La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Le livre de Néhémie (IIe livre d'Esdras)
Le livre de Néhémie, que la Vulgate appelle aussi IIe livre d'Esdras, raconte comment l'échanson d'un roi perse releva les murailles de Jérusalem en cinquante-deux jours, rassembla le peuple pour entendre la Loi lue par Esdras et renouvela l'alliance. Ses treize chapitres sont donnés ci-dessous dans la traduction de l'abbé Fillion, avec le latin en regard, et le guide qui suit en présente l'auteur, la date, le résumé et le sens catholique.
Lire Néhémie : 13 chapitres
Le livre de Néhémie s'ouvre dans le palais perse de Suse, sur un courtisan qui pleure en apprenant la ruine d'une ville lointaine, et se ferme à Jérusalem sur le même homme, devenu gouverneur, qui prie : « Souvenez-Vous favorablement de moi, mon Dieu. Amen. » Entre les deux, des murailles relevées sous la menace, la lecture publique de la Loi de Moïse et une alliance renouvelée par un peuple revenu d'exil. La colonne latine de la liseuse l'intitule Liber Nehemiae (II Esdrae) ; la Bible de Fillion, « Néhémie (II Esdras) ». Le récit commence au chapitre 1, à la cour d'Artaxerxès.
Pourquoi Néhémie s'appelle-t-il « IIe livre d'Esdras » ?
Dans la Bible hébraïque, Esdras et Néhémie ne formaient qu'un seul livre, et saint Jérôme le rappelle dans ses préfaces. Les Grecs et les Latins l'ont divisé en deux, et l'Église latine a gardé pour les deux parties le nom d'Esdras : la Vulgate a donc un Ier livre d'Esdras, qui est notre livre d'Esdras, et un IIe livre d'Esdras, qui est le livre de Néhémie. Ce second livre porte le nom de son auteur, l'échanson du roi Artaxerxès, mais on l'appelle aussi IIe livre d'Esdras parce qu'il continue l'histoire commencée par Esdras.
Il ne faut pas le confondre avec le « 2 Esdras » des apocryphes des bibles protestantes, qui est le IVe livre d'Esdras de la tradition latine, un recueil de visions que l'Église n'a jamais reçu comme Écriture. Sur les noms des livres selon les bibles, voyez notre article Bible catholique : quelle traduction choisir ?.
Qui a écrit le livre de Néhémie ?
Le livre se signe lui-même : « Paroles de Néhémie, fils d'Helcias » (Né 1, 1). La plus grande partie est écrite à la première personne, depuis « Or j'étais l'échanson du roi » (Né 1, 11) jusqu'à la fin. La tradition juive est d'accord : le Talmud (Baba Bathra, 15a) dit qu'Esdras écrivit son livre et les généalogies des Chroniques, et que l'ouvrage fut achevé par Néhémie, fils d'Helcias. Le IIe livre des Maccabées connaît déjà « les écrits et […] les mémoires de Néhémie » (II Mac 2, 13).
L'Église a reçu le livre comme les mémoires de Néhémie, joints à des documents officiels : le registre du premier retour (chapitre 7), la liste des signataires de l'alliance (chapitre 10), les listes des habitants et des prêtres (chapitre 11 et chapitre 12). Plusieurs exégètes catholiques, tout en tenant les parties à la première personne pour l'œuvre de Néhémie lui-même, ont attribué l'arrangement final à un compilateur postérieur. La Commission biblique pontificale (23 juin 1905) a rappelé que les livres qui se présentent comme historiques doivent être reçus comme une histoire véritable, et peu de pages de l'Ancien Testament sont aussi exactement datées.
Quand le livre a-t-il été écrit ?
Les événements sont datés par le règne d'Artaxerxès Ier, surnommé Longue-Main, roi de Perse. Néhémie apprend la détresse de Jérusalem « La vingtième année, au mois de casleu » (1, 1), et se tient devant le roi « au mois de nisan », la même vingtième année (Né 2, 1), c'est-à-dire en 445 ou 444 avant Jésus-Christ. Il gouverne la Judée douze ans, « depuis la vingtième année du règne d'Artaxerxès jusqu'à la trente-deuxième » (Né 5, 14), retourne auprès du roi vers 433, puis revient pour une seconde mission (Né 13, 6). Esdras, venu la septième année du même roi, se tient à ses côtés lors de la lecture de la Loi.
Les mémoires ont été écrits après la seconde mission, à la fin du Ve siècle avant Jésus-Christ. La généalogie sacerdotale du chapitre 12 est menée jusqu'au grand prêtre Jeddoa et au règne de « Darius le Perse » (12, 22) : les registres ont donc été tenus à jour après le temps de Néhémie.
De quoi parle le livre de Néhémie ? Résumé
La prière et la mission (chapitres 1 et 2)
On apporte à Suse la nouvelle que « les murailles de Jérusalem sont en ruines, et ses portes ont été consumées par le feu » (Né 1, 3). Néhémie pleure, jeûne et prie, confessant les péchés de son peuple et rappelant à Dieu Sa promesse à Moïse de rassembler les dispersés s'ils reviennent à Lui (Dt 30).
Quand le roi remarque son visage triste, Néhémie prie le Dieu du ciel avant de répondre, et demande à être envoyé rebâtir « la ville du sépulcre de mes pères » (Né 2, 5). Il arrive muni de lettres royales, inspecte de nuit les ruines par la porte de la Vallée (Né 2, 13), et entraîne le peuple : « Venez, rebâtissons les murs de Jérusalem, afin que nous ne soyons plus dans l'opprobre » (Né 2, 17). Aussitôt paraissent trois adversaires : Sanaballat l'Horonite, Tobie l'Ammonite et Gosem l'Arabe.
La muraille rebâtie sous la menace (chapitres 3 à 7)
Le chapitre 3 indique qui a bâti chaque portion du mur et chacune de ses portes : le grand prêtre Éliasib à la porte du Troupeau, des orfèvres et des parfumeurs, Sellum « lui et ses filles », tandis que les notables de Thécua « ne voulurent point s'abaisser au service de leur Seigneur ». Les moqueries tournent au complot, et au chapitre 4, les bâtisseurs travaillent armés. Au chapitre 5, le danger vient de l'intérieur : les riches prennent en gage les champs et jusqu'aux enfants des pauvres, et Néhémie les oblige à rendre ce qu'ils ont pris.
Ses ennemis tentent alors la ruse : une fausse invitation dans la vallée d'Ono, une lettre calomnieuse, un prophète soudoyé qui le presse de se cacher dans le Temple (chapitre 6) ; mais « la muraille fut achevée le vingt-cinquième jour du mois d'élul, en cinquante-deux jours » (Né 6, 15). Néhémie place des gardes et retrouve le registre de ceux qui étaient revenus avec Zorobabel, la même liste qu'au chapitre 2 d'Esdras.
La Loi lue et l'alliance renouvelée (chapitres 8 à 10)
Le premier jour du septième mois, tout le peuple s'assemble « comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des Eaux » (Né 8, 1). Esdras, le scribe, debout « sur une estrade de bois », lit le livre de la Loi « depuis le matin jusqu'à midi », tandis que les lévites l'expliquent (chapitre 8). Le peuple pleure ; Néhémie et Esdras l'invitent à se réjouir, et l'on célèbre la fête des Tabernacles comme on ne l'avait plus fait « depuis le temps de Josué, fils de Nun » (Né 8, 17).
Le vingt-quatrième jour du mois, le peuple se rassemble pour un jeûne, revêtu de sacs (Né 9, 1), et les lévites prononcent la longue confession du chapitre 9, qui reprend toute l'histoire d'Abraham à l'exil comme la miséricorde de Dieu répondant à l'ingratitude d'Israël. Au chapitre 10, les chefs signent une alliance écrite : pas de mariages avec les peuples païens, pas de commerce le jour du sabbat, l'année sabbatique, les offrandes pour le Temple, les prémices et les dîmes.
Jérusalem repeuplée et dédiée (chapitres 11 et 12)
Un habitant sur dix est désigné par le sort pour résider à Jérusalem, « la ville sainte », et le peuple bénit ceux qui s'offrent d'eux-mêmes (Né 11, 1). Après les registres des prêtres et des lévites, le chapitre 12 décrit la dédicace du mur : deux grands chœurs s'avancent en sens opposés sur la muraille et se rejoignent devant la maison de Dieu (Né 12, 31), avec cantiques, cymbales et harpes.
La seconde mission et les réformes (chapitre 13)
De retour de la cour de Perse, Néhémie trouve Tobie l'Ammonite installé dans une chambre du Temple par le grand prêtre Éliasib, les lévites privés de leur part, le sabbat devenu jour de marché, et des Juifs mariés à des femmes d'Azot, d'Ammon et de Moab (chapitre 13). Il jette dehors les meubles de Tobie, rétablit les dîmes, fait fermer les portes le jour du sabbat (Né 13, 19), et chasse le petit-fils du grand prêtre, devenu gendre de Sanaballat.
Les grands thèmes et la lecture catholique
Rebâtir la cité de Dieu. Le thème du livre est la restauration du peuple de Dieu après le châtiment : murailles, culte, Loi et alliance sont relevés ensemble. L'Ecclésiastique résume l'œuvre de son héros : « Néhémie aussi a laissé un souvenir durable, lui qui a relevé nos murs abattus, qui a rétabli nos portes et nos barres, et qui a rebâti nos maisons » (Eccli 49, 15). Saint Bède le Vénérable, dans son commentaire Sur Esdras et Néhémie, lit le Temple et la ville rebâtis comme des figures de l'Église, et ceux qui les relevèrent comme des figures de ses docteurs et de ses pasteurs.
Les murailles et la venue du Christ. L'ange avait dit à Daniel : « Depuis l'ordre donné pour rebâtir Jérusalem, jusqu'au Christ chef, il y aura sept semaines et soixante-deux semaines ; et les places et les murs seront rebâtis en des temps d'angoisse » (Dn 9, 25). Beaucoup d'interprètes catholiques ont fait partir les soixante-dix semaines d'années de l'ordre obtenu par Néhémie la vingtième année d'Artaxerxès : le décret du chapitre 2 ouvrirait ainsi le compte des années qui mène au Messie.
Prière, jeûne et pénitence. Néhémie ne fait rien sans prier. Il jeûne et prie de casleu jusqu'à nisan avant de parler au roi ; il prie en silence, dans l'instant, avant de lui répondre (« Je priai le Dieu du ciel », 2, 4) ; et il ponctue ses mémoires de courtes oraisons : « Souvenez-Vous favorablement de moi, mon Dieu, selon tout ce que j'ai fait à ce peuple » (5, 19), reprise plusieurs fois au dernier chapitre. C'est l'oraison jaculatoire des maîtres spirituels, la prière brève jetée vers Dieu au milieu du travail ; voyez notre article sur la manière de prier. Le jeûne du peuple au chapitre 9 unit la confession des péchés à la louange de la miséricorde de Dieu, ce qui est la forme même de la pénitence chrétienne.
Un modèle de chef. Néhémie réfléchit avant de parler, partage la peine des ouvriers, refuse les revenus de gouverneur « par crainte de Dieu » (5, 15), oblige les riches à remettre les dettes, ne fuit pas sous la menace (« Un homme comme moi prend-il la fuite ? », 6, 11), et reprend jusqu'à la famille du grand prêtre. Son zèle pour la maison de Dieu, pour le sabbat et pour le mariage dans la foi rappelle la chute de Salomon, qu'il cite lui-même : « des femmes étrangères le firent tomber dans le péché » (13, 26 ; voyez III Rois 11).
La liturgie de la Parole. La scène du chapitre 8 est l'une des plus belles images de l'Ancien Testament sur la Parole de Dieu proclamée au peuple : l'estrade de bois, le livre ouvert devant tous, le peuple debout, l'Amen, amen et la prosternation, l'explication des lévites « d'une manière très intelligible ». L'Église y a reconnu le modèle de la lecture publique des Écritures dans son culte.
Chapitres et versets célèbres du livre de Néhémie
- La prière de Néhémie (Né 1, 5) : « Seigneur, Dieu du ciel, qui êtes fort, grand et terrible, qui gardez Votre alliance, et qui faites miséricorde à ceux qui Vous aiment et qui observent Vos commandements. »
- L'épée et la truelle (Né 4, 17) : ceux qui bâtissaient « faisaient leur ouvrage d'une main et tenaient leur épée de l'autre ». Et Néhémie rassure : « notre Dieu combattra pour nous » (Né 4, 20).
- Le grand ouvrage (Né 6, 3) : « Je travaille à un grand ouvrage, et je ne puis descendre, de peur qu'il ne soit négligé pendant mon absence. »
- La joie du Seigneur est notre force (Né 8, 10) : « car ce jour est consacré au Seigneur ; et ne vous attristez point, car la joie du Seigneur est notre force » ; en latin, gaudium etenim Domini est fortitudo nostra.
- La grande confession (Né 9, 17) : « Mais Vous, ô Dieu favorable, clément et miséricordieux, toujours patient et plein de miséricorde, Vous ne les avez pas abandonnés. » Elle rappelle la manne du désert : « Vous leur avez aussi donné un pain du ciel lorsqu'ils avaient faim » (Né 9, 15).
- La dernière parole du livre (Né 13, 31) : « Souvenez-Vous favorablement de moi, mon Dieu. Amen. »
Le livre de Néhémie dans le canon et dans la liturgie
Le livre de Néhémie est protocanonique, reçu par les Juifs et par les chrétiens, et présent dans toutes les bibles. L'Église l'a toujours compté sous le nom d'Esdras : « deux livres d'Esdras » dans les canons des conciles de Rome (382) et de Carthage (397) ; le concile de Trente, en sa session IV (1546), nomme le premier livre d'Esdras et le second, « qui est appelé Néhémie ». Il suit les Paralipomènes et le livre d'Esdras, et précède Tobie, Judith et Esther, dont l'histoire se passe dans cette même cour de Suse que servait Néhémie. Le prophète Malachie est communément placé à son époque. La place de ces livres dans l'ensemble de l'Écriture est expliquée dans notre article sur l'Ancien et le Nouveau Testament.
Le Missel romain de 1962 lit au mercredi des Quatre-Temps de septembre une leçon intitulée « du livre d'Esdras », qui est en réalité le début du chapitre 8 de Néhémie (8, 1-10) : le peuple rassemblé comme un seul homme, la lecture de la Loi, et la parole gaudium etenim Domini est fortitudo nostra, que reprend la communion du même jour. L'introït de la fête des saints Philippe et Jacques (11 mai), Clamaverunt ad te, Domine, est tiré de Néhémie 9, 27. Le IIe livre des Maccabées garde aussi la mémoire de Néhémie, au temps duquel fut retrouvé le feu sacré caché pendant l'exil (II Mac 1, 18).
Comment lire le livre de Néhémie
Lisez-le aussitôt après le livre d'Esdras, comme une seule histoire. Les chapitres 1 à 6 et 13 se lisent vite, comme un récit ; les chapitres 3, 7 et 10 à 12 sont des listes, qui valent d'être lues lentement, car elles montrent tout un peuple au travail, chacun bâtissant « en face de sa maison ». Lisez les chapitres 8 et 9 comme une liturgie de la Parole et un examen de conscience. À côté du chapitre 2, lisez Daniel 9. Pour les autres livres de l'Écriture, revenez à la liseuse de la Bible.
Questions Fréquentes
Qui a écrit le livre de Néhémie ?
Néhémie lui-même, fils d'Helcias, échanson du roi Artaxerxès puis gouverneur de Judée : le livre commence par « Paroles de Néhémie » et la plus grande partie est écrite à la première personne. Le Talmud confirme cette attribution. Il a joint à ses mémoires des registres officiels, que d'autres ont pu tenir à jour après lui.
Quelle est la différence entre le livre d'Esdras et celui de Néhémie ?
Le livre d'Esdras raconte le premier retour sous Zorobabel, la reconstruction du Temple et l'arrivée d'Esdras avec sa réforme des mariages mixtes. Le livre de Néhémie vient ensuite, environ treize ans après l'arrivée d'Esdras : il raconte la reconstruction des murailles, la lecture publique de la Loi et l'alliance renouvelée. Le premier est centré sur le Temple, le second sur la ville et son peuple.
Combien de chapitres compte le livre de Néhémie ?
Le livre de Néhémie compte 13 chapitres et 404 versets dans la Vulgate et dans la traduction Fillion. Les bibles modernes, qui suivent d'autres divisions de versets, en comptent un ou deux de plus, et les références peuvent différer de quelques versets aux chapitres 3, 4, 9 et 10.
Que signifie « la joie du Seigneur est notre force » ?
C'est la parole adressée au peuple qui pleurait en entendant la Loi (Néhémie 8, 10). Le jour consacré au Seigneur n'est pas un jour de tristesse : la joie que donne Dieu, et la joie de Le servir, sont la force de Son peuple. Le Missel de 1962 lit ce passage le mercredi des Quatre-Temps de septembre.
En combien de jours la muraille de Jérusalem fut-elle rebâtie ?
En cinquante-deux jours : « la muraille fut achevée le vingt-cinquième jour du mois d'élul » (Néhémie 6, 15). Le travail fut réparti entre les familles, chacune réparant la portion de mur la plus proche de sa maison, et mené sous la menace constante des ennemis, les ouvriers tenant l'épée d'une main.
Quelles sont les portes de Jérusalem dans le livre de Néhémie ?
Le chapitre 3 nomme les portes réparées le long du mur : la porte du Troupeau, la porte des Poissons, la Vieille porte, la porte de la Vallée, la porte du Fumier, la porte de la Fontaine, la porte des Eaux, la porte des Chevaux et la porte d'Orient, avec d'autres ouvrages. La porte d'Éphraïm paraît au chapitre 8, et d'autres encore dans la procession de la dédicace au chapitre 12.
Qui étaient Sanaballat et Tobie ?
Sanaballat l'Horonite et Tobie l'Ammonite, avec Gosem l'Arabe, étaient des chefs voisins qui se moquèrent de l'ouvrage, complotèrent une attaque, soudoyèrent un faux prophète et envoyèrent des lettres menaçantes (chapitres 2, 4 et 6). Pendant l'absence de Néhémie, le grand prêtre Éliasib donna même à Tobie une chambre dans le Temple, d'où Néhémie le chassa à son retour.
Le livre de Néhémie est-il le dernier de l'Ancien Testament ?
Non. Dans la Bible catholique, il est suivi de Tobie, Judith et Esther, des livres sapientiaux, des prophètes et des deux livres des Maccabées, dont l'histoire atteint le IIe siècle avant Jésus-Christ. Il est en revanche l'un des derniers livres historiques par l'époque qu'il raconte avant les Maccabées.
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