La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Le livre de Josué
Le livre de Josué raconte comment Israël, conduit par le successeur de Moïse, passe le Jourdain, voit tomber les murailles de Jéricho, conquiert la terre promise et la partage entre les douze tribus. Ses vingt-quatre chapitres sont ci-dessous, dans la traduction de l'abbé Fillion avec la Vulgate en regard ; le guide qui suit en présente l'auteur, le plan et la lecture chrétienne.
Lire Josué : 24 chapitres
Le livre de Josué s'ouvre au lendemain de la mort de Moïse : « Après la mort de Moïse, serviteur du Seigneur, le Seigneur parla à Josué, fils de Nun, ministre de Moïse » (Jos 1, 1). Il se ferme sur trois sépultures dans la terre promise aux patriarches : celle de Josué, celle du grand prêtre Éléazar, et celle des os de Joseph, rapportés d'Égypte. Entre les deux, Israël passe le Jourdain, voit tomber Jéricho, conquiert le pays et le reçoit par le sort. Le livre ouvre la série des livres historiques de l'Ancien Testament.
Qui a écrit le livre de Josué ?
L'Église a reçu le livre sous le nom de son héros, et l'opinion commune des commentateurs catholiques tient que Josué l'a écrit lui-même : le livre porte son nom parce qu'il contient l'histoire de ce qui s'est passé sous lui. Le Talmud (traité Baba Bathra) dit de même que Josué a écrit le livre qui porte son nom, et que le récit de sa mort a été ajouté ensuite par une autre main.
Le livre lui-même appuie cette opinion. Au renouvellement de l'alliance à Sichem, on lit que Josué « écrivit aussi toutes ces choses dans le livre de la loi du Seigneur » (Jos 24, 26). Rahab et les siens demeurent « au milieu du peuple d'Israël, comme ils y sont encore aujourd'hui » (Jos 6, 25), ce qui convient à un écrivain de sa génération. Les frontières des tribus sont décrites avec une précision d'arpenteur, et le livre connaît un pays où les Jébuséens tiennent encore Jérusalem (Jos 15, 63) et où les Chananéens habitent toujours à Gazer (Jos 16, 10). Tout cela désigne un auteur proche des événements, et en tout cas antérieur à la prise de Jérusalem par David.
Les derniers versets, qui rapportent la mort de Josué à cent dix ans et sa sépulture à Tamnathsaré (Jos 24, 29-33), ne peuvent être de sa main : le Talmud les attribue au grand prêtre Éléazar, puis à son fils Phinées pour la mention de la mort d'Éléazar. Beaucoup d'exégètes modernes voient plutôt dans le livre une partie d'une vaste œuvre historique bien plus tardive, compilée à partir de sources anciennes.
Josué, fils de Nun, était de la tribu d'Éphraïm. Moïse changea son nom d'Osée en Josué quand il l'envoya reconnaître Chanaan (Nb 13, 17). Il avait commandé Israël contre Amalec (Ex 17), servi Moïse comme ministre, et reçu de lui l'imposition des mains, si bien qu'« il fut rempli de l'esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains » (Dt 34, 9).
Quand le livre de Josué a-t-il été écrit ?
Selon l'opinion traditionnelle, le livre a été écrit du vivant de Josué, ses derniers versets ayant été ajoutés peu après sa mort ; il est en tout cas antérieur à David. Quant à la conquête elle-même, l'Écriture compte quatre cent quatre-vingts ans de la sortie d'Égypte à la quatrième année de Salomon (III Rois 6, 1). Selon ce calcul, l'entrée en Chanaan se place dans le second millénaire avant Jésus-Christ, sans que les chronologistes se soient jamais accordés sur l'année exacte. À l'intérieur du livre, les guerres de conquête durent environ sept ans, comme on le déduit des paroles de Caleb : il avait quarante ans quand Moïse l'envoya reconnaître le pays (Jos 14, 7), et il en a quatre-vingt-cinq au moment du partage, quarante-cinq ans plus tard (Jos 14, 10).
De quoi parle le livre de Josué ? Résumé
Le livre se divise en trois parties : la conquête (chapitres 1 à 12), le partage du pays (chapitres 13 à 22), les adieux de Josué (chapitres 23 et 24).
Le passage du Jourdain (chapitres 1 à 5)
Au chapitre 1, Dieu exhorte Josué à être fort et à méditer la Loi : « Que le livre de cette loi soit continuellement en votre bouche ; ayez soin aussi de la méditer jour et nuit » (Jos 1, 8). Au chapitre 2, deux espions partent de Sétim pour Jéricho ; Rahab les cache et reçoit pour signe « ce cordon d'écarlate » à attacher à sa fenêtre (Jos 2, 18). Au chapitre 3, quand les prêtres qui portent l'arche posent le pied dans le Jourdain en crue, les eaux d'en haut s'arrêtent, « et, s'élevant comme une montagne, elles paraissaient de bien loin » (Jos 3, 16), et tout le peuple passe « à travers le canal qui était à sec » (Jos 3, 17).
Au chapitre 4, douze pierres tirées du lit du fleuve sont dressées à Galgala, et douze autres placées au milieu du Jourdain, là où se tenaient les prêtres. Au chapitre 5, la génération nouvelle est circoncise, la Pâque est célébrée, et « la manne cessa » (Jos 5, 12). Le prince de l'armée du Seigneur apparaît à Josué, l'épée nue : « Je suis le prince de l'armée du Seigneur, et Je viens maintenant » (Jos 5, 14), et Josué se prosterne.
Jéricho, Haï et les Gabaonites (chapitres 6 à 9)
Au chapitre 6, l'armée fait pendant six jours le tour de Jéricho, en silence, derrière l'arche. Le septième jour, elle en fait sept fois le tour, les prêtres sonnent des trompettes, le peuple pousse un grand cri, « que les murailles tombèrent ; et chacun monta par l'endroit qui était vis-à-vis de lui » (Jos 6, 20). Seules Rahab et sa maison sont épargnées.
Au chapitre 7, Achan, de la tribu de Juda, dérobe une part de l'anathème, et Israël est battu devant la petite ville de Haï jusqu'à ce que sa faute soit découverte et punie dans la vallée d'Achor. Au chapitre 8, Haï est prise par une embuscade ; Josué « brûla ensuite la ville, et il en fit un tombeau éternel » (Jos 8, 28), puis il écrit la Loi sur des pierres au mont Hébal et la lit devant tout le peuple. Au chapitre 9, les Gabaonites, avec « de vieux sacs sur leurs ânes, des outres pour mettre le vin, toutes rompues et recousues » (Jos 9, 4), obtiennent par ruse une alliance ; ils ont la vie sauve et deviennent coupeurs de bois et porteurs d'eau pour l'autel.
Les campagnes du sud et du nord (chapitres 10 à 12)
Au chapitre 10, cinq rois amorrhéens attaquent Gabaon. Josué marche de nuit, le Seigneur fait tomber du ciel « de grosses pierres » sur les ennemis, et Josué s'écrie : « Soleil, arrête-toi sur Gabaon ; lune, n'avance pas sur la vallée d'Aialon » (Jos 10, 12). Les villes du sud tombent l'une après l'autre. Au nord, au chapitre 11, Jabin, roi d'Asor, rassemble une multitude « aussi nombreuse que le sable qui est sur le rivage de la mer » (Jos 11, 4), et il est brisé près des eaux de Mérom. Le chapitre 12 récapitule les rois vaincus des deux côtés du Jourdain : « en tout trente et un rois » (Jos 12, 24).
Le partage du pays (chapitres 13 à 22)
Devenu vieux, Josué partage le pays par le sort (chapitre 13). Ruben, Gad et la demi-tribu de Manassé tiennent déjà leur part à l'est du Jourdain. Au chapitre 14, Caleb, âgé de quatre-vingt-cinq ans et toujours vigoureux, réclame Hébron : « je suis aussi fort que j'étais au temps où je fus envoyé pour reconnaître le pays » (Jos 14, 11). Juda reçoit sa part au chapitre 15, puis Éphraïm et Manassé aux chapitres 16 et 17. Au chapitre 18, « Tous les enfants d'Israël s'assemblèrent à Silo, et y dressèrent le tabernacle du témoignage » (Jos 18, 1) ; les sept tribus restantes reçoivent leur lot (chapitre 19).
Le chapitre 20 désigne les six villes de refuge, « afin que quiconque aura tué un homme sans y penser, s'y retire pour y être en sûreté » (Jos 20, 3) ; le chapitre 21 donne quarante-huit villes aux Lévites et se clôt sur ces mots : « Il n'y eut pas une seule parole de tout ce que Dieu avait promis de donner aux Israélites qui demeura sans effet ; mais tout fut accompli très exactement » (Jos 21, 43). Au chapitre 22, les tribus de l'est rentrent chez elles et bâtissent un grand autel près du Jourdain ; la guerre civile est évitée quand elles expliquent qu'il n'est qu'un témoin, « l'autel qui nous rendra témoignage que le Seigneur est le vrai Dieu » (Jos 22, 34).
Les adieux de Josué et l'alliance de Sichem (chapitres 23 et 24)
Au chapitre 23, le vieux chef met les princes en garde contre les nations et leurs dieux, et rappelle que de toutes les promesses du Seigneur aucune n'est restée sans effet, « sans qu'aucune de Ses paroles soit tombée à terre » (Jos 23, 14). Au chapitre 24, à Sichem, il retrace tout ce que Dieu a fait depuis Abraham, renouvelle l'alliance, et dresse une grande pierre sous le chêne du sanctuaire en témoignage. Il meurt, et « Israël suivit le Seigneur pendant toute la vie de Josué et des anciens » (Jos 24, 31). Le livre s'achève sur les os de Joseph ensevelis à Sichem, et sur Éléazar enseveli dans la montagne d'Éphraïm. L'histoire continue dans le livre des Juges.
Les grands thèmes et la lecture catholique
Josué et Jésus
En hébreu, les deux noms n'en font qu'un : Yehoshua, « le Seigneur sauve ». Ce n'est pas sans mystère qu'Osée a reçu ce nom : Moïse, par la Loi, ne pouvait conduire le peuple qu'en vue de l'héritage, mais Jésus devait nous y faire entrer. La Bible grecque écrit son nom Iêsous, et la Vulgate le rend par Jesus dans l'Ecclésiastique et dans l'Épître aux Hébreux. L'Ecclésiastique loue « Jésus, fils de Navé », qui « fut grand selon le nom qu'il portait, […] et très grand pour sauver les élus de Dieu » (Si 46, 1-2).
L'Épître aux Hébreux bâtit tout un raisonnement sur ce nom : « si Josué leur avait procuré le repos, Dieu ne parlerait pas après cela d'un autre jour » (He 4, 8), où le latin porte Jesus. Saint Justin, dans le Dialogue avec Tryphon, s'arrête longuement sur ce changement de nom, et saint Jérôme, dans sa lettre à Paulin, appelle Josué la figure du Seigneur, non seulement par ses actes, mais par son nom.
Le Jourdain et le baptême
La mer Rouge avait fait sortir Israël d'Égypte ; le Jourdain le fait entrer dans son héritage. Dans ses Homélies sur Josué, Origène lit ce passage comme une figure du baptême, par lequel les fidèles passent, sous la conduite de Jésus, dans l'héritage que la loi de Moïse ne pouvait que montrer de loin. C'est dans ce même fleuve que le Christ recevra le baptême de Jean. Le sacrement que le Jourdain préfigurait est expliqué dans le Baptême.
La manne cesse
Dès qu'Israël mangea les fruits du pays, « la manne cessa, et les enfants d'Israël n'usèrent plus de cette nourriture » (Jos 5, 12). Les commentateurs catholiques en tirent cette leçon : de même que la manne fut retirée quand Israël entra dans la terre promise, ainsi l'Eucharistie, dont elle était la figure, et tous les sacrements cesseront quand le peuple chrétien prendra possession de la patrie céleste, où il verra sans voile celui qu'il reçoit ici sous les espèces. Sur le Sacrement lui-même, voyez l'Eucharistie.
Rahab et le cordon d'écarlate
Saint Clément de Rome, dans son Épître aux Corinthiens, voit dans le cordon d'écarlate le signe que la rédemption viendrait par le sang du Seigneur à tous ceux qui croient et espèrent en Dieu. Le Nouveau Testament loue la foi de Rahab, « C'est par la foi que Rahab, la femme du mauvaise vie, ne périt pas avec les incrédules » (He 11, 31), et ses œuvres (Jc 2, 25). Elle figure dans la généalogie du Christ comme mère de Booz : « Salmon engendra Booz, de Rahab ; Booz engendra Obed, de Ruth » (Mt 1, 5), et le mariage de Booz est raconté dans le livre de Ruth.
Jéricho, le prince de l'armée et la guerre sainte
Au sens spirituel, Jéricho figure l'iniquité, et les trompettes des prêtres la prédication de la parole de Dieu, qui renverse les murailles quand les pécheurs se convertissent. Le prince de l'armée du Seigneur a été identifié par beaucoup de commentateurs à saint Michel, prince du peuple d'Israël ; d'autres Pères, voyant Josué l'adorer, y ont reconnu le Verbe lui-même. Voyez saint Michel Archange.
La destruction des Chananéens trouble beaucoup de lecteurs. L'Écriture la présente comme le jugement de Dieu sur un peuple dont les iniquités étaient venues à leur comble : dès Abraham, Dieu annonçait que « la mesure des iniquités des Amorrhéens n'est pas encore remplie présentement » (Gn 15, 16). Le livre de la Sagesse ajoute que Dieu, « en exerçant Vos jugements par degrés, Vous leur donniez le temps de faire pénitence » (Sg 12, 10). Le commandement visait aussi à préserver Israël de leur idolâtrie et de leurs crimes, notamment les sacrifices d'enfants.
Chapitres et versets célèbres de Josué
- Josué 1, 9 : « soyez ferme et courageux. Ne craignez point, et ne vous épouvantez pas ; car, en quelque part que vous alliez, le Seigneur votre Dieu sera avec vous. »
- Josué 4, 21 : les pierres du Jourdain, pour que, « Quand vos enfants interrogeront un jour leurs pères, et leur diront : Que signifient ces pierres ? », on leur réponde : « Israël a passé à pied sec à travers le lit du Jourdain » (Jos 4, 22).
- Josué 6, 20 : la chute des murailles de Jéricho. L'Épître aux Hébreux en donne la cause : « C'est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu'on en eut fait le tour pendant sept jours » (He 11, 30).
- Josué 10, 13 : « Le soleil s'arrêta donc au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher durant l'espace d'un jour », et : « Jamais jour, soit avant, soit après, ne fut si long que celui-là, le Seigneur obéissant alors à la voix d'un homme » (Jos 10, 14). Le « livre des Justes » cité au verset 13, en hébreu Yashar, est un ancien recueil aujourd'hui perdu.
- Josué 24, 15 : « Choisissez aujourd'hui ce qu'il vous plaira ; et voyez qui vous devez plutôt adorer […] mais quant à moi et à ma maison, nous servirons le Seigneur. »
Josué dans le canon de l'Écriture
Josué est le sixième livre de la Bible. Il vient après les cinq livres de Moïse, de la Genèse au Deutéronome, et avant les Juges et Ruth. Il ne fait pas partie de la Torah : dans la Bible hébraïque, il ouvre la section des « Premiers Prophètes », et le canon chrétien l'a toujours gardé à la même place, en tête des livres historiques. Toutes les Bibles chrétiennes le contiennent, et le concile de Trente le nomme dans sa liste des livres saints (session IV, 1546). L'abbé Fillion suit la Vulgate (Liber Josue) dans les formes des noms : Josué, Haï, Galgala, Sétim, Tamnathsaré.
Comment lire le livre de Josué ?
Lisez d'une traite, comme un récit, les chapitres 1 à 12. Prenez plus lentement les chapitres du partage, 13 à 21 : ils montrent Dieu tenant sa promesse pied à pied, et ils dessinent la carte de tout le reste de l'Ancien Testament. Gardez pour la fin les deux discours d'adieu des chapitres 23 et 24, qui recueillent le sens de l'ensemble. Sur chaque page de chapitre, le latin est en regard du français. Les autres livres se trouvent dans la Bible de la liseuse.
Questions Fréquentes
Qui a écrit le livre de Josué ?
Selon l'opinion commune des commentateurs catholiques, Josué lui-même a écrit le livre. Le Talmud dit de même, et Josué 24, 26 rapporte qu'il « écrivit aussi toutes ces choses dans le livre de la loi du Seigneur ». Les derniers versets, sur sa mort, ont été ajoutés ensuite par une autre main ; le Talmud nomme Éléazar et Phinées. Beaucoup d'exégètes modernes proposent une compilation bien plus tardive.
Que raconte le livre de Josué ?
Il raconte comment Israël, sous la conduite de Josué, a passé le Jourdain, conquis la terre promise et l'a partagée entre les douze tribus. Les épisodes principaux sont Rahab et les espions, la chute de Jéricho, la faute d'Achan, l'alliance avec les Gabaonites, le jour où le soleil s'arrêta, et l'alliance de Sichem.
Quel est le message principal du livre de Josué ?
Le livre montre avant tout un Dieu fidèle à sa parole : « Il n'y eut pas une seule parole de tout ce que Dieu avait promis […] qui demeura sans effet » (Jos 21, 43). La victoire suit l'obéissance à la Loi, la défaite suit le péché, comme à Haï. Le livre s'achève sur un choix posé à chaque génération : « Choisissez aujourd'hui ce qu'il vous plaira » (Jos 24, 15).
Comment sont tombées les murailles de Jéricho ?
Sur l'ordre de Dieu, l'armée fit le tour de la ville une fois par jour pendant six jours, derrière l'arche et les prêtres sonnant de la trompette ; le septième jour, elle en fit sept fois le tour, le peuple poussa un grand cri, et les murailles tombèrent (Jos 6). L'Écriture attribue cette victoire non à la force des armes, mais à la foi d'Israël (He 11, 30).
Combien de chapitres compte le livre de Josué ?
Le livre de Josué compte 24 chapitres et 658 versets dans la Vulgate et chez Fillion. Les chapitres 1 à 12 racontent la conquête, 13 à 22 le partage du pays, 23 et 24 les adieux et la mort de Josué.
Le livre de Josué fait-il partie de la Torah ?
Non. La Torah, ou Pentateuque, comprend les cinq livres de Moïse, de la Genèse au Deutéronome. Josué les suit ; dans la Bible hébraïque, il ouvre la section des Premiers Prophètes, et dans les Bibles catholiques il est le premier des livres historiques.
Comment Jésus est-il annoncé dans le livre de Josué ?
Josué porte le nom même de Jésus, qui signifie « Sauveur », et il fait entrer le peuple de Dieu dans l'héritage que Moïse ne pouvait que voir. Les Pères ont vu dans le passage du Jourdain une figure du baptême, dans le cordon d'écarlate le signe du sang rédempteur, et dans la conquête de Josué la victoire du Christ. Saint Jérôme l'appelle la figure du Seigneur par ses actes et par son nom.
Le livre de Josué se lit aussi verset par verset, en français et en latin, dans l'application Bible catholique d'Iter Fidei.
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