La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
La IIe Épître de saint Paul aux Corinthiens
La IIe Épître aux Corinthiens est la plus personnelle des lettres de saint Paul : il y ouvre son cœur d'apôtre, parle du ministère de la réconciliation, du trésor porté dans des vases d'argile, de la collecte pour Jérusalem, de ses épreuves et de l'aiguillon dans sa chair. Voici ses 13 chapitres dans la traduction de l'abbé Fillion, avec le latin de la Vulgate en regard ; sous la grille, un guide présente l'épître et ses grands passages.
Lire 2 Corinthiens : 13 chapitres
Dans la Ire Épître aux Corinthiens, saint Paul répondait à des questions. Dans la seconde, il se répond à lui-même, et c'est son âme qu'il met à nu. Calomnié par des prédicateurs rivaux, accusé d'inconstance, d'orgueil et de faiblesse, il se défend, et sa défense devient la plus belle description du ministère apostolique qu'ait laissée le Nouveau Testament : « nous avons ce trésor dans des vases de terre, afin que la grandeur appartienne à la puissance de Dieu, et non pas à nous » (2 Co 4, 7).
La lettre passe de la consolation à la joie, de la tendresse à l'ironie, de la collecte pour les pauvres au récit d'un ravissement jusqu'au troisième Ciel. On n'y apprend presque rien de nouveau sur la doctrine, et pourtant on y apprend tout du cœur de saint Paul, et du prix des âmes.
Qui a écrit la IIe Épître aux Corinthiens ?
« Paul, Apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et Timothée son frère, à l'Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l'Achaïe » (2 Co 1, 1). Timothée est associé à la salutation, mais l'auteur est Paul, qui parle à la première personne d'un bout à l'autre et raconte sa propre vie. Saint Irénée, Tertullien et Clément d'Alexandrie la citent sous son nom, le Canon de Muratori compte deux lettres aux Corinthiens, et l'authenticité n'a jamais été sérieusement mise en doute.
Quand et où a-t-elle été écrite ?
Paul l'écrit de Macédoine, vers 57, quelques mois après la première épître et peu avant son séjour à Corinthe, d'où il écrira aux Romains. Les étapes se laissent reconstituer d'après la lettre elle-même. Après la première épître, la crise s'est aggravée ; Paul a fait à Corinthe une visite douloureuse, puisqu'il annonce plus loin sa « troisième » venue (2 Co 13, 1). Il a écrit ensuite une lettre sévère : « je vous ai écrit dans une grand affliction et le cœur serré, avec beaucoup de larmes » (2 Co 2, 4).
Il a envoyé Tite, puis, ayant quitté Éphèse, il l'a attendu en vain à Troas : « je n'eus point l'esprit en repos, parce que je n'y avais pas trouvé Tite, mon frère » (2 Co 2, 13). En Macédoine enfin, « Dieu nous a consolés par l'arrivée de Tite » (2 Co 7, 6), qui apportait de bonnes nouvelles. C'est sous le coup de cette joie que Paul écrit. Les Actes des Apôtres résument ce voyage en quelques mots.
Beaucoup d'exégètes modernes pensent que l'épître réunit plusieurs lettres, et que les chapitres 10 à 13, d'un ton plus dur, en formaient une à part. La tradition l'a toujours lue comme une seule lettre, et le changement de ton s'explique assez par le changement de destinataires : après avoir parlé à la majorité réconciliée, Paul s'adresse aux adversaires qui persistent.
Qui était Tite ?
Tite, chrétien d'origine païenne, était l'un des plus proches collaborateurs de Paul ; il l'avait accompagné au concile de Jérusalem sans être circoncis (Ga 2, 1). Il joue dans cette épître un rôle décisif : porteur de la lettre sévère, artisan de la réconciliation, chargé ensuite d'achever la collecte. Paul lui adressera plus tard l'une des Épîtres pastorales, et la tradition le tient pour le premier évêque de Crète.
De quoi parle la IIe Épître aux Corinthiens ? Résumé
Consolation, pardon et gloire du ministère (chapitres 1 à 3)
La lettre s'ouvre sur une bénédiction : « Béni soit Dieu, qui est aussi le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation » (2 Co 1, 3). Paul a connu en Asie une épreuve si lourde « que nous étions même las de vivre » (2 Co 1, 8). Il explique pourquoi il a changé ses projets de voyage, sans légèreté : en Jésus-Christ, il n'y a pas « Oui et Non », mais seulement le Oui de Dieu (2 Co 1, 19). Il demande qu'on pardonne au coupable puni par la communauté (chapitre 2) : « si j'ai moi-même pardonné, je l'ai fait à cause de vous, dans la personne du Christ » (2 Co 2, 10).
Le chapitre 3 compare les deux alliances. Les Corinthiens sont eux-mêmes la lettre de recommandation de Paul, « écrite, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant » (2 Co 3, 3). Le ministère nouveau surpasse en gloire celui de Moïse, dont le visage rayonnant devait être voilé (Ex 34) : « car la lettre tue, et l'esprit vivifie » (2 Co 3, 6). « Et nous tous, qui contemplons la gloire du Seigneur à visage découvert, nous sommes transformés en la même image, de clarté en clarté » (2 Co 3, 18).
Le trésor dans des vases d'argile (chapitres 4 et 5)
Le Dieu qui a dit au premier jour « Que la lumière soit » (Gn 1, 3) a fait luire sa clarté dans les cœurs (2 Co 4, 6). Mais ce trésor est porté par des hommes fragiles : « nous sommes persécutés, mais non pas abandonnés ; nous sommes abattus, mais non perdus » (2 Co 4, 9). « bien qu'en nous l'homme extérieur se détruise, cependant l'homme intérieur se renouvelle de jour en jour » (2 Co 4, 16), car « notre légère tribulation du moment présent produit pour nous le poids éternel d'une sublime et incomparable gloire » (2 Co 4, 17).
Le chapitre 5 regarde vers la demeure éternelle, « une maison qui n'est pas faite de mains d'homme » (2 Co 5, 1), et vers le jugement : « il faut que nous comparaissions tous devant le tribunal du Christ » (2 Co 5, 10). « Car l'amour du Christ nous presse » (2 Co 5, 14). Celui qui est dans le Christ « est une nouvelle créature ; les vieilles choses sont passées » (2 Co 5, 17). Vient alors le grand passage sur la réconciliation, présenté plus bas.
Ouvrez-nous vos cœurs (chapitres 6 et 7)
« Voici maintenant le temps favorable ; voici maintenant le jour du salut » (2 Co 6, 2), dit Paul en reprenant Isaïe 49. Il décrit la vie des apôtres par une suite de paradoxes : « comme tristes, et toujours dans la joie ; comme pauvres, et enrichissant beaucoup d'autres ; comme n'ayant rien, et possédant tout » (2 Co 6, 10). Il met en garde contre toute alliance avec l'idolâtrie : « Ne portez pas un même joug avec les infidèles » (2 Co 6, 14). Le chapitre 7 raconte la joie du retour de Tite et distingue deux tristesses : « la tristesse qui est selon Dieu produit pour le salut une pénitence stable ; mais la tristesse du siècle produit la mort » (2 Co 7, 10).
La collecte pour Jérusalem (chapitres 8 et 9)
Paul organise la quête pour les chrétiens pauvres de Judée, en donnant l'exemple des Églises de Macédoine, généreuses dans leur pauvreté (chapitre 8). Le motif est théologique : « Car vous connaissez la bonté de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui, étant riche, S'est fait pauvre pour vous, afin que vous fussiez riches par Sa pauvreté » (2 Co 8, 9).
Avec Tite part « un frère, dont la louange, en ce qui concerne l'Évangile, est répandue dans toutes les églises » (2 Co 8, 18) : plusieurs Pères y ont reconnu saint Luc, et c'est pourquoi ce passage est l'épître de sa fête (voyez saint Luc l'Évangéliste). Le chapitre 9 conclut : « Celui qui sème chichement moissonnera chichement » (2 Co 9, 6), et « Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Co 9, 7).
Paul défend son apostolat (chapitres 10 à 13)
Le ton change brusquement. Des prédicateurs venus d'ailleurs, que Paul appelle par ironie « ces grands apôtres » (2 Co 11, 5), le dénigrent : « ces lettres sont graves et fortes ; mais, quand il est présent, il paraît chétif de corps, et méprisable en son langage » (2 Co 10, 10). Paul répond que ses armes « ne sont point charnelles, mais puissantes en Dieu » (2 Co 10, 4), et que « satan lui-même se transforme en Ange de lumière » (2 Co 11, 14).
Contraint de se glorifier, il le fait en « insensé », et la liste de ses titres est celle de ses souffrances : « J'ai reçu des Juifs, cinq fois, quarante coups de fouet moins un » (2 Co 11, 24) ; « trois fois j'ai été battu de verges, j'ai été lapidé une fois, j'ai fait trois fois naufrage » (2 Co 11, 25), et par-dessus tout « le soin de toutes les églises » (2 Co 11, 28). Il rappelle même sa fuite de Damas, descendu dans une corbeille le long de la muraille (2 Co 11, 33).
Au chapitre 12, il en vient aux visions : il connaît « un homme en Jésus-Christ, qui, il y a quatorze ans, fut ravi […] jusqu'au troisième Ciel », dans le paradis, où il entendit des paroles qu'il n'est pas permis de redire (2 Co 12, 2). Puis il parle de l'aiguillon dans sa chair, et de la réponse du Seigneur. Le chapitre 13 annonce sa troisième visite, invite chacun à s'examiner, et s'achève sur la bénédiction trinitaire : « Que la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu et la communication du Saint-Esprit soient avec vous tous » (2 Co 13, 13). Ce dernier verset porte le numéro 13 dans la Vulgate comme dans les bibles françaises usuelles ; les bibles anglaises, qui coupent en deux le verset 12, le numérotent 14.
« Ma grâce te suffit » : l'aiguillon dans la chair
« il m'a été donné un aiguillon dans ma chair, un ange de Satan, pour me souffleter » (2 Co 12, 7). Paul a prié trois fois pour en être délivré, et le Seigneur lui a répondu : « Ma grâce te suffit ; car la force s'accomplit dans la faiblesse » (2 Co 12, 9). Les Pères ne s'accordent pas sur la nature de cet aiguillon.
Saint Jean Chrysostome y voit les persécutions et les adversaires suscités contre l'Apôtre ; une longue tradition latine, suivant le mot de la Vulgate stimulus carnis, l'a entendu des tentations de la chair ; d'autres pensent à une maladie, que l'Épître aux Galates semble évoquer. L'essentiel est ailleurs : Dieu n'a pas ôté l'épreuve, il a donné la grâce de la porter, et Paul conclut : « car lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort » (2 Co 12, 10).
Quant au « troisième Ciel », saint Augustin et saint Thomas d'Aquin y voient la vision la plus haute, intellectuelle, par laquelle Paul fut élevé un instant à la contemplation de Dieu, et ils ont fait de ce passage le texte classique sur le ravissement.
Les grands thèmes et la lecture catholique
Le ministère de la réconciliation. « Car Dieu a réconcilié le monde avec Lui dans le Christ, ne leur imputant point leurs péchés ; et Il a mis en nous la parole de réconciliation » (2 Co 5, 19). « Nous faisons donc les fonctions d'ambassadeurs pour le Christ, comme si Dieu exhortait par nous » (2 Co 5, 20). Dieu réconcilie par le Christ, et il confie ce ministère à des hommes : la tradition catholique y voit le fondement du ministère sacerdotal, et en particulier du sacrement de pénitence, où le prêtre pardonne au nom du Christ ; voyez l'article sur la confession. La Vulgate dit en 2, 10 in persona Christi, expression qui est devenue la formule même de l'action du prêtre à l'autel et au confessionnal.
« Il L'a fait péché pour nous ». « Celui qui ne connaissait point le péché, Il L'a fait péché pour nous, afin qu'en Lui nous devinssions justice de Dieu » (2 Co 5, 21). Le Christ n'est pas devenu pécheur ; saint Augustin explique que, selon l'usage de l'Ancien Testament, où le sacrifice pour le péché s'appelle « péché », il a été fait victime pour le péché.
La lettre et l'esprit. Le mot « la lettre tue, et l'esprit vivifie » ne condamne pas le sens littéral de l'Écriture : il oppose la Loi gravée sur la pierre, qui montrait le devoir sans donner la force, à l'Esprit qui écrit la loi dans les cœurs. C'est le sujet du traité de saint Augustin De l'esprit et de la lettre (412).
La gloire à venir et le jugement. Paul désire « sortir de ce corps, et aller habiter auprès du Seigneur » (2 Co 5, 8) et rappelle que chacun recevra selon le bien ou le mal qu'il aura fait : l'âme juste va au Seigneur sans attendre la fin du monde, et le jugement porte sur les œuvres.
L'aumône. Les chapitres 8 et 9 sont la charte de l'aumône chrétienne : donner librement, avec joie, à l'imitation du Christ qui s'est fait pauvre, et dans la communion des Églises entre elles. Le missel lit ce passage à la fête du diacre saint Laurent, trésorier des pauvres de Rome.
Versets célèbres de la IIe Épître aux Corinthiens
- « Car nous sommes pour Dieu la bonne odeur du Christ » (2 Co 2, 15).
- « Or le Seigneur est l'Esprit, et où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Co 3, 17).
- « Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais Jésus-Christ notre Seigneur » (2 Co 4, 5).
- « car c'est par la foi que nous marchons, et non par la claire vue » (2 Co 5, 7).
- « Que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Christ » (2 Co 10, 17).
- « je vous ai fiancés à un unique époux, au Christ, pour vous présenter à Lui comme une vierge pure » (2 Co 11, 2).
- « très volontiers je dépenserai, et je me dépenserai moi-même pour vos âmes » (2 Co 12, 15).
- « Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi » (2 Co 13, 5).
La IIe Épître aux Corinthiens dans le canon et dans la liturgie
Elle porte le même nom et compte treize chapitres dans toutes les bibles. Elle n'a jamais été contestée : les conciles d'Hippone (393), de Carthage (397), de Florence et de Trente (session IV, 1546) la comptent parmi les quatorze Épîtres de saint Paul. Dans la Vulgate et chez Fillion, elle a 255 versets ; le chapitre 11, avec 33 versets, est le plus long. Elle fait suite à la Ire Épître aux Corinthiens, qu'il faut avoir lue d'abord.
Le missel de 1962 lui emprunte l'épître du dimanche de la Sexagésime (2 Co 11, 19 à 12, 9), où Paul énumère ses souffrances, du Ier dimanche de Carême (2 Co 6, 1-10), qui fait entendre « voici maintenant le temps favorable », et du XIIe dimanche après la Pentecôte (2 Co 3, 4-9). Elle donne aussi l'épître de la fête de saint Laurent, le 10 août (2 Co 9, 6-10), et de saint Luc, le 18 octobre (2 Co 8, 16-24). Le calendrier liturgique permet de retrouver ces jours.
Comment lire la IIe Épître aux Corinthiens
Lisez-la après la première, en gardant en tête la suite des événements : la lettre sévère, l'attente de Tite, la joie de son retour. Lisez les chapitres 4 et 5 dans l'épreuve ou la maladie, les chapitres 8 et 9 avant de donner, et les chapitres 11 et 12 quand l'humiliation vous paraît trop lourde : rien ne console mieux que de voir l'Apôtre se glorifier de ses faiblesses. Pour aller plus loin, prenez les trente homélies de saint Jean Chrysostome et le commentaire de saint Thomas d'Aquin. Toutes les épîtres de saint Paul sont dans la Bible d'Iter Fidei, latin et français en regard.
Questions Fréquentes
Qui a écrit la IIe Épître aux Corinthiens ?
Saint Paul, qui se nomme au premier verset avec Timothée. Il parle à la première personne d'un bout à l'autre et y raconte sa propre vie d'apôtre. L'Église l'a toujours reçue comme sienne.
Quand la IIe Épître aux Corinthiens a-t-elle été écrite ?
Vers 57, quelques mois après la première épître, pendant le troisième voyage missionnaire de saint Paul. Il venait de retrouver Tite, porteur de bonnes nouvelles de Corinthe.
Où saint Paul était-il quand il a écrit la IIe Épître aux Corinthiens ?
En Macédoine, après avoir quitté Éphèse et attendu Tite en vain à Troas (2 Co 2, 12-13 ; 7, 5-6). Il se rendit ensuite en Grèce, à Corinthe, où il demeura trois mois (Ac 20, 2-3).
Pourquoi saint Paul a-t-il écrit la IIe Épître aux Corinthiens ?
Pour célébrer la réconciliation obtenue par Tite, demander le pardon du coupable repenti, organiser la collecte pour les pauvres de Jérusalem et répondre aux faux apôtres qui contestaient son autorité. Ces motifs expliquent la variété de ton de la lettre.
Que signifie « Ma grâce te suffit » (2 Corinthiens 12, 9) ?
C'est la réponse du Seigneur à Paul, qui demandait à être délivré de l'aiguillon dans sa chair. Dieu ne supprime pas toujours l'épreuve, mais il donne la grâce de la porter, et sa force se montre dans notre faiblesse : « lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort ».
Que signifie 2 Corinthiens 5, 17 ?
« Si donc quelqu'un est dans le Christ, il est une nouvelle créature. » Par le baptême, le chrétien est réellement renouvelé par la grâce ; il ne s'agit pas d'une simple amélioration morale, mais d'une vie nouvelle donnée par Dieu.
Qu'est-ce que le troisième Ciel dont parle saint Paul ?
En 2 Corinthiens 12, Paul raconte qu'il fut ravi jusqu'au troisième Ciel, qu'il appelle aussi le paradis. Les Pères et saint Thomas y voient le séjour de Dieu et la plus haute contemplation, à laquelle l'Apôtre fut élevé un instant de son vivant.
Combien de chapitres compte la IIe Épître aux Corinthiens ?
Elle compte 13 chapitres et, dans la Vulgate et la traduction de Fillion, 255 versets.
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