La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
L'Épître de saint Paul aux Éphésiens
L'Épître aux Éphésiens, écrite par saint Paul captif, contemple le dessein éternel de Dieu : réunir toutes choses dans le Christ, faire de l'Église son corps et son épouse, unir Juifs et païens en un seul peuple. Voici ses 6 chapitres dans la traduction de l'abbé Fillion, avec le latin de la Vulgate en regard ; sous la grille, un guide présente l'épître, du grand mystère du mariage à l'armure de Dieu.
Lire Éphésiens : 6 chapitres
Dans les autres lettres, saint Paul répond à des crises. Dans celle-ci, il contemple. Prisonnier, il regarde le plan de Dieu depuis son origine éternelle jusqu'à son achèvement, et il l'exprime dans une bénédiction qui ouvre la lettre : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis dans le Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles, dans les Cieux ! » (Ep 1, 3).
L'Épître aux Éphésiens est la lettre de l'Église : corps du Christ, temple de Dieu, épouse sans tache ni ride, maison où les païens d'autrefois sont devenus « concitoyens des saints, et membres de la famille de Dieu » (Ep 2, 19). Saint Jean Chrysostome la disait remplie de pensées et de doctrines sublimes. Les trois premiers chapitres sont doctrinaux, les trois derniers tirent de cette doctrine une manière de vivre.
Qui a écrit l'Épître aux Éphésiens ?
« Paul, Apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, à tous les saints qui sont à Éphèse, et aux fidèles en Jésus-Christ » (Ep 1, 1). L'auteur se présente encore comme « moi Paul, prisonnier du Christ Jésus pour vous, les Gentils » (Ep 3, 1). Saint Ignace d'Antioche, écrivant aux Éphésiens vers 110, leur rappelle que Paul fait mention d'eux dans une lettre ; saint Polycarpe en reprend des phrases ; saint Irénée, Clément d'Alexandrie et Tertullien la citent sous le nom de l'Apôtre. La tradition est unanime.
Beaucoup d'exégètes modernes l'attribuent à un disciple de Paul écrivant après sa mort, en raison de son style ample, de son vocabulaire propre et de sa parenté étroite avec l'Épître aux Colossiens. Ces arguments ne prouvent rien de décisif : un même auteur change de style quand il passe de la polémique à la contemplation, et la ressemblance avec Colossiens s'explique très bien par deux lettres écrites au même moment, portées par le même messager.
Quand et où a-t-elle été écrite ?
Paul écrit en prison : il se dit « prisonnier dans le Seigneur » (Ep 4, 1) et « ambassadeur dans les chaînes » (Ep 6, 20). La tradition place cette captivité à Rome, vers 61-63, pendant les deux années de résidence surveillée par lesquelles s'achèvent les Actes. C'est l'une des quatre Épîtres de la captivité, avec l'Épître aux Philippiens, l'Épître aux Colossiens et le billet à Philémon. La lettre est portée par Tychique, « le bien-aimé frère et fidèle ministre du Seigneur » (Ep 6, 21), le même qui porte l'Épître aux Colossiens. Quelques modernes ont proposé une captivité à Césarée ou à Éphèse ; la tradition s'en tient à Rome.
Les Éphésiens et les Églises d'Asie
Éphèse était la grande ville de la province d'Asie, port actif et centre du culte de Diane, dont le temple comptait parmi les sept merveilles du monde. Paul y avait séjourné près de trois ans, au cours de son troisième voyage (Ac 19), et y avait fait ses adieux aux anciens à Milet. Plus tard, saint Jean y vécut et y écrivit son Évangile, et c'est à Éphèse que le concile de 431 proclama Marie Mère de Dieu.
Un détail du texte fait question : les mots « à Éphèse » manquent dans quelques-uns des plus anciens manuscrits grecs, ce que saint Basile savait déjà, et la lettre ne contient ni salutations personnelles ni souvenirs du long séjour de Paul. Marcion l'appelait même Épître aux Laodicéens. Beaucoup pensent donc qu'il s'agit d'une lettre circulaire adressée aux Églises d'Asie, dont Éphèse était la métropole ; ce serait peut-être la lettre « des Laodicéens » mentionnée dans Colossiens. La Vulgate porte « à Éphèse », et l'Église a toujours reçu la lettre sous ce titre.
Pourquoi saint Paul a-t-il écrit l'Épître aux Éphésiens ?
Les destinataires sont surtout d'anciens païens : « vous étiez en ce temps-là sans Christ […] n'ayant pas l'espérance des biens promis, et sans Dieu en ce monde » (Ep 2, 12). Paul veut leur faire comprendre la grandeur de leur vocation : ils ne sont pas des chrétiens de second rang, mais « cohéritiers, et membres du même corps » avec les Juifs croyants (Ep 3, 6). Il veut aussi les affermir contre les doctrines qui commençaient à troubler l'Asie, afin qu'ils ne soient plus « emportés à tout vent de doctrine » (Ep 4, 14), et leur montrer comment cette vocation se vit dans la famille, le travail et le combat spirituel.
De quoi parle l'Épître aux Éphésiens ? Résumé
Le dessein éternel de Dieu (chapitre 1)
Le chapitre 1 déroule le plan du Père : il nous a élus dans le Christ « avant la création du monde, par amour, pour que nous fussions saints et irréprochables devant Lui » ; il nous a prédestinés à être « Ses fils adoptifs » (Ep 1, 5) ; en son Fils nous avons « la rédemption par Son sang, la rémission des péchés » (Ep 1, 7) ; son dessein est de « réunir toutes choses dans le Christ, soit celles qui sont dans le Ciel, soit celles qui sont sur la terre » (Ep 1, 10).
Les croyants ont été « marqués du sceau de l'Esprit-Saint qui avait été promis » (Ep 1, 13), gage de l'héritage. Paul prie pour que leurs yeux s'ouvrent (Ep 1, 18) sur la puissance déployée dans la Résurrection du Christ, assis au-dessus de toute principauté et donné « pour chef à toute l'Église », « qui est Son corps » (Ep 1, 22-23).
Sauvés par grâce, unis dans le Christ (chapitre 2)
Nous étions morts par nos péchés, « par nature enfants de colère » (Ep 2, 3) ; « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de l'amour extrême dont Il nous a aimés » (Ep 2, 4), nous a rendus à la vie dans le Christ. « Car c'est par la grâce que vous avez été sauvés, au moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, puisque c'est un don de Dieu » (Ep 2, 8) ; et nous avons été créés « en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées, afin que nous y marchions » (Ep 2, 10).
Le Christ « est notre paix » : il a renversé le mur qui séparait Juifs et païens (Ep 2, 14) pour les réconcilier « dans un seul corps, avec Dieu, par la Croix » (Ep 2, 16). L'Église est un édifice bâti « sur le fondement des Apôtres et des prophètes, le Christ Jésus étant Lui-même la pierre angulaire » (Ep 2, 20).
Le mystère révélé à Paul (chapitre 3)
Au chapitre 3, Paul, « le plus petit de tous les saints », a reçu la grâce d'annoncer aux païens « les richesses incommensurables du Christ » et de faire connaître le mystère caché depuis les siècles : par l'Église, les puissances célestes elles-mêmes apprennent « la sagesse infiniment variée de Dieu » (Ep 3, 10).
Il fléchit les genoux devant le Père, « duquel toute paternité dans les Cieux et sur la terre tire son nom » (Ep 3, 15), et prie pour que les fidèles, « enracinés et fondés dans la charité », comprennent « quelle est la largeur, et la longueur, et la hauteur, et la profondeur » (Ep 3, 18) et connaissent « l'amour du Christ, qui surpasse toute connaissance » (Ep 3, 19). Saint Augustin a vu dans ces quatre dimensions la figure de la Croix. Ce passage est l'épître de la fête du Sacré-Cœur. La première partie s'achève par une doxologie à Celui qui « peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons » (Ep 3, 20).
L'unité du corps et l'homme nouveau (chapitre 4)
La morale découle du mystère. Paul conjure les fidèles de garder « l'unité de l'esprit dans le lien de la paix » (Ep 4, 3), car « Il y a un seul corps et un seul esprit » (Ep 4, 4), « un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 5). Le Christ monté au ciel, selon le psaume 67 (68 dans les bibles modernes), a fait des dons aux hommes : « les uns comme Apôtres, d'autres comme prophètes, d'autres comme évangélistes, d'autres comme pasteurs et docteurs » (Ep 4, 11), pour l'édification de son corps, jusqu'à ce que nous parvenions tous « à l'unité de la foi » (Ep 4, 13).
Il faut donc se dépouiller du vieil homme et « revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans la justice et la sainteté de la vérité » (Ep 4, 24) : dire la vérité, travailler pour donner aux pauvres, ne pas garder de colère, « que le soleil ne se couche pas sur votre colère » (Ep 4, 26), et pardonner « comme Dieu aussi vous a pardonné dans le Christ » (Ep 4, 32).
Enfants de lumière ; le Christ et l'Église (chapitre 5)
« Soyez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés » (Ep 5, 1). Les vices de l'impureté et de l'avarice, « ce qui est une idolâtrie », excluent du royaume (Ep 5, 5). « Car vous étiez autrefois ténèbres ; mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière » (Ep 5, 8). Un fragment d'hymne baptismal retentit : « Lève-toi, toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera » (Ep 5, 14). Paul invite à racheter le temps et à chanter « des psaumes, et des hymnes, et des cantiques spirituels » (Ep 5, 19), puis il traite du mariage, à l'image du Christ et de l'Église (voir plus bas).
La famille et l'armure de Dieu (chapitre 6)
Le chapitre 6 achève les devoirs de la famille : enfants et parents, selon le quatrième commandement (Ex 20, 12), « le premier commandement accompagné d'une promesse » ; esclaves et maîtres, qui ont tous au Ciel le même Maître (Ep 6, 9). Puis vient la grande page du combat spirituel : « Revêtez-vous de l'armure de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les embûches du diable » (Ep 6, 11).
Le grand mystère : le Christ et l'Église (Éphésiens 5)
« Vous, maris, aimez vos femmes, comme le Christ aussi a aimé l'Église, et S'est livré Lui-même pour elle » (Ep 5, 25), « afin de la sanctifier, après l'avoir purifiée dans le baptême d'eau par la parole de vie » (Ep 5, 26), et de se la présenter « comme une Église glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable » (Ep 5, 27). L'Apôtre cite alors la parole de la Genèse sur l'homme et la femme qui deviennent une seule chair, et ajoute : « Ce mystère est grand : Je dis cela par rapport au Christ et à l'Église » (Ep 5, 32).
Là où Fillion traduit « mystère », la Vulgate dit sacramentum hoc magnum est. Le concile de Trente (session XXIV, 1563) enseigne que le Christ a mérité par sa Passion la grâce qui perfectionne l'amour naturel des époux et sanctifie leur union, et que l'Apôtre l'insinue précisément dans ce passage. Le mariage chrétien est un sacrement, signe de l'union du Christ et de son Église ; il est donc un et indissoluble comme elle. La soumission demandée à l'épouse n'est pas une servitude : elle s'inscrit dans la soumission mutuelle « dans la crainte du Christ » (Ep 5, 21), et le devoir du mari est d'aimer jusqu'au don de sa vie. Ce passage est l'épître de la messe de mariage du missel traditionnel ; l'article sur les sacrements situe le mariage parmi les sept.
L'armure de Dieu (Éphésiens 6, 10-17)
« Car ce n'est pas contre la chair et le sang que nous avons à lutter, mais contre les principautés et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice des régions célestes » (Ep 6, 12). Paul, gardé par un soldat romain, décrit l'équipement du chrétien pièce par pièce, en reprenant les images d'Isaïe 59 :
- la ceinture de la vérité et la cuirasse de la justice (Ep 6, 14) ;
- les chaussures du zèle pour l'Évangile de la paix ;
- « le bouclier de la foi, au moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin » (Ep 6, 16) ;
- « le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu » (Ep 6, 17).
Il y ajoute l'arme qui donne force aux autres : la prière « en tout temps, par l'Esprit », pour tous les saints et pour l'Apôtre lui-même (Ep 6, 18). La tradition spirituelle a fait de ce passage la charte du combat contre le démon et contre la tentation ; c'est l'épître du XXIe dimanche après la Pentecôte.
Les grands thèmes et la lecture catholique
L'Église, corps et plénitude du Christ. Nulle part la doctrine de l'Église n'est plus haute : elle est le corps dont le Christ est la tête, « la plénitude de Celui qui accomplit toutes choses en tous » (Ep 1, 23), un temple qui grandit (Ep 2, 21), une épouse sanctifiée par le baptême. Elle est une, avec une seule foi et un seul baptême, et apostolique, bâtie sur le fondement des Apôtres. Pie XII s'est largement appuyé sur cette épître dans l'encyclique Mystici Corporis (1943).
La grâce et les œuvres. Le salut est un don gratuit, reçu par la foi, et il crée l'homme pour les bonnes œuvres : les versets 8 à 10 du chapitre 2 tiennent ensemble ce que les controverses ont souvent séparé.
Tout restaurer dans le Christ. Le verset 1, 10 se lit dans la Vulgate instaurare omnia in Christo. Saint Pie X en a fait la devise de son pontificat dans sa première encyclique, E supremi apostolatus (1903).
Le sceau de l'Esprit. « Et n'attristez pas l'Esprit-Saint de Dieu, par lequel vous avez été marqués d'un sceau pour le jour de la rédemption » (Ep 4, 30). Les Pères y ont vu le caractère imprimé par le baptême et la confirmation.
Versets célèbres de l'Épître aux Éphésiens
- « pour que nous servions à la louange de Sa gloire » (Ep 1, 12).
- « et avec Lui Il nous a ressuscités et nous a fait asseoir dans les Cieux, en Jésus-Christ » (Ep 2, 6).
- « vous qui étiez autrefois éloignés, vous avez été rapprochés par le sang du Christ » (Ep 2, 13).
- « qu'Il fasse que le Christ habite par la foi dans vos cœurs » (Ep 3, 17).
- « mais que, pratiquant la vérité dans la charité, nous croissions à tout égard en Celui qui est le chef, le Christ » (Ep 4, 15).
- « dites chacun la vérité avec son prochain, parce que nous sommes membres les uns des autres » (Ep 4, 25).
- « rachetant le temps, parce que les jours sont mauvais » (Ep 5, 16).
- « Enfants, obéissez à vos parents, dans le Seigneur ; car cela est juste » (Ep 6, 1).
L'Épître aux Éphésiens dans le canon et dans la liturgie
Elle porte le même nom et compte six chapitres dans toutes les bibles. Elle n'a jamais été contestée : les conciles d'Hippone (393), de Carthage (397), de Florence et de Trente (session IV, 1546) la comptent parmi les quatorze Épîtres de saint Paul, après l'Épître aux Galates. Dans la Vulgate et chez Fillion, elle a 155 versets ; le chapitre 5 est le plus long, avec 33 versets.
Le missel de 1962 lui emprunte l'épître du IIIe dimanche de Carême (Ep 5, 1-9), de la fête du Sacré-Cœur (Ep 3, 8-12 et 14-19), de la vigile de l'Ascension et de la fête des saints Simon et Jude (Ep 4, 7-13), de saint Thomas, apôtre (Ep 2, 19-22), de la messe de mariage (Ep 5, 22-33), et de cinq dimanches après la Pentecôte : le XVIe (Ep 3, 13-21), le XVIIe (Ep 4, 1-6), le XIXe (Ep 4, 23-28), le XXe (Ep 5, 15-21) et le XXIe (Ep 6, 10-17). Le calendrier liturgique d'Iter Fidei indique ces jours.
Comment lire l'Épître aux Éphésiens
Lisez-la lentement, et à genoux pour le chapitre 3 : c'est une prière autant qu'une lettre. Lisez-la avec l'Épître aux Colossiens, sa sœur, écrite au même moment. Le chapitre 5 peut être lu par les fiancés et les époux, le chapitre 6 dans les heures de combat intérieur. Les commentaires de saint Jérôme, les vingt-quatre homélies de saint Jean Chrysostome et le commentaire de saint Thomas d'Aquin sont les guides classiques. Toutes les épîtres sont dans la Bible d'Iter Fidei, latin et français en regard.
Questions Fréquentes
Qui a écrit l'Épître aux Éphésiens ?
Saint Paul, qui se nomme au premier verset et se présente comme prisonnier du Christ. Saint Ignace d'Antioche, saint Irénée et toute la tradition la lui attribuent. Beaucoup d'exégètes modernes pensent à un disciple, mais leurs raisons ne l'emportent pas sur ce témoignage constant.
Quand l'Épître aux Éphésiens a-t-elle été écrite ?
Vers 61-63, pendant la première captivité de saint Paul à Rome, au même moment que l'Épître aux Colossiens et le billet à Philémon.
Où saint Paul était-il quand il a écrit l'Épître aux Éphésiens ?
En prison, à Rome selon la tradition, où il vivait gardé par un soldat en attendant son procès. Il se dit « prisonnier dans le Seigneur » et « ambassadeur dans les chaînes ».
À qui l'Épître aux Éphésiens est-elle adressée ?
Aux chrétiens d'Éphèse, la grande ville de la province d'Asie, en majorité d'anciens païens. Comme les mots « à Éphèse » manquent dans quelques anciens manuscrits, beaucoup pensent qu'il s'agissait aussi d'une lettre circulaire destinée aux autres Églises d'Asie.
De quoi parle l'Épître aux Éphésiens ?
Elle expose le dessein éternel de Dieu, réunir toutes choses dans le Christ, et le mystère de l'Église, son corps et son épouse, où Juifs et païens ne font qu'un. Elle en tire une morale : unité, vérité, pureté, mariage chrétien, vie de famille, combat spirituel avec l'armure de Dieu.
Que signifie « Ce mystère est grand » (Éphésiens 5, 32) ?
Saint Paul dit que l'union de l'homme et de la femme en une seule chair est l'image de l'union du Christ et de l'Église. La Vulgate dit sacramentum, et le concile de Trente y voit l'indication que le mariage chrétien est un sacrement, qui donne la grâce d'aimer comme le Christ aime l'Église.
Combien de chapitres et de versets compte l'Épître aux Éphésiens ?
Elle compte 6 chapitres et, dans la Vulgate et la traduction de Fillion, 155 versets. Les chapitres 1 à 3 sont doctrinaux, les chapitres 4 à 6 moraux.
Éphésiens · avec l'app
Accès anticipé