La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Le livre d'Esdras (Ier livre d'Esdras)
Le livre d'Esdras, que la Vulgate appelle Ier livre d'Esdras, raconte le retour des Juifs de Babylone sous Cyrus, la reconstruction du Temple et la réforme conduite par Esdras, prêtre et docteur de la Loi. Ses dix chapitres sont donnés ci-dessous dans la traduction de l'abbé Fillion, avec le latin en regard, et le guide qui suit en présente l'auteur, la date, le résumé et le sens catholique.
Lire Esdras : 10 chapitres
Le livre d'Esdras couvre environ quatre-vingts ans après la captivité de Babylone : le retour des exilés, la reconstruction du Temple, puis, deux générations plus tard, l'arrivée d'Esdras, la Loi de Dieu à la main. Ses dix chapitres sont brefs, mais ils marquent un tournant de l'histoire sainte : Israël n'a plus de roi, et c'est autour du Temple et de la Loi qu'il se reconstruit. La Vulgate l'appelle Liber Esdrae et le compte comme le Ier livre d'Esdras ; le livre de Néhémie en est le second.
Pourquoi parle-t-on du « Ier livre d'Esdras » ?
Chez les Hébreux, les livres d'Esdras et de Néhémie ne formaient qu'un seul livre. Saint Jérôme le rappelle dans sa préface : les Hébreux réunissaient en un volume les discours d'Esdras et de Néhémie. Les Grecs et les Latins l'ont divisé en deux, et la Vulgate a gardé pour les deux parties le nom d'Esdras : le Ier livre d'Esdras est notre livre d'Esdras, et le IIe livre d'Esdras est le livre de Néhémie, que la Bible de Fillion intitule « Néhémie (II Esdras) ».
La confusion vient d'ailleurs. La Septante contenait aussi un « Esdras A », remaniement grec de l'histoire du retour, et la tradition latine connaissait un écrit apocalyptique plus tardif portant le même nom. La Vulgate les appelle IIIe et IVe livres d'Esdras ; les bibles protestantes, qui les rangent parmi les apocryphes, les appellent « 1 et 2 Esdras ». Le « 2 Esdras » d'une bible anglaise n'est donc pas Néhémie. Nous y revenons plus bas.
La Vulgate garde aussi les formes latines des noms : Zorobabel, fils de Salathiel ; le grand prêtre Josué, fils de Josédec ; Sassabasar, prince de Juda ; les prophètes Aggée et Zacharie. Sur les noms des livres selon les bibles, voyez notre article Bible catholique : quelle traduction choisir ?.
Qui a écrit le livre d'Esdras ?
L'Église a reçu ce livre comme l'œuvre d'Esdras lui-même, et il porte son nom parce qu'il en est l'écrivain. Le Talmud (Baba Bathra, 15a) rapporte de même qu'Esdras écrivit « son propre livre » et les généalogies des Chroniques jusqu'à son temps.
Le texte le confirme. Esdras était prêtre de la lignée d'Aaron, et le livre donne sa généalogie jusqu'au grand prêtre (Esd 7, 1) ; c'était « un docteur habile dans la loi de Moïse » (Esd 7, 6). À partir de 7, 27 et jusqu'à la fin du chapitre 9, il parle à la première personne, comme un homme qui raconte ce qu'il a vu et fait : « Béni soit le Seigneur, le Dieu de nos pères, qui a mis au cœur du roi cette pensée » (Esd 7, 27).
Pour l'histoire antérieure, il s'est servi de documents publics : le registre des familles revenues (chapitre 2) et les lettres de la cour perse, conservées dans leur araméen original de 4, 8 à 6, 18 et de 7, 12 à 7, 26.
L'Église a défini que le livre est sacré et canonique ; elle n'a rien décidé sur son auteur, et la Commission biblique pontificale n'a pas rendu de décision à ce sujet. Plusieurs auteurs modernes placent la compilation définitive plus tard, au IVe siècle avant Jésus-Christ ; c'est une hypothèse que la tradition n'a pas adoptée.
Quand a-t-il été écrit ?
Les événements vont de la première année de Cyrus à Babylone, vers 538 avant Jésus-Christ, à la réforme d'Esdras, « la septième année du roi Artaxerxès » (Esd 7, 7), soit 458 selon la chronologie traditionnelle. Le Temple fut achevé « le troisième jour du mois d'adar, la sixième année du règne du roi Darius » (Esd 6, 15), vers 515. Si Esdras est l'auteur, comme le veut la tradition, le livre date de la seconde moitié du Ve siècle avant Jésus-Christ. Quelques exégètes catholiques, comme Van Hoonacker à Louvain, ont placé la mission d'Esdras après celle de Néhémie ; la question reste discutée.
De quoi parle le livre d'Esdras ? Résumé
Le livre a deux parties, séparées par une soixantaine d'années : le retour sous Zorobabel et la reconstruction du Temple (chapitres 1 à 6), puis la mission d'Esdras (chapitres 7 à 10).
L'édit de Cyrus et le retour (chapitres 1 et 2)
« La première année de Cyrus, roi de Perse, le Seigneur, pour accomplir la parole qu'Il avait prononcée par la bouche de Jérémie, toucha le cœur de Cyrus » (Esd 1, 1). Le roi renvoie les Juifs bâtir la maison de Dieu et rend les vases que Nabuchodonosor avait emportés, les faisant remettre « à Sassabasar, prince de Juda » (Esd 1, 8). Le chapitre 2 énumère les familles revenues avec Zorobabel et Josué : « Toute cette multitude était comme un seul homme, et comprenait quarante-deux mille trois cent soixante personnes » (Esd 2, 64), sans compter les serviteurs.
L'autel et les fondations (chapitre 3)
Le septième mois, « tout le peuple s'assembla comme un seul homme à Jérusalem » (Esd 3, 1). Josué et Zorobabel relèvent l'autel et rétablissent l'holocauste du matin et du soir. La seconde année, on pose les fondements du Temple au son des trompettes et des cymbales, « selon les ordonnances de David » (chapitre 3). Les jeunes poussent des cris de joie ; les anciens, qui avaient vu le premier Temple, pleurent à haute voix, « et on ne pouvait discerner les cris de joie d'avec les plaintes de ceux qui pleuraient » (Esd 3, 13).
L'opposition et l'arrêt des travaux (chapitre 4)
Les habitants de Samarie demandent à bâtir avec les Juifs et sont refusés : « Nous ne bâtirons pas avec vous une maison à notre Dieu » (Esd 4, 3). Ils soudoient des conseillers et écrivent aux rois de Perse que Jérusalem est une « ville rebelle et mutine » (chapitre 4) ; l'auteur réunit ici des accusations portées sous des règnes plus tardifs. Les travaux cessent « jusqu'à la seconde année du règne de Darius ».
Les prophètes, Darius et la dédicace (chapitres 5 et 6)
« Mais le prophète Aggée et Zacharie, fils d'Addo, prophétisèrent, au nom du Dieu d'Israël, aux Juifs » (Esd 5, 1), et les bâtisseurs reprennent l'ouvrage. Le gouverneur Thathanaï écrit à Darius (chapitre 5) ; l'édit de Cyrus est retrouvé à Ecbatane, et Darius ordonne que les travaux soient payés sur le trésor royal (chapitre 6). La maison est dédiée « avec de grandes réjouissances », et les exilés célèbrent la Pâque (Esd 6, 19).
Esdras monte de Babylone (chapitres 7 et 8)
Sous Artaxerxès, Esdras vient à Jérusalem avec la lettre du roi, des dons pour le Temple et le pouvoir d'établir des juges et d'enseigner la Loi (chapitre 7). Au bord du fleuve Ahava, il publie un jeûne, car il a honte de demander au roi une escorte après avoir proclamé que Dieu protège ceux qui Le cherchent (chapitre 8), et la caravane arrive sans encombre (Esd 8, 31).
Les mariages mixtes et la pénitence du peuple (chapitres 9 et 10)
Beaucoup, prêtres et chefs en tête, ont épousé des femmes des peuples idolâtres (Esd 9, 2). Esdras déchire ses vêtements, demeure assis dans la désolation jusqu'au sacrifice du soir, puis tombe à genoux et confesse les péchés de tout le peuple. Séchénias propose une alliance pour renvoyer les femmes étrangères (Esd 10, 3) ; sous la pluie d'hiver, l'assemblée répond : « Que ce que vous nous avez dit soit exécuté », et une commission siège trois mois (chapitre 10). Le livre se termine sur la liste des coupables, les prêtres d'abord.
Les grands thèmes et la lecture catholique
Dieu tient parole. Le livre s'ouvre sur une prophétie accomplie. Jérémie avait annoncé : « Lorsque soixante-dix ans se seront écoulés à Babylone, Je vous visiterai » (Jr 29, 10). Isaïe avait nommé le libérateur : « Voici ce que dit le Seigneur à Mon christ Cyrus » (Is 45, 1). Les commentateurs catholiques ont vu en Cyrus, roi païen choisi pour délivrer le peuple de Dieu, une figure du Christ, le grand libérateur.
Sortir de Babylone et faire pénitence. Le jeûne d'Ahava montre que la délivrance ne dispense pas de la pénitence : il ne suffit pas de quitter Babylone, c'est-à-dire, au sens spirituel, le péché ; il faut encore en faire pénitence. Esdras ajoute la confiance : « La main de notre Dieu est sur tous ceux qui Le cherchent sincèrement » (8, 22). Le passage témoigne aussi de l'ancienneté du jeûne dans la vie du peuple de Dieu.
Zorobabel et Josué, figures du Christ. Le Temple est rebâti par un prince de la race de David et par un grand prêtre dont le nom, en grec et en latin, est celui de Jésus. Zacharie annonçait de l'homme « dont le nom est Orient » : « C'est lui qui construira un temple au Seigneur […] il sera prêtre sur son trône » (Za 6, 13). Saint Bède le Vénérable, dans son commentaire Sur Esdras et Néhémie, lit ensemble les deux chefs comme une seule figure de Notre-Seigneur, Prêtre et Roi, et voit dans le Temple rebâti l'image de l'Église. L'Ecclésiastique les loue l'un et l'autre : « Comment relèverons-nous Zorobabel ? car il a été comme un anneau à la main droite. » (Si 49, 13)
Le second Temple et l'Église. Les anciens pleuraient sur une maison plus pauvre que la première ; mais Aggée promettait que « le Désiré de toutes les nations viendra » et que « la gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première » (Ag 2, 10). Cette gloire, l'Église la voit accomplie quand le Christ entra dans ce Temple.
Esdras, le prêtre qui enseigne. « Car Esdras avait préparé son cœur pour étudier la loi du Seigneur, et pour exécuter et enseigner dans Israël Ses préceptes et Ses ordonnances » (Esd 7, 10). L'ordre du verset est une leçon pour tout prêtre et pour tout maître : étudier, puis pratiquer, et alors seulement enseigner. Le latin le dit avec force : Esdras enim paravit cor suum, ut investigaret legem Domini, et faceret et doceret.
La sainteté du mariage et la confession des péchés. Les mariages avec des femmes idolâtres mettaient en péril la foi d'Israël, comme ils avaient perdu Salomon ; l'Église, pour la même raison, a toujours protégé la foi des époux, en exigeant une dispense pour le mariage avec un non-baptisé. Le remède qu'Esdras propose est la confession et l'amendement : « Rendez donc maintenant gloire au Seigneur, le Dieu de vos pères ; faites ce qui Lui est agréable » (Esd 10, 11). Sa prière, où il prend sur lui les péchés des autres, est un modèle de contrition ; voyez notre article sur la confession.
Passages célèbres du livre d'Esdras
- L'édit de Cyrus (Esd 1, 2) : « Voici ce que dit Cyrus, roi de Perse : Le Seigneur, le Dieu du ciel, m'a donné tous les royaumes de la terre, et m'a Lui-même commandé de Lui bâtir une maison à Jérusalem, qui est en Judée. » Le même édit clôt le IIe livre des Paralipomènes, si bien que l'histoire se poursuit sans interruption.
- Le chant de la fondation (Esd 3, 11) : « Qu'Il est bon, et que Sa miséricorde sur Israël est éternelle. »
- La prière d'Esdras (Esd 9, 6) : « Mon Dieu, je suis dans la confusion, et j'ai honte de lever les yeux vers Vous, car nos iniquités se sont accumulées sur nos têtes, et nos péchés se sont accrus et sont montés jusqu'au ciel. »
- Le reste sauvé (Esd 9, 8) : « le Seigneur notre Dieu a écouté un peu nos prières et nous a fait une grâce, comme d'un moment, pour laisser des restes parmi nous ». Et la conclusion : « O Seigneur, Dieu d'Israël, Vous êtes juste » (Esd 9, 15).
- Esdras lit la Loi au peuple. La scène célèbre où Esdras, debout « sur une estrade de bois », lit la Loi « depuis le matin jusqu'à midi », avec la parole « la joie du Seigneur est notre force », appartient au chapitre 8 de Néhémie, le IIe livre d'Esdras.
Les quatre livres d'Esdras
Quatre livres portent le nom d'Esdras, et les bibles les numérotent différemment. Le Ier livre d'Esdras de la Vulgate est le livre d'Esdras des bibles modernes. Le IIe livre d'Esdras est le livre de Néhémie. Le IIIe livre d'Esdras de la Vulgate, « 1 Esdras » des apocryphes protestants, reprend en grec des passages des Paralipomènes, d'Esdras et de Néhémie. Le IVe livre d'Esdras, « 2 Esdras » des apocryphes protestants, est une apocalypse composée après la ruine de Jérusalem par les Romains.
Les deux derniers ne sont pas canoniques. Saint Jérôme refusa de les traduire et mit en garde ses lecteurs contre les songes de ces livres apocryphes ; la Vulgate clémentine de 1592 les imprime en appendice, hors du canon, pour qu'ils ne se perdent pas. Ils ne font pas partie des deutérocanoniques. La liturgie leur emprunte pourtant une parole bien connue : l'introït de la messe des défunts, Requiem aeternam dona eis, Domine, s'inspire du IVe livre d'Esdras (2, 34-35), comme l'introït du mardi de la Pentecôte, Accipite jucunditatem gloriae vestrae (2, 36-37) ; cela n'en fait pas un livre de l'Écriture.
Le livre d'Esdras dans le canon et dans la liturgie
Le livre d'Esdras est protocanonique, reçu par les Juifs et par toutes les Églises chrétiennes. Les anciens conciles de Rome (382) et de Carthage (397) comptent deux livres d'Esdras ; le concile de Trente, en sa session IV (1546), nomme le premier livre d'Esdras et le second, « qui est appelé Néhémie » (Esdrae primus, et secundus, qui dicitur Nehemias). Dans la Bible catholique, il suit le IIe livre des Paralipomènes et précède Néhémie, puis Tobie. Il appartient à l'époque des prophètes du retour : Aggée et Zacharie, qui encouragèrent les bâtisseurs, et Malachie, qu'une tradition juive rapportée par saint Jérôme identifiait à Esdras. La place de ce livre dans l'ensemble de l'Écriture est expliquée dans notre article sur l'Ancien et le Nouveau Testament.
Le Missel de 1962 ne lit aucune leçon du Ier livre d'Esdras lui-même ; la leçon « du livre d'Esdras » du mercredi des Quatre-Temps de septembre est tirée du chapitre 8 de Néhémie, le IIe livre d'Esdras.
Où Esdras avait-il trouvé le livre de la Loi ?
Il l'apportait de Babylone, où les exilés avaient gardé la Loi de Moïse : Artaxerxès l'envoie inspecter la Judée « selon la loi de votre Dieu, dont vous êtes très instruit » (Esd 7, 14). Une tradition ancienne, longuement développée dans l'apocryphe IVe livre d'Esdras, voulait que les Écritures aient péri pendant la captivité et qu'Esdras les ait rétablies par inspiration ; saint Irénée s'en fait l'écho dans son traité Contre les hérésies (III, 21). Les commentateurs catholiques ont répondu que les livres sacrés n'avaient jamais entièrement péri : Esdras les a rassemblés, copiés et enseignés, il ne les a pas réécrits.
Comment lire le livre d'Esdras
Les dix chapitres se lisent en une heure. Lisez la courte prophétie d'Aggée à côté du chapitre 5, puisqu'il prêchait dans les mois que ce chapitre décrit. Parcourez les listes des chapitres 2 et 10, ralentissez pour la prière du chapitre 9, puis passez au livre de Néhémie, où les murailles se relèvent et où Esdras lit la Loi au peuple. Tous les livres de l'Écriture sont réunis dans la Bible de Fillion et de la Vulgate.
Questions Fréquentes
Qui a écrit le livre d'Esdras ?
La tradition attribue le livre à Esdras lui-même, prêtre descendant d'Aaron et « docteur habile dans la loi de Moïse ». Le Talmud dit qu'Esdras écrivit son propre livre, et le texte parle à la première personne de 7, 27 à 9, 15. Certains auteurs modernes placent sa compilation finale plus tard ; l'Église n'a rien défini sur ce point.
Quand se passe le livre d'Esdras ?
Il couvre les événements qui vont de l'édit de Cyrus, vers 538 avant Jésus-Christ, à la réforme d'Esdras la septième année d'Artaxerxès, en 458 selon la chronologie traditionnelle. Le Temple fut achevé vers 515, la sixième année de Darius. Le livre lui-même date, selon la tradition, de la seconde moitié du Ve siècle.
Combien de chapitres compte le livre d'Esdras ?
Le livre d'Esdras compte 10 chapitres et 280 versets dans la Vulgate et dans la traduction Fillion : le retour et le Temple aux chapitres 1 à 6, la mission d'Esdras aux chapitres 7 à 10.
Quel est le message du livre d'Esdras ?
Il montre que Dieu tient Ses promesses : la captivité annoncée par Jérémie prend fin au terme fixé, et le Temple est rebâti malgré l'opposition. Il enseigne aussi que le peuple de Dieu se reconstruit par le culte, l'étude de la Loi et la pénitence, et non par la puissance politique.
Esdras et Néhémie sont-ils un seul livre ?
Chez les Hébreux, oui : ils formaient un seul livre, et saint Jérôme le rappelle dans sa préface. Les Grecs et les Latins l'ont divisé en deux, d'où les noms de Ier et IIe livres d'Esdras dans la Vulgate. Le IIe livre d'Esdras est le livre de Néhémie.
Combien y a-t-il de livres d'Esdras ?
Quatre livres portent ce nom. Deux sont canoniques : le Ier livre d'Esdras (Esdras) et le IIe (Néhémie). Le IIIe et le IVe sont apocryphes et ne sont imprimés qu'en appendice de la Vulgate clémentine ; les bibles protestantes les appellent « 1 et 2 Esdras ».
Le livre d'Esdras fait-il partie de la Bible catholique ?
Oui. Il est dans l'Ancien Testament de toutes les bibles catholiques et protestantes. Le concile de Trente le nomme parmi les livres sacrés et canoniques, avec le IIe livre d'Esdras, « qui est appelé Néhémie ».
Qui est Sassabasar dans le livre d'Esdras ?
Sassabasar est « le prince de Juda » à qui Cyrus fit remettre les vases du Temple et qui en posa les fondements (Esdras 1, 8 et 5, 14-16). Beaucoup d'anciens commentateurs y ont vu un autre nom de Zorobabel, nom babylonien donné à la cour comme Daniel fut appelé Baltassar ; plusieurs modernes distinguent les deux hommes.
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