La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Psaume 35 (Vulgate 34) : Judica, Domine, la prière du juste persécuté
Le psaume 35 des bibles modernes, psaume 34 de la Vulgate, commence par *Judica, Domine, nocentes me* : « Jugez, Seigneur, ceux qui me font du mal ; combattez ceux qui me combattent ». C'est la prière de David calomnié et persécuté, qui remet sa cause à Dieu au lieu de se venger. Vous en lisez ci-dessous le texte intégral dans la traduction catholique de l'abbé Fillion, avec la Vulgate latine en regard, verset par verset ; l'explication et la prière viennent ensuite.
Vous cherchez le psaume 34 selon la numérotation des bibles traduites de l'hébreu ? C'est ici Psaume 33.
1 Ipsi David. Judica, Domine, nocentes me ; expugna impugnantes me.
1 De David. Jugez, Seigneur, ceux qui me font du mal ; * combattez ceux qui me combattent.
2 Apprehende arma et scutum, et exsurge in adjutorium mihi.
2 Prenez Vos armes et Votre bouclier, * et levez-Vous pour me secourir.
3 Effunde frameam, et conclude adversus eos qui persequuntur me ; dic animæ meæ : Salus tua ego sum.
3 Tirez Votre épée et barrez le passage à ceux qui me persécutent ; * dites à mon âme : Je suis ton salut.
4 Confundantur et revereantur quærentes animam meam ; avertantur retrorsum et confundantur cogitantes mihi mala.
4 Qu’ils soient couverts de honte et de confusion, * ceux qui en veulent à ma vie. Qu’ils reculent et soient confondus, * ceux qui méditent le mal contre moi.
5 Fiant tamquam pulvis ante faciem venti, et angelus Domini coarctans eos.
5 Qu’ils deviennent comme la poussière emportée par le vent, * et que l’Ange du Seigneur les serre de près.
6 Fiat via illorum tenebræ et lubricum, et angelus Domini persequens eos.
6 Que leur chemin soit ténébreux et glissant, * et que l’ange du Seigneur les poursuive.
7 Quoniam gratis absconderunt mihi interitum laquei sui ; supervacue exprobraverunt animam meam.
7 Car sans raison ils ont caché un piège pour me perdre ; * ils ont sans motif outragé mon âme.
8 Veniat illi laqueus quem ignorat, et captio quam abscondit apprehendat eum, et in laqueum cadat in ipsum.
8 Qu’un piège dont il ne se doute pas tombe sur lui ; que le rets qu’il a caché le saisisse, * et qu’il tombe dans son propre filet.
9 Anima autem mea exsultabit in Domino, et delectabitur super salutari suo.
9 Mais mon âme se réjouira dans le Seigneur, * et mettra ses délices dans son Sauveur.
10 Omnia ossa mea dicent : Domine, quis similis tibi ? eripiens inopem de manu fortiorum ejus ; egenum et pauperem a diripientibus eum.
10 Tous mes os diront : * Seigneur, qui Vous est semblable, à Vous, qui arrachez le pauvre des mains de ceux qui sont plus forts que lui ; * l’indigent et le pauvre à ceux qui le dépouillent ?
11 Surgentes testes iniqui, quæ ignorabam interrogabant me.
11 Des témoins iniques se sont élevés ; * ils m’ont interrogé sur ce que j’ignorais.
12 Retribuebant mihi mala pro bonis, sterilitatem animæ meæ.
12 Ils n’ont rendu le mal pour le bien ; * c’était la stérilité pour mon âme.
13 Ego autem, cum mihi molesti essent, induebar cilicio ; humiliabam in jejunio animam meam, et oratio mea in sinu meo convertetur.
13 Mais moi, quand ils me tourmentaient, * je me revêtais d’un cilice. J’humiliais mon âme par le jeûne, * et ma prière retournait dans mon sein.
14 Quasi proximum et quasi fratrem nostrum sic complacebam ; quasi lugens et contristatus sic humiliabar.
14 J’avais pour eux la même compassion que pour un proche ou un frère ; * je me courbais comme dans le deuil et la tristesse.
15 Et adversum me lætati sunt, et convenerunt ; congregata sunt super me flagella, et ignoravi.
15 Et ils se sont réjouis, et se sont assemblés contre moi ; * les malheurs se sont réunis sur moi, sans que j’en connusse la raison.
16 Dissipati sunt, nec compuncti ; tentaverunt me, subsannaverunt me subsannatione ; frenduerunt super me dentibus suis.
16 Ils ont été dispersés ; mais, sans componction, ils m’ont de nouveau mis à l’épreuve ; ils m’ont accablé d’insultes ; * ils ont grincé des dents contre moi.
17 Domine, quando respicies ? Restitue animam meam a malignitate eorum ; a leonibus unicam meam.
17 Seigneur, quand regarderez-Vous ? * Sauvez mon âme de leur malignité ; arrachez mon unique à ces lions.
18 Confitebor tibi in ecclesia magna ; in populo gravi laudabo te.
18 Je Vous célébrerai dans une grande assemblée ; * je Vous louerai au milieu d’un peuple nombreux.
19 Non supergaudeant mihi qui adversantur mihi inique, qui oderunt me gratis, et annuunt oculis.
19 Qu’ils ne se réjouissent point à mon sujet, ceux qui m’attaquent injustement, * qui me haïssent sans raison et qui clignent des yeux.
20 Quoniam mihi quidem pacifice loquebantur ; et in iracundia terræ loquentes, dolos cogitabant.
20 Car ils me disaient des paroles de paix ; * mais, parlant dans le pays avec colère, ils méditaient des tromperies.
21 Et dilataverunt super me os suum ; dixerunt : Euge, euge ! viderunt oculi nostri.
21 Et ils ont ouvert au grand large leur bouche contre moi, * et ils ont dit : Courage, courage ! nos yeux ont vu.
22 Vidisti, Domine : ne sileas ; Domine, ne discedas a me.
22 Vous avez vu, Seigneur ; ne restez pas en silence ; * Seigneur, ne Vous éloignez pas de moi.
23 Exsurge et intende judicio meo, Deus meus ; et Dominus meus, in causam meam.
23 Levez-Vous et prenez soin de mon droit ; * mon Dieu et mon Seigneur, défendez ma cause.
24 Judica me secundum justitiam tuam, Domine Deus meus, et non supergaudeant mihi.
24 Jugez-moi selon Votre justice, Seigneur mon Dieu, * et qu’ils ne se réjouissent pas à mon sujet.
25 Non dicant in cordibus suis : Euge, euge, animæ nostræ ; nec dicant : Devoravimus eum.
25 Qu’ils ne disent pas dans leurs cœurs : Courage, courage ! réjouissons-nous. * Qu’ils ne disent pas : Nous l’avons dévoré.
26 Erubescant et revereantur simul qui gratulantur malis meis ; induantur confusione et reverentia qui magna loquuntur super me.
26 Qu’ils rougissent et soient confondus, * ceux qui se félicitent de mes maux. Qu’ils soient couverts de confusion et de honte, * ceux qui parlent avec orgueil contre moi.
27 Exsultent et lætentur qui volunt justitiam meam ; et dicant semper : Magnificetur Dominus, qui volunt pacem servi ejus.
27 Qu’il soient dans l’allégresse et la joie, ceux qui veulent ma justification ; * et qu’ils disent sans cesse : Gloire au Seigneur, ceux qui désirent la paix de Son serviteur.
28 Et lingua mea meditabitur justitiam tuam ; tota die laudem tuam.
28 Et ma langue célébrera Votre justice, * et Votre louange tout le jour.
Latin : Biblia Sacra Vulgata (1592). Français : La Sainte Bible (Fillion) (1895).
Psaume 35 ou psaume 34 ?
Le psaume que les bibles modernes, Louis Segond ou Bible de Jérusalem, numérotent 35 porte le numéro 34 dans la Vulgate latine et dans la Septante grecque. L'écart vient de ce que ces deux versions anciennes réunissent en un seul les psaumes 9 et 10 de l'hébreu ; à partir de là, la Vulgate a un numéro de retard. C'est le même texte, le Judica, Domine, et les versets portent ici les mêmes numéros que dans les bibles françaises modernes. La table complète des correspondances se trouve sur la page des Psaumes.
Que signifie le psaume 35 ?
Le titre porte simplement « De David ». La tradition y reconnaît le temps où David, serviteur fidèle de Saül, était traqué par le roi et calomnié par ses courtisans, sans avoir rien fait pour le mériter. Au Ier livre des Rois (1 Samuel dans les bibles modernes), chapitre 24, David épargne Saül dans la caverne et lui dit : « Que le Seigneur soit juge, et qu'Il juge entre vous et moi ; qu'Il considère et qu'Il prenne la défense de ma cause ». Le psaume est la prière qui correspond à ces paroles. David ne lève pas la main sur son ennemi ; il porte sa cause devant Dieu.
Le psaume se divise en trois parties. Chacune expose la détresse, demande le secours et se termine par une promesse de louange : aux versets 9-10, au verset 18 et aux versets 27-28. Cette construction dit déjà l'essentiel : la prière du persécuté ne s'achève pas dans la rancune, mais dans l'action de grâces.
Premier mouvement : Dieu appelé au combat (v. 1-10)
Le psaume s'ouvre sur un langage de guerre et de tribunal : « Jugez, Seigneur, ceux qui me font du mal ; combattez ceux qui me combattent » (v. 1). David demande à Dieu de prendre les armes à sa place : « Prenez Vos armes et Votre bouclier, et levez-Vous pour me secourir » (v. 2). Le verset 3 contient la demande la plus profonde de tout le psaume : « dites à mon âme : Je suis ton salut » (v. 3). Ce que le persécuté désire d'abord, ce n'est pas la ruine de ses ennemis, mais d'entendre Dieu lui dire qu'il est son salut.
Saint Augustin a fait de ce verset une des prières de ses Confessions, au premier livre : Dic animæ meæ : salus tua ego sum ; et il ajoute qu'il demande à Dieu de le dire de telle sorte qu'il l'entende. Toute la vie intérieure tient dans cette demande.
Suivent les malédictions contre les persécuteurs (v. 4-8) : qu'ils soient confondus, qu'ils deviennent « comme la poussière emportée par le vent » (v. 5), que l'Ange du Seigneur les poursuive. Comme le psaume qui le précède, le psaume 34, Benedicam Dominum, celui-ci nomme l'Ange du Seigneur ; mais là il campait autour des justes, ici il chasse les méchants. Le motif est toujours le même : ils ont agi « sans raison » (v. 7), et le piège qu'ils ont tendu se refermera sur eux (v. 8).
Le premier mouvement s'achève dans la joie : « mon âme se réjouira dans le Seigneur » (v. 9), et le corps entier prend part à la louange : « Tous mes os diront : Seigneur, qui Vous est semblable […] ? » (v. 10).
Deuxième mouvement : les faux témoins et l'ingratitude (v. 11-18)
La deuxième partie décrit la calomnie. « Des témoins iniques se sont élevés ; ils m'ont interrogé sur ce que j'ignorais » (v. 11). Le juste est accusé de fautes dont il n'a pas même l'idée. Plus douloureux encore, ces accusateurs sont des gens à qui il a fait du bien, et qui lui rendent le mal pour le bien (v. 12).
Le psaume montre alors ce qu'avait été la conduite de David envers eux : « Mais moi, quand ils me tourmentaient, je me revêtais d'un cilice. J'humiliais mon âme par le jeûne, et ma prière retournait dans mon sein » (v. 13). Il avait prié et jeûné pour eux comme pour un frère (v. 14). La prière qui « retournait dans mon sein » est une prière qui n'a pas profité à ceux pour qui elle était faite, et qui revient bénir celui qui l'a offerte : le bien fait aux ingrats n'est jamais perdu.
Puis le cri : « Seigneur, quand regarderez-Vous ? » (v. 17). David demande que son « unique » soit arraché aux lions : la Vulgate dit unicam meam, l'âme, ce que l'homme a de seul et d'irremplaçable. La partie s'achève sur la louange publique : « Je Vous célébrerai dans une grande assemblée » (v. 18).
Troisième mouvement : la haine sans cause (v. 19-28)
La dernière partie revient sur les ennemis, ceux « qui me haïssent sans raison et qui clignent des yeux » (v. 19). Ils parlent de paix et méditent la tromperie (v. 20), puis triomphent bruyamment : « Courage, courage ! nos yeux ont vu » (v. 21). À ce regard moqueur répond le regard de Dieu : « Vous avez vu, Seigneur ; ne restez pas en silence » (v. 22). La prière se fait plus pressante : « Levez-Vous et prenez soin de mon droit » (v. 23), « Jugez-moi selon Votre justice, Seigneur mon Dieu » (v. 24).
Le psaume se termine par une bénédiction sur ceux qui aiment le juste et par la louange : « Et ma langue célébrera Votre justice, et Votre louange tout le jour » (v. 28).
Le Christ, juste persécuté
Les Pères ont reconnu dans ce psaume la voix du Christ dans sa Passion. Notre-Seigneur lui-même, après la Cène, s'applique la parole du verset 19 : « afin que la parole qui est écrite dans leur Loi soit accomplie : Ils M'ont haï sans sujet » (Jean 15, 25). La même plainte se lit dans le psaume 69, Salvum me fac, autre prière du juste souffrant.
Les « témoins iniques » du verset 11 se lèvent au procès de Jésus : « les princes des prêtres et tout le conseil cherchaient un faux témoignage contre Jésus, pour Le faire mourir » (Matthieu 26, 59). Celui qui avait guéri, nourri et enseigné reçoit le mal pour le bien. Saint Augustin, dans ses Enarrationes in Psalmos, entend dans ce psaume tantôt la voix de la Tête, le Christ, tantôt celle de son Corps, l'Église persécutée au long des siècles. Celui qui prie ce psaume dans la calomnie le prie donc avec le Christ ; il trouve dans la Passion du Christ le modèle de sa propre patience. Le psaume 22, Deus, Deus meus, est le grand psaume de la Croix dans la même lumière.
Comment comprendre les malédictions ?
Les imprécations des versets 4 à 8 et 26 arrêtent souvent le lecteur. La tradition catholique en donne trois clés.
La première : ce ne sont pas des vengeances personnelles. David s'interdit de frapper Saül et remet le jugement à Dieu ; il demande que la justice s'accomplisse, non qu'on lui laisse le plaisir de la faire lui-même.
La deuxième : saint Augustin explique souvent que ces formules, dans la bouche du prophète, annoncent ce qui arrivera aux méchants s'ils ne se convertissent pas ; elles sont une prophétie plus qu'un souhait.
La troisième : la lecture spirituelle. La tradition monastique a prié ces versets contre les ennemis de l'âme, le démon et les tentations, plutôt que contre des personnes. Sur ce combat, voyez ce que l'Église enseigne sur le diable.
Le psaume lui-même empêche de le lire avec haine, puisque celui qui le prie a jeûné et prié pour ses persécuteurs (v. 13). L'Évangile achève cette leçon : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous persécutent et qui vous calomnient » (Mt 5, 44). Le psaume 109, Deus, laudem meam, qui contient les imprécations les plus dures du psautier, demande la même lecture.
Psaume 35 et psaume 91 : deux prières complémentaires
Beaucoup cherchent à prier ensemble le psaume 35 et le psaume 91. Ce rapprochement est juste, à condition de voir ce que chacun apporte. Le psaume 91, Qui habitat, est le psaume de la protection confiante : il se prie avant le danger, à l'abri des ailes du Très-Haut. Le psaume 35 est le psaume du combat : il se prie quand l'attaque est déjà là, sous la calomnie, l'injustice ou la persécution, et il demande à Dieu de se lever.
On peut les dire l'un après l'autre : le psaume 35 pour remettre à Dieu la cause présente, le psaume 91 pour s'établir dans la confiance. Ni l'un ni l'autre n'agit comme une formule. Leur force vient de la foi de celui qui prie et de Dieu qu'ils invoquent. Pour d'autres prières de cette sorte, voyez la prière de protection, avec le psaume 91 et saint Michel.
Le psaume 35 dans la liturgie
Au Bréviaire romain de 1962, le psaume 34 de la Vulgate se chante aux Matines du mardi, avec les psaumes que les bibles modernes numérotent 37, 38 et 39. Chaque semaine, l'office de la nuit fait ainsi monter vers Dieu la plainte du juste persécuté, au nom de l'Église entière et de tous ceux qui souffrent injustement. Vous trouverez l'office de chaque jour dans le bréviaire du jour.
Le missel de 1962 lui donne surtout la messe du lundi saint : l'introït Judica, Domine, nocentes me en reprend les versets 1 à 3, le graduel les versets 23 et 3, et la communion le verset 26. Au seuil de la Passion, l'Église met ainsi sur les lèvres du Christ la prière du juste persécuté.
Comment prier le psaume 35
- Sous la calomnie. Accusé à tort, priez les versets 11 à 18 : ils permettent de dire à Dieu ce que l'on ne peut dire à personne, et de remettre sa défense entre ses mains.
- Dans un conflit injuste. Au travail, en famille ou devant un tribunal, les versets 1 à 3 et 23 à 24 demandent à Dieu d'être juge, sans que l'on se fasse justice soi-même.
- Dans le combat spirituel. Contre la tentation qui revient, le verset 2, « Prenez Vos armes et Votre bouclier », se dit comme une invocation brève.
- Pour ses ennemis. Le verset 13 invite à faire ce que fit David : prier et se mortifier pour ceux qui nous font du mal.
- Pour retrouver la paix. Le verset 3, « dites à mon âme : Je suis ton salut », peut se répéter seul, lentement, comme une prière du cœur.
Terminez par le Gloria Patri, comme l'Église à la fin de chaque psaume. Le psaume vous mène lui-même de la plainte à la louange.
Questions Fréquentes
Pourquoi prier le psaume 35 ?
Pour remettre à Dieu une cause injuste : calomnie, persécution, trahison, procès. Le psaume apprend à demander justice sans haine et à attendre de Dieu le secours, comme David devant Saül. Il se termine par la louange, signe que la prière a rendu la paix.
Que signifie « dites à mon âme : Je suis ton salut » ?
C'est la demande centrale du psaume (v. 3). Le persécuté veut entendre de Dieu lui-même qu'il est sauvé. Saint Augustin l'a reprise au premier livre des Confessions, en demandant à Dieu de la lui dire de façon qu'il l'entende vraiment.
Peut-on prier ensemble le psaume 35 et le psaume 91 ?
Oui. Le psaume 91 est une prière de protection et de confiance ; le psaume 35, une prière de délivrance quand l'épreuve est là. Dits l'un après l'autre, ils remettent à Dieu le combat présent et la sécurité à venir. Leur efficacité ne tient pas aux mots, mais à la foi de celui qui prie.
Le psaume 35 Louis Segond est-il le même que dans la bible catholique ?
C'est le même psaume, sous le même numéro 35 et avec les mêmes numéros de versets. La traduction de Louis Segond est protestante et faite sur l'hébreu ; celle de l'abbé Fillion, donnée sur cette page, est une traduction catholique faite sur la Vulgate, le texte que chante la liturgie latine. Les différences de mots s'expliquent par ces deux sources.
Qui a écrit le psaume 35 ?
Le titre l'attribue à David. La tradition le rapporte au temps où il était persécuté par Saül et calomnié à la cour, alors qu'il avait servi fidèlement le roi.
Le psaume 35 est-il un psaume de vengeance ?
Non. Il demande que Dieu juge et que le mal retombe sur ceux qui le font, mais celui qui prie a lui-même jeûné et prié pour ses ennemis. Les Pères y lisent une prophétie du jugement et un appel à la justice de Dieu, et la tradition l'applique au combat contre le démon.
Où lire le psaume 35 sur son téléphone ?
L'application Bible catholique d'Iter Fidei donne le texte de Fillion avec le latin en regard, pour lire le psaume verset par verset et le prier hors de chez soi.
Toute la Bible hors ligne, avec votre page gardée et vos versets marqués : la Bible catholique dans l'application.
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