La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Le livre de l’Ecclésiaste (Qohélet)
L’Ecclésiaste, appelé Qohélet dans les bibles modernes, est le livre de « Vanité des vanités » : le roi sage y examine tout ce qui se fait sous le soleil et conclut que seule la crainte de Dieu donne son sens à la vie. Ses douze chapitres sont donnés ci-dessous dans la traduction de l’abbé Fillion, avec le latin de la Vulgate en regard ; le guide qui suit en expose l’auteur, le plan et la lecture catholique.
Lire Ecclésiaste : 12 chapitres
L’Ecclésiaste est le livre le plus déconcertant de l’Ancien Testament, et l’un des plus salutaires. Un roi qui a tout possédé, la sagesse, la richesse, les plaisirs, les grands travaux, fait le bilan de ce que l’homme gagne « sous le soleil ». Il revient toujours à la même réponse : « Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste ; vanité des vanités, et tout est vanité » (Qo 1, 2). Mais il ne s’arrête pas au désenchantement. Le livre s’achève sur une conclusion ferme, qui donne la clé de tout le reste : « Crains Dieu et observe Ses commandements ; car c’est là tout l’homme » (Qo 12, 13).
Le nom du livre vient du grec Ekklêsiastês, que saint Jérôme explique comme le nom de celui qui rassemble l’assemblée pour lui parler, le prédicateur ; il traduit l’hébreu Qohélet, qui a le même sens. On ne confondra pas l’Ecclésiaste avec l’Ecclésiastique, appelé Siracide dans les bibles modernes, qui est un autre livre, plus long et plus tardif, écrit par Jésus fils de Sirach.
Qui a écrit l’Ecclésiaste ?
L’Église a reçu l’Ecclésiaste comme l’œuvre du roi Salomon, fils de David, et le livre en donne lui-même les raisons. Il s’ouvre sur ces mots : « Paroles de l’Ecclésiaste, fils de David, roi de Jérusalem » (Qo 1, 1), et l’auteur parle en roi : « Moi l’Ecclésiaste, j’ai été roi d’Israël à Jérusalem » (Qo 1, 12). Un seul fils de David a régné sur tout Israël à Jérusalem. Au chapitre 2, il décrit ses maisons, ses vignes, ses jardins, ses réservoirs d’eau, ses serviteurs, ses chanteurs, son or et son argent : c’est la gloire de Salomon telle que la rapporte le IIIe livre des Rois. L’épilogue précise qu’il « composa de nombreuses paraboles » (Qo 12, 9).
Les Pères s’accordent sur cette attribution : saint Grégoire de Nysse et saint Jérôme commentent le livre comme celui de Salomon, et saint Grégoire le Grand le cite sous son nom. Beaucoup d’anciens auteurs ont pensé qu’il l’avait écrit dans sa vieillesse, après s’être repenti de ses égarements. Saint Jean Chrysostome, dans un sermon que le Bréviaire romain fait lire au deuxième nocturne, le présente ainsi : Salomon, longtemps captif de l’amour des biens du siècle, bâtissait des palais et amassait de l’or ; revenu à lui, il prononça cette parole digne du ciel, « Vanité des vanités ».
L’auteur principal, comme de toute l’Écriture, est le Saint-Esprit. La plupart des exégètes modernes estiment qu’un sage plus tardif a écrit sous le nom de Salomon, en adoptant sa personne comme un procédé littéraire ; la tradition de l’Église s’en tient à Salomon, et l’Église n’a rien défini à ce sujet.
Quand l’Ecclésiaste a-t-il été écrit ?
Dans la perspective traditionnelle, le livre date de la fin du règne de Salomon, au Xe siècle avant Jésus-Christ, quand les châtiments qui suivirent son infidélité, racontés au IIIe livre des Rois (1 Rois), chapitre 11, expliqueraient le ton grave et désabusé du livre. Ceux qui rejettent l’attribution à Salomon ont proposé toutes les dates jusqu’au IIIe siècle avant Jésus-Christ, en invoquant la langue de l’hébreu ; l’Église n’a fixé aucune date.
De quoi parle l’Ecclésiaste ? Résumé
L’Ecclésiaste pose une seule question : « Quel profit revient-il à l’homme de tout le travail qui l’occupe sous le soleil ? » (Qo 1, 3). « Sous le soleil » désigne la vie présente, regardée avec la seule raison naturelle. L’auteur essaie toutes les réponses que le monde propose, et chaque fois il trouve « vanité et affliction d’esprit ». Non que les créatures soient mauvaises ; mais aucune ne peut combler le cœur ni survivre à la mort.
Prologue : tout est vanité (1, 1-11)
Le livre s’ouvre au chapitre 1 sur son thème et sur le tableau du cycle sans fin de la nature : les générations passent, le soleil se lève et se couche, le vent tourne, « Tous les fleuves entrent dans la mer, et la mer ne déborde pas » (Qo 1, 7). « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil » (Qo 1, 10), et rien n’est retenu par la mémoire des hommes.
Vanité de la vie privée : la sagesse, le plaisir, le travail (1, 12 à 3, 15)
Le roi raconte sa propre expérience. Il a cherché la sagesse et découvert que « avec beaucoup de sagesse il y a beaucoup d’indignation, et celui qui augmente sa science augmente aussi sa peine » (Qo 1, 18). Au chapitre 2, il essaie le plaisir et les grands ouvrages, sans rien refuser à ses yeux, et reconnaît « que rien n’est stable sous le soleil » (Qo 2, 11).
La sagesse l’emporte sur la folie, mais le sage meurt comme l’insensé et laisse le fruit de son labeur à un héritier qui le dissipera peut-être. La section se clôt au chapitre 3 par le célèbre poème des saisons de la vie, « Toutes choses ont leur temps », et par l’ordre divin qui les gouverne : « Il a fait toutes choses bonnes en leur temps » (Qo 3, 11).
Vanité de la vie sociale : l’injustice, les richesses, la fin incertaine (3, 16 à 7, 30)
L’Ecclésiaste se tourne vers la société. Il voit l’iniquité siéger au lieu du jugement, et affirme que Dieu jugera le juste et l’injuste (Qo 3, 17). Au chapitre 4, il pleure sur les larmes des opprimés, sur l’envie qui pousse les hommes au travail, sur l’avare solitaire qui ne se demande jamais pour qui il peine. Le chapitre 5 enseigne le respect dans la maison de Dieu, la sobriété des paroles dans la prière et la fidélité aux vœux, puis revient aux richesses : « L’avare n’est point rassasié par l’argent » (Qo 5, 9), et l’homme s’en retourne nu comme il est venu.
Le chapitre 6 montre le riche incapable de jouir de ce qu’il possède. Le chapitre 7 aligne des sentences graves : le jour de la mort vaut mieux que celui de la naissance, la maison du deuil mieux que la maison du festin, et « il n’y a pas d’homme juste sur la terre qui fasse le bien et ne pèche point » (Qo 7, 21). Il s’achève sur le constat que « Dieu a créé l’homme droit, et qu’il s’est lui-même embarrassé dans des questions sans fin » (Qo 7, 30).
Règles de vie : craindre Dieu, travailler, se réjouir, se souvenir (8 à 12, 8)
La dernière partie donne des conseils. Au chapitre 8, l’Ecclésiaste recommande l’obéissance au roi et la confiance en la justice de Dieu, même quand la sentence tarde : « j’ai reconnu qu’il y aura du bonheur pour ceux qui craignent Dieu et qui révèrent Sa face » (Qo 8, 12). Le chapitre 9 regarde la mort en face, sort commun du juste et de l’impie, et y répond par l’ardeur au travail : « Tout ce que ta main peut faire, fais-le promptement » (Qo 9, 10).
Le chapitre 10 oppose le sage et l’insensé dans la parole et le gouvernement. Le chapitre 11 exhorte à l’aumône généreuse et avertit le jeune homme que « pour tout cela Dieu t’amènera en jugement » (Qo 11, 9). Le chapitre 12 commence par « Souviens-toi de ton Créateur pendant les jours de ta jeunesse » (Qo 12, 1) et par une longue allégorie de la vieillesse, qui se termine par le retour de la poussière à la terre « et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné » (Qo 12, 7).
Épilogue : la conclusion du discours (12, 9-14)
Les derniers versets louent les paroles des sages, « comme des aiguillons, et comme des clous enfoncés profondément » (Qo 12, 11), et résument tout l’enseignement : « Écoutons tous ensemble la fin de ce discours : Crains Dieu et observe Ses commandements ; car c’est là tout l’homme. » Et Dieu amènera en jugement toute action, bonne ou mauvaise (Qo 12, 14).
Les grands thèmes et la lecture catholique
La vanité et le bon usage des créatures
Les créatures sont bonnes, dons de Dieu : celui qui mange, boit et retire du bien de son travail « a cela par un don de Dieu » (Qo 3, 13). Mais elles passent, et le cœur qui se repose en elles est trompé. Saint Paul emploie le même mot que la Septante quand il écrit que « la créature a été assujettie à la vanité » (Rm 8, 20).
La tradition ascétique de l’Église a fait de la première ligne du livre tout un programme : l’Imitation de Jésus-Christ s’ouvre sur ces mots, Vanitas vanitatum, et omnia vanitas, praeter amare Deum et illi soli servire, c’est-à-dire : tout est vanité, hors aimer Dieu et le servir lui seul. Saint Jérôme, à Rome, avait lu l’Ecclésiaste avec Blésille, fille de sainte Paule, pour l’amener au mépris du monde, comme il le rappelle dans la préface de son commentaire.
La mort et la vie future
Certains versets arrêtent le lecteur : « les hommes meurent comme les bêtes » (3, 19), « les morts ne connaissent plus rien » (9, 5). Saint Grégoire le Grand répond dans ses Dialogues (livre IV) : l’Ecclésiaste, comme son nom l’indique, rassemble une assemblée et prête sa voix aux pensées des hommes charnels, pour leur répondre ensuite. La formule finale, « Écoutons tous ensemble la fin de ce discours », montre que le livre fait parler plusieurs voix avant de donner son jugement.
Ce jugement affirme l’âme spirituelle, l’esprit qui « retourne à Dieu qui l’a donné » (12, 7), comme au jour où Dieu souffla sur le visage d’Adam « un souffle de vie » (Gn 2, 7), et le jugement de toute œuvre (3, 17 ; 11, 9 ; 12, 14) ; sur ce dernier point, voyez le Jugement dernier et le jugement particulier. Quand il dit que les morts ne connaissent plus rien et n’ont plus de récompense, il entend qu’ils ne peuvent plus rien acquérir ni mériter des biens de ce monde.
L’arbre qui tombe
« Si l’arbre tombe au midi ou au nord, en quelque lieu qu’il sera tombé il y demeurera » (Qo 11, 3). La tradition y lit l’état de l’âme à la mort : le temps du mérite est achevé, et la sentence ne change plus. Cela n’exclut pas la purification des âmes mortes dans la grâce sans être entièrement pures ; voyez le Purgatoire, doctrine et secours pour les âmes. C’est un texte classique de la méditation des fins dernières.
Le travail, l’argent et la joie
L’Ecclésiaste n’est l’ennemi ni du travail honnête ni des joies simples reçues de Dieu : « Va donc, et mange ton pain avec joie, et bois ton vin avec allégresse, car tes œuvres sont agréables à Dieu » (Qo 9, 7). Il condamne l’avarice et le labeur sans fin. Le riche insensé de l’Évangile, qui dit à son âme « repose-toi, mange, bois, fais bonne chère », et à qui Dieu répond « Insensé, cette nuit même on te redemandera ton âme » (Lc 12, 20), met en parabole la leçon de l’Ecclésiaste.
Les trois livres de Salomon
Origène, dans le prologue de son commentaire sur le Cantique, voit dans les trois livres de Salomon trois étapes de l’âme : les Proverbes enseignent la conduite droite, l’Ecclésiaste la juste valeur des choses naturelles, le Cantique des cantiques l’union avec Dieu. L’Ecclésiaste est le degré du milieu, celui du détachement. Bossuet, qui publia en 1693 un commentaire latin des livres de Salomon, a donné à la formule son plus célèbre écho français : l’oraison funèbre d’Henriette-Anne d’Angleterre (1670) prend pour texte Vanitas vanitatum, et omnia vanitas.
Chapitres et versets célèbres
- Qo 1, 9-10, rien de nouveau sous le soleil : « Qu’est-ce qui a été ? C’est ce qui sera plus tard. Qu’est-ce qui s’est fait ? C’est ce qui doit se faire encore. »
- Qo 3, 1-8, un temps pour tout : « Toutes choses ont leur temps, et tout passe sous le ciel dans les délais qui lui ont été fixés. […] Il y a un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté. » Puis : « un temps pour se taire, et un temps pour parler » ; « un temps pour la guerre, et un temps pour la paix ».
- Qo 4, 9-12, le triple cordon : « Il vaut donc mieux être deux ensemble que d’être seul » ; « Malheur à celui qui est seul ; car lorsqu’il sera tombé, il n’a personne pour le relever » ; « un triple cordon se rompt difficilement ». On l’applique volontiers au mariage chrétien, où les époux sont unis par Dieu.
- Qo 7, 2-3 : « La bonne réputation vaut mieux que les parfums précieux, et le jour de la mort que le jour de la naissance. » Dans les bibles traduites de l’hébreu, c’est le verset 7, 1.
- Qo 9, 4 et 11 : « Un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort » ; « la course n’est point aux agiles, ni la guerre aux vaillants ».
- Qo 11, 1 : « Jette ton pain sur les eaux qui passent, car après un long temps tu le retrouveras », entendu traditionnellement de l’aumône.
- Qo 12, 12 : « Il n’y a point de fin à multiplier les livres, et la fréquente méditation est une fatigue pour le corps. »
L’Ecclésiaste dans le canon et dans la liturgie
Un livre protocanonique
L’Ecclésiaste est un livre protocanonique de l’Ancien Testament, présent dans les bibles catholiques comme protestantes, et l’un des Écrits de la Bible hébraïque, où il est lu à la fête des Tabernacles. Quelques rabbins anciens en avaient discuté, mais il fut reçu sans retour. Les conciles d’Hippone (393) et de Carthage (397) le comptent parmi les « cinq livres de Salomon », et le concile de Trente, session IV (8 avril 1546), le nomme parmi les livres sacrés et canoniques. Il appartient aux livres sapientiaux, avec Job, les Psaumes, les Proverbes, le Cantique, la Sagesse et l’Ecclésiastique.
Saint Jérôme le traduisit de l’hébreu, avec les Proverbes et le Cantique, et en écrivit aussi un commentaire. La Vulgate suit sa propre division des versets : du chapitre 4 au chapitre 7, la numérotation de Fillion diffère légèrement de celle des bibles modernes (le verset 4, 17 de la Vulgate est le 5, 1 de l’hébreu, et le 7, 2 de la Vulgate est le 7, 1 de l’hébreu).
Dans le bréviaire de 1962
Au Bréviaire romain, l’Ecclésiaste est lu aux Matines pendant la deuxième semaine d’août, après les Proverbes et avant la Sagesse. Le premier jour, les leçons donnent le chapitre 1, et le deuxième nocturne le sermon de saint Jean Chrysostome sur Salomon revenu de ses égarements.
Comment lire l’Ecclésiaste ?
Lisez-le d’abord d’une seule traite, car le livre se juge sur sa fin : on ne comprend les plaintes des premiers chapitres qu’à la lumière de la conclusion du chapitre 12. Relisez-le ensuite à raison d’un chapitre par jour, en vous demandant à chaque fois si l’Ecclésiaste donne son propre jugement, ou s’il fait parler l’homme qui ne voit que ce qui se passe « sous le soleil ». Gardez à l’esprit l’ordre d’Origène : les Proverbes, puis l’Ecclésiaste, puis le Cantique.
Le livre est un remède contre l’agitation et l’illusion des biens qui passent ; il se lit avec fruit aux tournants de la vie, dans le deuil ou dans la réussite. Voyez aussi le roi Salomon, sagesse, jugement et Temple. Tous les livres sont réunis dans la Bible en ligne d’Iter Fidei, et le texte se lit aussi dans l’application Bible catholique.
Questions Fréquentes
Que signifie l’expression « vanité des vanités » ?
C’est le refrain de l’Ecclésiaste (Qo 1, 2 et 12, 8). Le mot « vanité » traduit un terme hébreu qui signifie une buée, un souffle qui se dissipe. Il ne veut pas dire que les créatures sont mauvaises, mais qu’aucun bien de ce monde ne peut combler le cœur de l’homme ni échapper à la mort ; seul Dieu donne à la vie son poids véritable.
Qui a écrit l’Ecclésiaste ?
La tradition de l’Église attribue le livre au roi Salomon, fils de David, qui se présente comme « roi d’Israël à Jérusalem » (1, 12). Beaucoup d’anciens auteurs pensaient qu’il l’avait écrit dans sa vieillesse, après s’être repenti. La plupart des exégètes modernes y voient l’œuvre d’un sage plus tardif écrivant sous le nom de Salomon ; l’Église n’a rien défini à ce sujet.
Quelle est la différence entre l’Ecclésiaste et l’Ecclésiastique ?
Ce sont deux livres distincts. L’Ecclésiaste, ou Qohélet, est un livre court de douze chapitres, attribué à Salomon et présent dans toutes les bibles. L’Ecclésiastique, ou Siracide, est un livre de cinquante et un chapitres, écrit par Jésus fils de Sirach au IIe siècle avant Jésus-Christ ; il est deutérocanonique et absent des bibles protestantes.
Que veut dire « un temps pour tout » ?
C’est le début du chapitre 3 : « Toutes choses ont leur temps ». L’Ecclésiaste énumère quatorze paires de contraires, naître et mourir, pleurer et rire, se taire et parler, pour montrer que la vie de l’homme est soumise à des temps qu’il ne maîtrise pas. Il conclut que Dieu « a fait toutes choses bonnes en leur temps » : la sagesse consiste à recevoir chaque temps de sa main.
Qu’est-ce que Qohélet ?
Qohélet est le nom hébreu du livre et de son auteur ; il signifie celui qui rassemble ou qui parle à l’assemblée. Le grec l’a traduit par Ekklêsiastês, d’où vient « Ecclésiaste ». Les bibles modernes emploient souvent le nom hébreu, la Vulgate et Fillion le nom grec.
Combien de chapitres compte l’Ecclésiaste ?
L’Ecclésiaste compte douze chapitres. La numérotation des versets de la Vulgate, suivie par Fillion, diffère légèrement de celle des bibles modernes entre les chapitres 4 et 7.
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