La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
L'Épître de saint Paul aux Philippiens
L'Épître aux Philippiens est la lettre de la joie, écrite par saint Paul enchaîné à la première Église qu'il fonda en Europe : elle contient l'hymne au Christ qui « S'est anéanti Lui-même », le « Réjouissez-vous dans le Seigneur » du dimanche de Gaudete et le cri « Je puis tout en Celui qui me fortifie ». Voici ses 4 chapitres dans la traduction de l'abbé Fillion, avec le latin de la Vulgate en regard ; sous la grille, un guide présente l'épître et ses grands passages.
Lire Philippiens : 4 chapitres
Saint Paul est en prison, il ignore s'il sera condamné à mort, des prédicateurs rivaux profitent de son absence pour lui nuire ; et il écrit la lettre la plus joyeuse du Nouveau Testament. Les mots « joie » et « se réjouir » y reviennent sans cesse, jusqu'à ce commandement : « Réjouissez-vous dans le Seigneur, en tout temps ; je le répète, réjouissez-vous » (Ph 4, 4).
C'est une lettre d'amitié, adressée à une Église qui n'a jamais cessé de soutenir l'Apôtre, « Car Dieu m'est témoin combien je vous chéris tous dans les entrailles de Jésus-Christ » (Ph 1, 8). Et c'est au milieu de ces confidences que se trouve l'un des sommets de la christologie de l'Église : l'hymne au Christ qui, étant Dieu, s'est fait obéissant jusqu'à la mort de la Croix.
Qui a écrit l'Épître aux Philippiens ?
« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, ainsi qu'aux évêques et aux diacres » (Ph 1, 1). Timothée, qui avait participé à la fondation de l'Église, est associé à la salutation, mais l'auteur est Paul, qui parle à la première personne de sa captivité, de ses projets et de son passé de pharisien. Le témoignage le plus ancien vient de Philippes même : vers 110-135, saint Polycarpe, évêque de Smyrne, écrit à cette Église et lui rappelle que le bienheureux Paul, quand il était absent, leur a écrit des lettres. Saint Irénée, Clément d'Alexandrie et Tertullien la citent sous le nom de l'Apôtre, et l'authenticité n'est guère contestée, même aujourd'hui.
On confond parfois cette épître avec la Lettre de saint Polycarpe aux Philippiens : ce sont deux écrits distincts, adressés à la même Église, à un demi-siècle d'intervalle. Seule la lettre de saint Paul fait partie de l'Écriture.
Quand et où a-t-elle été écrite ?
Paul est dans les fers (Ph 1, 13) : sa captivité est connue « dans tout le prétoire », c'est-à-dire de la garde impériale, et il transmet les saluts de « ceux qui sont de la maison de César » (Ph 4, 22). La tradition y reconnaît la captivité de Rome, vers 61-63, sur laquelle s'achèvent les Actes. Paul espère être bientôt libéré et revenir à Philippes (Ph 1, 25), ce qui suggère la fin de cette captivité. Plusieurs exégètes modernes proposent une captivité à Éphèse, vers 55, que les Actes ne racontent pas, ou à Césarée ; ces hypothèses ont leurs arguments, mais la tradition s'en tient à Rome. C'est l'une des Épîtres de la captivité, avec les lettres aux Éphésiens, aux Colossiens et à Philémon.
Philippes et son Église
Philippes, en Macédoine, devait son nom à Philippe II, père d'Alexandre le Grand. Près de là, en 42 avant Jésus-Christ, Antoine et Octave avaient vaincu les meurtriers de César, et la ville était devenue une colonie romaine, que saint Luc décrit comme « la première ville de cette partie de la Macédoine et une colonie » (Ac 16, 12). Ses habitants étaient fiers de leur citoyenneté romaine, ce qui donne tout son relief à la parole de Paul sur notre véritable cité, qui est dans les Cieux.
Paul y était arrivé au cours de son deuxième voyage, vers 50, appelé en songe par un Macédonien. Ce fut la première Église d'Europe. Lydie, marchande de pourpre, fut baptisée avec sa maison ; Paul et Silas furent battus de verges et jetés en prison, chantèrent les louanges de Dieu à minuit, et le geôlier se convertit après le tremblement de terre. Les Philippiens furent ensuite les seuls à soutenir matériellement l'Apôtre : « à Thessalonique, par deux fois, vous m'avez envoyé de quoi pourvoir à mes besoins » (Ph 4, 16), et encore à Corinthe (2 Co 11, 9).
Pourquoi saint Paul a-t-il écrit aux Philippiens ?
Ayant appris sa captivité, les Philippiens lui ont envoyé une aide par l'un des leurs, Épaphrodite, « député par vous pour subvenir à mes besoins » (Ph 2, 25). Celui-ci est tombé gravement malade, « malade jusqu'à la mort, mais Dieu a eu pitié de lui » (Ph 2, 27). Guéri, il retourne à Philippes, et Paul lui confie la lettre. Il veut remercier pour le don, donner de ses nouvelles, annoncer l'envoi de Timothée, exhorter à l'unité et à l'humilité une communauté où deux femmes, Évodie et Syntiché, ne s'entendaient plus (Ph 4, 2), et mettre en garde contre les judaïsants.
De quoi parle l'Épître aux Philippiens ? Résumé
Salutation, prière et nouvelles de la captivité (chapitre 1)
Paul rend grâces pour la part que les Philippiens ont prise à l'Évangile « depuis le premier jour jusqu'à maintenant » (Ph 1, 5), avec la certitude « que Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la perfectionnera jusqu'au jour du Christ Jésus » (Ph 1, 6). Il prie pour que leur charité abonde « en connaissance et en toute intelligence » (Ph 1, 9). Sa captivité a servi l'Évangile, et même ceux qui prêchent le Christ par rivalité ne l'attristent pas : « Pourvu que, de quelque manière que ce soit, le Christ soit annoncé […] je m'en réjouis » (Ph 1, 18).
Face à la mort possible, il hésite : « Car, pour moi, la vie c'est le Christ, et la mort m'est un gain » (Ph 1, 21) ; il désire « être avec le Christ », mais il est utile qu'il demeure pour eux (Ph 1, 24). Il les exhorte à combattre « d'une même âme pour la foi de l'Évangile » (Ph 1, 27), car « Il vous a fait, à vous, la grâce, non seulement de croire au Christ, mais encore de souffrir pour Lui » (Ph 1, 29).
L'humilité du Christ (chapitre 2)
Le chapitre 2 commence par un appel à l'unité : « rendez ma joie parfaite, en ayant les mêmes pensées, un même amour, une même âme ». Le remède aux divisions est l'humilité, chacun regardant les autres « par humilité comme supérieurs » à lui-même (Ph 2, 3), et son modèle est le Christ, dans l'hymne présentée plus bas. Paul en tire la conséquence : « opérer votre salut avec crainte et tremblement » (Ph 2, 12), « Car c'est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir » (Ph 2, 13).
Les chrétiens doivent briller « comme des astres dans le monde » (Ph 2, 15), et Paul se réjouit d'avance d'être offert « de libation pour le sacrifice et l'offrande de votre foi » (Ph 2, 17), image qu'il reprendra à la veille de son martyre (2 Tm 4, 6). Il annonce l'envoi de Timothée, son fils, qui « s'est mis avec moi au service de l'Évangile, comme un fils avec son père » (Ph 2, 22), et le retour d'Épaphrodite.
Mise en garde et course vers le prix (chapitre 3 et début du chapitre 4)
« Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis » (Ph 3, 2) : les judaïsants qui imposaient la circoncision. Paul, qui pourrait se prévaloir de tout, « circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, né Hébreu et d'Hébreux ; pour ce qui est de la loi, pharisien » (Ph 3, 5), tient tout cela pour une perte : « je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur » (Ph 3, 8). Il veut « Le connaître, Lui et la vertu de Sa résurrection, et la participation à Ses souffrances » (Ph 3, 10).
Il ne se croit pas arrivé : « oubliant ce qui est en arrière, et me portant vers ce qui est en avant » (Ph 3, 13), « Je cours vers le but, vers le prix auquel Dieu nous a appelés d'en haut dans le Christ Jésus » (Ph 3, 14). Il pleure sur ceux qui « marchent en ennemis de la Croix du Christ », qui « ont pour dieu leur ventre » (Ph 3, 19), et leur oppose notre vraie patrie : « Quant à nous, notre vie est dans le Ciel, d'où nous attendons comme sauveur notre Seigneur Jésus-Christ » (Ph 3, 20), qui transformera notre corps « en le rendant semblable à Son corps glorieux » (Ph 3, 21).
La paix, la joie et l'action de grâces (chapitre 4)
« C'est pourquoi, mes frères très aimés et très désirés, qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur » (Ph 4, 1). Paul exhorte Évodie et Syntiché à la concorde et demande à son « fidèle collègue » de les aider, elles qui ont travaillé avec lui, « avec Clément et mes autres collaborateurs, dont les noms sont dans le livre de vie » (Ph 4, 3) ; Origène et Eusèbe identifiaient ce Clément au futur pape saint Clément de Rome.
Puis viennent la joie, la paix et la prière (voir plus bas), et un programme pour la pensée : « tout ce qui est vrai, tout ce qui est pudique, tout ce qui est juste, tout ce qui est saint » (Ph 4, 8). Paul remercie enfin pour le don, sans rien demander : « j'ai appris à me contenter de l'état où je me trouve » (Ph 4, 11) ; « Je sais être dans l'humiliation, je sais aussi vivre dans l'abondance » (Ph 4, 12). L'offrande des Philippiens est un « parfum de suavité, sacrifice que Dieu accepte et qui Lui est agréable » (Ph 4, 18), et Dieu, en retour, « pourvoie à tous vos besoins selon Ses richesses » (Ph 4, 19).
L'hymne au Christ (Philippiens 2, 5-11)
« Ayez en vous le même sentiment dont était animé Jésus-Christ » (Ph 2, 5),
« Lui qui, existant en forme de Dieu, n'a pas cru que ce fût pour Lui une usurpation d'être égal à Dieu » (Ph 2, 6) ;
« mais Il S'est anéanti Lui-même, en prenant la forme d'un esclave, en devenant semblable aux hommes » (Ph 2, 7).
« Il S'est humilié Lui-même, Se faisant obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix » (Ph 2, 8).
« C'est pourquoi Dieu L'a exalté, et Lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom » (Ph 2, 9),
« afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans le Ciel, sur la terre et dans les enfers » (Ph 2, 10),
« et que toute langue confesse que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père » (Ph 2, 11).
Ces sept versets, que beaucoup tiennent pour une hymne déjà chantée dans les assemblées chrétiennes, résument tout le mystère du Christ : sa préexistence divine, son incarnation, sa Passion, sa glorification. « En forme de Dieu », il possède la nature divine ; il n'a pas regardé l'égalité avec Dieu comme un bien à retenir jalousement, mais il « S'est anéanti », non en cessant d'être Dieu, mais en prenant la nature humaine sous la condition de serviteur. Les Pères ont trouvé ici leurs arguments contre ceux qui niaient la divinité du Christ, comme Arius, et contre ceux qui niaient son humanité véritable. L'abaissement volontaire et la glorification qui le suit sont la loi de toute vie chrétienne : c'est ce que le Christ a dit en annonçant que celui qui s'humilie sera élevé.
Le dernier mouvement reprend une parole d'Isaïe 45, où Dieu jurait que tout genou fléchirait devant lui : saint Paul l'applique à Jésus, et confesse ainsi sa divinité. On rattache à ce verset l'usage de la liturgie latine d'incliner la tête au nom de Jésus.
Dans la liturgie. L'hymne est l'épître du dimanche des Rameaux et de l'Exaltation de la sainte Croix, le 14 septembre. Les versets 8 et 9, Christus factus est pro nobis obediens usque ad mortem, mortem autem crucis, forment le graduel de la messe du Jeudi saint et l'antienne que l'on chante à l'office des Ténèbres. Le verset 10, In nomine Jesu omne genu flectatur, est l'introït de la fête du Saint Nom de Jésus.
La joie chrétienne (Philippiens 4, 4-7)
« Réjouissez-vous dans le Seigneur, en tout temps ; je le répète, réjouissez-vous » (Ph 4, 4). « Que votre modestie soit connue de tous les hommes ; le Seigneur est proche » (Ph 4, 5). « Ne vous inquiétez de rien ; mais, en toute chose, faites connaître vos demandes à Dieu par la prière et la supplication, accompagnées d'actions de grâces » (Ph 4, 6) ; « et que la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, garde vos cœurs et vos esprits dans le Christ Jésus ! » (Ph 4, 7).
La joie dont parle saint Paul n'est pas l'humeur d'un jour heureux : elle est « dans le Seigneur », et elle demeure dans la prison et devant la mort, parce qu'elle repose sur la présence du Christ, « le Seigneur est proche ». Ce passage est l'épître du IIIe dimanche de l'Avent, que l'on appelle Gaudete d'après le premier mot de son introït, tiré de ces versets ; ce jour-là, les ornements roses tempèrent le violet de l'Avent.
Les grands thèmes et la lecture catholique
La grâce et la coopération de l'homme. Philippiens 2, 12-13 tient ensemble les deux vérités que l'Église défend contre les erreurs opposées : Dieu opère en nous « et le vouloir et le faire », et nous devons pourtant « opérer » notre salut. Le concile de Trente cite ces versets, avec Ph 1, 6, dans le chapitre sur le don de la persévérance de son décret sur la justification (session VI, 1547, chapitre 13). La justice dont Paul veut être revêtu est « celle qui vient de la foi au Christ Jésus, la justice qui vient de Dieu » (Ph 3, 9), non celle que l'homme prétendrait tirer de lui-même.
La hiérarchie de l'Église. La salutation s'adresse « aux évêques et aux diacres » de Philippes. Saint Jean Chrysostome remarque qu'à cette époque on donnait encore indifféremment le nom d'évêques aux prêtres ; la distinction des trois degrés, évêque, prêtre et diacre, apparaît nettement chez saint Ignace d'Antioche quelques décennies plus tard.
Le désir du Ciel. « J'ai le désir d'être dégagé des liens du corps, et d'être avec le Christ : ce qui est de beaucoup le meilleur » (Ph 1, 23). Paul attend d'être avec le Christ dès sa mort, sans attendre la fin des temps : l'âme du juste, purifiée, voit Dieu aussitôt.
Versets célèbres de l'Épître aux Philippiens
- « Car, pour moi, la vie c'est le Christ, et la mort m'est un gain » (Ph 1, 21).
- « ne considérant pas chacun ses propres intérêts, mais ceux des autres » (Ph 2, 4).
- « Faites toutes choses sans murmures et sans hésitations » (Ph 2, 14).
- « Car tous cherchent leurs propres intérêts, non ceux de Jésus-Christ » (Ph 2, 21).
- « Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur » (Ph 3, 1).
- « Mes frères, soyez mes imitateurs » (Ph 3, 17).
- « Je puis tout en Celui qui me fortifie » (Ph 4, 13).
- « Ce que vous avez appris, et reçu, et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le, et le Dieu de paix sera avec vous » (Ph 4, 9).
L'Épître aux Philippiens dans le canon et dans la liturgie
Elle porte le même nom et compte quatre chapitres dans toutes les bibles. Elle n'a jamais été contestée : les conciles d'Hippone (393), de Carthage (397), de Florence et de Trente (session IV, 1546) la comptent parmi les quatorze Épîtres de saint Paul, où elle suit l'Épître aux Éphésiens et précède l'Épître aux Colossiens. Dans la Vulgate et chez Fillion, elle a 104 versets ; les chapitres 1 et 2 en comptent chacun 30.
Le missel de 1962 lui emprunte l'épître du dimanche des Rameaux et de l'Exaltation de la sainte Croix (Ph 2, 5-11), du IIIe dimanche de l'Avent (Ph 4, 4-7), du XXIIe dimanche après la Pentecôte (Ph 1, 6-11) et du XXIIIe (Ph 3, 17 à 4, 3). Le calendrier liturgique d'Iter Fidei indique ces jours.
Comment lire l'Épître aux Philippiens
C'est la plus facile des grandes lettres de saint Paul : on la lit en un quart d'heure, et elle supporte d'être relue chaque jour d'une semaine. Lisez d'abord le chapitre 16 des Actes pour connaître ceux à qui elle s'adresse. Apprenez par cœur l'hymne du chapitre 2, que l'on peut réciter devant le crucifix, et le passage sur la joie du chapitre 4, à relire dans l'inquiétude. Pour les commentaires, prenez les homélies de saint Jean Chrysostome et le commentaire de saint Thomas d'Aquin. Toutes les épîtres sont dans la Bible d'Iter Fidei, latin et français en regard.
Questions Fréquentes
Qui a écrit l'Épître aux Philippiens ?
Saint Paul, qui se nomme au premier verset avec Timothée et parle à la première personne de sa captivité. Saint Polycarpe, écrivant à la même Église au début du IIe siècle, rappelle que Paul leur a écrit, et toute la tradition la lui attribue.
Saint Polycarpe a-t-il écrit l'Épître aux Philippiens ?
Non. Saint Polycarpe de Smyrne a écrit sa propre lettre aux Philippiens, au début du IIe siècle, qui ne fait pas partie de la Bible. L'Épître aux Philippiens du Nouveau Testament est de saint Paul.
Quand l'Épître aux Philippiens a-t-elle été écrite ?
Selon la tradition, vers 61-63, pendant la première captivité de saint Paul à Rome. Quelques exégètes modernes proposent une captivité à Éphèse, vers 55.
L'Épître aux Philippiens a-t-elle été écrite en prison ?
Oui. Paul se dit « dans les fers pour le Christ », connu de tout le prétoire, et salue de la part de la maison de César. C'est l'une des quatre Épîtres de la captivité.
À qui l'Épître aux Philippiens est-elle adressée ?
Aux chrétiens de Philippes, colonie romaine de Macédoine, la première Église fondée par Paul en Europe, vers 50. Elle était dirigée par des évêques et des diacres et avait toujours soutenu l'Apôtre.
Quel est le thème principal de l'Épître aux Philippiens ?
La joie dans le Seigneur, au milieu même des épreuves, et l'unité dans l'humilité, à l'exemple du Christ qui s'est abaissé jusqu'à la mort de la Croix avant d'être exalté. Paul y parle aussi de la course vers le Ciel, notre vraie patrie.
Que veut dire « Je puis tout en Celui qui me fortifie » ?
C'est Philippiens 4, 13. Paul vient de dire qu'il a appris à vivre dans l'abondance comme dans le dénuement : il peut tout supporter, non par ses propres forces, mais par la grâce du Christ qui le soutient.
Combien de chapitres compte l'Épître aux Philippiens ?
Elle compte 4 chapitres et, dans la Vulgate et la traduction de Fillion, 104 versets.
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