La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Le livre de Ruth
Le livre de Ruth raconte, en quatre chapitres, comment une veuve moabite, fidèle à sa belle-mère Noémi, embrasse le Dieu d'Israël, épouse Booz à Bethléem et devient l'aïeule de David et du Christ. Les quatre chapitres sont ci-dessous, dans la traduction de l'abbé Fillion avec la Vulgate en regard ; le guide qui suit en donne l'auteur, le résumé et le sens.
Lire Ruth : 4 chapitres
Ruth est l'un des plus courts livres de l'Ancien Testament et l'un des plus aimés : quatre chapitres et quatre-vingt-cinq versets, situés « Au temps où les Juges gouvernaient » (Rt 1, 1). Son histoire va de la famine à la moisson. Une famille de Bethléem part en exil, trois hommes meurent, une veuve revient chez elle les mains vides, et une belle-fille étrangère, par sa fidélité, devient un anneau de la lignée de David et du Christ. La traduction de l'abbé Fillion garde les formes de la Vulgate : Noémi, Booz, Orpha, Élimélech, et Isaï pour Jessé.
Qui a écrit le livre de Ruth ?
Le livre ne nomme pas son auteur. La tradition la plus ancienne est juive : le Talmud (traité Baba Bathra) dit que Samuel a écrit le livre qui porte son nom, celui des Juges et celui de Ruth. Beaucoup de commentateurs catholiques ont reçu cette opinion. Ceux qui la tiennent s'appuient sur le texte. Le livre se ferme sur la généalogie de David (Rt 4, 17-22), que le prophète qui l'avait sacré avait toutes les raisons de consigner ; elle s'arrête à David et ne nomme pas Salomon. Le livre explique aussi la coutume de la chaussure comme « une ancienne coutume en Israël » (Rt 4, 7), ce qui convient à un écrivain qui regarde le temps des juges depuis le début de la royauté.
L'Église n'a jamais défini qui a écrit Ruth, et la Commission biblique n'a rien décrété à ce sujet. Plusieurs auteurs catholiques plus récents tiennent le livre pour anonyme et le datent d'avant l'Exil, en raison de la pureté de sa langue. Ce que l'Église enseigne, avec le concile de Trente, c'est que le livre est sacré et canonique, et qu'il a Dieu pour auteur. Beaucoup d'exégètes modernes en placent la rédaction après l'Exil, au temps d'Esdras et de Néhémie ; nous signalons leur opinion sans la faire nôtre.
Quand le livre de Ruth a-t-il été écrit ?
Les événements appartiennent à l'époque des juges, trois générations avant David, puisque Booz et Ruth furent ses arrière-grands-parents : « Obed, d'Isaï ; et Isaï fut père de David » (Rt 4, 22). Les anciens chronologistes ont cherché à les dater plus précisément, mais ce ne sont que des conjectures savantes. La rédaction est postérieure aux faits : la lecture traditionnelle la place au début de la monarchie, aux jours de Samuel ou de David, parce que la généalogie s'arrête à David et que la coutume de la chaussure devait être expliquée aux lecteurs.
De quoi parle le livre de Ruth ? Résumé
Chapitre 1 : le deuil de Noémi et le choix de Ruth
La famine chasse de Bethléem Élimélech, sa femme Noémi et leurs fils Mahalon et Chélion vers le pays de Moab. Élimélech meurt ; ses fils épousent des Moabites, « dont l'une s'appelait Orpha et l'autre Ruth » (Rt 1, 4), et, après dix ans, meurent à leur tour sans enfants. Apprenant « que le Seigneur avait regardé Son peuple, et qu'Il leur avait donné de quoi manger » (Rt 1, 6), Noémi se met en route et presse ses belles-filles de retourner chez leurs mères. « Orpha baisa sa belle-mère, et s'en retourna ; mais Ruth s'attacha à Noémi sans vouloir la quitter » (Rt 1, 14), et prononce le serment qui est le passage le plus célèbre du livre.
À Bethléem, Noémi demande qu'on ne l'appelle plus de son nom : « Ne m'appelez plus Noémi, c'est-à-dire belle ; mais appelez-moi Mara, c'est-à-dire amère » (Rt 1, 20), et ajoute : « Je suis sortie d'ici pleine, et le Seigneur m'y ramène vide » (Rt 1, 21). Elles arrivent « lorsqu'on commençait à couper les orges » (Rt 1, 22).
Chapitre 2 : Ruth glane dans le champ de Booz
Ruth va glaner les épis que laissent les moissonneurs, droit que la Loi réservait au pauvre, à l'étranger, à l'orphelin et à la veuve (Dt 24, 19 ; Lv 19, 9). « Or il arriva que le champ où elle était appartenait à Booz, le parent d'Elimélech » (Rt 2, 3), « homme puissant et extrêmement riche » (Rt 2, 1). Booz arrive de Bethléem et salue ses moissonneurs : « Que le Seigneur soit avec vous ! Ils lui répondirent : Que le Seigneur vous bénisse ! » (Rt 2, 4).
Il a entendu parler du dévouement de Ruth envers Noémi et la bénit : « puissiez-vous recevoir une pleine récompense du Seigneur, le Dieu d'Israël, vers lequel vous êtes venue, et sous les ailes duquel vous avez cherché votre refuge » (Rt 2, 12). Il la fait manger à sa table et ordonne à ses serviteurs : « Jetez même exprès des épis de vos javelles, et laissez-en debout » (Rt 2, 16). Noémi reconnaît la main de Dieu : « Cet homme est notre proche parent » (Rt 2, 20).
Chapitre 3 : la nuit sur l'aire
Noémi cherche pour Ruth le « repos », c'est-à-dire un mari et un foyer : « Ma fille, je pense à vous mettre en repos » (Rt 3, 1). Elle l'envoie de nuit sur l'aire où Booz vanne l'orge. Ruth se couche à ses pieds et réclame sa protection au nom du droit de parenté : « étendez votre couverture sur votre servante, parce que vous êtes mon proche parent » (Rt 3, 9).
Booz loue cette « dernière bonté » qui « dépasse encore la première » (Rt 3, 10), parce qu'elle a cherché à relever le nom de son mari défunt au lieu de suivre des jeunes gens, et il ajoute : « tout le peuple de cette ville sait que vous êtes une femme vertueuse » (Rt 3, 11). Mais un parent plus proche a le premier droit. Booz promet de régler l'affaire au matin et renvoie Ruth avec six mesures d'orge, pour qu'elle ne retourne pas « les mains vides » (Rt 3, 17).
Chapitre 4 : le rachat à la porte et la naissance d'Obed
À la porte de la ville, devant dix anciens, Booz offre au plus proche parent le champ d'Élimélech. Celui-ci l'achèterait, mais il refuse quand il apprend qu'il doit aussi épouser Ruth, « afin que vous fassiez revivre le nom de votre parent dans son héritage » (Rt 4, 5) ; il cède son droit en ôtant sa chaussure. Booz rachète le champ et prend Ruth pour épouse devant témoins, qui souhaitent qu'elle soit « comme Rachel et Lia, qui ont établi la maison d'Israël » (Rt 4, 11), et que la maison de Booz soit comme celle de Pharès, fils de Thamar (Gn 38).
« Booz prit donc Ruth et l'épousa ; et après qu'elle fut mariée, le Seigneur lui fit la grâce de concevoir et d'enfanter un fils » (Rt 4, 13). Les femmes de Bethléem bénissent Dieu et disent à Noémi que l'enfant lui est né « de votre belle-fille qui vous aime, et qui vous vaut beaucoup mieux que si vous aviez sept fils » (Rt 4, 15). « Noémi, ayant pris l'enfant, le mit dans son sein » (Rt 4, 16) ; on l'appelle Obed : « C'est lui qui fut père d'Isaï, père de David » (Rt 4, 17). Une généalogie, de Pharès à David, clôt le livre (Rt 4, 18).
Quel est le message du livre de Ruth ? La lecture catholique
La Providence dans les choses ordinaires
Aucun miracle ne se produit dans Ruth, aucun prophète n'y parle, et pourtant rien n'est laissé au hasard. « Il arriva » que Ruth choisit le champ de Booz, et, par une famine, une moisson et un procès à la porte de la ville, Dieu prépare la maison de David. Le livre est d'abord l'exemple de gens qui craignent Dieu et dont Dieu récompense la fidélité.
La conversion et l'appel des nations
Ruth appartient à un peuple que la Loi excluait : « L'Ammonite et le Moabite n'entreront jamais dans l'assemblée du Seigneur, pas même après la dixième génération » (Dt 23, 3). Elle est pourtant reçue dans Israël et dans la lignée du Messie. Quand Noémi lui montre Orpha « retournée à son peuple et à ses dieux » (Rt 1, 15), elle lui fait comprendre que la suivre, c'est renoncer aux idoles : « votre Dieu sera mon Dieu » est une véritable conversion.
Saint Ambroise, dans son Exposition sur l'Évangile selon saint Luc (livre III), se demande comment une Moabite a pu entrer dans l'assemblée, et répond que sa sainteté l'a placée au-dessus de la Loi, qui, selon saint Paul, « n'a pas été établie pour le juste » (1 Tm 1, 9). Les commentateurs voient en elle une figure de l'Église des nations : le Christ est issu des Gentils comme des Juifs, et sa grâce est donnée aux uns et aux autres. Saint Jérôme, dans sa lettre à Paulin, écrit que Ruth la Moabite accomplit la prophétie d'Isaïe : « Seigneur, envoyez l'Agneau dominateur de la terre, de la pierre du désert à la montagne de la fille de Sion » (Is 16, 1).
Booz, le parent qui rachète
Le livre repose sur le goël, le proche parent tenu de racheter la terre d'un parent pauvre, « le plus proche parent pourra, s'il le veut, racheter ce que celui-là aura vendu » (Lv 25, 25), et de relever le nom d'un frère mort sans enfants (Dt 25, 5). Booz prend librement sur lui ce que le plus proche parent refuse : il rachète l'héritage et prend l'étrangère pour épouse. Les interprètes catholiques voient en lui une figure du Christ, qui s'est fait notre parent en prenant notre chair, a payé le prix de notre rachat, et a pris pour épouse l'Église des nations.
Bethléem, la maison du pain
L'histoire commence par une famine à Bethléem et s'achève dans sa moisson. Saint Grégoire le Grand, dans une homélie sur la Nativité, rappelle que Bethléem signifie « maison du pain » : il convenait que naquît là celui qui a dit : « Je suis le Pain vivant, qui suis descendu du Ciel » (Jn 6, 51). Ruth y arrive affamée et y est nourrie à la table de Booz ; le lecteur chrétien pense au pain que le Christ donne dans l'Eucharistie. C'est de cette petite ville que le prophète Michée annonçait : « Et toi, Bethléem Éphrata, tu es petite entre les mille de Juda ; de toi sortira pour Moi Celui qui dominera sur Israël » (Mi 5, 2).
Ruth dans la généalogie du Christ
Saint Matthieu nomme quatre femmes parmi les ancêtres de Notre-Seigneur : Thamar, Rahab, Ruth et « celle qui avait été femme d'Urie ». « Salmon engendra Booz, de Rahab ; Booz engendra Obed, de Ruth ; Obed engendra Jessé ; Jessé engendra David, qui fut roi » (Mt 1, 5). La généalogie de saint Luc passe par les mêmes noms (Lc 3, 32). Saint Jérôme, commentant saint Matthieu, remarque que la généalogie du Sauveur ne nomme pas de saintes femmes, mais des femmes que l'Écriture reprend ou des étrangères, afin que celui qui venait pour les pécheurs, en naissant d'eux, effaçât les péchés de tous.
Le missel de 1962 lit cette généalogie (Mt 1, 1-16) comme Évangile de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre, que l'on retrouve dans le calendrier liturgique : chaque année, l'Église nomme Ruth au jour de naissance de Notre-Dame, fille de la maison de David.
La piété filiale, la chasteté et l'espérance
Ruth quitte père, mère et patrie pour Noémi, et Booz l'en loue : « vous avez quitté vos parents et le pays où vous êtes née, pour venir chez un peuple qui vous était inconnu auparavant » (Rt 2, 11). Sa conduite sur l'aire n'est pas une intrigue : elle réclame ouvertement un mariage légitime, et Booz lui répond avec honneur. Noémi, revenue « vide », retrouve la joie quand elle porte Obed dans son sein : le livre est aussi une consolation pour ceux qui pleurent.
Versets célèbres du livre de Ruth
- « Votre peuple sera mon peuple » (Rt 1, 16-17) : « car en quelque lieu que vous alliez, j'irai ; et partout où vous demeurerez, j'y demeurerai aussi : votre peuple sera mon peuple, et votre Dieu sera mon Dieu. […] La terre où vous mourrez me verra mourir, et je serai ensevelie où vous le serez. » Ruth les adressait à sa belle-mère, mais on les lit souvent aux mariages, pour le don de soi qu'elles expriment. Le serment qui suit, « Que Dieu me traite dans toute Sa rigueur, si jamais rien me sépare de vous, que la mort seule » (Rt 1, 17), est une forme de l'Ancien Testament par laquelle on appelait sur soi les maux si l'on manquait à sa parole.
- « Appelez-moi Mara » (Rt 1, 20) : les explications « c'est-à-dire belle », « c'est-à-dire amère » sont dans la Vulgate elle-même, id est pulchram, id est amaram.
- « Que le Seigneur soit avec vous » (Rt 2, 4) : Booz salue ses moissonneurs par le Dominus vobiscum de la Vulgate, la salutation même que le prêtre adresse aux fidèles à l'autel, et ils répondent par une bénédiction.
- « D'où me vient que j'aie trouvé grâce à vos yeux » (Rt 2, 10) : « et que vous daigniez me connaître, moi qui suis une femme étrangère ? »
- « C'est lui qui fut père d'Isaï, père de David » (Rt 4, 17) : le verset qui rattache le livre à l'histoire des rois et à l'Évangile. La vie du roi est racontée dans le roi David.
Où se trouve le livre de Ruth dans la Bible ?
Dans les Bibles catholiques, Ruth est le huitième livre de l'Ancien Testament, entre les Juges et le Ier livre des Rois (1 Samuel dans les bibles modernes) : c'est l'ordre des Septante et de la Vulgate, que gardent aussi les Bibles protestantes. La Bible hébraïque le range parmi les Écrits (Hagiographes), comme l'un des cinq petits rouleaux, et l'usage juif le lit à la fête des Semaines, la Pentecôte juive, au temps de la moisson du blé par laquelle s'achève l'histoire. Saint Jérôme, dans son prologue aux livres des Rois, note que les Hébreux comptaient Ruth avec les Juges, parce que son histoire se passe au temps des juges.
Ruth est un livre protocanonique, jamais contesté ni par les Juifs ni par les chrétiens, et présent dans toutes les Bibles. Les listes du concile de Rome sous saint Damase (382), des conciles africains d'Hippone (393) et de Carthage (397), du concile de Florence (1442) et du concile de Trente en sa session IV (1546) le placent toutes après Josué et les Juges. Avec Judith et Esther, Ruth est l'un des trois livres de l'Ancien Testament qui portent le nom d'une femme.
Le livre de Ruth est-il une histoire vraie ?
Ruth est un court récit en prose, fait surtout de dialogues, aux scènes équilibrées et aux noms qui portent un sens. Certains en ont fait une idylle pastorale ; mais les Juifs, les Septante et l'historien Josèphe l'ont traité comme une histoire, et l'Évangile place ses personnages dans la généalogie du Christ.
Des détails qu'un romancier n'aurait guère inventés vont dans le même sens : une aïeule moabite pour la maison royale, l'antique coutume de la chaussure, et la confiance que David accordera plus tard au roi de Moab, à qui il remettra son père et sa mère : « Permettez, je vous prie, que mon père et ma mère demeurent avec vous » (I Rois 22, 3). La Commission biblique a répondu en 1905 que les livres tenus pour historiques doivent être lus comme tels, à moins de preuves solides que l'écrivain sacré ait voulu autre chose.
Comment lire le livre de Ruth ?
Ruth se lit d'une traite, en une vingtaine de minutes. Lisez le chapitre 1 pour les trois veuves sur la route et le serment de Ruth, le chapitre 2 pour la bonté de Booz et la loi du glanage, le chapitre 3 pour la « dernière bonté » de Ruth, et le chapitre 4 pour la scène de la porte. Le latin en regard donne le serment de Ruth dans la Vulgate : populus tuus populus meus, et Deus tuus Deus meus. Tournez-vous ensuite vers le premier chapitre de saint Matthieu pour voir où mène l'histoire, et continuez avec le Ier livre des Rois, où naît Samuel, qui sacrera David à Bethléem. Les autres livres sont dans la Bible de la liseuse.
Questions Fréquentes
Qui a écrit le livre de Ruth ?
Le livre de Ruth ne nomme pas son auteur. La tradition juive, consignée dans le Talmud, l'attribue au prophète Samuel, et beaucoup de commentateurs catholiques l'ont suivie. L'Église n'a pas tranché la question, et plusieurs auteurs catholiques tiennent le livre pour anonyme.
De quoi parle le livre de Ruth ?
Il raconte comment Ruth, veuve moabite, resta fidèle à sa belle-mère Noémi, la suivit à Bethléem et embrassa le Dieu d'Israël. En glanant, elle rencontra Booz, parent de son mari défunt, qui l'épousa en vertu du droit de rachat. Leur fils Obed fut le grand-père du roi David : le livre montre la Providence préparant la lignée du Messie.
Combien de chapitres compte le livre de Ruth ?
Le livre de Ruth compte 4 chapitres et 85 versets : 22 au chapitre 1, 23 au chapitre 2, 18 au chapitre 3 et 22 au chapitre 4. Il se lit en une vingtaine de minutes.
Qui était Ruth dans la Bible ?
Ruth était une femme de Moab qui épousa Mahalon, fils d'Élimélech et de Noémi de Bethléem, et devint veuve. Elle refusa de quitter sa belle-mère, prit le Dieu d'Israël pour son Dieu, et glana dans les champs de Booz, qui l'épousa. Elle fut la mère d'Obed et l'arrière-grand-mère du roi David, et saint Matthieu la nomme parmi les ancêtres du Christ.
Que signifie « votre peuple sera mon peuple, et votre Dieu sera mon Dieu » ?
Ce sont les paroles de Ruth à sa belle-mère Noémi (Rt 1, 16-17). Elles expriment une fidélité pour toute la vie et une profession de foi au Dieu d'Israël, puisque Ruth renonce aux dieux de Moab. On les lit souvent aux mariages, bien qu'elles aient d'abord été dites entre une veuve et sa belle-mère.
Quel est le message principal du livre de Ruth ?
Le livre enseigne que Dieu récompense la fidélité et gouverne les événements ordinaires par sa Providence, en recevant parmi son peuple et dans la lignée du Christ une étrangère convertie. Les Pères et les commentateurs catholiques lisent Ruth comme une figure de l'Église des nations, et Booz comme une figure du Christ rédempteur. Le livre honore aussi la piété filiale, la chasteté et le mariage.
Le livre de Ruth est-il dans la Bible catholique ?
Oui. Ruth est un livre protocanonique, reçu par les Juifs et par tous les chrétiens, et présent dans toutes les Bibles. Les conciles de Rome (382), d'Hippone (393), de Carthage (397), de Florence (1442) et de Trente (1546) le rangent après les Juges et avant les livres des Rois.
Le livre de Ruth se lit aussi verset par verset, en français et en latin, dans l'application Bible catholique d'Iter Fidei.
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