La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
L'Ecclésiastique (Siracide)
L'Ecclésiastique, appelé Siracide dans les bibles modernes, est le plus long des livres sapientiaux : cinquante et un chapitres de conseils sur la crainte de Dieu, la prière, l'aumône, l'amitié, la famille et la langue, couronnés par l'éloge de la Sagesse et des pères d'Israël. Tous ses chapitres sont donnés ci-dessous dans la traduction de l'abbé Fillion, avec la Vulgate en regard ; le guide qui suit présente l'auteur, la date, le plan du livre et sa place dans le canon et la liturgie.
Lire Ecclésiastique : 51 chapitres
L'Ecclésiastique est le plus long des livres sapientiaux de l'Ancien Testament. Ce n'est pas un récit, mais une école : un père y instruit son fils, « Mon fils… », sur la crainte de Dieu et la prière, l'humilité et l'aumône, l'amitié et le mariage, l'éducation des enfants, l'usage des richesses et le gouvernement de la langue. Le livre culmine dans l'hymne où la Sagesse parle elle-même, et se termine par un long éloge des pères d'Israël. Dans la Bible catholique, il suit le livre de la Sagesse et précède Isaïe, fermant ainsi la série des livres sapientiaux. Tous ses chapitres, comme toute l'Écriture, se lisent dans la liseuse de la Bible d'Iter Fidei.
Pourquoi l'appelle-t-on Ecclésiastique ou Siracide ?
En grec, le livre s'intitule Sagesse de Jésus, fils de Sirach ; les auteurs juifs l'appellent Ben Sira, et saint Jérôme rapporte que l'exemplaire hébreu qu'il avait vu portait le titre de Paraboles. L'Église latine, au moins depuis saint Cyprien, l'appelle Ecclesiasticus, le livre « de l'Église » : on le lisait volontiers dans les assemblées pour instruire les fidèles et les catéchumènes, tant il enseigne toutes les vertus. Le concile de Trente a gardé ce nom, et c'est celui de la Vulgate et de l'abbé Fillion. Les bibles modernes l'appellent le plus souvent Siracide ou Ben Sira.
Il ne faut pas le confondre avec l'Ecclésiaste, le livre de douze chapitres attribué à Salomon, appelé Qohélet dans les bibles modernes, qui médite sur la vanité des choses de la terre. Les deux noms se ressemblent, mais les livres sont bien distincts.
Qui a écrit l'Ecclésiastique ?
Le livre est signé. Vers la fin, on lit : « Jésus, fils de Sirach, de Jérusalem, a écrit dans ce livre des instructions de sagesse et de science, et il y a répandu la sagesse de son cœur » (Si 50, 29), et le dernier chapitre s'ouvre par ces mots : « Prière de Jésus, fils de Sirach » (Si 51, 1). Son petit-fils, nommé Jésus lui aussi, a écrit le prologue placé avant le chapitre 1 dans la Vulgate : il y raconte que son grand-père, après s'être longuement appliqué à la lecture de la Loi, des Prophètes et des autres livres, voulut écrire à son tour quelque chose touchant la doctrine et la sagesse.
C'était un scribe instruit de Jérusalem, et le portrait qu'il trace du sage ressemble au sien : « Le sage recherchera la sagesse de tous les anciens, et il fera son étude des prophètes » (Si 39, 1). Il a voyagé, connu les cours, éprouvé les dangers, et il en tire des leçons d'une expérience très concrète.
À cause de sa ressemblance avec les Proverbes, le livre a parfois été compté parmi « les livres de Salomon ». Saint Augustin règle la question dans La Doctrine chrétienne (livre II, chapitre 8) : on attribue à Salomon la Sagesse et l'Ecclésiastique à cause d'une certaine ressemblance de style, mais l'opinion la plus constante, dit-il alors, les donne à Jésus, fils de Sirach ; et ces livres, ajoute-t-il, doivent être comptés parmi les livres prophétiques, puisqu'ils ont été reçus avec autorité.
Quand l'Ecclésiastique a-t-il été écrit ?
Le prologue donne la date de la traduction : le petit-fils vint en Égypte la trente-huitième année du roi Ptolémée Évergète, soit vers 132 avant Jésus-Christ, et il y traduisit en grec l'hébreu de son grand-père. Le livre lui-même est donc antérieur d'une génération ou deux. L'auteur parle en témoin du grand prêtre « Simon, fils d'Onias » (Si 50, 1), dont il décrit l'office dans le Temple avec admiration ; on discute pour savoir s'il s'agit de Simon Ier ou de Simon II, mais l'opinion commune place la composition au début du IIe siècle avant Jésus-Christ, vers 190-180.
Ben Sira écrivit en hébreu. Pendant des siècles on ne connut que le grec et les versions, jusqu'à ce que de larges parties de l'original reparaissent, à partir de 1896, dans des manuscrits de la gueniza du Caire, puis dans des fragments plus anciens trouvés à Massada et à Qumrân. Le texte de la Vulgate est l'ancienne version latine faite sur le grec, que saint Jérôme n'a pas retraduite ; elle contient des versets absents du grec plus court, de sorte que sa numérotation diffère souvent de celle des bibles modernes. Les références de cette page suivent la Vulgate et Fillion.
De quoi parle l'Ecclésiastique ? Résumé
Le livre se compose d'un long recueil de maximes (chapitres 1 à 42, verset 14), d'un hymne à Dieu dans la création et dans l'histoire (42, 15 à 50), et d'une prière finale (51).
La crainte du Seigneur et l'épreuve de l'âme (chapitres 1 et 2)
« Toute sagesse vient du Seigneur Dieu » : ainsi commence le chapitre 1, et la note fondamentale suit aussitôt : « La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse » (Si 1, 16). Le chapitre 2 avertit celui qui veut servir Dieu : « Mon fils lorsque tu entreras au service de Dieu, demeure ferme dans la justice et dans la crainte, et prépare ton âme à la tentation » (Si 2, 1), car « l'or et l'argent s'éprouvent au feu, et les hommes aimés de Dieu s'éprouvent au creuset de l'humiliation » (Si 2, 5).
Les devoirs envers les parents, les pauvres et les amis (chapitres 3 à 13)
Le chapitre 3 est une longue méditation sur le quatrième commandement : « Celui qui honore sa mère est comme celui qui amasse un trésor » (Si 3, 5). Il enseigne aussi l'humilité et l'aumône, et le chapitre 4 plaide pour les pauvres : « Mon fils, ne prive pas le pauvre de son aumône » (Si 4, 1). Le chapitre 5 presse la conversion sans retard, le chapitre 6 donne les célèbres conseils sur l'amitié, et le chapitre 7 rappelle la pensée de notre fin dernière. Les chapitres suivants traitent des femmes et de la maison (chapitre 9), des gouvernants et surtout de l'orgueil (chapitre 10), des richesses (chapitre 11) et du choix des fréquentations (chapitre 13).
Le libre arbitre, la parole et la prière contre le péché (chapitres 14 à 23)
Après une mise en garde contre l'avarice (chapitre 14), le chapitre 15 place devant l'homme le choix : « Devant l'homme sont la vie et la mort, le bien et le mal : ce qu'il aura choisi lui sera donné » (Si 15, 18). Le chapitre 18 chante la miséricorde du Créateur envers les hommes. Les chapitres 19 à 23 forment un petit traité de la langue, des médisances, des serments et du mensonge (chapitre 20), qui s'achève par une prière : « Qui mettra une garde à ma bouche, et un sceau inviolable sur mes lèvres » (Si 22, 33) ; « Seigneur, Père et Maître de ma vie, ne m'abandonnez pas à leur conseil » (Si 23, 1).
L'éloge de la Sagesse (chapitre 24)
Au cœur du livre, la Sagesse prend la parole (chapitre 24) : « Je suis sortie de la bouche du Très-Haut ; je suis née avant toute créature » (Si 24, 5). Elle a cherché le repos sur toute la terre et l'a trouvé en Sion : « J'ai été ainsi affermie dans Sion ; j'ai trouvé mon repos dans la cité sainte » (Si 24, 15).
Elle grandit comme le cèdre du Liban et comme la vigne, et invite tous les hommes : « Venez à moi, vous tous qui me désirez, et rassasiez-vous de mes fruits » (Si 24, 26). On la trouve dans la Loi de Moïse : « Tout cela est le livre de vie, l'alliance du Très-Haut, et la connaissance de la vérité » (Si 24, 32).
La maison, la société et le culte de Dieu (chapitres 25 à 42, 14)
Les conseils reprennent : la bonne épouse (chapitres 25 et 26), le pardon des offenses (chapitre 28), le prêt et la caution (chapitre 29), l'éducation des enfants (chapitre 30), les banquets et la tempérance (chapitres 31 et 32), la vanité des songes (chapitre 34), le vrai sacrifice et la prière (chapitre 35), la prière pour Israël et les nations (chapitre 36), le médecin et le deuil (chapitre 38), le scribe et le sage (chapitre 39), et la mort elle-même : « O mort, que ton souvenir est amer à l'homme qui vit en paix au milieu de ses richesses » (Si 41, 1).
La gloire de Dieu dans la création (chapitres 42, 15 à 43)
« Je veux donc rappeler les œuvres du Seigneur, et j'annoncerai ce que j'ai vu » (Si 42, 15) : c'est un hymne au soleil, à la lune et aux étoiles, à la neige, au givre et à la mer, tous soumis à sa parole. « Le firmament est plein de beauté dans son élévation » (Si 43, 1).
L'éloge des pères (chapitres 44 à 50)
« Louons ces hommes illustres, nos pères, dont nous sommes la race » (Si 44, 1). Ben Sira parcourt l'histoire sainte d'Hénoch et de Noé à Abraham, Moïse et Aaron (chapitre 45), Josué, Samuel, David et Salomon (chapitres 46 et 47), Élie, qui « se leva ensuite comme un feu » (Si 48, 1), Élisée, Ézéchias et Isaïe, Josias et les prophètes (chapitre 49), pour finir par le portrait radieux du grand prêtre Simon officiant dans le Temple (chapitre 50). C'est toute l'histoire de la Genèse aux livres des Rois et aux prophètes, relue comme une seule histoire de la grâce.
La prière de Jésus, fils de Sirach (chapitre 51)
Le livre se ferme sur une action de grâces pour une délivrance, et sur le récit de la manière dont l'auteur a cherché la sagesse dès sa jeunesse : « Lorsque j'étais encore jeune, avant de m'égarer, j'ai recherché ouvertement la sagesse dans ma prière » (Si 51, 18). Le dernier mot est pour le lecteur : « Faites votre œuvre avant le temps, et Il vous donnera votre récompense au temps qu'Il a fixé » (Si 51, 38).
Les grands thèmes et la lecture catholique
La sagesse commence par la crainte de Dieu
La sagesse de Ben Sira est la piété vécue dans le devoir de chaque jour. Des livres sapientiaux, avec les Proverbes, Job et la Sagesse, c'est le plus pratique : il ne spécule pas, il forme. La crainte du Seigneur dont il parle n'est pas la peur servile, mais le respect filial qui fait éviter le péché et ouvre le cœur à toutes les vertus.
Le libre arbitre et la grâce
« Dieu dès le commencement a créé l'homme, et Il l'a laissé dans la main de son propre conseil » (Si 15, 14) est l'un des textes classiques sur le libre arbitre. Saint Augustin, dans son traité De la grâce et du libre arbitre, le cite contre ceux qui rejetaient sur Dieu la responsabilité de leurs péchés, et montre dans le même traité que la volonté ne garde les commandements qu'aidée par la grâce.
L'aumône, la conversion et les fins dernières
« L'eau éteint le feu ardent, et l'aumône résiste aux péchés » (Si 3, 33) s'accorde avec la parole de l'archange Raphaël au livre de Tobie : « Car l'aumône délivre de la mort, et c'est elle qui efface les péchés » (Tb 12, 9). Le livre presse la conversion sans délai : « Ne tarde point à te convertir au Seigneur, et ne diffère pas de jour en jour » (Si 5, 8), et il recommande la pensée des fins dernières par une maxime que les prédicateurs ont répétée de siècle en siècle : « Dans toutes tes œuvres souviens-toi de ta fin, et tu ne pécheras jamais » (Si 7, 40).
Le pardon et le Notre Père
« Pardonne à ton prochain qui t'a offensé, et tes péchés te seront remis quand tu le demanderas » (Si 28, 2) annonce la demande que Notre-Seigneur a placée dans l'oraison dominicale : « et remettez-nous nos dettes, comme nous les remettons nous-mêmes à ceux qui nous doivent » (Mt 6, 12). Voyez notre page sur le Notre Père. Et le riche qui dit « J'ai trouvé le repos pour moi, et maintenant je mangerai mon bien tout seul », sans considérer « que la mort approche » (Si 11, 19-20), annonce le riche insensé de la parabole en saint Luc (Lc 12).
L'orgueil, racine de tous les péchés
« Car le principe de tout péché, c'est l'orgueil » (Si 10, 15). Saint Augustin et saint Grégoire le Grand s'appuient sur ce verset dans leur enseignement sur l'orgueil, reine et racine des vices, d'où découlent les péchés capitaux. Le remède est donné dès le chapitre 3 : « Plus tu es grand, plus tu dois t'humilier en toutes choses, et tu trouveras grâce devant Dieu » (Si 3, 20).
La Sagesse, le Christ et Notre-Dame
La Sagesse qui sort « de la bouche du Très-Haut » et qui est « née avant toute créature » a été lue par les Pères comme une figure du Verbe éternel, par qui tout a été fait. Mais l'Église, dans sa liturgie, applique aussi le chapitre 24 à la Vierge Marie, trône de la Sagesse, choisie dès l'origine dans le dessein de Dieu : « J'ai été créée dès le commencement et avant les siècles » (Si 24, 14), et appelée « la mère du bel amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance » (Si 24, 24).
Chapitres et versets célèbres de l'Ecclésiastique
- Si 1, 16, la crainte du Seigneur : « La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse ».
- Si 3, honore ton père et ta mère : « Honore ton père par actions, par paroles et en toute patience » (Si 3, 9) ; « Celui qui honore son père trouvera la joie dans ses enfants » (Si 3, 6).
- Si 6, 14-16, l'ami fidèle : « L'ami fidèle est une protection puissante ; celui qui l'a trouvé a trouvé un trésor. […] Rien n'est comparable à l'ami fidèle » (Si 6, 14-15) ; « L'ami fidèle est un remède de vie et d'immortalité, et ceux qui craignent le Seigneur le trouveront » (Si 6, 16).
- Si 10, 15, l'orgueil : « le principe de tout péché, c'est l'orgueil ».
- Si 26, 1-3, la femme vertueuse : « Heureux le mari d'une femme qui est bonne, car le nombre de ses années sera doublé. […] La femme forte est la joie de son mari » (Si 26, 1-2). Ces versets sont souvent choisis pour les mariages dans la forme moderne du rite ; la messe de mariage traditionnelle lit l'épître de saint Paul aux Éphésiens.
- Si 35, 21, la prière de l'humble : « La prière d'un homme qui s'humilie percera les nues » (Si 35, 21).
- Si 38, le médecin : « Honore le médecin, parce qu'il est nécessaire ; car c'est le Très-Haut qui l'a créé » (Si 38, 1) ; « Mon fils, si tu tombes malade, ne te néglige pas toi-même ; mais prie le Seigneur, et Il te guérira » (Si 38, 9). Ce texte est cher aux malades ; voyez notre page sur la prière de guérison.
- Si 44, 1, les hommes illustres : « Louons ces hommes illustres, nos pères, dont nous sommes la race ».
L'Ecclésiastique dans le canon et dans la liturgie
Le Siracide est-il dans la Bible ?
Oui. L'Ecclésiastique est l'un des sept livres deutérocanoniques de l'Ancien Testament catholique, avec Tobie, Judith, la Sagesse, Baruch et les deux livres des Maccabées. Il est venu à l'Église par la Septante, l'Ancien Testament grec des Apôtres. Clément d'Alexandrie, Origène, saint Cyprien et saint Augustin le citent comme Écriture. Les conciles africains d'Hippone (393) et de Carthage (397), le concile de Florence (1442), et enfin le concile de Trente, à la session IV (8 avril 1546), le nomment parmi les livres sacrés, Trente frappant d'anathème quiconque ne reçoit pas ces livres en entier, avec toutes leurs parties.
Les Réformateurs, suivant le canon plus court des rabbins postérieurs et les réserves de saint Jérôme, l'ont relégué parmi les « apocryphes » ; la première Bible anglaise du roi Jacques (1611) l'imprimait encore à part, mais la plupart des bibles protestantes l'omettent aujourd'hui. Il demeure dans les bibles catholiques et orthodoxes. Sur le choix d'une traduction française complète, voyez notre guide pour choisir une Bible catholique.
L'Ecclésiastique dans la liturgie de 1962
Le missel de 1962 fait un large usage de l'Ecclésiastique, qu'il annonce sous le titre Lectio libri Sapientiae, leçon du livre de la Sagesse :
- la leçon du commun de la Sainte Vierge, à la messe Salve, sancta Parens, est Si 24, 14-16 : « J'ai été créée dès le commencement et avant les siècles » ;
- la messe des confesseurs pontifes, Statuit, prend son introït à Si 45, 30, « le Seigneur fit avec lui une alliance de paix », et sa leçon aux chapitres 44 et 45 : Ecce sacerdos magnus ;
- la messe des confesseurs non pontifes, Os justi, lit Si 31, 8-11 : « Heureux le riche qui a été trouvé sans tache, qui n'a pas couru après l'or » (Si 31, 8) ;
- la messe des docteurs, In medio Ecclesiae, prend son introït à Si 15, 5 : « et elle lui ouvrira la bouche au milieu de l'assemblée ; elle le remplira de l'esprit de sagesse et d'intelligence » (Si 15, 5).
Au Bréviaire romain, l'Ecclésiastique est lu aux Matines au mois d'août, après les Proverbes, l'Ecclésiaste et la Sagesse. Vous suivrez ces fêtes dans le calendrier liturgique et prierez l'office dans le Bréviaire du jour.
Comment lire l'Ecclésiastique ?
Lisez-le lentement, un chapitre par jour, comme l'Église ancienne le donnait aux catéchumènes : non pour suivre une intrigue, mais pour recevoir une règle de vie. Commencez par les chapitres 1 à 7, qui posent les fondements. Gardez le chapitre 24 pour une fête de Notre-Dame, et lisez l'éloge des pères avec les livres historiques à portée de main. Quand un conseil touche vos propres devoirs, faites-en une prière, comme Ben Sira lui-même aux chapitres 23 et 51. Un examen de conscience fait sur les chapitres consacrés à la langue, de 19 à 23, porte des fruits durables. Rapprochez enfin le livre de l'Ecclésiaste et de la Sagesse : ensemble, ils montrent que la vraie sagesse est un don de Dieu, reçu dans la crainte et vécu dans la charité.
Questions Fréquentes
Qu'est-ce que le livre du Siracide ?
Le Siracide, appelé Ecclésiastique dans la Vulgate et chez Fillion, est un livre sapientiel de l'Ancien Testament, écrit en hébreu par Jésus, fils de Sirach, scribe de Jérusalem, au début du IIe siècle avant Jésus-Christ, et traduit en grec par son petit-fils. Il enseigne la crainte de Dieu, la prière, l'aumône, l'humilité, l'amitié et les devoirs de famille, et loue les grands hommes d'Israël. L'Église le reçoit comme Écriture inspirée.
Qui a écrit l'Ecclésiastique ?
Jésus, fils de Sirach (Ben Sira), scribe de Jérusalem, qui signe le livre au chapitre 50. Son petit-fils raconte dans le prologue comment son grand-père le composa après une longue étude de la Loi et des Prophètes. Saint Augustin enseignait déjà que le livre était de lui, et non de Salomon.
Quelle est la différence entre l'Ecclésiaste et l'Ecclésiastique ?
L'Ecclésiaste (Qohélet) est un court livre de douze chapitres attribué à Salomon, qui médite sur la vanité des choses terrestres. L'Ecclésiastique (Siracide) est un long livre de sagesse morale en cinquante et un chapitres, écrit par Jésus, fils de Sirach. Les noms se ressemblent, mais ce sont deux livres distincts.
Pourquoi le Siracide n'est-il pas dans la Bible protestante ?
Les Réformateurs ont adopté le canon juif plus tardif, qui ne comprenait pas l'Ecclésiastique, et l'ont rangé parmi les « apocryphes ». L'Église catholique, à la suite des Apôtres et des Pères, l'a toujours reçu comme canonique, et le concile de Trente l'a défini en 1546.
Que dit l'Ecclésiastique sur l'amitié ?
Le chapitre 6 enseigne à éprouver ses amis avant de s'y fier, car beaucoup ne sont amis qu'au temps de la prospérité. Mais il loue l'ami fidèle comme une protection puissante, un trésor incomparable et « un remède de vie et d'immortalité », que trouvent ceux qui craignent le Seigneur.
Combien de chapitres compte l'Ecclésiastique ?
L'Ecclésiastique compte cinquante et un chapitres, précédés du prologue du traducteur. La Vulgate et Fillion contiennent des versets absents des traductions modernes faites sur le grec ou l'hébreu, si bien que les numéros de versets diffèrent souvent.
Pourquoi l'appelle-t-on Ecclésiastique ?
Le nom latin Ecclesiasticus signifie « le livre de l'Église ». Il lui vient de l'usage qu'en faisait l'Église ancienne, qui le lisait dans ses assemblées pour instruire les fidèles et les catéchumènes dans toutes les vertus. Les bibles modernes préfèrent le nom de Siracide, tiré de celui de son auteur.
Lisez tout l'Ecclésiastique verset par verset, en français et en latin, dans l'application Bible catholique d'Iter Fidei.
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