La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Le livre de la Genèse
La Genèse, premier livre de la Bible et premier des cinq livres de Moïse, raconte la création du monde, la chute d'Adam, le Déluge, puis l'histoire d'Abraham, d'Isaac, de Jacob et de Joseph. Les cinquante chapitres sont ci-dessous, dans la traduction de l'abbé Fillion avec la Vulgate en regard ; le guide qui suit présente l'auteur, le plan du livre et la lecture qu'en a toujours faite l'Église.
Lire Genèse : 50 chapitres
« Au commencement Dieu créa le ciel et la terre » (Gn 1, 1). Tout ce que l'Église croit de Dieu créateur, de l'homme fait à son image, du péché, de la mort et de la promesse d'un Rédempteur, prend racine dans ces cinquante chapitres. Les Hébreux nomment le livre d'après son premier mot, Bereshith, « au commencement » ; les Septante, puis la Vulgate, l'appellent Genesis, c'est-à-dire « origine », parce qu'il raconte l'origine du monde, celle du genre humain et celle du peuple élu.
Qui a écrit le livre de la Genèse ?
L'Église a reçu la Genèse comme l'œuvre de Moïse, qui l'a écrite avec l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Ces cinq livres forment le Pentateuque, que les Juifs appellent la Torah, la Loi.
Le témoignage est constant. Les Juifs de tous les temps ont parlé de « la Loi de Moïse », et Notre-Seigneur lui-même désigne Moïse comme l'auteur de ces écrits : « si vous croyiez à Moïse, vous croiriez aussi en Moi, puisque c'est de Moi qu'il a écrit » (Jn 5, 46-47).
Comment Moïse a-t-il pu écrire des événements bien antérieurs à lui, depuis la création jusqu'à la mort de Joseph ? Les commentateurs catholiques répondent qu'il a recueilli les généalogies et les traditions des patriarches et les a mises en œuvre sous l'inspiration divine. Le livre porte la trace de ces sources : il est rythmé par une formule qui revient comme un titre, « Voici les générations » (en hébreu toledoth), dont la première est : « Voici les générations du ciel et de la terre » (Gn 2, 4).
La Commission biblique pontificale, dans sa réponse du 27 juin 1906 sous saint Pie X, a déclaré que les arguments de la critique ne prouvent pas que le Pentateuque ne soit pas de Moïse. Elle admettait que Moïse ait pu se servir de documents écrits ou de traditions orales, confier la rédaction à des secrétaires travaillant sous son autorité, et que des modifications de détail soient entrées plus tard dans le texte, sans dommage pour son authenticité mosaïque substantielle. Beaucoup d'exégètes modernes y voient plutôt la fusion tardive de plusieurs documents.
Quand la Genèse a-t-elle été écrite ?
Selon la tradition, Moïse a composé la Genèse pendant les quarante années du désert. L'Écriture date l'Exode à partir du Temple de Salomon, dont la construction commença « quatre cent quatre-vingts ans après la sortie des enfants d'Israël hors de l'Égypte » (III Rois 6, 1, 1 Rois dans les bibles modernes). On en tire ordinairement le XVe siècle avant Jésus-Christ pour Moïse ; d'autres chronologies préfèrent le XIIIe. Son récit débouche tout droit sur le livre de l'Exode.
De quoi parle le livre de la Genèse ? Résumé
La Genèse se divise en deux grandes parties : les chapitres 1 à 11, histoire des origines de l'humanité, de la création à la tour de Babel ; les chapitres 12 à 50, histoire des patriarches Abraham, Isaac, Jacob et Joseph.
La création du monde et de l'homme (chapitres 1 et 2)
Au chapitre 1, Dieu crée le ciel et la terre et les ordonne en six jours. Après la première parole, « Que la lumière soit, et la lumière fut » (Gn 1, 3), viennent le firmament, la terre ferme et les plantes, le soleil, la lune et les étoiles, les poissons et les oiseaux, enfin les animaux de la terre. L'homme vient en dernier : « Dieu créa donc l'homme à Son image ; Il le créa à l'image de Dieu, et Il les créa mâle et femelle » (Gn 1, 27). Le septième jour, Dieu se repose, bénit ce jour et le sanctifie (Gn 2, 2).
Le chapitre 2 revient sur l'homme en détail : « Le Seigneur Dieu forma donc l'homme du limon de la terre ; Il souffla sur son visage un souffle de vie » (Gn 2, 7). Dieu le met dans le paradis « afin qu'il le cultivât et qu'il le gardât » (Gn 2, 15), lui défend l'arbre de la science du bien et du mal, puis, pendant le sommeil d'Adam, forme la femme d'une de ses côtes.
Adam la reconnaît : « Voilà maintenant l'os de mes os, et la chair de ma chair » (Gn 2, 23). Le chapitre s'achève sur la loi du mariage : « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils seront deux dans une seule chair » (Gn 2, 24). Notre-Seigneur les reprend en saint Matthieu, chapitre 19 pour enseigner l'indissolubilité du mariage.
La chute et ses suites (chapitres 3 à 5)
Au chapitre 3, le serpent tente la femme en lui promettant : « vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Gn 3, 5). Le diable parle par lui : l'Apocalypse le nomme « ce serpent ancien, qui est nommé le diable et Satan » (Ap 12, 9). La femme voit que le fruit est « bon à manger » et « beau à la vue » ; elle en mange, et « elle en donna à son mari, qui en mangea aussi » (Gn 3, 6). La peine tombe : le travail pénible, la douleur, la mort, « car vous êtes poussière et vous retournerez en poussière » (Gn 3, 19). Nos premiers parents sont chassés du paradis. Mais dans le même chapitre, Dieu annonce la victoire sur le serpent.
Au chapitre 4, Caïn tue son frère Abel, dont Dieu avait agréé l'offrande ; nous racontons ce premier meurtre dans Caïn et Abel. Seth naît ensuite, et par lui passe la lignée de la promesse ; l'Écriture ne dit pas combien d'enfants eurent nos premiers parents, mais seulement qu'Adam « engendra des fils et des filles » (Gn 5, 4). Le chapitre 5 donne la lignée de Seth, d'Adam jusqu'à Noé, avec la fin mystérieuse d'Hénoch : « Il marcha avec Dieu, et il ne parut plus, parce que Dieu l'enleva » (Gn 5, 24).
Le Déluge (chapitres 6 à 9)
Le chapitre 6 s'ouvre sur la corruption de la terre : « la terre était corrompue devant Dieu, et remplie d'iniquité » (Gn 6, 11). « Mais Noé trouva grâce devant le Seigneur » (Gn 6, 8), et Dieu lui ordonne de bâtir l'arche. Au chapitre 7, les eaux couvrent la terre. Au chapitre 8, les eaux baissent ; la colombe revient avec un rameau d'olivier, et Noé offre un sacrifice. Au chapitre 9, Dieu fait alliance avec la terre et lui donne l'arc-en-ciel pour signe. Le récit et son sens chrétien sont développés dans l'arche de Noé.
Les peuples et la tour de Babel (chapitres 10 et 11)
Le chapitre 10 énumère les descendants des trois fils de Noé, Sem, Cham et Japheth, d'où sortent les nations. Au chapitre 11, les hommes bâtissent une ville et une tour pour se faire un nom ; Dieu confond leur langage, et « cette ville fut appelée Babel, parce que c'est là que fut confondu le langage de toute la terre » (Gn 11, 9). À cette dispersion répondra la Pentecôte, où chacun entendait les Apôtres « parler dans sa propre langue » (Ac 2, 6). Le chapitre se clôt sur la lignée de Sem jusqu'à Abram.
Abraham, le père des croyants (chapitres 12 à 25)
La seconde partie commence par un appel : « Sortez de votre pays, de votre parenté, et de la maison de votre père, et venez en la terre que Je vous montrerai » (Gn 12, 1). La promesse l'accompagne : « tous les peuples de la terre seront bénis en vous » (Gn 12, 3). Au chapitre 14, Melchisédech, roi de Salem, vient à la rencontre d'Abram « offrant du pain et du vin, parce qu'il était prêtre du Dieu très haut » (Gn 14, 18).
Au chapitre 15, Dieu lui montre les étoiles du ciel, et « Abram crut à Dieu, et sa foi lui fut imputée à justice » (Gn 15, 6) : c'est le verset sur lequel saint Paul bâtit l'Épître aux Romains, chapitre 4. Au chapitre 16, Agar donne à Abram un fils, Ismaël. Au chapitre 17, Dieu change son nom : « vous vous appellerez Abraham ; parce que Je vous ai établi pour être le père d'une multitude de nations » (Gn 17, 5), et donne la circoncision comme signe de l'alliance.
Au chapitre 18, trois hommes visitent Abraham dans la vallée de Mambré ; la naissance d'Isaac est annoncée et Abraham intercède pour Sodome. Au chapitre 19, Sodome et Gomorrhe sont détruites, Lot est sauvé, mais « la femme de Lot regarda derrière elle, et elle fut changée en une statue de sel » (Gn 19, 26). Isaac naît au chapitre 21.
Le sommet de la foi d'Abraham est le chapitre 22 : « Prenez Isaac, votre fils unique qui vous est si cher, et allez en la terre de vision, et là vous Me l'offrirez en holocauste » (Gn 22, 2). En gravissant la montagne, Abraham répond à son fils : « Mon fils, Dieu aura soin de fournir Lui-même la victime de l'holocauste » (Gn 22, 8). L'Ange arrête son bras, un bélier est offert à la place de l'enfant, et la promesse est renouvelée. Abraham achète près d'Hébron la caverne double où il ensevelit Sara (chapitre 23), trouve pour Isaac une épouse, Rébecca (chapitre 24), et meurt « dans une heureuse vieillesse » (Gn 25, 8). Sa figure est présentée dans Abraham, le père des croyants.
Isaac et Jacob (chapitres 25 à 36)
Au chapitre 25, Ésaü vend son droit d'aînesse à Jacob pour un plat de lentilles. Au chapitre 27, Jacob, sur le conseil de sa mère, reçoit la bénédiction de son père aveugle.
Fuyant la colère de son frère, Jacob a la vision de Béthel : « il vit en songe une échelle, dont le pied était appuyé sur la terre, et le haut touchait au ciel ; et des Anges de Dieu montaient et descendaient le long de l'échelle » (Gn 28, 12). Il s'écrie au réveil : « Que ce lieu est terrible ! C'est véritablement la maison de Dieu et la porte du ciel » (Gn 28, 17).
Il sert son oncle Laban pour obtenir Lia et Rachel (chapitre 29), revient vers Chanaan, et lutte toute une nuit avec un mystérieux adversaire qui lui donne un nom nouveau : « On ne vous nommera plus à l'avenir Jacob, mais Israël » (Gn 32, 28). Il se réconcilie avec Ésaü (chapitre 33) et retourne à Béthel ; sur le chemin d'Éphrata, Rachel meurt en donnant le jour à Benjamin (chapitre 35). Ses douze fils seront les pères des douze tribus.
Joseph en Égypte (chapitres 37 à 50)
« Israël aimait Joseph plus que tous ses autres enfants […] et il lui avait fait faire une robe de plusieurs couleurs » (Gn 37, 3). Ses frères jaloux le vendent à des marchands. Le chapitre 38 interrompt le récit pour l'histoire de Juda et de Thamar, d'où sortira la lignée de David. Faussement accusé par la femme de Putiphar, qu'il a repoussée, Joseph est jeté en prison (chapitre 39). Il explique les songes des officiers (chapitre 40) puis du Pharaon, et devient le premier du royaume (chapitre 41).
Quand la famine pousse ses frères en Égypte, Joseph les éprouve (chapitres 42 à 44), puis se fait reconnaître : « Je suis Joseph votre frère, que vous avez vendu pour être conduit en Égypte » (Gn 45, 4). Jacob descend avec toute sa maison dans la terre de Gessen (chapitre 46) ; avant de mourir, il bénit les fils de Joseph (chapitre 48), puis ses douze fils (chapitre 49).
La Genèse s'achève sur un pardon et sur un cercueil. Joseph dit à ses frères : « Vous avez eu le dessein de me faire du mal ; mais Dieu a changé ce mal en bien » (Gn 50, 20). Il meurt à cent dix ans, et son corps embaumé est « mis dans un cercueil en Égypte » (Gn 50, 25). La famille d'Israël est sauvée, mais en terre étrangère : elle attend la délivrance que racontera l'Exode.
Les grands thèmes et la lecture catholique
La Genèse enseigne d'abord que Dieu est l'unique Créateur de toutes choses, qu'il a fait le monde librement et qu'il l'a fait bon : « Et Dieu vit toutes les choses qu'Il avait faites ; et elles étaient tout à fait bonnes » (Gn 1, 31). Elle enseigne la dignité de l'homme créé à l'image de Dieu, l'unité du genre humain, la sainteté du mariage et celle du jour de repos.
Elle enseigne ensuite la réalité de la chute. Saint Paul tire de Genèse 3 la doctrine du péché originel : « par un seul homme le péché est entré dans ce monde, et par le péché la mort, ainsi la mort a passé dans tous les hommes » (Rm 5, 12). Le concile de Trente, à sa session V (1546), a défini qu'Adam a perdu la sainteté et la justice pour lui et pour nous, et que son péché se transmet à tous par la génération et non par imitation. Nous l'exposons dans le péché originel.
Elle enseigne enfin la promesse de la rédemption. Le 30 juin 1909, la Commission biblique a énuméré les faits des trois premiers chapitres qui touchent aux fondements de la foi et dont on ne peut mettre en doute le sens littéral et historique : la création de toutes choses par Dieu au commencement du temps, la création particulière de l'homme, la formation de la première femme à partir du premier homme, l'unité du genre humain, le bonheur originel de nos premiers parents, le précepte donné pour éprouver leur obéissance, la transgression à l'instigation du démon, la perte de l'état d'innocence et la promesse d'un Rédempteur à venir. La même réponse laisse libre d'entendre le mot « jour » du premier chapitre d'un jour naturel ou d'un espace de temps plus long.
Le Protévangile et la Vierge Marie
« Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta race et la sienne. Elle te brisera la tête, et tu tâcheras de la mordre par le talon » (Gn 3, 15). C'est le Protévangile, la première annonce du Sauveur. La Vulgate lit ipsa conteret, « elle écrasera », et la Tradition a reconnu dans cette femme la Vierge Marie, la nouvelle Ève. Saint Irénée enseignait déjà que le nœud de la désobéissance d'Ève a été dénoué par l'obéissance de Marie. Le bienheureux Pie IX invoque ce verset dans la bulle Ineffabilis Deus (1854), qui définit l'Immaculée Conception : celle qui devait écraser la tête du serpent n'a jamais été sous son empire.
Les figures du Christ et des sacrements
Le Nouveau Testament appelle lui-même Adam « la figure de Celui qui devait venir » (Rm 5, 14), et les Pères ont trouvé le Christ à chaque page du livre. Ève tirée du côté d'Adam endormi annonce, dit saint Augustin, l'Église née du côté ouvert du Christ endormi sur la Croix, d'où « il en sortit du sang et de l'eau » (Jn 19, 34), figures des sacrements.
Abel, le juste tué par son frère, et dont le sang crie de la terre, annonce le sang de l'Agneau. L'arche, « dans laquelle peu de personnes, savoir huit seulement, furent sauvées à travers l'eau », est la figure du baptême et de l'Église, comme l'écrit saint Pierre (1 P 3, 20-21). Melchisédech, qui offre le pain et le vin, est la figure du sacerdoce du Christ, comme le rappelle le concile de Trente (session XXII, chapitre 1).
Isaac, le fils unique qui porte le bois du sacrifice sur la montagne, est la figure de la Passion ; l'Épître aux Hébreux note qu'Abraham pensait « que Dieu est puissant, même pour ressusciter d'entre les morts » (He 11, 19). L'échelle de Jacob s'accomplit quand le Christ promet à Nathanaël : « vous verrez le Ciel ouvert, et les Anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme » (Jn 1, 51).
Joseph, vendu par ses frères et élevé pour les sauver, est l'une des figures les plus claires du Christ ; et la parole du Pharaon, « Allez à Joseph, et faites tout ce qu'il vous dira » (Gn 41, 55), l'Église l'a appliquée à saint Joseph, époux de la Vierge. La bénédiction de Juda, enfin, est lue par les Pères comme une prophétie du Messie : « Le sceptre ne sera point ôté de Juda, ni le prince de sa postérité, jusqu'à ce que soit venu celui qui doit être envoyé ; et c'est lui qui sera l'attente des nations » (Gn 49, 10).
Saint Paul lit Sara et Agar « par allégorie » comme les deux alliances (Ga 4, 24). En français, Bossuet médite la création de l'homme, sa chute et la promesse qui la suit dans ses Élévations sur les mystères.
Chapitres et versets célèbres de la Genèse
- Genèse 1 : « Faisons l'homme à Notre image et à Notre ressemblance » (Gn 1, 26), où les Pères ont entendu se révéler la Trinité.
- Genèse 4 : « La voix du sang de votre frère crie de la terre jusqu'à moi » (Gn 4, 10).
- Genèse 15 : « Levez les yeux au ciel, et comptez les étoiles, si vous pouvez » (Gn 15, 5).
- Genèse 22 : « Et toutes les nations de la terre seront bénies dans Celui qui sortira de vous » (Gn 22, 18), promesse que saint Paul rapporte au Christ en Galates 3.
- Genèse 28 : « Le Seigneur est vraiment en ce lieu-ci, et je ne le savais pas » (Gn 28, 16).
La Genèse dans le canon et dans la liturgie
La Genèse ouvre la Bible et le Pentateuque ; viennent ensuite l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Sa place est la même dans toutes les Bibles, et sa canonicité n'a jamais été contestée. La Vulgate, déclarée authentique par Trente, est en regard.
L'Église revient à la Genèse avant le Carême. À partir du dimanche de la Septuagésime, les leçons du premier nocturne des Matines du Bréviaire romain sont tirées de la Genèse, à commencer par la création et la chute. Le mercredi des Cendres, le prêtre impose les cendres avec la parole de Genèse 3, 19 : Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris.
À la Vigile pascale du missel de 1962, la première prophétie est le récit de la création (Gn 1, 1 à 2, 2). Au Canon de chaque messe, le prêtre demande à Dieu d'agréer le Sacrifice comme il a agréé les présents du juste Abel, le sacrifice du patriarche Abraham et celui que lui offrit son grand prêtre Melchisédech. L'introït de la Dédicace d'une église est le cri de Jacob à Béthel, Terribilis est locus iste. L'office du jour se prie dans le Bréviaire d'Iter Fidei.
Comment lire la Genèse ?
Lisez-la dans l'ordre : à moins de deux chapitres par jour, elle se lit en un mois. Prenez lentement les onze premiers chapitres. Gardez saint Paul à portée de main : Romains 5, Galates 3 et 4, et Hébreux 11 sont son commentaire de la Genèse. Commencez par le premier chapitre, ou parcourez toute la Bible de la liseuse.
Questions Fréquentes
Qui a écrit la Genèse ?
L'Église a toujours reçu la Genèse comme l'œuvre de Moïse, premier des cinq livres du Pentateuque ; Notre-Seigneur parle des écrits de Moïse (Jn 5, 46-47), et la tradition juive comme les Pères sont unanimes. La Commission biblique (1906) a maintenu l'authenticité mosaïque substantielle, en admettant des sources antérieures, des secrétaires et des retouches postérieures.
Que raconte la Genèse en résumé ?
Les chapitres 1 à 11 racontent la création, la chute d'Adam et Ève, le meurtre d'Abel, le Déluge et la tour de Babel. Les chapitres 12 à 50 racontent Abraham, Isaac, Jacob devenu Israël, puis Joseph, vendu par ses frères et devenu le sauveur de sa famille en Égypte.
Qui sont Adam et Ève ?
Adam et Ève sont les deux premiers êtres humains, créés par Dieu et placés au paradis terrestre : nos premiers parents, d'où descend tout le genre humain, comme l'a rappelé la Commission biblique en 1909. Par leur désobéissance, ils ont perdu la grâce originelle et fait entrer le péché et la mort dans le monde. L'Écriture nomme trois de leurs fils, Caïn, Abel et Seth.
Adam et Ève ont-ils mangé une pomme ?
La Genèse parle seulement du fruit de « l'arbre de la science du bien et du mal », sans nommer d'espèce. L'image de la pomme est née d'un rapprochement entre le latin malum, « le mal », et mālum, « la pomme ». Ce qui importe n'est pas le fruit, mais la désobéissance.
Quelle période couvre la Genèse ?
D'après les âges donnés par la Vulgate, qui suit ici l'hébreu, on compte 1 656 ans d'Adam au Déluge, puis un peu plus de 650 ans du Déluge à la mort de Joseph, soit environ 2 300 ans. L'Église n'a jamais fixé de chronologie du monde.
Qui sont les « fils de Dieu » et les géants de Genèse 6 ?
Genèse 6, 4 dit qu'« il y avait des géants sur la terre en ce temps-là », après que « les enfants de Dieu eurent épousé les filles des hommes ». Saint Augustin, dans La Cité de Dieu (livre XV), suivi par la plupart des commentateurs catholiques, voit dans ces « enfants de Dieu » non des anges, mais les descendants de Seth, qui s'allièrent à la race corrompue de Caïn.
La Genèse est-elle un mythe ?
Non. La Genèse est une histoire sacrée, faite de généalogies, de récits et de prophéties. La Commission biblique a répondu en 1909 que ses premiers chapitres ne sont pas des fables tirées des mythologies anciennes, mais rapportent des faits réels, même lorsqu'ils usent d'un langage figuré. Les Pères ont édifié sur ce sens littéral les sens spirituels.
La Genèse se lit aussi verset par verset, en français et en latin, dans l'application Bible catholique d'Iter Fidei.
Genèse · avec l'app
Accès anticipé