La Sainte Bible · Fillion · Biblia Sacra Vulgata
Psaume 22 (Vulgate 21) : Deus, Deus meus, le psaume de la Passion
Deus, Deus meus, respice
Le psaume 22 des bibles modernes, psaume 21 de la Vulgate, est le *Deus, Deus meus* : « O Dieu, mon Dieu, regardez-moi ; pourquoi m'avez-Vous abandonné ? », le cri que Notre-Seigneur a poussé sur la croix. Son texte complet suit, dans la traduction de l'abbé Fillion avec le latin en regard, verset par verset ; l'explication de ce psaume de la Passion et de la victoire, sa place dans la liturgie et la manière de le prier viennent ensuite.
Vous cherchez le psaume 21 selon la numérotation des bibles traduites de l'hébreu ? C'est ici Psaume 20.
1 In finem, pro susceptione matutina. Psalmus David.
1 Pour la fin, pour le secours du matin, psaume de David.
2 Deus, Deus meus, respice in me : quare me dereliquisti ? longe a salute mea verba delictorum meorum.
2 O Dieu, mon Dieu, regardez-moi ; pourquoi m’avez-Vous abandonné ? * La voix de mes péchés éloigne de moi le salut.
3 Deus meus, clamabo per diem, et non exaudies ; et nocte, et non ad insipientiam mihi.
3 Mon Dieu, je crierai pendant le jour, et Vous ne m’exaucerez pas ; * et pendant la nuit, et l’on ne me l’imputera point à folie.
4 Tu autem in sancto habitas, laus Israël.
4 Mais Vous, Vous habitez dans le sanctuaire ; * Vous qui êtes la louange d’Israël.
5 In te speraverunt patres nostri ; speraverunt, et liberasti eos.
5 Nos pères ont espéré en Vous ; * ils ont espéré, et Vous les avez délivrés.
6 Ad te clamaverunt, et salvi facti sunt ; in te speraverunt, et non sunt confusi.
6 Ils ont crié vers Vous, et ils ont été sauvés ; * ils ont espéré en Vous, et ils n’ont point été confondus.
7 Ego autem sum vermis, et non homo ; opprobrium hominum, et abjectio plebis.
7 Mais moi, je suis un ver, et non un homme ; * l’opprobre des hommes, et le rebut du peuple.
8 Omnes videntes me deriserunt me ; locuti sunt labiis, et moverunt caput.
8 Tous ceux qui m’ont vu se sont moqués de moi ; * de leurs lèvres ils ont proféré l’outrage, et ils ont branlé la tête.
9 Speravit in Domino, eripiat eum : salvum faciat eum, quoniam vult eum.
9 Il a espéré au Seigneur, qu’Il le délivre ; * qu’Il le sauve, puisqu’Il l’aime.
10 Quoniam tu es qui extraxisti me de ventre, spes mea ab uberibus matris meæ.
10 Oui, c’est Vous qui m’avez tiré du ventre de ma mère ; * Vous êtes mon espérance depuis le temps où je suçais ses mamelles.
11 In te projectus sum ex utero ; de ventre matris meæ Deus meus es tu :
11 Au sortir de son sein, j’ai été jeté sur Vos genoux ; * depuis que j’ai quitté ses entrailles, c’est Vous qui êtes mon Dieu.
12 ne discesseris a me, quoniam tribulatio proxima est, quoniam non est qui adjuvet.
12 Ne Vous retirez pas de moi, car la tentation est proche, * et il n’y a personne qui me secoure.
13 Circumdederunt me vituli multi ; tauri pingues obsederunt me.
13 Des jeunes taureaux nombreux m’ont environné ; * des taureaux gras m’ont assiégé.
14 Aperuerunt super me os suum, sicut leo rapiens et rugiens.
14 Ils ont ouvert leur bouche sur moi, * comme un lion ravisseur et rugissant.
15 Sicut aqua effusus sum, et dispersa sunt omnia ossa mea : factum est cor meum tamquam cera liquescens in medio ventris mei.
15 Je me suis répandu comme l’eau, * et tous mes os se sont disloqués. Mon cœur est devenu comme de la cire fondue * au milieu de mes entrailles.
16 Aruit tamquam testa virtus mea, et lingua mea adhæsit faucibus meis : et in pulverem mortis deduxisti me.
16 Ma force s’est desséchée comme un tesson, et ma langue s’est attachée à mon palais ; * et Vous m’avez conduit à la poussière du tombeau.
17 Quoniam circumdederunt me canes multi ; concilium malignantium obsedit me. Foderunt manus meas et pedes meos ;
17 Car des chiens nombreux m’ont environné ; * une bande de scélérats m’a assiégé. Ils ont percé mes mains et mes pieds, *
18 dinumeraverunt omnia ossa mea. Ipsi vero consideraverunt et inspexerunt me.
18 ils ont compté tous mes os. Ils m’ont considéré et contemplé.*
19 Diviserunt sibi vestimenta mea, et super vestem meam miserunt sortem.
19 Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont jeté le sort sur ma tunique.
20 Tu autem, Domine, ne elongaveris auxilium tuum a me ; ad defensionem meam conspice.
20 Mais Vous, Seigneur, n’éloignez pas de moi Votre secours ; * prenez soin de ma défense.
21 Erue a framea, Deus, animam meam, et de manu canis unicam meam.
21 Délivrez, ô Dieu, mon âme du glaive, * et mon unique du pouvoir du chien.
22 Salva me ex ore leonis, et a cornibus unicornium humilitatem meam.
22 Sauvez-moi de la gueule du lion, * et sauvez ma faiblesse des cornes des licornes.
23 Narrabo nomen tuum fratribus meis ; in medio ecclesiæ laudabo te.
23 J’annoncerai Votre Nom à mes frères ; * je Vous louerai au milieu de l’assemblée.
24 Qui timetis Dominum, laudate eum ; universum semen Jacob, glorificate eum.
24 Vous qui craignez le Seigneur, louez-Le ; * toute la race de Jacob, glorifiez-Le.
25 Timeat eum omne semen Israël, quoniam non sprevit, neque despexit deprecationem pauperis, nec avertit faciem suam a me : et cum clamarem ad eum, exaudivit me.
25 Que toute la race d’Israël Le craigne, * parce qu’Il n’a pas méprisé ni dédaigné la supplication du pauvre, et qu’Il n’a point détourné de moi Son visage ; * mais qu’Il m’a exaucé lorsque je criais vers Lui.
26 Apud te laus mea in ecclesia magna ; vota mea reddam in conspectu timentium eum.
26 Je Vous adresserai ma louange dans une grande assemblée ; * j’acquitterai mes vœux en présence de ceux qui Le craignent.
27 Edent pauperes, et saturabuntur, et laudabunt Dominum qui requirunt eum : vivent corda eorum in sæculum sæculi.
27 Les pauvres mangeront et seront rassasiés, et ceux qui cherchent le Seigneur Le loueront ; * leurs cœurs vivront dans les siècles des siècles.
28 Reminiscentur et convertentur ad Dominum universi fines terræ ; et adorabunt in conspectu ejus universæ familiæ gentium :
28 Toutes les extrémités de la terre se souviendront du Seigneur * et se convertiront à Lui ; et toutes les familles des nations * L’adoreront en Sa présence ;
29 quoniam Domini est regnum, et ipse dominabitur gentium.
29 car le règne appartient au Seigneur, * et Il dominera sur les nations.
30 Manducaverunt et adoraverunt omnes pingues terræ ; in conspectu ejus cadent omnes qui descendunt in terram.
30 Tous les riches de la terre ont mangé et adoré ; * tous ceux qui descendent dans la terre se prosterneront devant Lui.
31 Et anima mea illi vivet ; et semen meum serviet ipsi.
31 Et mon âme vivra pour Lui, * et ma race Le servira.
32 Annuntiabitur Domino generatio ventura ; et annuntiabunt cæli justitiam ejus populo qui nascetur, quem fecit Dominus.
32 La postérité qui doit venir sera annoncée au Seigneur, * et les cieux annonceront Sa justice au peuple qui doit naître, et que le Seigneur a fait.
Latin : Biblia Sacra Vulgata (1592). Français : La Sainte Bible (Fillion) (1895).
Psaume 22 ou psaume 21 ?
Ce psaume porte deux numéros. Les bibles modernes, qui suivent l'hébreu, l'appellent psaume 22 ; la Vulgate, la Septante et les livres liturgiques de l'Église le comptent comme psaume 21, parce qu'ils réunissent en un seul les psaumes 9 et 10 de l'hébreu. Le décalage crée une confusion fréquente : beaucoup cherchent « psaume 22 » en pensant au chant Le Seigneur est mon berger, qui est le psaume 22 de la Vulgate et des recueils de chant catholiques. Si c'est lui que vous cherchez, il se trouve à la page du psaume 23, Le Seigneur est mon berger. Le tableau des deux numérotations est sur la page des Psaumes.
Que signifie le psaume 22 ?
C'est le psaume de la Passion. Il porte le titre « Pour la fin, pour le secours du matin, psaume de David », et la tradition y entend David parlant en prophète, mille ans avant le Calvaire. Le psaume a deux parties nettement tranchées : une plainte d'une détresse extrême (v. 2-22), puis une action de grâces qui s'élargit jusqu'aux extrémités du monde (v. 23-32). Le prier en entier, c'est passer avec le Christ de la croix à la résurrection.
Le cri de l'abandon (v. 2-12). Le premier mot est un cri : « O Dieu, mon Dieu, regardez-moi ; pourquoi m'avez-Vous abandonné ? La voix de mes péchés éloigne de moi le salut » (v. 2). Celui qui parle ne cesse pas de dire « mon Dieu » : l'abandon qu'il éprouve n'est pas un reniement, c'est la nuit de celui qui continue d'appeler. Il rappelle la fidélité de Dieu envers les pères : « Nos pères ont espéré en Vous ; ils ont espéré, et Vous les avez délivrés » (v. 5).
Puis il se décrit lui-même : « Mais moi, je suis un ver, et non un homme ; l'opprobre des hommes, et le rebut du peuple » (v. 7). La moquerie de la foule est rapportée mot pour mot : « Il a espéré au Seigneur, qu'Il le délivre ; qu'Il le sauve, puisqu'Il l'aime » (v. 9). Et pourtant la confiance remonte jusqu'à l'enfance : « depuis que j'ai quitté ses entrailles, c'est Vous qui êtes mon Dieu » (v. 11).
Le supplice (v. 13-19). Les ennemis sont des taureaux, un lion rugissant, des chiens nombreux. Le corps se défait : « Je me suis répandu comme l'eau, et tous mes os se sont disloqués » (v. 15) ; « ma langue s'est attachée à mon palais ; et Vous m'avez conduit à la poussière du tombeau » (v. 16). Viennent alors les versets que les chrétiens n'ont jamais pu lire sans voir le Calvaire : « Ils ont percé mes mains et mes pieds » (v. 17), « ils ont compté tous mes os » (v. 18) ; « Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont jeté le sort sur ma tunique » (v. 19).
La Septante et la Vulgate lisent « ils ont percé », foderunt. Le texte hébreu massorétique porte à cet endroit kaari, ce qui donne comme un lion, mes mains et mes pieds, une phrase sans verbe, que les traductions modernes rendent de diverses manières. La Septante, traduite par des Juifs avant l'ère chrétienne, lisait donc déjà un verbe, et c'est sa lecture, reçue par la Vulgate, que l'Église a toujours priée.
L'appel au secours (v. 20-22). La plainte se fait prière : « Mais Vous, Seigneur, n'éloignez pas de moi Votre secours ; prenez soin de ma défense » (v. 20). Le juste demande d'être arraché au glaive, au chien, à la gueule du lion, aux cornes des licornes.
La louange dans la grande assemblée (v. 23-32). Sans transition, tout change : « J'annoncerai Votre Nom à mes frères ; je Vous louerai au milieu de l'assemblée » (v. 23). Celui qui criait l'abandon proclame maintenant que Dieu « n'a pas méprisé ni dédaigné la supplication du pauvre » (v. 25). La louange devient un repas : « Les pauvres mangeront et seront rassasiés » (v. 27). Puis l'horizon s'ouvre au monde entier : « Toutes les extrémités de la terre se souviendront du Seigneur et se convertiront à Lui » (v. 28), « car le règne appartient au Seigneur » (v. 29). Le dernier verset regarde vers les générations à venir, « au peuple qui doit naître, et que le Seigneur a fait » (v. 32).
Le psaume du Christ en croix
Les Évangiles ne laissent aucun doute sur la manière de lire ce psaume. À la neuvième heure, Jésus cria d'une voix forte : « Eli, Eli, lamma sabacthani ? C'est-à-dire : Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi M'avez-vous abandonné ? » (Matthieu 27, 46). En prononçant le premier verset, le Seigneur désignait le psaume entier, que tout Juif pieux savait par cœur. Il annonçait que ce qui s'accomplissait sous les yeux de la foule y était écrit.
Les correspondances sont littérales. Les passants qui branlent la tête, les railleurs qui disent « Il a confiance en Dieu : que Dieu Le délivre maintenant, s'Il L'aime » (Mt 27, 43), les mains et les pieds percés, la soif. Saint Jean, témoin au pied de la croix, signale expressément le partage des vêtements comme l'accomplissement de l'Écriture : « Ils se sont partagé Mes vêtements, et ils ont tiré Ma tunique au sort » (Jean 19, 24).
La seconde partie appartient, elle aussi, au Christ. L'épître aux Hébreux met dans sa bouche le verset 23 : « J'annoncerai Votre nom à mes frères ; Je Vous louerai au milieu de l'assemblée » (Hébreux 2, 12). Les frères sont ceux qu'il a rachetés ; l'assemblée, c'est l'Église. Le repas des pauvres, les Pères y ont vu l'Eucharistie, et la conversion des extrémités de la terre, l'entrée des nations dans l'Église.
Ce qu'en disent saint Augustin et la tradition
Saint Augustin, qui a commenté deux fois ce psaume dans ses Enarrationes in Psalmos, y entend la voix du Christ total, la tête et le corps. Le verset 2 l'arrête : comment le Saint des saints peut-il parler de « mes péchés » ? Il répond que le Christ a fait siens les péchés de ses membres pour les porter et les effacer ; il parle en notre nom, et c'est notre voix qui crie en lui. Le cri de l'abandon n'est donc ni désespoir ni séparation réelle d'avec le Père : c'est le Fils qui, dans sa nature humaine, prend sur lui la détresse du pécheur loin de Dieu.
Le titre de la Vulgate, pro susceptione matutina, « pour le secours du matin », a reçu le même éclairage. Saint Augustin le rapporte à la résurrection du Seigneur, survenue au point du jour : le psaume qui commence dans la nuit du Golgotha est écrit pour l'aube de Pâques.
De nombreux Pères et commentateurs, jusqu'à saint Robert Bellarmin, tiennent que ce psaume parle du Christ jusque dans son sens littéral, tant les détails de la Passion y sont précis. Il forme avec le psaume 69, Salvum me fac, le grand diptyque prophétique de la Passion dans le Psautier. Les derniers mots du Christ en croix viennent d'ailleurs, eux aussi, d'un psaume : « Je remets mon esprit entre vos mains », tirés du psaume 31, In te, Domine, speravi. Et la victoire sur le tombeau, que la fin du psaume laisse entrevoir, est chantée en clair dans le psaume 16, Conserva me, que saint Pierre cite le jour de la Pentecôte.
Le psaume 22 dans la liturgie
Dans le Bréviaire romain de 1962, qui suit le psautier hebdomadaire de saint Pie X (1911), le psaume 21 est récité à Prime du vendredi, le jour de la Passion, divisé en trois sections : versets 2 à 12, 13 à 23, 24 à 32. Chaque semaine, l'Église commence ainsi le vendredi avec la prière même du Crucifié. Vous pouvez le prier à son heure dans le bréviaire du jour.
La liturgie de la Semaine sainte lui donne une place éminente. À la messe du dimanche des Rameaux, le long Trait commence par Deus, Deus meus, respice in me : quare me dereliquisti ? et parcourt une grande partie du psaume. Le Jeudi saint, après la messe du soir, les autels sont dépouillés pendant que l'on récite ce psaume avec l'antienne Diviserunt sibi vestimenta mea : et super vestem meam miserunt sortem : le sanctuaire mis à nu figure le Christ dépouillé de ses vêtements.
Comment prier le psaume 22
Devant le crucifix. Récité lentement, verset par verset, ce psaume est un chemin de croix tiré de l'Écriture. On peut s'arrêter à chaque image, les mains percées, les os comptés, la tunique tirée au sort, et adorer celui qui a souffert tout cela pour nous.
Le vendredi. C'est le jour que lui donne l'office. Le dire le vendredi, et surtout au Vendredi saint, c'est s'unir à la prière de l'Église au jour de la mort du Seigneur.
Dans la désolation. Quand la prière semble ne plus monter, quand Dieu paraît absent, ce psaume donne des mots à l'âme : « Mon Dieu, je crierai pendant le jour, et Vous ne m'exaucerez pas » (Ps 21, 3). Il apprend à dire sa détresse entière sans cesser de dire « mon Dieu ». L'âme éprouvée ne prie pas seule : elle prie avec le Christ, qui a connu cette nuit avant elle.
Jusqu'au bout. Il ne faut pas s'arrêter au cri du début. Le psaume ne se termine pas au tombeau, mais dans la louange de la grande assemblée et la conversion des nations. Le prier entier, c'est confesser la Croix et la Résurrection en un seul acte de foi.
Questions Fréquentes
Le psaume 22 est-il Le Seigneur est mon berger ?
Non, dans la numérotation hébraïque des bibles modernes, le psaume 22 est le psaume de la Passion, et Le Seigneur est mon berger est le psaume 23. Mais dans la Vulgate et dans les livres liturgiques catholiques, le psaume du berger porte le numéro 22. Tout dépend donc de la bible ou du recueil que l'on consulte.
Pourquoi Jésus a-t-il dit Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné sur la croix ?
En prononçant le premier verset de ce psaume, Notre-Seigneur montrait que sa Passion accomplissait l'Écriture, et désignait le psaume entier, qui s'achève dans la victoire. Saint Augustin enseigne qu'il parlait au nom de ses membres, portant leur détresse de pécheurs, sans que sa divinité l'ait jamais quitté. Ce n'est pas un cri de désespoir, mais la prière d'un Fils qui continue de dire « mon Dieu ».
Qui a écrit le psaume 22 ?
Le titre l'attribue à David : « psaume de David », dit la Vulgate traduite par l'abbé Fillion. La tradition y voit David parlant en prophète, sous l'inspiration du Saint-Esprit, des souffrances et de la gloire du Messie. Aucune circonstance de la vie de David n'explique à elle seule des détails comme les mains percées ou la tunique tirée au sort.
Que dit le verset 17 du psaume 22 ?
Dans la traduction de l'abbé Fillion, faite sur la Vulgate : « Ils ont percé mes mains et mes pieds ». C'est la lecture de la Septante et de la Vulgate, que la tradition chrétienne applique au crucifiement. Le texte hébreu massorétique porte comme un lion, mes mains et mes pieds, une phrase sans verbe, d'où les variantes des traductions modernes ; la Septante, antérieure au Christ, lisait déjà « ils ont percé ».
Quand le psaume 22 est-il chanté dans la liturgie ?
Dans le rite romain de 1962, il est récité chaque vendredi à Prime. Son début forme le Trait de la messe du dimanche des Rameaux, et on le récite le Jeudi saint pendant le dépouillement des autels. C'est le psaume liturgique de la Passion.
Où lire le psaume 22 dans une bible catholique ?
Le texte complet est donné plus haut, dans la traduction de l'abbé Fillion, avec le latin de la Vulgate en regard. Les bibles catholiques qui suivent la Vulgate le numérotent 21, celles qui suivent l'hébreu le numérotent 22. La Louis Segond, souvent cherchée, est une traduction protestante faite sur l'hébreu.
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