6, 15), vers 515.
De quoi parle le livre d'Aggée ? Résumé
Le livre réunit quatre discours datés et le court récit de la réponse du peuple. Le style est simple, direct, sans images recherchées : celui d'un prédicateur qui rappelle un devoir évident. Dans la Vulgate et chez Fillion, le chapitre 1 compte quatorze versets et le chapitre 2 vingt-quatre. Les bibles faites sur l'hébreu terminent le premier chapitre un verset plus loin : le verset 2, 8 de la Vulgate devient chez elles 2, 7, et le dernier verset, 2, 24, devient 2, 23.
Premier oracle : bâtissez la maison du Seigneur (chapitre 1)
Le peuple disait : « Le temps de bâtir la maison du Seigneur n'est pas encore venu » (Ag 1, 2). Le prophète répond par une question qui n'a pas vieilli : « Est-ce le temps pour vous d'habiter dans des maisons lambrissées, pendant que cette maison est détruite ? » (Ag 1, 4). Il leur fait ensuite regarder leur propre vie : « Vous avez semé beaucoup, et vous avez peu recueilli ; vous avez mangé, et vous n'avez pas été rassasiés » ; et l'argent gagné s'en va comme si on l'avait mis « dans un sac percé » (Ag 1, 6).
La sécheresse n'était pas un hasard. Dieu en donne la cause : « Parce que Ma maison est déserte, pendant que vous vous empressez chacun vers la sienne » (Ag 1, 9). L'ordre est clair : « montez sur la montagne, apportez du bois, bâtissez Ma maison, et elle Me sera agréable, et Je serai glorifié, dit le Seigneur » (Ag 1, 8).
La réponse fut immédiate. Zorobabel, le grand prêtre Jésus « et tous les restes du peuple, entendirent la voix du Seigneur leur Dieu » (Ag 1, 12). Aggée, que le texte appelle « messager du Seigneur », ne leur donne alors qu'une parole : « Je suis avec vous, dit le Seigneur » (Ag 1, 13). Le Seigneur suscita l'esprit du chef, du prêtre et du peuple, et le travail commença le vingt-quatrième jour du sixième mois (Ag 1, 14 et Ag 2, 1).
Deuxième oracle : la gloire de la dernière maison (chapitre 2, 2-10)
Un mois plus tard, les murs qui s'élevaient paraissaient bien pauvres à ceux qui se souvenaient de Salomon. Le prophète pose la question que chacun se posait : « Quel est parmi vous le survivant qui a vu cette maison dans sa première gloire ? [...] Ne paraît-elle pas à vos yeux comme si elle n'était pas ? » (Ag 2, 4). Dieu répond par un triple encouragement, au chef, au prêtre et au peuple : « fortifie-toi, Zorobabel [...] fortifie-toi, Jésus, fils de Josédec, grand prêtre ; fortifie-toi, peuple entier du pays » (Ag 2, 5). Il rappelle l'alliance de la sortie d'Égypte et ajoute : « Mon esprit sera au milieu de vous ; ne craignez pas » (Ag 2, 6).
Vient alors la grande promesse : « Encore un peu de temps, et J'ébranlerai le ciel et la terre, la mer et le continent » (Ag 2, 7). « J'ébranlerai toutes les nations, et le Désiré de toutes les nations viendra ; et Je remplirai de gloire cette maison, dit le Seigneur des armées » (Ag 2, 8). L'or et l'argent appartiennent à Dieu (Ag 2, 9) ; ce n'est donc pas de la richesse du bâtiment que viendra sa gloire. Et l'oracle s'achève ainsi : « La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, dit le Seigneur des armées, et en ce lieu Je donnerai la paix » (Ag 2, 10).
Troisième oracle : la sainteté ne se transmet pas par contact (chapitre 2, 11-20)
Deux mois plus tard, Aggée propose aux prêtres deux questions de la Loi (Ag 2, 12). Si quelqu'un porte de la chair sanctifiée dans le pan de son vêtement et touche du pain ou du vin, ces aliments deviennent-ils saints ? Les prêtres répondent : non. Si un homme « souillé par un cadavre » touche ces mêmes choses, les rend-il impurs ? Oui (Ag 2, 13-14). L'application suit : « Tel est ce peuple et telle est cette nation devant Ma face, dit le Seigneur, et telles sont toutes les œuvres de leurs mains : tout ce qu'ils M'offrent en ce lieu est souillé » (Ag 2, 15).
Les offrandes extérieures ne sanctifiaient pas un peuple qui laissait la maison de Dieu en ruines ; sa négligence, au contraire, souillait tout ce qu'il présentait. Le prophète rappelle les récoltes réduites de moitié, la nielle et la grêle (Ag 2, 17-18). Mais depuis le jour où l'on a remis pierre sur pierre, tout change : « A partir de ce jour, Je bénirai » (Ag 2, 20).
Quatrième oracle : Zorobabel, le sceau du Seigneur (chapitre 2, 21-24)
Le même jour, le Seigneur parle à Zorobabel seul. Il ébranlera de nouveau le ciel et la terre, il renversera « le trône des royaumes » et brisera la force des nations (Ag 2, 22-23). Mais à l'héritier de David il fait cette promesse, qui clôt le livre : « Je te prendrai, Zorobabel, fils de Salathiel, Mon serviteur, dit le Seigneur ; et Je te garderai comme un sceau, parce que Je t'ai choisi » (Ag 2, 24).
Les grands thèmes du livre d'Aggée et la lecture catholique
Dieu d'abord. Tout le premier chapitre commente d'avance la parole de Notre-Seigneur : « Cherchez donc premièrement le royaume de Dieu et Sa justice, et toutes ces choses vous seront données par surcroît » (Mt 6, 33). Les Juifs s'occupaient de tout, sauf de l'unique nécessaire. Aggée leur montre que leur pauvreté n'est pas l'excuse de leur négligence, mais sa conséquence. La leçon vaut pour l'âme chrétienne, qui remet toujours à plus tard ce qu'elle doit à Dieu : la prière, la messe du dimanche, l'aumône, l'entretien de la maison de Dieu.
Un culte qui plaise à Dieu. Les deux questions posées aux prêtres enseignent que les rites ne sanctifient pas un cœur qui refuse à Dieu ce qu'il lui doit. Le contact de la chose sainte ne suffit pas ; il faut la conversion. Malachie reprendra la même leçon quelques décennies plus tard, en reprochant aux prêtres leurs victimes boiteuses et en annonçant l'oblation pure offerte parmi les nations (Ml 1, 11).
Le Christ, Désiré de toutes les nations. Les Pères ont lu dans le second oracle une prophétie du Messie. La Vulgate porte et veniet desideratus cunctis gentibus, et Fillion traduit fidèlement : « le Désiré de toutes les nations viendra ». La promesse rejoint celle de Jacob mourant, qui annonçait celui « qui doit être envoyé ; et c'est lui qui sera l'attente des nations » (Gn 49, 10). L'hébreu peut aussi se comprendre des « choses précieuses » des nations, que l'on apportera au Temple, et la plupart des bibles modernes traduisent ainsi ; la Vulgate de saint Jérôme et toute la tradition latine y ont reconnu le Christ, et l'Église a fait sienne cette lecture dans sa prière.
Pourquoi la gloire de la seconde maison devait-elle dépasser celle de la première ? Le temple de Zorobabel n'avait ni l'Arche d'alliance ni la nuée qui avait rempli celui de Salomon au jour de sa dédicace (III R 8, 10, 1 Rois dans les bibles modernes). Sa gloire fut ailleurs : l'Enfant Jésus y fut présenté, le Christ y enseigna et l'appela la maison de son Père. Malachie précise la promesse : « aussitôt viendra dans Son temple le Dominateur que vous cherchez, et l'Ange de l'alliance que vous désirez » (Ml 3, 1), et l'Église lit ce passage le 2 février, à la fête de la Purification, que l'on appelle en France la Chandeleur.
Saint Augustin, dans La Cité de Dieu (livre XVIII), applique l'ébranlement du ciel et de la terre à l'Incarnation et à la prédication de l'Évangile, et voit dans la maison plus glorieuse l'Église, bâtie de pierres vivantes, que le Christ remplit de sa présence. L'Épître aux Hébreux reprend l'oracle pour la fin des temps : « Encore une fois J'ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel » (He 12, 26).
La paix donnée en ce lieu. « En ce lieu Je donnerai la paix » : les commentateurs y ont entendu le chant des anges de Bethléem et la paix que le Christ laisse à ses disciples. Le second Temple, si pauvre, devait voir entrer celui qui est notre paix.
Zorobabel, figure du Christ. Zorobabel est le fils de Salathiel et le petit-fils du roi Jéchonias, emmené en captivité. Dieu avait dit de ce roi : « quand Jéchonias, fils de Joakim, roi de Juda, serait un anneau à Ma main droite, Je l'en arracherai » (Jr 22, 24). À son petit-fils, il promet au contraire : « Je te garderai comme un sceau ». L'anneau arraché est rendu à la main de Dieu ; la promesse faite à David n'est pas retirée. Zorobabel ne porta jamais la couronne : la promesse regarde plus loin, vers celui qui descend de lui. Les deux généalogies du Seigneur passent en effet par Zorobabel, celle de saint Matthieu (Mt 1, 12) comme celle de saint Luc (Lc 3, 27).
À côté du prince se tient le grand prêtre, qui porte le nom même de Jésus, forme grecque de Josué. Zacharie, quelques mois plus tard, le verra purifié et entendra la promesse : « voici, Je vais amener Mon Serviteur l'Orient » (Za 3, 8). Le prince et le prêtre qui bâtissent ensemble la maison de Dieu annoncent le Christ, qui est à la fois Roi et Prêtre.
Versets célèbres du livre d'Aggée
- Aggée 1, 4. « Est-ce le temps pour vous d'habiter dans des maisons lambrissées, pendant que cette maison est détruite ? » Le reproche de tous les temps à ceux qui soignent leur maison et oublient celle de Dieu.
- Aggée 1, 5. « Appliquez vos cœurs à considérer vos voies » (Ag 1, 5). Le refrain du livre, qui revient à plusieurs reprises : un appel à l'examen de conscience.
- Aggée 1, 13. « Je suis avec vous, dit le Seigneur. » Toute la consolation du prophète en une ligne.
- Aggée 2, 8. « J'ébranlerai toutes les nations, et le Désiré de toutes les nations viendra ; et Je remplirai de gloire cette maison. » C'est le verset 2, 7 des bibles modernes.
- Aggée 2, 10. « La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première. » C'est le verset 2, 9 des bibles modernes.
- Aggée 2, 24. « Je te garderai comme un sceau, parce que Je t'ai choisi. »
Le livre d'Aggée dans le canon et dans la liturgie
Aggée appartient à l'Ancien Testament, parmi les douze petits prophètes, après Sophonie et avant Zacharie. C'est un livre protocanonique, reçu par les Juifs, les catholiques et les protestants : il se trouve donc dans toutes les bibles, seul le nom change (Aggée dans les bibles catholiques françaises, Haggaï dans plusieurs traductions récentes). Le concile de Trente, dans son décret sur les Écritures canoniques (session IV, 1546), le nomme parmi les douze petits prophètes, sous la forme latine Aggaeus. Saint Jérôme, qui traduisit les prophètes sur l'hébreu pour la Vulgate, a laissé un commentaire sur ce livre. Sur la place de la Vulgate et des traductions françaises, voyez notre article Bible catholique : quelle traduction choisir et lire ?
Dans le Bréviaire romain, les petits prophètes sont lus aux Matines de novembre, à la fin de l'année liturgique, juste avant l'Avent, quand l'Église recommence à chanter la venue du Désiré des nations. La grande antienne du 22 décembre, chantée à Vêpres avant le Magnificat, reprend le titre que donne Aggée : O Rex Gentium, et desideratus earum : ô Roi des nations, objet de leur désir. Vous pouvez suivre l'office de chaque jour dans le Bréviaire d'Iter Fidei.
Comment lire le livre d'Aggée
Le livre se lit en un quart d'heure. Commencez par l'histoire, aux chapitres 3 à 6 du livre d'Esdras, qui racontent le retour, la pose des fondations et l'arrêt du chantier. Lisez ensuite les deux chapitres d'Aggée d'une seule traite, en notant les quatre dates. Poursuivez avec Zacharie, qui prêcha aux mêmes bâtisseurs la même année, et terminez par Malachie, qui parle au peuple du Temple achevé. Gardez la Vulgate ouverte à côté du français pour le verset 2, 8 : le mot desideratus porte toute l'espérance de l'Avent. Le Temple rebâti par Zorobabel succède à celui que Salomon avait élevé, dont notre article sur le roi Salomon rappelle la construction.
Questions Fréquentes
De quoi parle le livre d'Aggée ?
Le livre d'Aggée parle de la reconstruction du Temple de Jérusalem après l'exil de Babylone. En quatre discours datés de 520 avant Jésus-Christ, le prophète reproche aux Juifs d'avoir bâti leurs maisons en laissant celle de Dieu en ruines, les encourage quand le nouveau Temple leur paraît misérable, et promet que « le Désiré de toutes les nations viendra » le remplir de gloire. La tradition catholique y lit une prophétie du Christ et de son Église.
Qui était le prophète Aggée ?
Aggée est un prophète juif du retour de l'exil, qui prêcha à Jérusalem en 520 avant Jésus-Christ, la deuxième année du roi perse Darius Ier. Le livre d'Esdras le nomme avec Zacharie comme l'inspirateur de la reconstruction du Temple (Esd 5, 1 et 6, 14). On ne sait presque rien d'autre de sa vie. Le Martyrologe romain fait mémoire de lui le 4 juillet.
Quand le livre d'Aggée a-t-il été écrit ?
En 520 avant Jésus-Christ. Les quatre oracles se succèdent entre le premier jour du sixième mois et le vingt-quatrième jour du neuvième mois de cette année, et ils ont été mis par écrit au moment même ou peu après. Le Temple dont ils réclamaient la construction fut achevé la sixième année de Darius, vers 515.
Quel est le message principal du livre d'Aggée ?
Donner à Dieu la première place. Les mauvaises récoltes venaient de ce que la maison de Dieu restait déserte pendant que chacun s'empressait vers la sienne (Ag 1, 9). Dès que le peuple obéit, Dieu promet sa présence, sa bénédiction et, pour le nouveau Temple, une gloire plus grande que celle de Salomon, que l'Église voit accomplie dans la venue du Christ.
Combien de chapitres compte le livre d'Aggée ?
Deux. Dans la Vulgate et la traduction de Fillion, le premier chapitre compte quatorze versets et le second vingt-quatre, soit trente-huit versets. Les bibles faites sur l'hébreu comptent quinze et vingt-trois versets : leurs numéros du chapitre 2 ont un verset de moins.
Qui sont Zorobabel et Jésus, fils de Josédec ?
Zorobabel, fils de Salathiel et descendant du roi David, était le gouverneur de Juda sous les Perses. Jésus, fils de Josédec, appelé Josué dans le livre d'Esdras, était le grand prêtre. Aggée s'adresse à eux deux dans ses premiers oracles, et la tradition voit dans ce prince et ce prêtre une figure du Christ, Roi et Prêtre.
Comment le livre d'Aggée annonce-t-il Jésus-Christ ?
Il promet que « le Désiré de toutes les nations viendra » et que la gloire du second Temple dépassera celle du premier (Ag 2, 8-10). Ce Temple n'avait ni l'Arche ni la nuée de la gloire ; sa grandeur fut d'accueillir le Fils de Dieu, présenté et enseignant dans ses parvis. La promesse faite à Zorobabel, gardé « comme un sceau », regarde aussi le Christ, qui descend de lui.
Lisez le livre d'Aggée verset par verset, en français et en latin, dans l'application Bible catholique d'Iter Fidei.
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