La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
La Ire Épître de saint Paul aux Corinthiens
La Ire Épître aux Corinthiens est la lettre où saint Paul répond, point par point, aux divisions et aux questions d'une jeune Église : la sagesse de la Croix, le mariage et la virginité, l'Eucharistie, les dons de l'Esprit, l'hymne à la charité du chapitre 13 et la résurrection des morts. Voici ses 16 chapitres dans la traduction de l'abbé Fillion, avec le latin de la Vulgate en regard ; sous la grille, un guide présente l'épître et ses grands passages.
Lire 1 Corinthiens : 16 chapitres
Aucune lettre de saint Paul ne montre mieux une Église vivante, avec ses ferveurs et ses misères. Les chrétiens de Corinthe se disputent autour de leurs prédicateurs, tolèrent un scandale grave, se font des procès, s'interrogent sur le mariage, sur les viandes offertes aux idoles, sur les dons spirituels et sur la résurrection.
L'Apôtre répond à tout, et chaque réponse l'élève plus haut : des querelles de partis à la folie de la Croix, des repas mal ordonnés à l'institution de l'Eucharistie, de la rivalité des charismes à l'hymne à la charité, des doutes sur la résurrection à la victoire du Christ sur la mort. C'est de cette lettre que vient la page peut-être la plus citée de tout le Nouveau Testament : « Maintenant ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande est la charité » (1 Co 13, 13).
Qui a écrit la Ire Épître aux Corinthiens ?
La lettre s'ouvre ainsi : « Paul, appelé à être Apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et Sosthène notre frère » (1 Co 1, 1). Sosthène est associé à la salutation ; on l'identifie souvent au chef de la synagogue de Corinthe nommé dans les Actes, mais ce n'est qu'une conjecture. L'auteur est Paul : il signe de sa main, « Je vous salue de ma propre main, moi Paul » (1 Co 16, 21). Saint Clément de Rome, écrivant à la même Église vers 96, l'invite à reprendre la lettre du bienheureux apôtre Paul et ses reproches sur les partis ; saint Ignace d'Antioche et saint Polycarpe la citent. L'authenticité n'a jamais été sérieusement contestée.
Corinthe et son Église
Corinthe, détruite par les Romains en 146 avant Jésus-Christ, avait été refondée par César comme colonie romaine. Capitale de la province d'Achaïe, placée sur l'isthme entre deux ports, elle était riche, cosmopolite et réputée pour ses mœurs dissolues. On y célébrait les jeux isthmiques, auxquels Paul emprunte l'image de la course et de la couronne.
Paul y était arrivé au cours de son deuxième voyage, vers 50-51, et y avait demeuré un an et demi chez Aquila et Priscille (Ac 18). L'Église qu'il fonda comptait quelques Juifs et beaucoup de païens convertis, surtout des gens modestes : « Dieu a choisi les choses folles du monde, pour confondre les sages » (1 Co 1, 27). Après lui vint Apollos, Juif d'Alexandrie « homme éloquent » et habile dans les Écritures.
Quand et pourquoi a-t-elle été écrite ?
Paul écrit d'Éphèse, pendant son troisième voyage, vers 55-57 : « Je demeurerai cependant à Éphèse jusqu'à la Pentecôte » (1 Co 16, 8). Il avait déjà envoyé une lettre, aujourd'hui perdue (1 Co 5, 9). Deux nouvelles le décident à écrire de nouveau. D'une part, « ceux de la maison de Chloé » lui ont rapporté les divisions de la communauté (1 Co 1, 11). D'autre part, les Corinthiens lui ont envoyé une lettre de questions, sans doute portée par Stéphanas, Fortunat et Achaïcus : c'est pourquoi plusieurs chapitres commencent par « Quant aux choses dont vous m'avez écrit » (1 Co 7, 1), « Quant aux viandes sacrifiées aux idoles », « Quant aux collectes ».
De quoi parle la Ire Épître aux Corinthiens ? Résumé
Les divisions et la sagesse de la Croix (chapitres 1 à 4)
« chacun de vous parle ainsi : Moi je suis à Paul ; et moi, à Apollo ; et moi, à Céphas ; et moi, au Christ » (1 Co 1, 12). À ces partis, Paul oppose la Croix : « Car la parole de la Croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour ceux qui sont sauvés, c'est-à-dire pour nous, elle est la puissance de Dieu » (1 Co 1, 18). Il n'a voulu savoir parmi eux « que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Co 2, 2).
La vraie sagesse est révélée par l'Esprit : « Ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a point entendu » (chapitre 2), parole qui reprend Isaïe 64. Les prédicateurs ne sont que des serviteurs : « Moi j'ai planté, Apollo a arrosé : mais c'est Dieu qui a donné la croissance » (1 Co 3, 6). L'œuvre de chacun sera éprouvée par le feu au jour du Seigneur (chapitre 3), et les Apôtres sont « les ministres du Christ et les dispensateurs des mystères de Dieu » (1 Co 4, 1).
Les scandales : l'inceste, les procès, l'impureté (chapitres 5 et 6)
Un chrétien vit avec la femme de son père ; Paul ordonne de l'exclure, « afin que l'esprit soit sauvé au jour de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Co 5, 5), et rappelle la Pâque nouvelle : « Car le Christ, notre pâque, a été immolé » (1 Co 5, 7). Il blâme les procès portés devant les païens et rappelle la dignité du corps baptisé : « Ne savez-vous pas que vos membres sont le temple de l'Esprit-Saint qui est en vous » (1 Co 6, 19) ; « Car vous avez été achetés à grand prix. Glorifiez et portez Dieu dans votre corps » (1 Co 6, 20).
Le mariage et la virginité (chapitre 7)
Le chapitre 7 est le grand texte du Nouveau Testament sur les états de vie. Le mariage est bon et indissoluble : « que la femme ne se sépare pas de son mari », et l'Apôtre précise que ce commandement n'est pas de lui, mais du Seigneur. La virginité consacrée est meilleure, parce qu'elle laisse le cœur sans partage : « Celui qui n'est pas marié s'inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire à Dieu » (1 Co 7, 32).
D'où la conclusion : « celui qui marie sa fille fait bien ; et celui qui ne la marie pas fait mieux » (1 Co 7, 38). Le concile de Trente a défini que l'état de virginité ou de célibat n'est pas inférieur au mariage, mais lui est préférable (session XXIV, 1563, canon 10). Le même chapitre contient le « privilège paulin » (versets 12 à 15) et permet aux veuves de se remarier « selon le Seigneur ».
Les viandes offertes aux idoles et la liberté chrétienne (chapitres 8 à 10)
Faut-il manger la viande sacrifiée aux idoles et vendue au marché ? En soi, l'idole n'est rien ; mais « La science enfle, mais la charité édifie » (1 Co 8, 1), et il ne faut pas scandaliser le frère faible. Au chapitre 9, Paul donne son propre exemple : il a renoncé à ses droits d'apôtre, « je me suis fait tout à tous, pour les sauver tous » (1 Co 9, 22), et il châtie son corps comme un athlète « de peur qu'après avoir prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé » (1 Co 9, 27).
Le chapitre 10 relit l'Exode comme une figure : les Hébreux ont été « baptisés en Moïse, dans la nuée et dans la mer », ils ont bu au rocher, « et ce rocher était le Christ » (1 Co 10, 4), figure annoncée au rocher de l'Horeb (Ex 17) ; puis il oppose la table des démons à la table du Seigneur : « Le calice de bénédiction, que nous bénissons, n'est-il pas la communion au sang du Christ ? » (1 Co 10, 16).
L'ordre dans l'assemblée et la Cène du Seigneur (chapitre 11)
Après des consignes sur le voile des femmes dans la prière, Paul reprend les Corinthiens dont les repas communs tournent au désordre, et leur rappelle ce qu'il a reçu : « que le Seigneur Jésus, la nuit où Il était livré, prit du pain » (1 Co 11, 23) ; « ceci est Mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de Moi » (1 Co 11, 24). C'est le plus ancien récit écrit de l'institution de l'Eucharistie, antérieur aux Évangiles ; on le comparera avec Mt 26.
La conclusion suppose la présence réelle : « quiconque mangera ce pain ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur » (1 Co 11, 27) ; « Que l'homme s'éprouve donc lui-même » (1 Co 11, 28). Le concile de Trente (session XIII, chapitre 7) tire de ce verset l'obligation de se confesser avant de communier quand on a conscience d'un péché mortel. L'article sur l'Eucharistie développe cette doctrine.
Les dons de l'Esprit et la charité (chapitres 12 à 14)
« il y a diversité de grâces ; mais il n'y a qu'un même Esprit » (1 Co 12, 4). Le chapitre 12 énumère les charismes (sagesse, science, foi, guérisons, miracles, prophétie, discernement des esprits, langues) et les ordonne à l'unité du corps : « Or vous êtes le corps du Christ, et les membres d'un membre » (1 Co 12, 27). Puis : « je vais vous montrer encore une voie plus excellente » (1 Co 12, 31). C'est le chapitre 13, présenté plus bas. Le chapitre 14 préfère la prophétie, qui édifie l'assemblée, au parler en langues, et conclut : « que tout se fasse décemment et avec ordre » (1 Co 14, 40).
La résurrection des morts (chapitre 15)
Certains Corinthiens niaient la résurrection des corps. Paul rappelle d'abord le cœur de la foi reçue : « que le Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures » ; « qu'Il a été enseveli, et qu'Il est ressuscité le troisième jour » (1 Co 15, 3-4), et énumère les témoins : Céphas, les Onze, plus de cinq cents frères à la fois, Jacques, tous les Apôtres, et lui-même en dernier, « comme de l'avorton ». « Et si le Christ n'est point ressuscité, notre prédication est donc vaine, et vaine aussi est votre foi » (1 Co 15, 14).
Mais le Christ est ressuscité, prémices de ceux qui dorment ; « comme tous meurent en Adam, de même dans le Christ tous recouvreront la vie » (1 Co 15, 22). Le corps « est semé dans la corruption, il ressuscitera dans l'incorruptibilité » (1 Co 15, 42). Le chapitre s'achève sur un défi lancé à la mort, repris d'Osée 13 : « Où est, ô mort, ta victoire ? où est, ô mort, ton aiguillon ? » (1 Co 15, 55).
La collecte et les adieux (chapitre 16)
Paul organise la collecte pour les pauvres de Jérusalem, à mettre de côté « Le premier jour de la semaine » (1 Co 16, 2), annonce sa visite et termine par l'invocation araméenne Maran atha, « le Seigneur vient ».
1 Corinthiens 13 : l'hymne à la charité
Ce chapitre de treize versets est l'une des pages les plus hautes de la littérature chrétienne. Le mot de la Vulgate est caritas, que Fillion traduit par charité : non pas un sentiment, mais l'amour surnaturel de Dieu pour lui-même et du prochain pour Dieu, répandu dans les cœurs par l'Esprit-Saint. Le texte suit un mouvement en trois temps.
Sans la charité, rien ne vaut (versets 1 à 3) :
« Quand je parlerais les langues des hommes et des Anges, si je n'ai pas la charité, je suis comme un airain sonnant ou une cymbale retentissante » (1 Co 13, 1).
« et quand j'aurais toute la foi, jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien » (1 Co 13, 2).
« Et quand je distribuerais tous mes biens pour nourrir les pauvres, et quand je livrerais mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien » (1 Co 13, 3).
Le portrait de la charité (versets 4 à 7) :
« La charité est patiente, elle est pleine de bonté. La charité n'est point envieuse, elle n'agit pas avec témérité, elle ne s'enfle pas d'orgueil » (1 Co 13, 4) ; « elle n'est pas ambitieuse, elle ne cherche pas ses propres intérêts, elle ne s'irrite pas, elle ne pense pas le mal » (1 Co 13, 5) ; « elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité » ; « elle souffre tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout » (1 Co 13, 7).
Ce portrait est d'abord celui du Christ : on peut remplacer le mot « charité » par son nom, et chaque trait reste vrai.
La charité ne passe pas (versets 8 à 13) : « La charité ne finira jamais » (1 Co 13, 8). Les prophéties, les langues et la science sont pour le temps du chemin ; la charité demeure dans la patrie. « Nous voyons maintenant à travers un miroir, en énigme ; mais alors nous verrons face à face » (1 Co 13, 12) : la théologie catholique y lit la vision béatifique, que le pape Benoît XII a définie en 1336. La foi deviendra vision, l'espérance possession ; la charité seule restera la même, et c'est pourquoi elle est la plus grande.
Saint Thomas d'Aquin enseigne que la charité est la forme de toutes les vertus, parce qu'elle les ordonne toutes à Dieu (Somme théologique, IIa-IIae, q. 23, a. 8) ; l'article sur les vertus présente les trois vertus théologales. Saint Augustin a résumé la même doctrine d'un mot, Dilige, et quod vis fac, « Aime, et fais ce que tu veux » (Commentaire de la Ire Épître de saint Jean, VII, 8). Saint François de Sales en a fait la matière de son Traité de l'amour de Dieu. Et sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus raconte qu'en lisant les chapitres 12 et 13 de cette épître elle trouva sa vocation : « dans le Cœur de l'Église, ma Mère, je serai l'Amour » (Manuscrit B) ; voyez l'article sur sainte Thérèse de Lisieux.
Dans le missel de 1962, ce chapitre est l'épître du dimanche de la Quinquagésime, au seuil du Carême, comme pour rappeler que le jeûne et l'aumône ne valent rien sans la charité. Dans les mariages célébrés selon le rite moderne, il est souvent choisi comme lecture ; la messe de mariage du missel traditionnel lit l'Épître aux Éphésiens.
Les grands thèmes et la lecture catholique
L'Église, corps du Christ. « Car, quoique nombreux, nous ne sommes qu'un seul pain et un seul corps, nous tous qui participons à un même pain » (1 Co 10, 17) : l'Eucharistie fait l'unité de l'Église. La même image revient dans l'Épître aux Romains.
Le purgatoire. « Si l'œuvre de quelqu'un est brûlée, il en subira la perte ; cependant il sera lui-même sauvé, mais comme à travers le feu » (1 Co 3, 15). Saint Augustin et saint Grégoire le Grand ont vu dans ce verset le feu qui purifie les âmes après la mort ; la tradition latine l'a constamment rapproché de la doctrine du purgatoire.
Le sacerdoce et la grâce. Les Apôtres sont « dispensateurs des mystères de Dieu », et Paul, le persécuteur devenu apôtre, sait ce qu'il doit à la grâce : « par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et Sa grâce n'a pas été stérile en moi » (1 Co 15, 10). Il ne nie pas la coopération de l'homme : « j'ai travaillé plus qu'eux tous : non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi ».
La résurrection de la chair. Le chapitre 15 est la source principale de l'article du Credo sur la résurrection des corps. Au verset 51, la Vulgate lit « Nous ressusciterons tous, mais nous ne serons pas tous transformés » (1 Co 15, 51), alors que le grec courant dit plutôt que tous ne mourront pas, mais que tous seront transformés ; saint Jérôme connaissait les deux leçons, et le sens de la foi reste le même.
Chapitres et versets célèbres
- « Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? » (1 Co 4, 7).
- « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Co 3, 16).
- « et malheur à moi, si je n'annonce pas l'Évangile ! » (1 Co 9, 16).
- « Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu'un seul remporte le prix ? » (1 Co 9, 24).
- « Dieu est fidèle, et Il ne souffrira pas que vous soyez tentés au delà de vos forces » (1 Co 10, 13).
- « faites tout pour la gloire de Dieu » (1 Co 10, 31).
- « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ » (1 Co 11, 1).
- « Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Co 12, 26).
- « Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Co 15, 57).
- « Veillez, demeurez fermes dans la foi, agissez virilement, et fortifiez-vous » (1 Co 16, 13).
La Ire Épître aux Corinthiens dans le canon et dans la liturgie
Elle appartient au Nouveau Testament et porte le même nom, avec seize chapitres, dans toutes les bibles. Elle n'a jamais été contestée : les conciles d'Hippone (393), de Carthage (397), de Florence et de Trente (session IV, 1546) la comptent parmi les quatorze Épîtres de saint Paul. Dans la Vulgate et chez Fillion, elle a 437 versets ; le chapitre 15, sur la résurrection, est le plus long, avec 58 versets. La suite de la correspondance se lit dans la IIe Épître aux Corinthiens.
Le missel de 1962 lui emprunte l'épître du IVe dimanche de l'Avent (1 Co 4, 1-5), de la Septuagésime (1 Co 9, 24 à 10, 5), de la Quinquagésime (chapitre 13), du dimanche de Pâques (1 Co 5, 7-8), du Jeudi saint (1 Co 11, 20-32) et de la Fête-Dieu (1 Co 11, 23-29), ainsi que des IXe, Xe, XIe et XVIIIe dimanches après la Pentecôte (1 Co 10, 6-13 ; 12, 2-11 ; 15, 1-10 ; 1, 4-8). Le calendrier liturgique d'Iter Fidei indique ces dimanches.
Comment lire la Ire Épître aux Corinthiens
Lisez-la comme une correspondance : repérez à chaque chapitre la question posée, puis la réponse de l'Apôtre, qui part toujours du Christ. Lisez le chapitre 11 avant de communier, le chapitre 13 lentement, en examen de conscience, verset par verset, et le chapitre 15 au cimetière ou à la Toussaint. Gardez les Actes ouverts au chapitre 18 pour situer la fondation de l'Église. Pour les commentaires, prenez les quarante-quatre homélies de saint Jean Chrysostome et le commentaire de saint Thomas d'Aquin. Toutes les épîtres sont dans la Bible d'Iter Fidei, latin et français en regard.
Questions Fréquentes
Qui a écrit la Ire Épître aux Corinthiens ?
Saint Paul, qui se nomme au premier verset avec Sosthène et signe la lettre de sa main (1 Co 16, 21). Saint Clément de Rome la cite déjà vers 96 en écrivant à la même Église de Corinthe.
Quand la Ire Épître aux Corinthiens a-t-elle été écrite ?
Vers 55-57, à Éphèse, pendant le troisième voyage missionnaire de saint Paul, avant la Pentecôte (1 Co 16, 8). Paul avait fondé l'Église de Corinthe quelques années plus tôt.
Que signifie 1 Corinthiens 13 ?
C'est l'hymne à la charité : sans l'amour de Dieu et du prochain, les dons les plus éclatants, la foi qui transporte les montagnes et même le martyre ne servent de rien. La charité est patiente, bonne, humble et ne passera jamais. Des trois vertus théologales, elle est la plus grande, parce qu'elle demeure dans la vision de Dieu.
Pourquoi saint Paul a-t-il écrit aux Corinthiens ?
Pour mettre fin aux divisions signalées par les gens de Chloé, corriger plusieurs désordres (un cas d'inceste, des procès, des abus aux repas eucharistiques) et répondre à la lettre de questions que les Corinthiens lui avaient envoyée sur le mariage, les viandes offertes aux idoles, les dons spirituels et la résurrection.
Que dit 1 Corinthiens 10, 13 sur la tentation ?
« Dieu est fidèle, et Il ne souffrira pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais avec la tentation Il vous donnera aussi le moyen d'en sortir. » Aucune tentation n'est donc irrésistible pour celui qui prie et coopère à la grâce.
La Ire Épître aux Corinthiens est-elle dans l'Ancien ou le Nouveau Testament ?
Dans le Nouveau Testament. Elle est la deuxième des quatorze Épîtres de saint Paul, après l'Épître aux Romains, et compte 16 chapitres et 437 versets dans la Vulgate.
Qui est Apollos dans la Ire Épître aux Corinthiens ?
Apollos, que Fillion appelle Apollo, est un Juif d'Alexandrie, éloquent et savant dans les Écritures, instruit par Aquila et Priscille, qui prêcha à Corinthe après saint Paul. Certains se réclamaient de lui contre Paul, mais l'Apôtre le tient pour un collaborateur : « Moi j'ai planté, Apollo a arrosé ».
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