La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Le livre d’Esther
Le livre d’Esther raconte comment une jeune orpheline juive, devenue reine de Perse, sauva son peuple condamné à mort par le complot d’Aman, au prix du jeûne, de la prière et de sa propre vie exposée. Ses seize chapitres sont donnés ci-dessous dans la traduction de l’abbé Fillion, avec le latin de la Vulgate en regard ; le guide qui suit en explique la composition, le sens et la lecture catholique.
Lire Esther : 16 chapitres
Le livre d’Esther est le récit d’un retournement. À Suse, capitale de l’empire perse, un ministre tout-puissant obtient du roi un décret qui condamne à mort tous les Juifs du royaume, à jour fixe. Une jeune reine, qui a caché jusque-là sa naissance, jeûne trois jours avec son peuple, entre chez le roi sans y être appelée, au péril de sa vie, et obtient le salut des siens. Le persécuteur est pendu à la potence qu’il avait dressée pour son ennemi, et le jour du deuil devient un jour de fête.
Rien n’y arrive par miracle éclatant ; tout semble tenir au hasard d’une nuit d’insomnie, d’une page de chronique, d’un caprice royal. C’est précisément la leçon du livre : sous l’apparence du hasard, Dieu gouverne. La Vulgate, que traduit l’abbé Fillion, contient en outre les chapitres conservés seulement en grec, où cette main de Dieu est nommée à chaque ligne.
Qui a écrit le livre d’Esther ?
Le livre ne nomme pas son auteur. L’opinion la plus répandue chez les anciens commentateurs l’attribue à Mardochée lui-même, en s’appuyant sur le chapitre 9 : « Mardochée écrivit donc toutes ces choses, et il les envoya sous forme de lettres aux Juifs » (Est 9, 20). La tradition juive du Talmud l’attribue plutôt aux hommes de la « Grande Synagogue », et d’autres ont pensé à Esdras.
L’auteur connaît en tout cas de près la cour de Perse : les sept princes qui voient la face du roi, la « loi des Perses et des Mèdes, qu’il n’est pas permis de violer » (Est 1, 19), les annales royales, les noms des eunuques. L’Église n’a rien défini sur la main qui a tenu la plume. Elle a défini que le livre entier, avec toutes ses parties, est sacré et canonique.
Quand le livre d’Esther a-t-il été écrit ?
Le récit se passe à Suse, « au temps d’Assuérus, qui régna depuis les Indes jusqu’à l’Éthiopie, sur cent vingt-sept provinces » (Est 1, 1). La plupart des commentateurs catholiques identifient Assuérus à Xerxès Ier (486-465 avant Jésus-Christ), le même roi qui est nommé au livre d’Esdras, chapitre 4. Les chapitres grecs l’appellent Artaxerxès, comme le faisait aussi l’historien juif Josèphe.
Si Mardochée ou l’un de ses contemporains a écrit le livre, le texte hébreu a été composé en Perse au Ve siècle avant Jésus-Christ. La traduction grecque est plus tardive : une note finale, conservée par la Vulgate (Est 11, 1), rapporte que Dosithée apporta en Égypte « cette lettre des Phurim » la quatrième année de Ptolémée et de Cléopâtre. Beaucoup d’exégètes modernes placent la composition à l’époque grecque et contestent le caractère historique du récit ; la tradition l’a reçu comme une histoire, et la Commission biblique pontificale (1905) a demandé qu’on ne lise pas comme une fiction un livre présenté comme historique sans preuves solides.
Pourquoi le livre d’Esther a-t-il seize chapitres ?
Saint Jérôme a traduit d’abord le texte hébreu, qui occupe les chapitres 1 à 10, 3. Il a ensuite rassemblé à la fin, aux chapitres 10, 4 à 16, 24, les passages que l’on ne trouvait qu’en grec, en indiquant où chacun prenait place dans le récit. Ces passages comprennent le songe de Mardochée et son interprétation, le texte des deux édits royaux, les prières de Mardochée et d’Esther, et le récit détaillé de l’audience. Les bibles protestantes n’ont gardé que les dix chapitres hébreux ; les bibles catholiques en ont seize, ou les intègrent dans le fil du récit.
De quoi parle le livre d’Esther ? Résumé
Vasthi répudiée (chapitre 1)
Au chapitre 1, Assuérus montre sa gloire par un festin de cent quatre-vingts jours offert aux princes, puis par un banquet de sept jours pour tout le peuple de Suse. Le septième jour, échauffé par le vin, il ordonne à la reine Vasthi de paraître pour montrer sa beauté. Elle refuse ; un édit irrévocable la prive de sa dignité.
Esther devient reine (chapitre 2)
Au chapitre 2, on rassemble des jeunes filles de toutes les provinces. Parmi elles se trouve Edissa, « qui portait aussi le nom d’Esther », orpheline de la tribu de Benjamin, élevée par Mardochée, dont la famille avait été déportée avec le roi Jéchonias, comme le raconte le IVe livre des Rois (2 Rois), au chapitre 24. La Vulgate fait d’Esther la nièce de Mardochée ; l’hébreu, sa cousine. « Et le roi l’aima plus que toutes ses femmes » (Est 2, 17) et la couronne reine. Peu après, Mardochée découvre un complot de deux eunuques contre le roi, et le fait est consigné dans les annales (Est 2, 23).
Le complot d’Aman (chapitre 3)
Au chapitre 3, le roi élève Aman, « qui était de la race d’Agag », au-dessus de tous les princes. Seul Mardochée refuse de fléchir le genou devant lui. Aman décide alors de perdre non seulement Mardochée, mais toute la nation juive. On jette le sort, le phur, qui désigne le mois d’adar ; Aman achète au roi un édit ordonnant de tuer tous les Juifs, « depuis l’enfant jusqu’au vieillard, les petits enfants et les femmes, en un même jour » (Est 3, 13).
Le jeûne et la résolution (chapitre 4)
Au chapitre 4, Mardochée se couvre d’un sac et demande à Esther d’intercéder. Elle rappelle que quiconque entre chez le roi sans être appelé est mis à mort, à moins qu’il ne tende son sceptre d’or. La réponse de Mardochée est le pivot du livre : « Et qui sait si ce n’est point pour cela même que vous êtes parvenue à la royauté, afin de pouvoir agir en de tels temps que celui-ci ? » (Est 4, 14). Esther demande alors un jeûne de trois jours pour tous les Juifs de Suse, le garde avec ses servantes, et décide d’entrer « malgré la loi et sans être appelée, m’abandonnant au péril et à la mort » (Est 4, 16).
Deux festins et une nuit sans sommeil (chapitres 5 à 7)
Au chapitre 5, le roi tend son sceptre et offre à Esther jusqu’à la moitié de son royaume. Elle ne demande qu’une chose : qu’il vienne avec Aman à un festin, puis à un second. Aman, humilié par Mardochée à la porte du palais, fait dresser une potence de cinquante coudées. Cette nuit-là, au chapitre 6, « Le roi passa cette nuit-là sans dormir » (Est 6, 1) : il se fait lire les annales, apprend que Mardochée n’a jamais été récompensé, et c’est Aman qui doit, au matin, le conduire en triomphe à travers la ville.
Au second festin, au chapitre 7, Esther demande sa vie et celle de son peuple et désigne l’ennemi : « Notre adversaire et notre ennemi, c’est ce cruel Aman » (Est 7, 6). « Aman fut donc pendu à la potence qu’il avait préparée pour Mardochée » (Est 7, 10).
L’édit retourné et la fête des Sorts (chapitres 8 à 10, 3)
Un décret perse ne pouvant être révoqué, un second édit permet aux Juifs de se défendre au jour fixé (chapitre 8). Mardochée sort du palais en vêtements royaux, et « sur les Juifs sembla se lever une nouvelle lumière, la joie, l’honneur et les transports » (Est 8, 16). Au chapitre 9, les Juifs triomphent de ceux qui se lèvent contre eux, et Mardochée et Esther instituent les quatorzième et quinzième jours d’adar comme jours de festin et de présents aux pauvres : on les appelle « Phurim, c’est-à-dire les Sorts » (Est 9, 26). Le texte hébreu s’achève sur la grandeur de Mardochée, second après le roi (Est 10, 3).
Les chapitres grecs : le songe, les édits et les prières (10, 4 à 16, 24)
La partie grecque commence par ces mots : « Alors Mardochée dit : C’est Dieu qui a fait ces choses » (Est 10, 4), et il explique son songe : la petite fontaine devenue un fleuve, « c’est Esther », et les deux dragons sont Mardochée et Aman. Le chapitre 11 donne le songe lui-même, daté de la deuxième année d’Artaxerxès : deux dragons prêts à combattre, un jour de ténèbres et d’angoisse, puis la lumière et le soleil, et « ceux qui étaient humiliés furent élevés, et ils dévorèrent ceux qui étaient dans l’éclat » (Est 11, 11). Le chapitre 12 revient sur la conspiration des eunuques.
Le chapitre 13 donne le texte de l’édit d’Aman, puis la prière de Mardochée. Le chapitre 14 contient la prière d’Esther, prosternée dans la cendre. Le chapitre 15 raconte l’audience : la reine paraît dans sa gloire, défaille sous le regard irrité du roi, et « Dieu changea le cœur du roi et l’adoucit » (Est 15, 11). Le chapitre 16, enfin, reproduit l’édit royal qui annule celui d’Aman et reconnaît que les Juifs sont « les enfants du Dieu très haut, très puissant et éternel » (Est 16, 16).
Le nom de Dieu caché
Dans le texte hébreu, le nom de Dieu n’apparaît pas une seule fois. Mardochée laisse seulement entendre que la délivrance viendra « par quelque autre moyen » (4, 14), et aucune prière n’est rapportée. Les chapitres grecs, reçus par l’Église, rendent explicite ce que l’hébreu montre par le silence : une nuit d’insomnie, une chronique lue à la bonne page, une potence qui tombe sur son constructeur. Le sort lui-même, que l’on croyait aveugle, était dans la main de Dieu : « Il ordonna qu’il y eût deux sorts, l’un du peuple de Dieu, et l’autre de toutes les nations » (Est 10, 10). Sur cette doctrine, voyez la divine Providence, ce que l’Église enseigne.
Les grands thèmes et la lecture catholique
La Providence
Rien n’arrive par hasard dans ce livre, bien que tout en ait l’air. La parole de Mardochée, « afin de pouvoir agir en de tels temps que celui-ci », vaut pour toute vie chrétienne : la place où Dieu nous a mis n’est jamais indifférente au salut des autres.
Le jeûne uni à la prière
Esther ne compte pas sur sa beauté. Elle jeûne trois jours avec son peuple, et au chapitre 14, elle quitte ses vêtements royaux, se couvre la tête de cendre et « humilia son corps par les jeûnes » (Est 14, 2). Saint Clément de Rome, dans sa lettre aux Corinthiens, la loue d’avoir supplié par le jeûne et l’humiliation le Dieu qui voit tout. Le livre enseigne ce que l’Église rappelle chaque Carême : la pénitence corporelle donne force à la prière.
L’adoration due à Dieu seul
Le refus de Mardochée n’est pas de l’orgueil, et il s’en explique dans sa prière : « Mais j’ai craint de transférer à un homme l’honneur de mon Dieu, et d’adorer quelqu’un en dehors de mon Dieu » (Est 13, 14). Il était prêt, dit-il, à baiser les traces des pieds d’Aman pour le salut d’Israël ; il ne pouvait lui rendre un culte.
L’orgueilleux abaissé
Aman, « de la race d’Agag », renouvelle l’hostilité d’Amalec, dont le roi Agag avait été épargné par Saül, fils de Cis, au Ier livre des Rois (1 Samuel dans les bibles modernes), chapitre 15 ; or Mardochée descend lui aussi d’un Cis « de la race de Jémini » (2, 5). L’orgueilleux est pendu à sa propre potence, comme l’annonçait le songe. La Vierge le chante dans le Magnificat : « Il a renversé les puissants de leur trône, et Il a élevé les humbles » (Lc 1, 52).
Esther, figure de la Vierge Marie
La tradition a vu en Esther une figure de Notre-Dame. Fille humble d’un peuple captif, elle est élevée au trône et intercède auprès du roi pour une nation condamnée à mort, comme la Reine du ciel intercède auprès de son Fils pour les pécheurs. Les auteurs spirituels ont appliqué au privilège de l’Immaculée Conception les paroles du roi à la reine défaillante : « Vous ne mourrez pas, car cette loi n’a pas été faite pour vous, mais pour tous les autres » (Est 15, 13) ; voyez l’Immaculée Conception, dogme de 1854. La France connaît aussi Esther par la tragédie de Racine, composée en 1689 pour les demoiselles de Saint-Cyr, qui en tire les chœurs et la prière.
Chapitres et versets célèbres
- Est 4, 14 : « Et qui sait si ce n’est point pour cela même que vous êtes parvenue à la royauté ».
- Est 4, 16 : « Ne mangez point et ne buvez point pendant trois jours et trois nuits, et je jeûnerai de même avec mes servantes ».
- Est 13, 9 : « Seigneur, Seigneur, roi tout-puissant, toutes choses sont soumises à Votre pouvoir, et nul ne peut résister à Votre volonté ».
- Est 14, 3 : « Mon Seigneur, qui êtes seul notre roi, assistez-moi dans l’abandon où je suis, puisque Vous êtes le seul qui puissiez me secourir. »
- Est 14, 12-13 : « Mettez dans ma bouche des paroles habiles en présence du lion ».
- Est 15, 13-14 : « Vous ne mourrez pas, car cette loi n’a pas été faite pour vous, mais pour tous les autres. […] Approchez-vous donc, et touchez mon sceptre. »
Le livre d’Esther dans le canon et dans la liturgie
Un livre protocanonique avec des parties deutérocanoniques
Esther se range parmi les livres historiques de l’Ancien Testament catholique, après Tobie et Judith. Dans la Bible hébraïque, c’est l’un des cinq « rouleaux », lu à la synagogue à la fête des Phurim, fête déjà célébrée au temps des Maccabées, où le treizième jour d’adar était appelé « la veille du jour de Mardochée » (2 M 15, 37).
L’Église a reçu le livre tout entier. Les chapitres hébreux sont dits protocanoniques ; les passages grecs (10, 4 à 16, 24) sont deutérocanoniques, comme les parties grecques de Daniel. Quelques listes orientales anciennes avaient laissé Esther de côté, celle de saint Athanase par exemple ; mais les conciles d’Hippone (393) et de Carthage (397) le comptent parmi les livres saints, le concile de Florence (1442) confirme ce canon, et le concile de Trente, session IV (8 avril 1546), nomme « Tobie, Judith, Esther » parmi les livres sacrés, à recevoir entiers avec toutes leurs parties. Les Réformateurs n’ont gardé que le texte hébreu ; c’est pourquoi les bibles protestantes n’ont que dix chapitres d’Esther.
Dans le missel et le bréviaire de 1962
- Le mercredi de la deuxième semaine de Carême. L’épître est la prière de Mardochée (Est 13, 8-11 et 15-17).
- Le XXIe dimanche après la Pentecôte. L’introït In voluntate tua, Domine, universa sunt posita reprend la même prière (Est 13, 9-11).
- Le XXIIe dimanche après la Pentecôte. L’offertoire Recordare mei, Domine est tiré de la prière d’Esther, qui demande des paroles justes devant le roi (Est 14, 12-13).
- L’office du temps. Au Bréviaire, le livre d’Esther est lu aux Matines à la fin du cycle de septembre, après Tobie et Judith.
Comment lire le livre d’Esther ?
Lisez d’abord les chapitres 1 à 10 d’une seule traite : moins d’une heure suffit, et l’on suit sans peine le retournement du récit. Relisez-le ensuite dans l’ordre du grec, grâce aux renvois de saint Jérôme : le songe (11, 2 à 12, 6) avant le chapitre 1 ; l’édit d’Aman (13, 1-7) après 3, 13 ; les deux prières (13, 8 à 14, 19) après le chapitre 4 ; l’audience (chapitre 15) à la place de 5, 1-2 ; l’édit du roi (chapitre 16) après 8, 12 ; l’explication du songe (10, 4 à 11, 1) à la fin. Priez lentement la prière d’Esther du chapitre 14 : c’est celle de toute âme qui n’a « aucune autre espérance » que Dieu.
Sur les pages des chapitres, le latin de la Vulgate accompagne le français. Les autres livres de l’Écriture sont réunis dans la Bible en ligne d’Iter Fidei, et le livre d’Esther se lit aussi dans l’application Bible catholique.
Questions Fréquentes
Que raconte le livre d’Esther ?
Le livre d’Esther raconte comment Esther, jeune Juive devenue reine de Perse, sauva son peuple condamné à mort par un décret obtenu par Aman, premier ministre du roi Assuérus. Après trois jours de jeûne, elle se présente devant le roi sans être appelée, au péril de sa vie, et démasque Aman, qui est pendu à la potence qu’il avait dressée pour Mardochée. Les Juifs célèbrent cette délivrance par la fête des Phurim.
Qui était la reine Esther ?
Esther, appelée aussi Edissa, était une orpheline de la tribu de Benjamin, élevée à Suse par son parent Mardochée. Choisie par le roi Assuérus pour remplacer la reine Vasthi, elle cacha d’abord son origine, puis risqua sa vie pour intercéder en faveur de son peuple. La tradition catholique voit en elle une figure de la Vierge Marie.
Qui a écrit le livre d’Esther ?
La plupart des anciens commentateurs l’attribuent à Mardochée, qui, selon le chapitre 9, verset 20, mit par écrit toutes ces choses et les envoya aux Juifs. La tradition juive le rapporte plutôt aux hommes de la Grande Synagogue. L’Église n’a rien défini sur l’auteur humain, mais elle a défini que le livre entier est inspiré.
Pourquoi le livre d’Esther est-il plus court dans les bibles protestantes ?
Les Réformateurs n’ont gardé que le texte hébreu, qui compte dix chapitres. Les passages conservés en grec, que saint Jérôme a placés aux chapitres 10, 4 à 16, 24, ont été relégués parmi les « apocryphes », puis omis. L’Église catholique les reçoit comme Écriture inspirée, selon la définition du concile de Trente.
Pourquoi Dieu n’est-il pas nommé dans le livre d’Esther ?
Dans le texte hébreu, le nom de Dieu n’apparaît pas, peut-être par respect, ou parce que le livre était lu dans des fêtes populaires. Mais toute l’histoire montre l’action de la Providence, et les chapitres grecs, reçus par l’Église, nomment Dieu et rapportent les prières de Mardochée et d’Esther.
Qu’est-ce que la fête des Pourim ?
Pourim, que Fillion écrit Phurim, est la fête juive des « Sorts », célébrée les quatorze et quinze adar, en février ou mars. Elle commémore la délivrance racontée dans le livre d’Esther : le sort jeté par Aman pour fixer le massacre fut retourné en jour de joie. On y lit le rouleau d’Esther, on festoie et l’on fait des présents aux pauvres (Est 9, 22).
Combien de chapitres compte le livre d’Esther ?
Le livre d’Esther compte seize chapitres dans la Vulgate et chez l’abbé Fillion : dix chapitres traduits de l’hébreu et six chapitres de compléments grecs, rassemblés à la fin par saint Jérôme. Les bibles protestantes n’en ont que dix.
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